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Je n’arrives toujours pas à réaliser

On fêtais le nouvel an chez une copine, chez qui on devait passer la nuit. Elle avait invité des amis à elle qu’on ne connaissait pas, mais avec qui j’ai rapidement sympathisé. A un moment un de ses amis (X) et moi on a voulu aller écouter de la musique qu’on aimait bien car nos amis ne voulaient pas la passer. On s’est enfermé dans la salle de bain pour écouter du metal, et à un moment on commence à s’embrasser et à aller un peu plus loin dans nos geste. Jusqu’ici tout va bien car j’étais sobre et consentante. Mais après il a dis à nos amis, sans me consulter ou me demander mon avis, qu’on sortais ensemble. Je n’ai rien dit car j’étais contente et flattée qu’un garçon s’intéresse à moi, et je pensais qu’en apprenant à le connaitre je pourrais tomber amoureuse.
On a commencé à se voir tous les deux en dehors de notre cercle d’amis, d’abord en ville. Une fois, alors qu’on étais assis dans un parc, il a commencé à me toucher. J’étais pas trop d’accord mais j’avais peur qu’il ne s’intéresse plus à moi si je lui disais non. Alors j’ai accepté et j’ai moi aussi commencé à le toucher quand il me l’a demandé. Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre qu’il m’avais touché sans mon consentement, car je croyais que c’était normal de se laisser toucher par un homme.
Par la suite, pendant ma fête d’anniversaire, il étais invité. J’avais beaucoup bu, et j’étais plus vraiment maitresse de moi-même. Mes souvenirs sont d’ailleurs un peu flous. Il m’a emmené à un moment dans la chambre d’amis de ma maison, et a commencé à me déshabiller et à me tripoter. Je l’ai laissé faire. Il a essayé de me pénétrer sans préservatif et sans faire de préliminaires. Je me suis dégagée et il a mis une capote, avant de recommencer. Il a réussi. Je n’avais jamais eu aussi mal. Il s’est retiré et a enlevé le préservatif avant de m’éjaculer sur le visage et dans les yeux sans me prévenir ou me demander la permission. C’était chaud et dégueulasse. Même ivre j’avais l’impression d’être sale et je suis allée me doucher. J’ai longtemps cru que cette relation était consentie, je ne comprenais pas que si j’étais ivre il n’avait pas le droit de me faire ça. Pendant longtemps je ne comprenais pas pourquoi ce souvenir me dégoutais ou pourquoi j’avais du mal à supporter la présence de celui qui étais censé être mon copain.
On a refait une soirée chez un ami, et on devait encore une fois dormir chez lui. Je m’étais installée exprès dans la chambre où un de mes amis proche dormais, et dans un lit simple pour qu’il me laisse tranquille. Mais il est venu s’installer et a commencé à me tripoter. Il a voulu mettre ses mains dans ma culotter et me forcer à toucher son pénis. Je crois l’avoir repoussé plusieurs fois, mais je n’en suis pas sûre mes souvenirs sont très flous car j’avais encore une fois beaucoup bu et j’étais assommée par la fatigue. Il a continué à me toucher alors que je ne voulais pas. Mon ami dormais en haut du lit superposé alors je n’osais pas faire de bruit de peur de le réveiller. C’est cet évènement qui a commencé à me faire prendre conscience que quelque chose clochait.
Par la suite je me suis sentie mal, très mal. J’avais l’impression d’être sale, et la simple présence de X me dégoutais. Quand il m’embrassait, me touchait ou quand je sentais son odeur, entendais son nom, j’étais dégoutée. J’ai fini par réussir à le larguer, par téléphone.
J’ai essayé d’en parler à certains amis qui ne l’ont pas vraiment pris au sérieux, ou qui on tenté de minimiser cet acte. Seul un de mes amis, celui qui dormais avec nous à cette dernière soirée, m’a crue. Il m’a réellement soutenue, et aujourd’hui il est celui dont je suis la plus proche.
J’ai mis beaucoup de temps à entièrement prendre conscience de tout ce que X m’avais fait, et aujourd’hui encore j’ai du mal à réaliser. Je sors tout juste d’une période de déni, et parfois je tente encore de minimiser ses actions, et leurs effets sur moi. Tout est véritablement ressortis un soir au j’avais bu, et j’ai tout raconté à une amie de ma mère, une quasie inconnue. Avec mon accord elle en a parlé à ma mère qui m’a soutenue au maximum, tout en me laissant la possibilité de refuser son aide. Elle n’a jamais été envahissante et tente de me protéger à tout prix depuis.
Je sais que ce garçon a fait la même chose à de nombreuses filles, et comme dirait le seul ami qui m’a soutenu dans cette histoire “c’est le pire des connards avec les filles”. Mais il traine encore avec mes amis aujourd’hui et je le vois à chaque fois qu’on organise des choses. Quand je sais qu’il doit venir souvent je ne viens même pas pour voir mes amis. Et aux soirées j’évite de me retrouver dans la même pièce que lui, de le regarder ou même de lui adresser a parole. Le voir, ou même simplement le mentionner me donne encore la nausée. J’aimerais vraiment qu’il ne fasse plus partie de mon groupe d’ami, mais je n’ose pas leur en parler. J’ai peur qu’ils me prennent pour une menteuse et qu’ils s’éloignent de moi.
Je commence tout juste à aller de l’avant et à en parler un peu. J’avais arrêté d’aller voir ma psychologue un an avant le début de cette histoire, et j’ai recommencé à la voir depuis car je me sentais de nouveau affreusement mal dans ma peau. Ca fait 4 mois que je la vois de nouveau, et je pense enfin être capable de lui parler de ça.
Je ne voulais pas témoigner, mais lire des témoignages m’a donné la force d’aller de l’avant. J’ai réalisé que je n’étais pas la seule à avoir vécu ça, et ça m’a fait beaucoup de bien. Alors j’espère que ce témoignage pourra en aider certain.es à aller de l’avant. A toutes les victimes de viol, harcèlement, agressions, … : courage ! Vous allez vous en sortir vous aussi, on est là pour vous, vous n’êtes pas seul.es. Continuez à vivre, et à aller de l’avant. Ce sera difficile et ça semblera impossible, mais ça ira vous pourrez le faire même si cela prendra du temps. On sera toujours avec vous quoi qu’il advienne !

