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Viol sous drogue mais je me rappelle car pas assez de produit

J’avais confiance en lui. C’était un ami/amitié un peu plus âgé que moi que je connaissais et que j’avais présenté à mes parents à mes 17 ans. Un jour, je l’ai revu à mes 21 ans après une longue absence et il m’a proposé de venir boire un verre dans la belle villa de ses soi-disant grands-parents absents ce jour-là. Il m’a proposé un verre de Gini. Qui avait un goût amère, pas bon. J’ai dit : “il est périmé”, je bois pas… Mais il a lourdement insisté alors j’ai bu quand même, en confiance. Et peu de temps après, je suis devenue comme robotisée. Il m’a demandé d’aller me laver dans la salle de bain, ce que j’ai fais docilement avec un gant de toilette, alors que cet homme là, il ne m’attirait pas du tout pour aller plus loin qu’une amitié. Je le trouvais sympas, décontracté, ouvert, mais sans plus. Après, encore un trou de mémoire de plus. Du robot, je me suis retrouvée d’un seul coup toute nue sur le tapis du grand salon sans trop comprendre ce qui m’arrivais. Et lui il attaquait dur sexuellement et je ressentais du dégoût pour sa langue qui me léchait avidement sans mon consentement. Mais je me sentais impuissante pour le repousser, comme paralysée sur place. Je ne ressentais rien dans mon corps à part un choc moral. J’ai trouvé une force soudaine de le repousser de la main et de me relever parce que j’étais prise d’une soudaine envie de vomir. Je me suis précipitée dans la salle de bain et j’ai vomis. Je précise que je vomis très rarement. J’étais toute blanche devant la glace. Je voulais rentrer chez moi, malade et il n’a pas insisté pour que je reste et cela m’a soulagé. Il m’a ramené. Sans parler, et moi j’étais extrêmement perturbée parce qu’il venait de me faire. Je ne comprenais pas bien encore ce qui m’étais arrivée. C’est seulement plusieurs jours après que je me suis rappelée du verre au goût bizarre et après la suite bizarre aussi. Et là j’ai compris que quelque chose clochait. Mon cerveau était encore embrumé, il me fallait savoir… Je l’ai rappelé pour le revoir, il est revenu. Je lui ai demandé s’il m’avait drogué. Il m’a répondu “oui” parce qu’il voulait faire l’amour avec moi depuis longtemps et que je ne voulais pas. Je l’ai regardé avec choc, et je me suis montrée froide et distance, extrêmement déçu de lui. Il a compris que je voulais qu’il reparte. Je ne pouvais pas porter plainte contre lui. Pour la simple raison qu’il me paraissait normal à l’époque. Mes parents ne m’avaient pas cru quand j’étais mineure lorsque je leur avais annoncé que l’oncle de ma sœur et mon frère aîné me harcelaient sexuellement depuis plus d’un an (de mes 11 ans à mes 16 ans). J’avais même été punie, privée de dîner et traitée de faiseuse d’histoires. Cela m’a fait très mal en dedans.
Conclusion, je me suis dit que pour le viol sous drogue, la police ne me croirait pas non plus puisque mes propres parents ne m’avaient pas cru. Depuis, les années ont passées et j’ai des problèmes pour m’habiller, je cache mon corps et sexuellement, il y a des choses avec la langue et tout ce qui est mouillé qui me dégoûte. Je n’arrive plus à éprouver aucun désir sexuel quand on me caresse, je déteste ce que beaucoup de femmes adorent de très intime. J’ai beau avoir fait plusieurs thérapies, rien n’y fait. Je reste bloquée dans ma tête et 30 ans après, je me souviens encore de cet après-midi comme si c’était hier. Parfois, je dois même boire avant d’avoir un rapport, pour essayer de jouer la fille normale sexuellement. Mais après, mon corps se venge et je reste enflée et irritée pendant plusieurs jours… On m’a volé ma sexualité et je ne sais pas si un jour je pourrais la retrouver… Mais je ne désespère pas. Je suis du genre têtue. Je sais que mon corps plait aux hommes, mais il faudrait que j’arrive à ce qu’à moi, il me plaise aussi… Voilà, excusez pour la longueur de mon témoignage…

