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“simple” exibitioniste ?

Je ne peux pas dire que j’ai beaucoup de souvenirs de mon enfance avant le collège. Mais cette journée, je pense que même jusqu’à ma mort, je pourrai en raconter les détails.

Je ressens encore la chaleur étouffante de l’été, la lumière du soleil qui nous éblouissait ; le sable sous nos chaussures qui contrastait avec les grandes haies vertes du parc qui nous isolaient du reste des cours de tennis, du reste du monde.
J’entends encore les applaudissements du match de tennis, les rebonds des balles et les frappes des joueurs.
Jusqu’à cet événement je me sentais en sécurité dans ce club que je considérais comme ma 2ème maison. Mais tout a changé depuis.

Eléonore et moi on jouait comme à notre habitude, quand tu es apparu. Tu semblais si vieux pour nous avec nos yeux d’enfants de 6 ans (alors que rétrospectivement je te donne env. 50-55 ans), que tu semblais inoffensif. Comparé à nous tu semblais si grand et tu ressemblais à n’importe quel individu. Rien chez toi ne semblait étrange au départ.
Tu nous as parlé et tu as cherché à gagner notre confiance en nous disant que tu étais le grand père d’un enfant du club et tu nous as montré ton appareil photo.
Tu nous proposais de nous prendre en photo, au départ nous ne voulions pas mais tu nous as montré comment tu prenais une photo. Et là moi j’ai cru à de la magie ; l’image sortait du polaroïd toute noire et quelques minutes après elle apparaissait.
Impressionnée devant ton « tour de magie » on a dit que l’on voulait bien essayer. Tu en as pris plusieurs de nous. Je pense qu’on avait l’impression d’être des stars et on rigolait bien.
J’avais l’impression que plus rien n’existait à côté du parc.

Tu semblais gentil puis tu nous as proposé de nous mettre dans un coin plus isolé de l’entrée du parc et tu as fermé la barrière. Tu t’es assis sur l’un des jeux.
Tu as continué à parler puis tu t’es déshabillé. Tu nous as montré ton pénis entouré d’un collier de perles pour enfants.
Tu étais à 1 m de nous et tu t’es masturbé en continuant à nous parler.
Tu nous demandais si on comprenait ce que tu faisais, ce que c’était que ce liquide blanc à nos pieds.
Je n’ai que des images figées de ce moment car c’est comme si j’étais absente.
Mais je garde encore bien présent mon vécu, les couleurs de l’été qui paraissaient jusque-là tellement éblouissantes sont devenues sombres, mon sentiment de sécurité avait pris ses jambes à son cou.
Je n’entendais plus les balles de tennis, ni le vent dans les arbres, ni les applaudissements… .
J’avais extrêmement peur, je ne voulais pas voir, j’étais paralysée.
Je criais dans ma tête : à l’aide, arrête, cours, fuis ; mais bouge tu es en danger.
Mais aucun son ne sortait de ma bouche, mes bras et mes jambes étaient paralysées.
Je sentais Eléonore qui comme une grande sœur (car elle avait 1 an de plus) essayait de me protéger ; elle a répondu à ma place à tes questions, quand tu as eu fini de te masturber et que tu t’es approché de nous.
Je me souviens par cœur de tes mots et de l’angoisse qui grandissait à chaque fois que tes mains s’approchaient de nous.

Tu nous as dit que si on te touchait tu nous donnerais 2euros et que ta petite fille le faisait souvent, que l’on ne devait pas avoir peur.
Et là l’applaudissement de toute la foule qui regardait la finale a cassé ton élan car le match venait de finir, tu savais que des personnes risquaient de venir. Tu t’es rhabillé. Tu nous as dit que tu devais aller chercher ta petite fille et que ce qui c’était passé ici devait être notre secret.

texte écrit pour évacuer mes émotions de cet événement :
Je hurle, pourquoi est-ce que tu ne m’entends pas.
Je suis là ; pourquoi est-ce que tu ne me vois pas.
Corps figé, corps pétrifié, pourquoi ne bouges-tu pas.
Je ne veux pas être confrontée à ça.
Je n’accepte pas, alors bouge toi.
Fuis ou bats-toi, fais ce que tu veux mais s’il te plait agis.

Toi en face de moi, qui cherche à me dominer, qui m’impose ton besoin, tes pulsions.
As-tu, ne serait-ce qu’un moment, pensé à ce qui se passait en moi.
Ce n’est pas parce que je suis pétrifiée ; figée que je ne ressens rien.

Pourquoi est-ce que tu m’imposes ça ?
Pourquoi est-ce que je ne bouge pas ?
Pourquoi est-ce que les mots ne sortent pas, alors que je hurle intérieurement ?
Pourquoi est-ce que je ne cours pas alors que je veux fuir ?

Chaque mot de plus que tu dis, chaque geste que tu fais me brise un peu plus
Quand est-ce que tu vas arrêter ? Je ne suis pas un objet à ta disposition.
Alors que tes mains sont à 1 m de moi, pourquoi tes mots entrent- ils si profondément dans mon cœur ?
Physiquement je ne porte pas de cicatrice, mais tu as gravé mon cœur de tes mots, de tes pulsions qui ne sont pas les miennes.
Je me débats, je hurle pour que la graine que tu as plantée en moi ne pousse pas.
Tu m’as privée de ma liberté. Tu as beau être parti je sens toujours ton emprise sur moi.

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