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Violée par mon meilleur ami

Bonjour / bonsoir. Pour commencer, j’adresse tout mon courage et mon soutien aux autres personnes qui, comme moi, ont été victimes de cet acte odieux. Ce sont vos témoignages qui me rendent plus forte et m’aident à me sentir moins seule.

Je souhaite partager mon histoire ici car j’en ai parcouru quelques unes à la recherche de réponses que je n’ai pas encore trouvées, bien que plusieurs témoignages présentent des similitudes avec le mien.

Comme l’indique l’intitulé de mon sujet, j’ai été violée par mon meilleur ami (il y a bientôt une semaine alors que j’écris). Je préfère néanmoins reprendre l’histoire plus tôt pour vous donner le contexte.
Je suis dans une relation plutôt stable depuis 5 ans avec un petit ami patient, aimant et qui n’a jamais fait preuve de violence envers moi. Nous avons un groupe d’amis commun, dont une personne est devenue mon meilleur ami. Je n’ai pas énormément d’amis proches et beaucoup de problèmes concernant mon moral depuis quelques années (je pense à une dépression, j’ai commencé à me faire suivre depuis quelques mois sur les conseils de l’ami en question mais aucun diagnostic n’a encore été établi). Cet ami a une vie très difficile de son côté aussi, notamment une famille que je préfère ne pas qualifier tellement ils ont pu et sont encore odieux avec lui. Comme j’ai commencé à me confier à lui au sujet de mes propres problèmes et idées noires, il a fini par faire de même. Nous sommes devenus très proches au fil des années, au point que je commence à développer des sentiments pour lui. J’ai pourtant pu assister à des démonstrations de colère de sa part, jamais à mon égard, mais inquiétantes, j’y ai donc réfléchi à deux fois avant de lui parler de mes sentiments. J’ai pu découvrir que les siens étaient réciproques, et nous nous sommes retrouvés une fois à coucher ensemble après une soirée arrosée (la pire cuite de ma vie et un énorme trou noir, mais je m’en souviens suffisamment pour savoir que j’avais pris les commandes au moins une partie de la nuit, donc pas de viol à déclarer ici). Il avait malheureusement avant cette fois eu un comportement assez déplacé à mon égard : je l’ai mis sur le compte de l’incompréhension. J’étais très excitée par sa présence mais, encore en couple avec mon copain, j’ai refusé de faire quoi que ce soit avec lui. Il a fallu trois non pour qu’il m’obeisse mais s’est ensuite excusé. L’incident s’est produit une seconde fois, quasiment à l’identique.

On en arrive ensuite au week-end dernier. Mon petit ami devait venir le chercher chez mes parents dimanche, mais une grosse dispute chez moi à fait que j’ai voulu partir plus tôt. L’ami dont il est question rentrait chez son père qui habite près d’ici, et son appartement est situé près du mien. La solution était toute trouvée : pour partir plus tôt il passait me chercher chez mes parents, nous restions un moment chez son père, puis il me posait chez moi avant de rejoindre son domicile. Étant en période de dépression prononcée, j’ai pu compter sur son soutien, pleurer, parler et être écoutée, comme toujours. J’ai même réussi à dormir, moi qui suis particulièrement insomniaque, et il s’est endormi à mes côtés comme souvent, sans que rien ne se passe. Nous avons fini par quitter le domicile de son père pour rentrer en ville, mais étant assez mal pour avoir une nouvelle crise suicidaire (ne vous en faites pas, je me fais aider, je refuse de faire si mal à mes proches) j’ai demandé à rester dormir dans son salon. Il a accepté, m’a préparé à manger, aidée à m’installer en m’apportent des couvertures, nous avons regardé une série…
Le matin je l’entends faire un genre de cauchemar en poussant des gémissements et des cris (ça lui arrive assez souvent), je viens donc m’asseoir sur le bord du lit pour le réconforter en lui frottant le dos. Il était dans un état second et comme je grelottais de froid il m’a invitée à venir sous la couverture, ce que j’ai bêtement accepté. C’est là que tout c’est produit, et je préfère ne pas entrer dans les détails. Il s’est montré suffisamment violent pour que j’en saigne, et m’a simplement poussée avec force lorsqu’il a terminé. Je me suis enfermée à la salle de bains pour vomir et prendre une douche, puis je suis restée enfermée encore un moment. Lorsque je suis sortie il a simplement eu l’air énervé de ne pas pouvoir se laver, j’ai rassemblé mes affaires et pris des anxyolitiques, et lorsqu’il est sorti il m’a demandé si je voulais rentrer chez moi. Il n’a pas semblé réaliser ce qu’il avait fait, malgré la violence de l’acte, jusqu’à me déposer chez moi. Il m’a avoué qu’il a fui, qu’il commençait à comprendre ce qu’il s’était passé à ce moment là.