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Anne64
Anne64
3 années plus tôt

Vous avez beaucoup de courage.
Je crois qu’on peut être heureuse sans avoir de rapports sexuels et même aimer tout en étant asexuelle.
Je n’aurais plus jamais de rapports sexuels.
J’en veux beaucoup aux agresseurs de m’en avoir dégoûtée.
Mais je préfère être asexuelle plutôt que de me forcer ou d’y être forcée.
Je ne sais pas si j arriverai à aimer. Il faut pouvoir faire confiance. Ça m’est trop difficile.
Je me dis que je pourrais uniquement “aimer” d amitié amoureuse. C’est déjà pas mal si j arrive à faire confiance.
Alors pourquoi pas vous.
On s arrange comme on peut quand on est trop abîmée.
Je vous souhaite beaucoup de courage.

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Pseudopourpréserver...
Pseudopourpréserver...
3 années plus tôt
Répondre à  Anne64

Bonjour Anne64 et merci pour votre message gentil.

Comme je suis têtue, je veux continuer d’avancer avec mon nouveau thérapeute (et j’ai beaucoup diminué les tranquillisants aussi), et même si pour le moment je n’arrive plus “à aimer, tomber amoureuse”, je veux réussir à refaire confiance à un homme, à connaître le plaisir que tant de femmes connaissent naturellement. Parvenir à revivre plus normalement est mon but et non avec le poids de mon passé qui me pourrit mon présent, même x années après. Je n’ai hélas, pas le droit, pour me faciliter la tâche, à de l’hypnose ou Emdr. J’aurai vécu trop de traumatismes m’ont expliqués psychiatre et psychologues. Tant pis, je ferai sans.

J’ai envie d’être heureuse moi aussi et de connaître une belle histoire d’amour. Même si je sais qu’il est trop tard pour moi pour porter plainte et que sur 3 de mes agresseurs, deux ont de belles vies heureuses et que le 3ème a été abusé lui-même.

Je pourrais les dénoncer histoire de chambouler leurs vies tranquilles, mais je ne le fais pas pour préserver leurs femmes et enfants, qui eux, n’ont rien fait.

Je lis beaucoup pour comprendre le fonctionnement du cerveau et les effets des traumatismes. Cela m’aide énormément à réapprendre à vivre avec ce que je suis devenue : une femme certes “cassée, salit, reniée, utilisée comme un objet et trahie, etc, mais qui tient encore debout et que rien ne mettra à terre. C’est ça ma force que mes agresseurs n’auront pas.

Bon courage à vous aussi. Et ne laissé pas le passé vous empêcher de profiter de votre présent et de toutes les opportunités d’une nouvelle vie possible. La vie est trop courte et nous avons le droit nous aussi au bonheur.

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Jécoute
Jécoute
3 années plus tôt
Répondre à  Anne64

Ce sont les hommes qui ont besoin de se soulager… et la société machiste manipule les filles. Les hommes ont besoin des femmes, pas l’inverse!

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Pseudopourpréserver...
Pseudopourpréserver...
3 années plus tôt
Répondre à  Jécoute

Ca pour des besoins sexuels, ils en ont et tous les jours pour certains ! Et c’est sur, vu le nombre de plaintes qui restent sans suite, cela montre bien combien l’homme en encore de beaux jours de pouvoir devant lui (mais là encore, pour certains, car heureusement, tous les hommes ne sont pas des manipulateurs). Mais avec ce site et tous les partages, la donne va changer et les abuseurs vont commencer à trembler car c’est un véritable tremblement de terre qui se prépare en ce moment et qui à mon avis, ce n’est que le début.

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