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Je ne suis qu’un fantôme qui passe par là

Lorsque mon cousin m’a violée, il n’a pas fait que rentrer en moi et me pourrir, il m’a aussi éjecté de mon corps. A placé ce mur entre mes émotions et mon être. Entre mon âme et mon corps. Ce mur qui fait qu’on est hors de soi , qu’on ne peut pas vraiment accéder à ses émotions, ni les ressentir , ni les contrôler ,ni les comprendre. Ce mur qui fait qu’on a moins mal voire plus du tout puisqu’on ne ressent plus rien.Ce mur qui fait qu’on voit mais qu’on ne bouge pas, qu’on ne sent plus rien. Ce mur qui fait que plus rien ne semble réel. Même nos pensées, nos ressentit, notre vision, notre quotidien, le temps. On se met a tout analyser, a regarder le monde qui file à une vitesse folle, même les choses qu’on connaît bien. On est plus sûre de rien. On est encore moins sûre de soi. Mais ce qui est sûr , c’est l’angoisse, le stress, la peur. Ce n’est pas une peur brève, c’est une profonde et silencieuse mais insupportable peur qui perdure depuis ce jour. Cette peur. Cette boule au ventre, au cœur, a la gorge. Cette chaleur, ces nausées. Cette paralysie. Cet orbe de souffrance qui jamais ne s’apaise. Voilà ce qu’il a semé en moi. Profondément. Scientifiquement on appelle ça la dissociation. C’est dû à mon cerveau. À mon être traumatisé. Mais pour moi , ce que je suis devenu, tout est de sa faute. Le fruit de mon psychotrauma , de ma souffrance, de mon comportement, de mes pensées…Ce n’est pas mon cerveau. Ce n’est pas moi. Ce sont ces viols, c’est lui. Tout provient de sa graine. Cette graine qui pousse tranquillement en moi et me détruit doucement, me consume lentement depuis quoi? 12 ans? Peut-être plus, peut-être moins. De toute façon, ma vision du temps, du monde est complètement distordu.