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Zaragan
Zaragan
27 jours plus tôt

Bonjour,
Merci pour vos mots à la fin de votre témoignage, ils sont réconfortants.

Je vous confirme que ce qu’il a fait est très grave et illégal. Ce n’est pas de votre faute, il est le seul responsable et vous ne méritez que d’être aidée et soutenue. Vous avez même des ressources qui sont à votre disposition, si vous souhaitez porter plainte, être conseillée, accéder à un groupe de paroles ect… (Si c’est le cas, je vous conseille le site Arrêtons les violences qui recense des associations et qui possède un tchat de signalement qui peut aider à se constituer une plainte. D’ailleurs, il y a peut-être des victimes qui ont ou souhaitent déposer plainte contre lui ?). Je vous félicite car vous progressez dans votre ”chemin de reconstruction”. Sortir du déni et prendre conscience que l’on est victime, est une étape difficile qui se fait progressivement. Si ça peut vous rassurer : c’est normal d’encore minimiser. Je dis que c’est « normal » dans le sens où c’est une conséquence des violences qui n’est pas facile de surmonter, et la réaction de certains ne vous a pas aidé à y voir clair. Beaucoup de victimes traversent cela ou ont traversés cela, moi y compris. Il y aura peut-être des moments de doute, où on minimise, lui trouve des excuses, voir se rabaisse, mais le chemin parcouru ne disparaîtra pas. Il faut toujours se rappeler que ce n’est pas vrai : c’est justement grave, on a souffert et on en souffre encore, et notre voix est légitime.

Mais, désolée si je suis trop brutal, il y a certaines choses qui me chiffonent. X n’est pas juste « un connard », c’est un criminel qui a agressé sexuellement et violé de nombreuses filles. La détresse, la peur, le dégoût que vous ressentez en sa présence est légitime. Vous avez raison de vouloir qu’il ne fasse plus partit de votre groupe d’ami. Cela signifie que vous reprennez doucement conscience de votre importance et que vous êtes à nouveau à l’écoute de vos besoins et émotions. Et en tant que victime, le revoir est extrêmement douloureux, traumatisant et est un frein à votre bien-être. Déjà car il peut à nouveau vous faire du mal, mais quand bien même il promettrait de ne plus vous faire du mal et s’excuserait, sa simple présence (même virtuelle) vous ramène à vos agressions, votre trauma, à la peur, au dégoût, à la sensation de n’être qu’un objet, à la souffrance ect… qu’il a suscité en vous. Vous ne méritez pas et n’avez pas à subir cette souffrance qui risque de s’amplifier avec le temps… Vous avez besoin de protection et cela nécessite qu’il soit loin de vous. Mais je comprends la peur d’en parler et les conséquences que cela risque d’entraîner, surtout que certains ont eu une réaction déplorable. Vous n’avez pas à avoir honte qu’importe vos choix, et si ça se passe mal, ce n’est pas de votre faute. Si ces personnes sont réellement vos amis, et qu’ils vous méritent, alors ils devraient vous soutenir et arrêter de côtoyer un violeur. Si leur en parler est trop difficile, peut-être que quelqu’un d’autre pourrait le faire à votre place? Ou peut-être que leur écrire (par sms ou lettre) serait davantage accessible ? Si ce n’est vraiment pas possible de parler, je pense qu’il est quand même préférable de ne plus les voir lorsqu’il est présent (même s’il vient 1 fois pendant quelques minutes, c’est déjà trop), voir de ne plus les voir du tout (même si c’est dur à entreprendre).
En tout cas, ceux qui minimisent, ne vous soutiennent pas et continuent de voir votre agresseur tout en sachant ce qu’il a fait, ne sont pas de bons amis et je ne suis pas sûre que cela soit de bonnes personnes tout court. Ils ont décidés de le protéger en déniant, ignorant ou en minimisant son comportement. C’est un manque d’empathie et de respect pour les victimes dont vous. Ils devraient tous sérieusement se regarder dans un miroir.. Comme on le dit : vaut mieux être seul que mal accompagné. Et puis, vous n’êtes pas seule : vous avez quelques personnes à vos côtés qui vous soutiennent. Donc même si on vous rejette et vous traite de menteuse, elles savent que c’est faux et seront là pour vous. Vous n’êtes pas en tord, c’est votre agresseur et ses complices qui le sont.

Je vous encourage à continuer de voir cette psy et à lui en parler, si elle vous apporte du réconfort et vous aide. Un suivi thérapeutique peut vraiment aider (et accessoirement, le psy peut rédiger des certificats qui peuvent être des preuves en cas de plainte).
Prenez soin de vous avant tout
Bon courage

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