J’ai pris la décision de ne pas porter plainte. Il s’en veut maintenant tellement qu’il m’a demandé de l’envoyer en prison et me répète qu’il doit payer pour ce qu’il a fait. Il reste mon ami, pour qui j’ai eu des sentiments très forts, et qui n’était pas lui même : il ne répondait pas quand je lui parlais et je suis convaincue qu’il ne m’a tendu un piège à aucun moment, lui même ayant été surpris que je veuille dormir chez lui. La prison ou même la justice aurait été la pire décision, je pense que ça l’aurait amené à se définir uniquement par rapport à cet acte et pas aux bonnes choses qu’il est capable d’apporter aux gens. Je suis assez forte pour lui offrir une seconde chance, à la seule condition qu’il se fasse soigner pour que cela ne se reproduise plus jamais. Il a déjà vu un médecin, a un suivi psychologique de prévu pour début juin. De mon côté je poursuis ma thérapie avec cet élément supplémentaire à prendre en compte. Je m’en sors bien, même si ma mémoire est grandement affectée. Je pense que ça m’aide à surmonter l’incident, à le voir d’un point de vue extérieur.
Le plus difficile aura finalement d’avoir été jetée comme une moins que rien, traitée comme un objet embarrassant, quelque chose dont on veut se débarrasser. C’est d’avoir perdu mon meilleur ami de cette manière, dans un moment où j’avais autant besoin de lui, qui me fait le plus mal, et c’est le plus difficile à surmonter.

J’aimerais savoir si d’autres personnes que moi ont pris le même genre de décision, ou au moins votre avis quant à celle-ci. Je me trouve rationnelle dans mes choix, l’interdisant de me revoir physiquement mais continuant de l’accompagner par téléphone, car je pense que c’est une bonne personne dans le fond et qu’il peut guérir et ne plus jamais avoir d’accès de folie de ce genre.

Merci à celles et ceux qui ont lu un post aussi long et, une fois de plus, tout mon courage aux autres victimes.

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psionic
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Chère anonyme, je viens de lire votre courageux témoignage de l’abomination que vous avez subie de la part de ce prétendu meilleur ami. Vous seule avez le pouvoir de décider de la suite de par votre libre-arbitre humain, vous pouvez en effet pardonner. Cependant, je pense que c’est une grave erreur, et je vais expliquer pourquoi de mon point de vue vous faites erreur. Avant de commencer, n’y voyez surtout pas un jugement de votre point de vue mais l’exposition du mien, sans aucune critique ; c’est important car nous aidons les victimes sans les juger, et parfois il importe de le rappeler, je ne vais pas rentrer dans les détails mais si vous remontez suffisamment loin dans les témoignages, disons vers mi 2018 vous comprendrez pourquoi nous procédons ainsi.

Tout d’abord je pense que vous êtes dans un déni complet de l’importance de l’acte et de sa possible préméditation: vous ne voulez pas reconnaître que cet homme en qui vous aviez toute confiance puisse commettre une telle abomination sur vous avec une telle violence et un tel mépris pour votre personne. Vous l’écrivez vous-même:

“Le plus difficile aura finalement d’avoir été jetée comme une moins que rien, traitée comme un objet embarrassant, quelque chose dont on veut se débarrasser. C’est d’avoir perdu mon meilleur ami de cette manière, dans un moment où j’avais autant besoin de lui, qui me fait le plus mal, et c’est le plus difficile à surmonter. ”

On ne saurait mieux l’écrire… Par ce comportement il s’est dévoilé tel qu’il est et surtout ce qu’il voit en vous, mais cela vous n’arrivez pas à l’admettre: vous pardonnez déjà l’impardonnable à celui qui vous jouée tout ce temps en vous enfumant avec sa prétendue persécution par sa famille. Réfléchissez bien, les personnes persécutées par leur famille deviennent rarement des persécuteurs ou des violeurs, sauf lorsque la persécution ou la maltraitance leur fait introjecter un psychisme pervers ou du moins pathologique. C’est une possibilité que vous devez envisager et qui je l’admet, est parfaitement possible. Avez-vous pu vérifier la version de sa famille ? C’est un point que je vous invite à éclaircir.