On dit souvent quelque chose du style ” vous êtes l’auteur de votre propre histoire” . Moi, je suis spectatrice de ma vie. C’est d’ailleurs pourquoi je dis “on” pour dire “je”. Parce que “moi”, est devenu “quelqu’un d’autre”. « Moi » est surtout devenu “quelque chose”. Pourtant je veux croire que « moi » est bien un être Vivant, un humain avec un libre-arbitre, un consentement , des choix, une valeur. Mais « Moi » c’est qu’un objet, un punching-ball pour son entourage et en plus, un objet sexuel pour LUI. Mais je pense plutôt que « moi » est morte, un fantôme, une âme en peine, un mort-vivant, un cadavre dont personne n’éprouve le moindre intérêt. Qui serait intéressé par un mort? Une sorte d’être difforme au corps et à l’esprit brisé et souillé? Un être qui doit puer la souffrance et la dépression? Une créature sûrement maudite? Je me le demande tout le temps. En fait, j’ai un peu menti en disant être spectatrice de ma vie. La plupart du temps, je suis spectatrice. Mais parfois, je suis autrice, je ressens la douleur. Je suis bien consciente de la merde qu’est ma vie. C’est intense au point que j’ai des spasmes a force de retenir mes sanglots. C’est une explosion de souffrance, tout dans ma tête est noir et se mélange pour donner une bombe défectueuse. Une bombe qui n’arrive pas à exploser ou plutôt qui implose de l’intérieur. Un incendie sur le point de s’embraser mais qui s’éteint aussitôt par un simple coup de vent. Des larmes, des lamentations, des grincements de dents, des cris coincé dans la gorge, des pleur refoulé, une envie irrépressible de se faire souffrir , de disparaître, de mourir, tout ça exprimer dans le silence le plus total. Ça ne dure pas si longtemps avant que je ne ressens plus rien, a part une profonde fatigue, que je retourne à mon rôle de spectatrice. C’est souvent assourdissant . Comme un long cri coincé dans la gorge qui ne veut et ne peut pas sortir. Quelque chose qu’on n’arrive jamais à saisir. C’est épuisant d’être autrice. C’est épuisant d’être vivante. Mais c’est si perturbant d’être spectatrice. C’est perturbant d’être morte dans son propre corps. C’est perturbant d’être morte et d’être encore là, d’encore voir. C’est perturbant d’être rien. Et c’est même épuisant d’être spectatrice. Je suis ainsi coupé en deux. Le moi autrice et le moi spectatrice. C’est assez facile à dissocier les deux. Lorsque je suis autrice, je ressens intensément la douleur car je suis dans mon corps. Lorsque je suis spectatrice, je ne ressens que le néant.Je n’ai pas choisi d’être spectatrice, mon cousin me l’a imposé mais je n’ai pas non plus envie d’être complètement autrice . Je n’ai pas envie d’être dans ce corps constamment. Car la seule chose que je ressens la dedans, c’est la souffrance, la tristesse, l’épuisement, le mal-être, la frustration. Mais j’ai au moins la sensation de vivre. Alors être un légume, être spectatrice me semble terrible finalement. Le vide. Je veux ressentir quelque chose. Alors je veux être autrice. Puis, je ne veux plus. Alors retour au stade de fantôme. Mais- Alors j’alterne. Bouton on. Bouton off. On. Off. On. Off. Off. Off. Surtout off. Et soudain on. Soudain, mon esprit refuse de calmer la douleur. Soudain, il a conscience que tout est bel et bien réel. Soudain il réalise que rien n’est normal dans cette vie. Soudain, il appelle de l’aide. Soudain j’ai l’impression que quelque chose va changer dans ma vie. Soudain j’ai peur, je me crispe. Peut-être ne suis-je pas prête? Soudain je perds espoir. Soudain j’y crois. J’y crois vraiment. Soudain plus rien. Soudain le vide, la solitude, la fatigue, l’évitement. Ah, retour en off, en mode spectatrice. En ce moment, le mode spectatrice est assez long. Je ne ressens pas . Mais je sais. Je sais que je souffre. Même quand c’est le vide..Ce vide n’est qu’un mensonge pour me rassurer. Pour éviter de ressentir le mal. Mais la souffrance continue de germer. Elle continue de croître. Elle va finir par m’engloutir. Je suis épuisée . J’en ai marre de me dire ” je sais que je suis triste mais je ne le ressens pas”. J’en ai marre de ne pas savoir ce qu’est le bonheur, le désir. Mais bordel j’en ai marre de uniquement ressentir et reconnaître la souffrance. Je ne veux plus la supporter. Je ne veux plus vivre a moitié. Cette passivité me tue autant qu’elle me rassure. Et subitement, je me prend en pleine gueule, une claque. C’est quoi cette claque? La réalité. Et l’épuisement qui en suit. Finalement, c’est pas si mal d’être un fantôme. Finalement, je ne veux pas être autrice. Finalement, je préfère me laisser aller, me laisser mourir. Vagabonder. Oublier le temps. Oublier mes responsabilité de “vivant”. Oublier ceux qui veulent m’aider. Espérant qu’un jour ce corps aura bien pourrit, tellement que je finirais par mourir physiquement. Peut-être à force d’accumuler les sensations de mort imminente, mon cœur finira par lâcher ?

