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Sans amour

Il était mon ex-compagnon.

Il disait m’aimer, mais cet amour s’est transformé en violences conjugales et sexuelles.
Son trip ? En fin de journée m’écrire un “scénario sexuel” auquel je devais me soumettre : tétanisée, je savais que ces soirs-là, je dormirais peu et que mes nuits se solderaient par des pleurs silencieux…surtout ne pas se plaindre, les actes seraient pires.

Un samedi soir, le jour de l’anniversaire de ma mère, à quelques jours de Noël, j’ai refusé, en pleurs ; j’avais senti, depuis plusieurs jours, sa paranoïa (dû à l’acool et la drogue), sa colère et j’avais demandé à mon ex-mari de gérer les enfants qui, comble de la situation, alors que je lui avais avoué ces violences subies pour justifier le changement de garde pour quelques jours, m’avait sommé que cela ne “dure pas trop longtemps”…
Mon fils de 6 ans avait également “senti”et m’a dit plus tard : “Pendant ces jours, Maman, j’ai cru que tu serais morte”.

Ce samedi matin, là, donc, encore ce “scénario” que je refusais : alors, qu’à cela ne tienne, il m’a emmené dans la chambre, a ouvert la fenêtre, a suspendu la moitié de mon corps dans le vide jusqu’ ce que dise “oui”…il m’a balancé alors sur le lit, son corps était sur moi, son poids m’empêchait de respirer.
Je ne sentais plus mes jambes, le bas du ventre et du dos me brûlait et d’un coup, je voyais la scène, je flottais dans la pièce.
Je me suis réveillé le dimanche après midi, en ayant du mal à me rappeler du jour, me demandant où je suis, qui je suis.

J’ai eu du mal à marcher, je ne me suis pas rhabillé, les vêtements me brûlaient sur la peau.
Je me suis décidé à prendre une douche : un calvaire, les gouttes de l’eau devenaient des aiguilles qui m’arraichaient la peau, mes entre jambes saignaient abondamment et je n’arrivais pas à pleurer.
Le dimanche soir, la porte d’entrée était fermée et la clef bloquait la serrure. Il cherchait, dans le hall, à me convaincre de lui ouvrir, d’abord violement, puis en me prenant par les sentiments, il a fait mine de pleurer.
Et là, j’ai réfléchis : j’avais le téléphone dans la main et la première idée était d’appeller la gendarmerie.
J’ai pensé aux conséquences, toutes les conséquences. Je n’avais pas les moyens de déménager, de fuir, aucun soutien n’aurait pu m’épauler devant un éventuel procès…et puis j’avais déjà conscience qu’il risquait au pire 5ans de prison…et après ? J’aurais signé mon arrêt de mort et celui de mes enfants.
Je lui ai ouvert la porte, nue, le visage terne. Je lui ai notifié simplement qu’il devrait quitter le logement d’ici trois mois, le temps de se trouver un appartement et que d’ici là, il ne devait plus m’adresser la parole, ni me toucher. Comme s’il avait compris que depuis ce jour, je n’avais plus peur de lui.
J’étais prête à tuer, depuis ce jour, plus d’empathie envers son parcours, la violence qu’il avait lui même subit de la part de sa mère étant enfant, sa violence que l’alcool et la drogue lui permettait d’exprimer, ses “crises” ou l’humanité de son être laissait place à sa perversion, à sa psychopathie. Je n’étais plus son amie, ni sa petite amie.

Il est parti, j’ai repris ma vie en oubliant.

Je savais, intellectuellement, que j’avais été violée mais j’étais incapable, affectivement de l’accepter. Je n’en parlais pas.
Puis j’ai rencontré, 7 ans plus tard, un homme. j’en suis tombé amoureuse alors que jusqu’ici, j’accumulais les relations sexuelles sans aucun amour, presque à en être, sournoisement, prête à les faire volontairement souffrir.
J’ai accepté, près d’un an après notre rencontre, de partir vivre avec lui, dans un autre département. Lui seul savait.
A peine quelques mois après notre emménagement, des crises de paranoïa : j’étais persuadée que mon nouveau compagnon voulait me tuer. J’ai fini par lui avouer et j’ai entamée une thérapie, terriblement douloureuse. Cet homme qui est aujourd’hui devenu mon mari, a été merveilleux avec moi durant cette période. S’il se sentait impuissant face à ma douleur, il a su m’écouter et me voir pleurer, me réveiller en pleine nuit, perturbée de nombreux cauchemards, m’entourer de sa douceur et de son empathie. Tout n’est pas encore réglé, 14 ans plus tard, notamment le moindre changement professionnel ou personnel, m’angoisse et mes cauchemards reviennent ( notamment si, au niveau professionnel, des collègues, stressés par le travail, sont agressifs, ne serait que verbalement)…Je sais que la route est encore longue, mais la vie m’a donnée un cadre agréable et doux, notamment grâce à mon époux qui y est très attentif.

Ce violeur avait déjà violée la mère de ses enfants (je l’ai su plus tard) et j’ai su également qu’il avait violé d’autres femmes après moi. Aucune n’a portée plainte. Il erre, sans doute, encore dans la nature et je sais que, si un jour je découvre qu’il a finit par tuer une femme, je ne m’en remettrais pas…
Mais je sais également qu’aucune d’entre nous n’avait le choix. La justice n’a pas les moyens d’arrêter définitivement et rapidement ce genre d’homme.
Ce viol est malheureusement un empreinte qui a beaucoup de mal à guérir ( je doute même que l’on puisse y arriver), mais il y a une chose que je n’oublierais jamais, c’est le regard, un regard noir et vide, comme si durant ses périodes de “crises”, il n’existait plus de connexions dans son cerveau, un sauvage à l’état pur.

Pourtant je ne crois pas que ce soit un “porc” mais un vrai malade, un très grand malade, que la prison ne ferait prendre conscience de rien. Seul de puissants psychotropes, aurait pu le calmer et encore je n’en suis même pas sûre.

Le seule chose qui me rassure, c’est qu’avec le temps, j’ai fini par gagner mon bonheur…un bonheur qu’il n’arrivera jamais à obtenir.
C’est ma seule victoire sur ce que j’ai subi.

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Pasposs
Pasposs
4 années plus tôt

Tu me bouleverses, tu m’arraches le coeur, c’est trop de malheur, je me console en te sachant heureuse aujourd’hui quand même.

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Tarkus
Tarkus
4 années plus tôt

Je suis un homme et je suis médecin….
Tenter de trouver une explication voire une excuse “médicale ” à ce type de comportement est bien trop complaisant. Le jeu sexuel peut prendre bien des formes dont bien sûr le sadomasochisme mais la limite reste le consentement. Au-delà c’est du viol.
La perversion, la psychopathie sont des caractéristiques comportemtales – comme on pourrait dire dans le langage courant la méchanceté ou la violence – et non des maladies mentales. Certes certains événements du vécu peuvent influer sur la “personnalité ” mais en aucun cas ne peuvent fournir une explication étiologique à ces attitudes comportementales. La psychothérapie n’est d’aucun secours et les psychotropes ne corrigent rien en ce qui concerne l’origine du “mal”…:tout au plus ils auraient un intérêt sédatif.
C’est un constat un peu triste j’en conviens mais il y a parmi nos congénères ce type d’individus (l’histoire en foisonne) dénués de toute empathie et qu’il faut fuir absolument.

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