[ajout postérieur]
En effet, une personne persécutée ne va pas faire du mal ou pire dans votre cas, détruire une autre personne la pire forme de prédation du corps, la plus destructrice: le viol. C’est évident car elle sait très bien combien la souffrance est insupportable. Une personne persécutée ne va pas agir d’une manière sadique et immonde comme il l’a fait: il s’est révélé tel qu’il est, un pur sadique, un violeur. Enfin, un vrai ami ne profite pas de la souffrance de son amie, il l’aidera toujours au contraire, car il sera capable de maîtriser ses sentiments et de se détacher de toute ambigüité même si je vous l’accorde, en tant qu’homme, je sais combien c’est difficile. Je vous invite à bien réfléchir à tout cela mais celui que vous avez investi de toute votre amitié est en fait un manipulateur pervers violeur. C’est sans doute aussi ce qui vous empêche de le réaliser tellement c’est horrible.

Le déroulement des faits est troublant d’un certain point de vue mais révélateur d’un autre. Il fait un cauchemar, avec des cris, vous savez qu’il a des troubles psychologiques, il vous invite à vous allonger auprès de lui puis il vous viole avec violence pour vous rejeter comme une merde. Il y a là bien plus que de la souffrance psychologique, pourtant vous avez eu des répliques: ces moments de colère qui vous inquiétaient, puis les attouchements l’alcool n’excusant rien, bien au contraire car aux yeux de la loi c’est un facteur aggravant.

Je le répète, n’y voyez pas un jugement mais l’expression de mon point de vue à partir de votre récit et une élaboration sur les implications de VOTRE POINT DE VUE de VICTIME.

En clair, on ne viole pas par hasard même si votre récit laisse entendre que c’était impulsif cela ne l’ai jamais vraiment, et surtout dans ce cas précis où vous avez partagé tous ces moments avec lui. Rien n’interdit de penser que vous soyez sa première victime et qu’il vous a une fois de plus enfumée car une seconde plainte serait désastreuse contre lui.

Je ne vais pas non plus vous cacher que vous faites erreur en ne déposant pas plainte contre lui pour ce viol, c’est que disent toutes les associations de victimes, les avocats et policiers spécialisés et ce que nous savons bien ici avec tous ces témoignages que nous lisons depuis deux ans et demi. Ne pas porter plainte favorise toujours les violeurs, et minimise la porté de l’acte tant sur le plan humain que symbolique et judiciaire. C’est votre libre arbitre mais vous laissez un crime sexuel impuni au nom d’une amitié fausse dont vous êtes la victime. C’est très grave pour vous, pour votre personne, votre humanité qui a été avilie, mortifiée, salie par cette abomination. Le pire et le plus affligeant, cela serre le coeur, c’est que vous le qualifiez encore d’ami alors que c’est votre violeur, un criminel qui a semé en vous, en votre âme, en votre humanité une déchirure de plus qui risque d’entraver si ce n’est de compromettre votre chemin de guérison, c’est vraiment le pire que je tirer de votre récit.

En effet, non seulement vous avez déjà une vie difficile dans une grande souffrance psychique, pire encore, des crises suicidaires, c’est absolument terrible mais en plus vous prenez sur vous pour le protéger. Cela ne m’étonne qu’à moitié, les victimes de viol culpabilisent toujours, d’autre part le déni est un moyen de contourner la souffrance et la douleur de la dislocation de la personne entre son psychisme et son corps source de la pire souffrance psychique.

J’ignore ce que vous ressentez exactement mais je ne peux pas croire que vous tenez le choc et que cela va surtout qu’au moment des faits vous sortiez d’une crise suicidaire, c’est impossible, vous vous mettez en grand danger: les risques psychiques que vous prenez sont considérables et je vous invite à contacter au plus vites les associations de victimes de viols et à entrer en contact avec leurs thérapeutes spécialisés, pour moi c’est le plus urgent avec le dépôt de la plainte contre votre violeur. Les associations vous aideront pour faire les démarches.