Elle est bien misérable. Moi. D’ailleurs c’est qui moi? Enfin, c’était qui moi? C’était qui moi à part cette gamine dont je n’ai pas le moindre souvenir? Cette gamine bien docile, obéissante et innocente qui accepta de se mettre à 4 pattes sur le lit sans vraiment se poser de questions, jusqu’à ce que le monstre rentre dans ses fesses et puis-. Et puis. Et puis quoi déjà? Ah oui. La mort. Je suis morte ce jour là. Si si. J’ai vécu ma première expérience paranormale . Mon âme est sortie de mon corps. Je ne le sentais plus. Je n’entendais plus rien. C’est cool quelque part, car j’ai seulement sentit la pénétration avant de mourir. Je ne me souviens même pas d’autre chose d’ailleurs. Juste, la sensation bizarre dans mes fesses. Ni douloureuse, ni agréable. Juste bizarre et assez désagréable finalement. Et puis, le vide. Le silence. L’oubli. C’était qui moi a part cette gamine qui accepta de l’obéir et de garder le secret, même après la mort? De tellement bien le garder, qu’elle l’a même oublié? Ce secret à présent révélé mais toujours cacher aux gens qui me servent de famille. Ce secret qui aurait peut-être dû rester secret finalement. C’est pas si cool quelque part de vivre la mort. Car cette mort a laissé des séquelles dans ma mémoire, mon cerveau. Donc, tout est vague, flou. C’est assez logique car il me semble que si on meurt et que l’on revit, la mort aura causé des dommages irréversibles au cerveau .C’est mon cas. Cette séquelle, c’est le psychotraumatisme. Je me demande finalement, qu’est-ce qui est le plus douloureux entre se souvenir de rien et se souvenir de tout? Entre savoir et ne pas savoir? Entre ressentir et ne rien ressentir? Entre entendre et ne rien entendre? Entre souffrir sans le savoir et savoir qu’on souffre? Qu’importe, le résultat doit être le même pour chaque cas. C’est marrant quand je prend du recul, quand je regarde mon lit de loin, quand j’imagine la scène, mon cousin violé un corps inanimé, un cadavre . Plusieurs fois. Dans la même position sans doute .Un jour, il a même insister, supplier et m’a manipulée pour me pénétrer dans le vagin. Histoire de bien détruire ce corps, de s’assurer que la vie qui y habiter, n’est plus. Une fois. Et puis la deuxième fois- mon âme a parlé. Mon âme a commencé à se douter que quelque chose était anormale. Mon âme aurait peut-être dû s’alarmer avant. C’était trop tard, le mal avait été fait. Je ne me souviens pas du tout de la sensation des pénétrations “vaginales”, mais je sais qu’elles sont arrivés. C’était bien trop tard. Mais sur le moment, mon âme s’est révoltée, lui a fait face et n’a pas céder à ses multiples manipulations. Il s’est résigné et s’est envolé l’air de rien. Mais mon âme elle est restée, coincée, retenu par des démons invisible, incapable de fuir. Elle l’attends. Elle attends qu’il, le monstre revienne pour l’achever. Qu’après avoir retirer toute vie à ce corps, il vienne anéantir les vestiges de cette âme brisée. Le monstre qui revient du monde extérieur, qui entre dans ma chambre, le lieu du crime, pour abuser de mon cadavre. Plusieurs fois, sûrement pour s’assurer que je suis bien morte. Pour ainsi ressortir, échapper de mon champ de vision, retourner dans son monde, le monde des vivants. Je me dis que cela aurait été mieux qu’il me tue physiquement, qu’il termine son œuvre .Un mort n’a pas sa place dans le monde des vivants. Mais, il n’est pas revenu, alors mon âme est coincé ici. Je suis un fantôme. Une âme tourmentée, condamnée à se rappeler petit à petit ces jours funestes et revivre sa mort, vivre dans la douleur. Le purgatoire. En plus, les anges ou est-ce les démons, me punissent. Ma famille, envoyé du ciel ou provenant de la terre pour me maltraiter, se défouler sur moi, me blesser et m’ignorer. Peut-être pour achever l’œuvre de mon assassin? Hors, cela n’est pas suffisant. Il m’en faut apparemment plus pour enfoncer une lame dans ma chaire ou passer une corde à mon cou. Aucun exorcise n’a encore été pratiqué pour faire partir mon âme de force. Rien n’a encore été fait pour apaiser mon âme vengeresse. Peut-être suis-je tout simplement détruite ? Après tout, on ne peut détruire quelque chose de déjà détruit. Et quelque part, j’ai participé à cette destruction.

