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Victime de viol ou d’agression sexuelle ? Postez anonymement votre témoignage sur Balancetonporc.com

Besoin d’en parler

Dans mes souvenirs, cela c’est produit peut-être deux ou trois fois. Je n’y ai plus repensé jusqu’à ce que je tombe amoureuse et que je découvre, à l’adolescence, le flirt. Là tout m’est revenu en mémoire d’un coup et j’ai rencontré de gros problèmes (vaginisme et rien à voir mais manque de chance andométriose par la suite).
Je situe les agressions entre 5 et 6 ans je dirais, voire avant mais je ne m’en rappelle pas si c’est le cas. Un chose est sûre c’est que ma maman m’a amenée voir mon médecin de famille car à 7 ans je portais encore une couche la nuit et elle ne trouvait pas ça normale car mon petit frère lui n’en avait plus depuis longtemps. Parlons-en de la couche, une nuit, alors qu’on nous avait permis mon cousin et moi de dormir ensemble, je me suis réveillée car mon entre-jambe me chatouillait. Il m’avait dégrafé ma couche et me léchait le sexe, cela s’est reproduit encore une autre fois à une autre occasion dans mes souvenirs. Il avait 12 ans et mois 6 ans je pense. Il essayait assez fréquemment de se retrouver seul avec moi. Son frère, plus âgé de deux ans (14 ans) à quant à lui essayé de me pénétrer avec ses doigts lorsque nous étions allongés sur le canapé chez-moi à regarder la TV. Ça c’est reproduit chez-lui aussi. J’a encore la sensation de vive brûlure quand j’allais uriner après. Je n’ai jamais osé en parler à personne. J’ai même beaucoup culpabilisé car les attouchements avec la bouche n’étaient pas désagréables. Par la suite j’ai développé une sexualité bancale où je reproduisais le même schéma, je faisais semblant de dormir pour qu’on me touche. J’ai également au beaucoup de peine à comprendre les limites avec les garçons et à interpréter leur comportement à mon égard à l’adolescence.
J’ai fait une tentative de suicide lors de mon apprentissage, car j’avait peur de l’échec et que je ne me sentais pas capable de réussir et donc de plaire à ma famille (j’ai été adoptée et j’ai toujours fait tout mon possible pour m’intégrer, sans faire de vague, plaire tout le temps). Bref, j’ai eu la chance de tomber sur un homme stable et aimant qui m’a permet de construire une vie de famille merveilleuse. Seulement voilà, parfois mes démons me rattrapent et je vacille.
Merci de m’avoir lu.

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Chère anonyme, merci pour votre témoignage sobre et pourtant si terrible… C’est très courageux et vous avez déjà fait un pas vers votre reconstruction ! Je vous encourage à en parler car c’est très important. Refouler cela est très nocif pour vous, comme votre adolescence l’a montré. Il faut en parler pour aller mieux (et être bien écoutée évidemment.). Parler peut être éprouvant et faire peur, mais vous verrez que ça vous soulagera beaucoup d’être écoutée sans jugement et surtout d’être enfin aidée après toute ses années.
Vous avez été victime de mémoire traumatique (ou amnésie traumatique), ce qui explique pourquoi vous avez tout oublié et que cela est revenu à votre adolescence. Ça arrive souvent dans les cas comme le votre. C’était bien trop violent pour le psychisme d’une enfant… Votre cerveau a donc préférer vous faire « oublier » cela pour vous protéger. C’est un mécanisme de survie qui malheureusement n’est pas sans conséquences.
Vous souffrez sans aucun doute de psychotraumatisme, de stress post traumatique. Cela est donc normal que vous en souffrez toujours autant. Et c’est pourquoi vous aviez des comportements à risque à l’adolescence. Je pense que vous cherchiez désespérément à comprendre ce que vous avez vécu en essayant de vous remettre en « situation ». Après de telles horreurs, c’est impossible d’avoir une sexualité épanouie…
Il y a des chances que votre trauma a provoqué, déclaré ou agavé vos problèmes (vaginisme, andométriose ) . Lorsque le psychisme va mal, le corps va aussi mal. Pour moi, c’est clairement lié. Je vous met des liens pour vous renseigner, cela vous permettra de mieux comprendre. Je vous conseille de commencer à lire la brochure :
** La sidération: pourquoi une victime ne réagit-elle pas durant l’agression? 
→ Site filsantejeunes.com → Accueil → Mal être → Violences → Des info sur… → violences physique → L’état de sidération
https://www.filsantejeunes.com/letat-de-sideration-psychique-20843
** la mémoire traumatique ; site de Muriel Salmona: voir son article mémoire traumatique en pdf + rubriques « Psychotraumatismes » et « Que faire en cas de violence? » sur le site.
https://www.memoiretraumatique.org/
où on peut trouver des brochures expliquant simplement les choses :
→ ** mémoiretraumatique.org : publication et outils : Brochure d’information :
BROCHURE D’INFORMATION SUR LES VIOLENCES À L’ATTENTION DES JEUNES ADULTES:
https://www.memoiretraumatique.org/assets/files/v1/Documents-pdf/brochure-jeunes-web.pdf
** Sur le site du CPIV : vous trouverez une rubrique sur le stress post traumatique avec les symptômes et les différents types (TSA, TSPT et TSPT complexe)  :
http://www.cpiv.org/le-trouble-de-stress-post-traumatiq

Légalement, pénétrer quelqu’un sans son consentement (même avec des doigts ou un objet), ce n’est pas un attouchement, mais un viol. De même pour les fellations. Donc, concrètement si il n’a réussis à vous pénétrer, c’est une tentative de viol. Une tentative de viol est puni des même peine qu’un viol.
Jetez un œil sur ce site :
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2274