Je vous invite vraiment à le faire au plus vite. Vous trouverez les liens et adresses dans la section obtenir de l’aide du forum, cliquez sur la boite ci-dessous et consultez le lien intitulé:

Abrégé de la liste des liens d’aide et conseils pour les victimes de violences sexuelles

J’aurais beaucoup de chose à ajouter mais à ce stade je m’arrête là.

De tout coeur avec vous.

Affection, courage et soutien.

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Zaragan
Membre
Zaragan
Hors ligne

Chère anonyme, sans vouloir être brutale avec vous: votre réflexion est illogique, tellement qu’on dirait presque de la propagande pro-viol (j’ai assez peur de ce que vous avez pu lire ou entendre…). Vous dites vous même qu’il vous a traiter comme un objet, que le viol est odieux, mais que c’est quelqu’un de bien quand même? Donc l’acte est horrible mais l’auteur ne l’est pas ? Pensez-vous donc la même chose pour tout les violeurs ? Qu’ils sont « tous bon au fond » ou que c’est juste valable pour votre cas ? Je vous arrête tout de suite : NON les violeurs ne sont pas   « bon au fond » et votre cas n’est pas différent! Vous êtes totalement dans le déni et le déculpabiliser de son crime. Vous le considérez comme une victime en détresse, comme « ce pauvre garçon qui a une vie difficile et c’est ce qui l’a poussé à vous violer », alors que son passé ne justifie rien et qu’il est entièrement responsable de ses actes ! Ce type est dangereux pour vous, et pour les autres ! Ne pas porter plainte est un choix que beaucoup font, car le système judiciaire est pourri ou par peur des représailles. Mais dans votre cas, votre raison est mauvaise, vous ne souhaitez pas porter plainte dans son intérêt A LUI, vous souhaitez le protéger et croyez qu’il est bon, qu’il ne va pas recommencer, que c’était qu’une «erreur » car « il souffre beaucoup » mais il deviendra bon en « étant soigné ». C’est totalement faux, c’est ce que vous espérer mais vous êtes loin de la réalité. Les violeurs ne sont pas « malades » ou des personnes « en détresse », ils ont parfaitement conscience de ce qu’ils font et ils ne violent pas parce qu’ils souffrent. Dire qu’ils le sont revient à les déculpabiliser et à banaliser le viol comme un simple « accident ». Ce n’est pas une « erreur » ni un « accident » mais un crime contre votre personne. Et vous avez tord de croire que vous ou des psy peuvent contrôler un pervers (par ailleurs, ce genre de psy serait plutôt du genre à le déculpabiliser et à lui trouver des excuses…), il n’a aucune limite et il agit selon ses envies et son propre intérêt. Justement, le laisser en liberté et dire qu’il est quelqu’un de bien malgré ça, ça l’encourage à continuer car ça veut dire que vous le jugerait toujours innocent de ces faits et qu’il s’en sortira toujours quoiqu’il fasse. Que jamais il ne sera confronté à ses crimes et ne sera puni. La seule personne qui en tire avantage de ce choix : c’est lui. En faite, le coupable en tire toujours avantage. Heureusement qu’on définit les violeurs par leur actes ! Manquerait plus qu’on leur dise que « c’est pas grave ce que vous avez fait, vous restez quelqu’un de bien et la société vous accepte quand même » En faite, c’est déjà le cas en partie grâce à la mentalité de certains juges et la correctionnalisation du viol. Les violeurs sont déjà bien protéger… Notamment les pervers célèbres… Regardez juste le nombre de violeurs qui finissent en cours d’assise et qui sont jugé coupable. Cela est affolant. Du coup, est-ce que vous pensez qu’on ne devrait pas définir un tueur en série par ses actes ? Ou d’autres figures célèbres pour leur cruauté ?