J’en ai longtemps voulu à mon sexe. Je l’ai “mutilé” des années, pendant des heures et des heures. Je l’ai fait saigner, beaucoup. Je ne me suis jamais enfoncé d’objet tranchant (sinon cela ne serait jamais rester secret), mais vu la brutalité, c’était presque comme ci. Je continuais jusqu’à ressentir des douleurs aigu, avoir la sensation qu’on avait déchiré mon vagin ou des douleurs sourdes. Ressentit avant, pendant et même après. Parfois même reporter au lendemain. Je ressens encore parfois cette même douleur, surtout quand j’y pense trop, ça arrive quand je pense a mes viols aussi. Même accompagné de douleurs anales. Je l’ai considéré comme un vulgaire trou immonde qui ne m’appartient pas. Parfois, c’est toujours le cas. Des fois, ça m’arrive de vouloir me lacérer le vagin au point de finir stérile. J’ai voulu m’enfoncer une lame à l’intérieur. Mais ce ne sont que des pensées noires, un truc qui n’arrivera probablement jamais. Et ça ne fait pas si longtemps que j’ai arrêté de le “torturer”. En tout cas, je le torture moins souvent. Pourquoi j’ai fait ça?. 1)Parce que je suis devenu accro au porno depuis petite.On ne va pas se mentir, le respect de l’autre et l’amour n’est pas mis en avant dans ses saloperies. C’est plutôt la prédation, la manipulation, la violence, la dominance, la froideur et la destruction. Je suis tombée sur des jeux érotiques (qui prônait le viol d’ailleurs) vers mes 6-7-8 ans et personne ne m’a arrêter ou dit que c’était mal. Alors, j’ai continué (par curiosité puis par habitude) et Dieu sait quelle horreur j’ai pu voir et qui m’ont choquée, interrogée puis dégoûtée. Ça m’a bien aidé à me brutaliser en tout cas. 2) Parce que le sexe est et à toujours été synonyme de douleur, de brutalité; d’étrangeté pour moi. 3)Parce que je hais mon corps détruit, cassé, étrange, hideux, sale, difforme, gros, gras, couvert de vergetures, de problèmes de peau. Je me répète chaque jour, combien je le hais. Je l’examine même pour me convaincre et m’assure de toute son horreur. Chaque détail, chaque surface m’horripilent. Il transpire la laideur, l’imperfection, la difformité. Franchement, il me dégoûte, je me dégoûte. Pourtant, j’ai pas l’impression d’avoir suffisamment puni ce corps. J’ai pas l’impression de suffisamment souffrir. Je me demande même pourquoi je n’arrive pas à me faire du mal? Oh oui, y a des moments où j’ai juste envie de me frapper, de me scarifier. Mais je n’y arrive pas vraiment. Pourquoi est ce que je n’arrive pas à trancher cette immonde chaire? Pourquoi j’arrive pas à laisser de véritables cicatrices directement sur ma peau? Pourquoi je n’arrive pas à le saigner? J’arrive pas à en prendre soin mais j’arrive pas a lui faire mal directement. Pourtant, dans ses moments là, je souhaitais sincèrement me saigner, me faire du mal. Est-ce possible qu’une partie de moi est encore assez d’amour envers ce corps qui me semble si étranger? J’aime encore trop ce corps pour ne pas oser l’abîmer davantage? Pourtant, il n’y a plus rien à perdre. Aucune virginité, aucune pureté; aucune beauté, aucune appartenance et une perpétuelle décadence. Pourtant une partie de moi refuse perpétuellement de le détruire. 4)Parce que je ne me souviens pas de ce que j’ai ressentit lorsqu’il m’a pénétré le vagin et je cherchais sans doute à m’en rappeler de cette façon. D’ailleurs, la plupart du temps, j’avais des flash pendant et je réagissais sois plus violemment; sois en m’arrêtant totalement pour pleurer et non pas à cause de la douleur physique . Bien que je donne quelques raisons, tout reste flou.

