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Il n’y a pas d’âge pour être harcelée

La première fois, j’ai 14 ans, je rentre du collège parisien dans la nuit(c’est l’hiver) vers le domicile de mes parents en banlieue. Je presse le pas dans l’insouciance de ma jeunesse. Je ne remarque pas qu’un homme me suit depuis la sortie de la bouche de métro. Il s’engouffre derrière moi lorsque je pousse la lourde porte cochère de l’immeuble. Je réalise alors qu’il me poursuit et je prends peur. Je me mets à courir dans l’escalier. Il m’attrape par la jambe, je tombe et me mets à hurler. Déstabilisé par mes cris il déguerpi comme un voleur.Je grimpe à toute vitesse les étages (4) qui me séparent de l’appartement de mes parents. Ils sont là. Je ne leur dirait rien. Je vais cacher ma honte dans ma chambre et j’ai peur de me faire engueuler par mon père si je parle.
Des années plus tard en 1989, j’ai 41 ans et je viens de décrocher un poste d’éduc.spé. dans un établissement spécialisé à Manosque. Les circonstances ont fait que je suis divorcée à cette époque et j’élève seule mes 3 enfants. Le type qui m’embauche(directeur) le sait. j’ai absolument besoin de ce boulot. Lui, père de famille marié gendre d’un important homme politique du coin, très en vue à l’époque, se montre plus qu’empathique, très empressé et très séducteur. Il fait des allusions grivoises et des propos plus qu’allusifs. Je lui fait comprendre qu’il perd son temps. Au bout de 6 mois et ne tenant pas du tout compte de mes refus, il me propose de passer quelques moments dans sa “garçonnière” de la ville où j’habite. Refus catégorique en lui rappelant que je suis une mère de famille responsable, mes enfants étant mon unique priorité. Bien dépité et contrarié, il en remet une couche plus insistante quelques jours plus tard. Je m’en ouvre à ma collègue qui me confirme les intentions de ce monsieur en m’indiquant “que je ne suis pas la première”. A la tentative suivante de ce directeur, nouveau refus catégorique avec une pointe de colère. Je comprends alors que je viens de perdre mon travail. Les semaines qui suivent ne sont que pressions et humiliations devant mes collègues, vexations et arrêt de la prime mensuelle sur mon salaire. Epuisée et terrifiée, je démissionne et vais pointer au chômage. Deux ans de galère avec les enfants et je déménage à Marseille pour un nouvel emploi. Des années plus tard, en 2009, je m’installe dans l’ouest de la France pour monter une unité d’hébergement touristique. Je viens de me débarrasser d’un mari escroc, pervers et narcissique, manipulateur, affabulateur qui a mis en oeuvre un plan machiavélique pour s’emparer de mon affaire et de mes biens et me mettre à genoux. C’est très violent; ça dure 6 ans. Je suis affaiblie, fragilisée, seule mais battante. Un voisin, marié, père et grand-père me donne quelques coups de main pour des travaux que je ne peux faire seul il est “sympathique”, “disponible” “serviable…….bien sûr. Au bout d’un certain temps, il se croit assurer de son coup et tente de me forcer à l’embrasser, envoie ses sales pattes sur mes seins et mes fesses. Je repousse fermement ses assauts. Il revient à la charge une deuxième fois, se jette sur moi, cherchant à m’embrasser. Je me débats et voici ce qu’il me dit: “une femme seule, ça fait envie!!!………………….Je lui répond que je ne suis pas une pâtisserie à vendre derrière la vitrine . ça le fait rire. Il finit par partir dépité, la bite derrière l’oreille , mais pas découragé. Il revient à la charge, plus déterminé et plus agressif. Je lui rappelle qu’il ferait bien de respecter un peu sa femme et sa famille; voilà ce qu’il répond : “ma femme elle est au travail, elle n’en saura rien”. Mais bien sûr………………..dans un village de 250 habitants où l’on s’ennuie ferme depuis la fin de la guerre, où tout le monde s’épie derrière les rideaux. A partir de ce jour, où j’ai enfin pu m’en débarrasser, il ne me connait plus, ni sa femme, ni le reste de la famille d’ailleurs. Impensable de porter plainte, ni même d’aller voire les gendarmes qui se seraient pousser du coude en rigolant. j’aurai été lynché par tout le village à commencer par le maire. Mon enterprise se développe et je recrute un homme d’entretien pour me seconder. Un homme de mon âge, retraité, père et grand-père, au-dessus de tous soupçons. Il travaille bien, vite et beaucoup. Il est bien rémunéré et me rend des services hors contrat. Je ne taris pas d’éloges sur ses compétences. Il passe beaucoup d’heures dans la propriété. Par reconnaissance, je l’invite avec sa femme à des repas de famille, à Nöel, au jour de l’an aux anniversaires. Quelqu’un en qui j’ai une confiance totale. Après un an de bons et loyaux service, il commence à me tourner autour d’une façon qui n’est pas dans ses attributions professionnelles. Il m’envoie des mails à caractère pornographique, il cherche à m’embrasser de façon non contractuelle. Je lui signifie à plusieurs reprises qu’il fait fausse route, que la pseudo amitié qui nous réunit ne se transformera jamais en “coucherie”. Pendant 6 mois il a poursuivi ses manoeuvres de harcèlement jusqu’au jour en juin 2015 où il m’annonce qu’il est amoureux et qu’il veut une relation avec moi. Il a pris les devants, a prévenu sa femme qu’il ne rentrerait pas chez lui le soir même et qu’il va rester coucher chez moi. Une discussion très vive s’engage, avec menaces de représailles si je n’acceptes pas. je suis complètement désemparée. Licencier mon employé à la veille de la saison touristique, c’est impensable. J’en parle à mon entourage qui me conseille de le licencier…….ou de coucher avec lui!!! S’en suit des nuits sans sommeil, des angoisses et des peurs. Un matin de bonne heure (je suis encore couchée) il débarque dans la cuisine au prétexte de boire son café. Je m’en occupe. Il en profite pour me coincer dans l’encoignure des murs pour me forcer à l’embrasser et au passage envoyer les mains sur le reste du corps. Il est brutal, voire violent. Je suis obligée de me débattre pour essayer de dégager mes bras qu’il serre avec violence. J’ai peur et je suis seule. Je le somme d’arrêter et d’aller prendre son travail. Ce qu’il fait en maugréant. Le lendemain je lui signifie sa mise à pieds et une procédure de licenciement est engagée. Je vais porter plainte à la gendarmerie. Ma plainte est enregistrée. Il sera entendu par les gendarme et niera tout en bloc bien sûr. Pour faire bon poids il va m’assigner devant le Conseil des Prud’hommes et gagnera en Appel. Ma plainte, elle , a été classée sans suite par le Procureur. La morale de cette histoire : le harcèlement sexuel, ou l’agression, ou le viol sont les armes de destruction massive que les hommes maîtrisent avec virtuosité et pour lesquelles ils se savent impunis. Puisse la Loi la retourner contre eux. Pour ma part, à 70 ans maintenant, mieux vaut ne plus me vanter le charme des hommes. Je les voit tous comme des prédateurs qu’ils sont. Anne

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An.. ym
4 années plus tôt

Je me rend compte que je ne suis pas la seule à avoir était la proie de certains hommes que j’ai toujours refusé. Aillant une relation sérieuse. Malgré moi j’ai un entourage d’amis qui ce basé sur le côté masculin et ce n’ai donc toujours pas facile se savoir ce qu’il pense. Merci pour votre partage.

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