Je vais vous montrer pourquoi ce type n’est pas votre ami, que NON il n’est pas « bon au fond ». Que NON, ce n’est pas un acte égaré de sa part. Un homme qui est « bon dans le fond » ne ferait jamais un acte aussi horrible. Un homme bon donc doté d’empathie, d’éducation et d’humanité ne viole pas, n’agresse pas sexuellement et respecte l’intégrité des autres.
-→le viol n’est pas un acte impulsif et incontrôlé et le violeur ne « subit pas » ses actes, ça, c’est un cliché qui permet de justifier l’injustifiable et donc acquitter les violeurs de leur crime . Sauf que non, le viol est un acte totalement prémédité, conscient et contrôlé. On ne viole pas par accident ou par « folie subite » ou par impulsivité ou par pulsion, on viole car on veut détruire, humilier, traiter l’autre comme un objet. C’est même une arme de guerre… Il avait PARFAITEMENT CONSCIENCE DE CE QU’IL FAISAIT. Si il ne vous répondait pas, c’est parce qu’il s’en fichais de ce que vous pouvez dire, tout simplement. Les pervers s’en cognent totalement de ce que pensent et ressentent leur victime. Si ils possédaient de l’empathie, ils ne violeraient pas…
→SOUFFRIR N’EST PAS UNE RAISON POUR FAIRE SOUFFRIR LES AUTRES !! En aucun cas , sa « souffrance » (qu’il faut déjà prouver) ne diminue ses actes! Être persécuter par sa famille et avoir des troubles psychologiques ne nous rend pas « inconscient de nos actes » et ne justifie surtout pas de violer ! Au contraire, cela montre qu’il est horrible et sadique car il connaît la souffrance, il sait ce que ça fait d’être rejeter , brutaliser, de ne pas être traiter comme un humain, mais il l’a tout de même fait. J’ai moi-même une famille horrible et a été violée est en aucun cas cela me rend légitime de violer et faire souffrir les autres! Ce n’est pas parce que l’agresseur « souffre » que son acte est « moins » grave que si l’agresseur n’est pas souffrant ! Un viol RESTE un viol ! Dans tout les cas, celui-ci ne souffrira jamais autant que la victime. De plus, rien ne prouve qu’il ne vous a pas mentit pour que vous vous attachez à lui et ayez pitié.
→ Sachez que la majorité des viols et agressions sexuelles sont commis par des proches et que tous emploient les même méthodes que je perçois dans votre témoignage. Notamment, la méthode la plus perfide et la plus utilisée : la manipulation. Utiliser les sentiments de l’autre, développé une complicité avec pour l’abuser et lui faire croire qu’il n’est pas responsable pour être acquitter en toute impunité. Les pervers font en sorte que les victimes s’attachent à eux, c’est pourquoi ils prennent pour cible des personnes fragiles psychologiquement (vous étiez en dépression et avez fait une tentative de suicide, vous étiez vraiment dans une situation des plus vulnérables). Une personne déjà grandement fragile est encore plus facile à manipuler puisqu’elle s’attache plus facilement car elle est en grand besoin affectif… Et elle tolère et dénie plus facilement ce que l’autre peut lui faire car elle le considère comme spécial et important pour elle. Il y a aussi le fait qu’elle n’a généralement pas confiance en elle, n’a pas forcément beaucoup d’amis sur qui elle peut compter, est assez seule ect… Éléments dont les pervers s’appuient et alimentent grandement.  Ainsi, une fois qu’ils sont assez proche de leur victime et qu’ils voient qu’elle les aime, ils en profitent pour l’abuser, conscient des sentiments qu’elle éprouvent pour eux, conscient de la destruction et de l’incompréhension qu’ils ont semé en elle. D’ailleurs, ils installent leur prédation petit à petit : d’abord des phrases limites, des attouchements qu’ils font passer pour insignifiants, ils les prennent sur le ton de la rigolade ou ils font genre qu’ils n’ont pas « compris » qu’elle n’était consentante alors qu’ils savaient parfaitement. Ils convertissent et piègent ainsi leur proie à leur abus pour qu’elle ne fuis pas et donc pouvoir aller de plus en plus loin. Cela n’avait rien d’incidents ! Oubliez tout vos bons moments avec et ce que vous imaginez de lui… Tout ça c’était une image montée de toute pièce pour vous atteindre et vous faire oubliez son vrai visage. Vous ne souhaitez pas l’admettre car vous l’aimez, vous êtes encore sous le choc, ça vous fait du mal, donc vous cherchez à l’excuser, à vous persuader qu’il est bon. Et croyez moi : il le sait parfaitement et il a bien vu que vous êtes tombé dans son piège. Le piège c’est tout les événements passés pour vous persuader que c’est un type bien et les événements d’après pour vous persuader encore une fois qu’il reste quelqu’un de bien malgré tout . Une fois qu’il vous aura bien embrigader, il recommencera encore une fois. Et il répétera ce