Ne culpabilisez pas ! Les seuls fautifs sont vos agresseurs, ses porcs ! Vous n’êtes coupable de rien et vous n’avez pas du tout aimer ou pris du plaisir. On ressent du plaisir que lorsqu’on est consentant. Vous ne l’étiez pas , une victime n’est jamais consentante. De toute façon, un enfant n’est jamais consentant puisqu’ il en est incapable. Votre corps a réagit, mais c’était dû au stress extrême provoqué par l’agression. Vous avez donc l’impression que c’était agréable, mais c’était pas le cas. Et puis, ça m’étonnerait beaucoup qu’une petite fille puisse ressentir de l’excitation sexuelle. Je pense que c’est impossible même. Dans tout les cas, ce que vous avez ressentit, n’a rien à voir avec du plaisir. Ça arrive à certaines victimes, ce n’est ni honteux, ni anormal. Mais je comprends que cela vous trouble beaucoup et je me doute que ça doit être très douloureux. Sauf que vous n’avez jamais désirer ou voulu cela. Dites vous que c’était un mécanisme de défense, de survie, et en aucun cas un signe de consentement ,de désir ou de plaisir de votre part.
Je vous met des liens qui parlent de cela :
** Non aux violences: possède une catégorie entière sur tout les mythes sur le viol et les agressions sexuelles dont un point sur ce « plaisir »
https://www.violencessexuelles.be/
Catégorie: mythes au sujet des agressions sexuelles: 
https://www.violencessexuelles.be/mythes-au-sujet-des-agressions-sexuelles
**Répondreaupréjugé.com
https://www.repondreauxprejuges.com/les-victimes-peuvent-jouir-pendant-un-viol
**OBS rue 89: “Jouir” lors d’un viol: un traumatisme de plus pour les victimes 
https://www.nouvelobs.com/rue89/nos-vies-intimes/20180127.OBS1325/jouir-lors-d-un-viol-un-traumatisme-de-plus-pour-les-victimes.html 
**Blog de Catherine Solano : Peut-on jouir lors d’un viol? 
http://www.catherinesolano.com/2018/01/on-jouir-lors-dun-viol/ 

Vous avez besoin de consulter des psy (psychiatre et psychologue) compétents pour vous aider à vivre avec, soulager la douleur, comprendre ce qui est arrivé, reprendre confiance en vous, apprendre à vous aimer ect… Consultez aussi vite que possible, croyez moi, plus vous attendrez, plus les effets empireront et d’autres pathologies pourraient apparaître (ex : dépression), si c’est pas déjà le cas. Contactez des associations, parlez leur de ce que vous avez vécu et ce que vous ressentez. Elles vous écouteront sans jugement et avec bienveillance, et elles vous aideront à accéder à des soins. Avec le confinement, c’est un peu compliqué, mais au moins, vous serez soutenue ! Je vous met des liens et numéros, n’hésitez pas !
**Contactez une asso de votre région, elle pourrait plus facilement vous aider.
Une liste d’asso régional contre l’inceste provenant de SOS incestes violences sexuelles:
https://www.sos-inceste-violences-sexuelles.fr/asso-en-region/
** SOS incestes violences sexuelles: assure une écoute, du soutien, un accompagnement thérapeutique, des groupes de paroles et des ateliers aux victimes d’incestes et pédocriminalité. 
https://www.sos-inceste-violences-sexuelles.fr/
Tel : 02 22 03 89 03
email:  [email protected] 
** 3919 (dispo lundi-samedi, 9h-19h)
** 0 800 95 95 (dispo lundi-vendredi 10-19h).
**Le planning familial peut vous aider à consulter si les asso que vous avez contacter n’ont pas de psy à disposition.
https://www.planning-familial.org/fr
Numéro : 0 800 08 11 11
→ Cherchez le planning familial proche de chez vous sur la carte interactive et appelez le

**Il existe une plateforme de signalement où vous pouvez être conseillée par un policier compétent. C’est anonyme.
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R50509

Sachez que vous n’êtes pas leur seule victime. Vous pouvez retrouver d’autres victimes avec Parler ou Coabuse:
**L’association Parler qui permet d’accéder à des groupes de paroles, trouver un thérapeute et retrouver des victimes du porc
https://www.associationparler.com/
Notamment avec le site suisjeseule.org, voici un lien avec toute les informations dessus :
https://www.associationparler.com/copie-de-les-campagnes
** Coabuse un site qui permet de retrouver d’autres victimes du porc. Remplissez simplement le formulaire anonyme
http://www.coabuse.fr/

Si ça ne va vraiment pas, que vous avez des idées noires/suicidaires à nouveau, appelez l’une de ses lignes d’écoute :
Vous pouvez même appeler le 15 pour demander une hospitalisation.
**Suicide Écoute : 01 45 39 40 00 (7/7 , 24h/24h)
https://suicideecoute.pads.fr/
**SOS suicide phenix : 01 40 44 46 45 (13h à 23h)
email: [email protected] ( réponse dans les 72h)
https://sos-suicide-phenix.org/  
En région : https://sos-suicide-phenix.org/qui-sommes-nous/nos-associations
**SOS Amitié: 09 72 39 40 50 ( 7/ 7 , 24h/24h)
https://www.sos-amitie.com/  
numéro des postes près de chez vous:
 https://www.sos-amitie.com/carte
par message (réponse dans les 48h)
https://www.sos-amitie.com/web/internet/messagerie?from=suicideecoute
par chat (13h – 3h du matin)  :
https://www.sos-amitie.com/web/internet/chat

Ne restez pas seule. Il y a des gens pour vous écouter et vous comprendre.
Courage!
De tout coeur avec vous.

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