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Un directeur de mémoire entreprenant

Il y a eu 3 porcs dans ma vie.

Mon porc numéro 1 est mon directeur de mémoire de fin d’études. J’ai à peine 20 ans, je suis du genre fleur bleue, naïve et confiante. Lui a au moins le double de mon âge, voire la cinquantaine, il est assez insignifiant mais son regard me déplait immédiatement.
Je le vois 2 ou 3 fois dans le cadre de l’école pour avancer sur mon mémoire. RAS.

Un jour il me donne RDV un soir chez lui pour travailler mon mémoire, arguant que c’est plus pratique pour lui. Je ne me pose pas plus de questions que ça, je ne suis pas de nature méfiante.
Peu avant l’heure du rendez-vous, il m’appelle pour me demander de prendre une bouteille de vin sur le chemin. Je tique un peu, je trouve cela plutôt déplacé mais bon c’est mon prof alors je ne dis rien.
Je me retrouve chez lui et me sens assez rapidement mal à l’aise. Il déboutonne sa chemise, ouvre la bouteille, m’en propose, je décline et je le soupçonne d’avoir attaqué l’alcool bien avant mon arrivée.
Il se vautre sur le canapé, me dit de me détendre et de venir m’asseoir à côté de lui. Je commence à sortir mes affaires et à parler de mon mémoire mais je sens bien qu’il n’est pas du tout dans la même perspective que moi. Il insiste pour que je vienne sur le canapé car je suis toujours debout, mal à l’aise. J’ai 20 ans, je suis polie et timide : lui est mon professeur, il est bien plus âgé, il est chez lui et “accessoirement” ma notation finale dépend de lui, bref je n’ai aucune envie d’aller sur ce foutu canapé mais je n’ose pas m’opposer.
J’essaie désespérément de parler de mon mémoire mais lui devient franchement lourd, me dit comme je suis jolie et fraiche, me caresse la main que je retire, puis le bras que je retire, me dit que j’ai la peau douce et il recommence la main, le bras, la peau douce… L’angoisse monte, j’ignore ses remarques, me décale toujours plus sur le bord du canapé, reviens sans cesse sur le sujet de mon mémoire. Mais il insiste, me dit qu’il est très excité, que c’est mon côté “femme-enfant”, ça le rend fou., mais qu’il faut que je me laisse faire, que je vais aimer ça.
Cette phrase, cette image de femme-enfant, c’est le déclic, la nausée monte, j’ai envie de le frapper. Avec cette phrase il salit l’enfant que je suis encore et la femme que je deviens. Il salit aussi mon père car d’un coup je me dis que ce porc a l’âge de mon père et qu’il essaie de me toucher avec ses sales pattes. Il devient de plus en plus entreprenant avec son haleine chargée et chaude, il essaie de me prendre de force dans ses bras, me dit “allez laisse toi aller ça va être bon”, me caresse la cuisse avec ses mains moites, me regarde avec son air libidineux écœurant. Je le repousse comme je peux, à plusieurs reprises.
Je suis un mélange de peur et de colère mais je me dis aussi que c’est mon prof et mon directeur de mémoire et je n’ose pas le traiter de porc ! Je réalise qu’il fait nuit, que je suis seule chez lui et vulnérable et que la suite peut être terrible.
Il tente de m’embrasser de force. J’ai envie de le taper de toutes mes forces et de l’insulter mais je n’en ai pas la force, ni le courage. Juste le courage, dans un élan salvateur, de le repousser fortement, de prendre mes affaires d’un geste et de sortir de chez lui en courant comme une folle jusqu’à attraper un taxi.
Dans le taxi, je m’écroule, je pleure toute ma peur et ma colère dans son indifférence totale. Je sors du taxi et je n’en parlerai plus jamais, gardant au fond de moi la trace de ma vulnérabilité.

Jusqu’à ce jour où j’ai balancé mon porc !
Enfin !
Merci !

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