schéma, et si cela ne fonctionne plus, il a d’autres méthodes comme la banalisation et la minimisation ou la violence, la contrainte, les menaces, la persécution… Et plus vous serez sous son emprise, plus vous serez épuisée et détruite, plus vous serez incapable de lutter contre. Il est en train d’utiliser vos sentiments, cette « supposé amitié », et la pitié avec sa fausse culpabilité et ses fausses excuses pour justifier ses actes, le rendre innocent auprès de vous. Il se fait donc passer pour le “gentil violeur” qui culpabilise à mort , qui n’était pas lui-même, qu’il changera, mais il n’existe pas! D’ailleurs, n’est-ce pas ce que voudrait entendre une victime trahie et déboussolée ? Ces fameux aveux, cette fameuse inconscience pendant l’acte et « prise de conscience subite juste après », ses fameuses excuses, cette fameuse culpabilité ? C’est marrant car tout cela a plus une tournure pour provoquer la pitié qu’autre chose.C’est bien connu que si on montre que l’on assume ses erreurs, les autres sont plus clément avec nous. Tout ce qu’il peut vous dire et tout ce qu’il peut faire, c’est dans son propre intérêt.
→Le jour de l’agression, rien ne vous dit qu’il n’a pas fait semblant d’être surpris que vous voulez dormir chez lui, qu’il ne faisait pas semblant de faire un cauchemar pour vous attirer, vous donnez ainsi une raison de le rejoindre dans son lit et donc vous piéger pour vous violer. Vous avez cru qu’il s’était jeté sur vous par pulsion, alors que c’était simplement pour vous prendre par surprise afin que vous ne pussiez pas réagir et fuir (donc cela montre que c’était parfaitement calculé et qu’il a simplement attendu le bon moment pour agir). Rien ne vous dit qu’il n’est pas profiter de votre état de choc, votre incompréhension pour vous faire croire qu’il était aussi perturbé et perdu que vous. Vous avez cru à son mensonge lorsqu’il a dis ne plus avoir été « lui-même » et « avoir pris conscience après ». Il a simplement dit ça pour vous conformer à cette idée dont il serait «  victime » de ses actes. Sauf que je le répète a nouveau : cet acte était contrôler et conscient et a montré ce qu’il était réellement : un pervers qui vous voit comme un simple objet .Qui vous dit qu’il n’a pas déjà fait ça à d’autres personnes ? Qui vous dit qu’il ne continuera pas derrière votre dos ? Qui vous dit qu’il n’attend pas bien sagement que vous acceptez de le revoir physiquement pour ainsi vous violer à nouveau? Qui vous dit qu’il est vraiment sincère quand il exprime ses « excuses et regrets » ? Quelles preuves avez-vous finalement a part votre confiance en lui ? Vous vous filiez simplement à sa « bonne foi » ? Alors qu’il n’a pas hésité à abuser de vous ? Et même si il ne recommence pas, même une fois, le viol est grave et inacceptable !
→Ne laissez pas vos sentiments envers lui être plus important que votre intégrité physique, votre humanité. Je ne suis pas vraiment surprise de votre déni, on dénie les faits pour éviter de souffrir. Mais le déni apporte bien plus de douleurs… Vous verrez si vous continuez de penser ainsi. Restez en contact avec son agresseur est nocif car cela lui donne l’occasion de continuer sa prédation, sa manipulation sur nous. Il finira par vous convaincre qu’il n’est absolument pas responsable de ses actes (ça c’est déjà fait), puis que vous l’avez provoquer, aimer, que vous ne lui avez pas clairement dit que vous étiez pas consentante (alors qu’il en avait parfaitement conscience), que vous l’aimez et qu’il vous aime et que donc il est indispensable pour vous et ainsi il pourra vous contrôler et vous abuser comme bon lui semble. Dans tout les cas, il trouvera un moyen de vous faire tolérer ces agissements. Vous ne vous êtes pas encore rendu compte de l’impact que cela a sur vous. On ne guérit jamais du viol, on peut simplement essayer de limiter les dégâts, mais on est jamais a l’abri d’en souffrir avec la même intensité même 30 ans après. Et on en souffre encore plus lorsqu’on a tout dénié, surtout la responsabilité du pervers. Les effets vont être dévastateurs… Vous allez vite remarquer le revers de la médaille : nous victime sommes fortes mais à la fois extrêmement fragile. Et vous devez consulter un psy incompétent… Quelle genre de psy serez d’accord avec votre réflexion et vous encouragerez à la suivre ? Déculpabiliser l’auteur est la pire chose à faire pour aller mieux. Si vous ne le considérez pas comme coupable de ces actes, alors vous allez finir par croire que vous avez une part de responsabilité voir que vous êtes totalement coupable alors que vous êtes totalement INNOCENTE. Je perçois même de la culpabilité lorsque vous dites «   ce que j’ai bêtement accepté.  ».