Qu’est ce que je devrais faire? Allez voir des médecins? Y en a peut-être des bons, mais moi je n’ai rencontré que des imbéciles. Être suivie par des crétins, c’est la pire chose à faire. Et je ne payerais pas des soins qui devrait être gratuit et accessible pour toutes victimes mais qui en plus pour celles ayant subit des violences mineures sont remboursé à 100% !(Bizarrement, très peu le savent). Mais évidement, lorsque c’est gratuit, il faut attendre un millénaire et c’est loin de chez moi, je n’ai pas les moyens de bouger, ni la force. Le temps que je consulte, j’aurais le temps de me suicider des millions de fois. Toute manière, si c’est pour m’épuiser à courir dans tout les sens, rentrer dans un hôpital avec l’impression que je vais être enfin être comprise, aidée et soignée, et finalement poiroter des heures, pour qu’un type rentre, fasse des gros yeux en attendant le mot ” viol”, et qu’il le remplace en “attouchement”, qu’il me coupe la parole et me dirais presque “casse toi”, d’avoir entendu auparavant cette magnifique question de l’infirmière ” c’était que des attouchements ou viol?”, qu’on ne m’écoute à peine quand je dis ” je suis maltraitée” ou “je suis dépressive”, que je dois toujours justifier tout alors que les mots m’échappent et s’envolent, qu’au final, un de ces débiles dit tout ce qu’il faut pas à ma famille maltraitante et que je ressort encore plus épuisée, déçue et découragée… Je préfère encore me laisser crever à petit feu. Je préfère regretter de ne pas avoir fait l’effort de consulter, que de le faire et d’être mal traité par des couillons. C’est quand même marrant, ma santé et mon bien-être coûtent de l’argent. Et après il y en a qui disent “l’argent ne fais pas le bonheur”. Bah si. Tout a un prix. Même obtenir justice à un prix. C’est pas une métaphore. Ça coûte cher d’être guéri et d’obtenir justice. Même son corps à un prix. Maintenant, vendre son corps à des porcs, c’est devenu un “métier” voire même une “émancipation féminine”. L’esclavage aussi est un métier tant qu’on y est! Par contre, l’intégrité (physique et moral) n’a plus beaucoup de valeur, pour ne pas dire aucune. Après tout, une agression sexuelle est un délit au même niveau qu’un simple vol. D’ailleurs, on risque plus ou autant en téléchargeant et partageant des films et musiques sur Internet (3 ans de prison) que de montrer son sexe en public (1 ans) , harceler sexuellement quelqu’un (2 pouvant aller jusque 3 ans), harceler moralement son collègue (pouvant aller jusque 2 ans). Et le viol est même jugé en majorité en tant que délit, une pratique totalement illégale d’ailleurs. On en parle de cette « atteinte sexuelle », qui nous font croire qu’un gosse est capable d’être consentant, et même si il est sous autorité ? (7 ans). Un viol littéralement jugé en tant que délit, on fou un coup de poignard aux victimes et ça c’est légale ! Je pensais pourtant que la plus grande valeur de l’univers était la vie, l’intégrité? Le corps n’est t’il pas le gardien de l’âme, de la vie ?Apparemment, ce n’est qu’un morceau de chair. Ça me fait rire jaune. On nous parle encore d’égalité homme -femme, de protection de l’enfance comme ci c’était acquis (hey on est un 2020!)… Mais non. Il n’y a aucune évolution, je dirais presque qu’on régresse même, mais en essayant d’être optimiste, je vais dire qu’elle est si lente que ça laisse le temps à des millions de personnes de mourir et souffrir en silence. Et je ne parle pas de toutes les atrocités du monde impuni ou minimisé par la Justice et la société qui me donnent envie jour après jour de disparaître. Comment fait-on pour vivre paisiblement dans un tel monde? A part de chercher à fuir ces informations dans une passion ou une religion? Voire même dans d’autres choses bien plus nuisible?Ou encore d’ignorer et ne plus suivre les info? Perso, j’en ai marre de fuir et d’ignorer. Je veux affronter les choses en face, bien que je ne le peux pas, bien que ça me touche beaucoup trop, bien que je m’effondre avant même de rentrer dans l’arène. Je suis une pessimiste dans l’âme. En même temps, est-ce qu’un fantôme est capable de penser des choses positives? Est-ce qu’un mort peut au moins ressentir du bonheur? Même quelques minutes ? J’en doute fort. A part attendre que mon corps se consume, attendre une seconde fois la mort, je n’ai pas envie de faire autre chose. Je me dis que l’humain aurait mieux fait de naître sans sa double conscience. (Conscience d’avoir conscience). Peut-être que l’intelligence est source de souffrance? Elle est bien belle l’Evolution!

Alors c’est qui moi , ou plutôt ce reste de moi détruit , a part cette âme errante, aigrie, en peine, maltraitée, abandonnée et seule ? Cette victime dont la mort n’a fait pleurer personne. Cet esprit en colère, dont jamais le meurtre ne sera puni. Cette fillette qui n’a pas été protégée et aimée, qui a été privé de son innocence, de sa joie de vivre, qui n’a pas pu se construire? Cet enfant qui n’a pas eu le droit à une famille aimante, à un environnement sain, à une protection? C’est qui “moi”, a part ce fantôme traumatisé, dépressif et frustré d’être aussi impuissant, d’être submerger par la douleur, d’être noyé par l’injustice? Cet être dont le temps semble distordu, que plus rien ne l’intéresse vraiment et que tout est épuisant, ne pouvant plus que réfléchir et écrire? C’est qui moi, a part ce fragment de personne épuisé d’appeler à l’aide, de croire, d’espérer? Cette personne morte à l’intérieur qui écrit ne plus vouloir être aidée, et qui veut juste s’oublier et être oublier? Cet esprit fuyard, lâche qui ne fait que se plaindre et fuir la moindre difficulté ou opportunité, en se rabaissant sans cesse? Ce monstre qui ne peut ressentir d’émotions , agressif et froid? Quelqu’un qui en fait trop sans doute, pour le peu de valeur qu’il représente. Quelqu’un ayant un discours beaucoup trop paradoxale et contradictoire.

“Moi” n’est
Probablement qu’une ombre.
Probablement qu’un fantôme.
Probablement personne.
Probablement rien.
Plus rien.

Merci d’avoir lu les longues paroles déprimante de ce fantôme qui passe par là.

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