Sérieusement, ce sale porc est absolument terrifiant et dégoûtant. Il avait conscience de ce qu’il faisait avant, pendant et après. Et il ne se cache pas de dire que ce qu’il fait est horrible simplement pour que vous ayez toujours confiance en lui… Alors que d’habitude, les pervers continuent à dénier et utilisent la violence pour continuer leur abus. Lui, il va plus loin en s’adaptant complètement à votre comportement et votre façon de pensée pour être plus crédible… Et il attends patiemment que vous relâcher votre attention pour vous détruire…Fuyez le. Coupez les ponts. Signalez le sur la plateforme de signalement en ligne des violences sexuelles sur le site du service public. C’est anonyme, gratuit et accessible 24h/24h. Et contactez des associations ,elles vous aideront. Je vous invite à consulter le forum, section « Obtenir de l’aide » vous y trouverez des listes recensant des structures et asso ainsi que d’autres ressources d’aide.

S’il vous plaît, prenez conscience de ce qu’il s’est réellement passé et ne vous fiez pas à ce monstre. Coupez les ponts définitivement. Il n’est pas votre ami, mais un criminel. Je conçois que mon commentaire est brutal, mais je ne peux rester muette.
Courage !
Prenez soin de vous et faites attention

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anonyme
Invité
anonyme
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Bonjour, et merci beaucoup pour votre commentaire, cela fait beaucoup de bien de se sentir entendue.
Pour répondre à l’une de vos questions, j’ai pu vérifier les sources auprès de sa famille, pas de doute de ce côté là.
En ce qui concerne le reste, votre commentaire m’a beaucoup remuée. Je suppose en effet que je suis dans le déni, au moins en partie. J’ai l’impression d’aller mieux, au moins au quotidien et surtout grâce à un petit ami très aimant et attentionné, mais il est vrai que j’ai un blocage psychologique de plus en plus présent. Des troubles sérieux de la mémoire et de la concentration, notamment. Je vous avoue que je ne sais pas non plus que croire de ce que me dit la personne et que ma pire crainte serait qu’elle récidive, faisant une autre victime que j’aurais pu éviter. Je ne me sens malgré tout pas capable de porter plainte contre cette personne, convaincue que ce serait la pire solution pour lui alors qu’un suivi permettrait de le remettre dans le droit chemin, en plus de le mener à réaliser pleinement ce qu’il a fait. À mon avis, seul le fait qu’il fasse un travail sur lui même accompagné par des professionnels me permettra d’avoir la réponse au “pourquoi” qui me hante encore la nuit.
Pour vous rassurer, j’ai un rendez-vous avec un médecin déjà au courant de la situation demain soir, un autre avec une psychologue mercredi, et ces deux femmes pensent me rediriger vers une psychiatre pour un suivi sur le long terme. Je me sens confiante et bien entourée, et vais leur poser des questions sur le système judiciaire, ainsi qu’aux associations de victimes que je compte contacter.
Je suppose que ne pas bien connaître les procédures et les peines encourues me font hésiter car je songe au pire, et me renseigner me permettra d’y voir plus clair et d’éventuellement revenir sur ma décision.

J’espère ne pas vous décevoir en répondant que je n’ai pas changé d’avis ce soir, mais votre message était vraiment un point de vue dont j’avais besoin et qui me donne à réfléchir. Merci d’avoir pris le temps de développer autant votre point de vue : une fois de plus, se sentir écoutée rassure énormément.

Enfin, si ma mémoire continue à me jouer des tours, je sais que je peux revenir ici pour ne pas oublier et combattre ce déni qui s’installe.

Une nouvelle fois, merci.

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psionic
Membre
psionic
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Chère, anonyme je vous remercie pour votre réponse, et je ne vous le cache pas, nous cherchons avec Zaragan à provoquer un sursaut afin de vous faire réfléchir, vous sortir du déni et surtout vous aider en prenant contact avec les associations. Nous savons combien c’est difficile pour les victimes de se reconstruire suite à une telle destruction, une telle atteinte à votre humanité. Nous avons réussi, et rassurez-vous, je respecte votre position même si je ne l’approuve pas: vous seule pouvez décider, c’est votre libre-arbitre et nous ne vous jugerons jamais pour votre décision.
Vous constaterez très vite auprès des associations que leur position est la exactement la nôtre. Je comprends aussi l’épreuve que représente pour vous le dépot de plainte: c’est le cas pour toutes les victimes, rien d’anormal sur point.

Ce qui m’inquiète le plus ce sont les troubles que vous décrivez qui indiquent visiblement un psychotraumatisme très important qui s’ajoute à votre état psychique et émotionnel déjà très fragile. Je vous invite à en parler avec vos thérapeutes et à diagnostiquer au plus vite la présence de ce psychotraumatisme.

A ce stade sachez que vous êtes toujours bienvenue, que nous vous lirons toujours attentivement, sans aucun jugement. Revenez quand vous en avez besoin, et n’hésitez pas à nous contacter en privé si vous le préférez.

Affection, courage et soutien.

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Laure
Invité
Laure
Hors ligne

Chère anonyme, je me permets de répondre également car j’ai vécu une histoire assez similaire à la tienne et toutes les questions que tu te poses, ce sont celles qui m’ont taraudées pendant tout le confinement. Je partage l’avis de Psionic et de Zaragan en ce qui concerne la nature de la personne. Tu dis d’ailleurs qu’il avait précédemment plusieurs fois tenté d’avoir des relations sexuelles avec toi et que tu avais du répété plusieurs fois non. Il savait donc que tu ne souhaitais pas en avoir mais continuait quand même d’essayer, et malheureusement on a je pense toutes assimiler qu’il revient à nous d’affirmer notre “non consentement” et pas aux hommes de vérifier notre désir (effet collatéral de la “présomption d’innocence” qui caractérise notre système judiciare ?). Il y a je pense réellement des cas de violeurs qui agissent par pulsion et le regrettent ensuite mais je crois qu’ils sont vraiment minimes et j’ai de gros doute sur la sincérité du tien. De plus, même s’il était sincèrement inconscient de ce qu’il faisait, le fait d’avoir pu “craquer” une fois indique qu’il risque très fortement de craquer une seconde fois et qu’il représente donc un danger pour la société. D’ailleurs la loi juge bien les faits, même si elle prend en considération la personne. J’ai trouvé quelque chose d’intéressant à ce sujet : la loi sert à nous protéger tous, y compris nous de nous même. Je crois que n’importe qui pourrait potentiellement devenir fou, mais dès lors que commettons un acte criminel, nous devenons dangereux et devons donc être isolés de la société (et éventuellement soignés). Au contraire, le fait de savoir qu’il existe des lois et que nous pouvons potentiellement aller en prison nous poussent à nous controller. Mais je comprends très bien tes réticences à le dénoncer, pour ma part je pense que je m’étais tellement identifiée à mon agresseur (que je considérais aussi comme un très bon ami à ce moment-là) que dans ma tête le fait que lui pouvait potentiellement finir en prison signifiait que je pouvais y finir moi aussi. Ca aurait été certainement plus simple si il avait eu l’air d’un vrai méchant comme dans les films mais les pires loups sont doués pour se faire passer pour des agneaux. En plus de ça le “syndrôme de Stockolm” vient souvent nous jouer des tours… Enfin, je pense que le fait même de porter plainte nous oblige à nous demander quelles sont nos croyances profondes (d’où vient le mal ? nait-on mauvais ou le deviens-t-on ? comment y réagir ? etc) parce que porter plainte demande une certaine conviction. Pour ma part j’ai décidé de porter plainte car je ne supporte pas l’idée de ne rien faire (étant persuadée qu’il recommencera), mais je ne peux pas te dire ce que ça fait parce que je ne l’ai pas encore fait. Voilà j’espère que ces quelques réflexions pourront t’aider. En tout cas tu me sembles une personne forte et je ne doute pas que tu saura te relever et même tirer un apprentissage de cette histoire. Bon courage !

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