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Personne ne m’a prise au sérieux

C’était en 1992. J’avais 26 ans et je venais de me marier. Après presque deux ans de chômage, j’avais enfin trouvé un emploi ; mon deuxième après mon diplôme Bac +5. J’étais contente d’avoir été embauchée comme responsable commerciale bilingue. La société était à 90% masculine, mais je n’avais rencontré aucun problème. Jusqu’à l’arrivée, un matin, d’un nouveau collègue, sans attribution particulière, mais ami avec mon patron. Il venait de se faire licencier et criait à l’injustice. Il a vite pris ses aises dans le service, s’est attribué le poste de chef et s’est installé dans mon bureau pour me tenir compagnie. Il ne faisait rien de la journée, était totalement incompétent, m’empêchait de travailler en me racontant sa vie et ses malheurs. Très vite, il est devenu mielleux, flatteur, entreprenant, puis tactile. Dès la première tentative, je l’ai repoussé, outrée, et j’ai opposé un NON très sonore. Mais il ne l’a visiblement pas entendu et pas compris, et ma vie professionnelle est vite devenue un enfer. D’initiative, il tentait de me masser la nuque, me caresser les cheveux. Il me complimentait sur mes jambes, mon décolleté. J’ai immédiatement alerté ma supérieure (épouse de mon patron, donc ma patronne) qui m’a répondu que j’avais dû l’aguicher. Je suis venue travailler en pantalon, baskets montantes, tee-shirt manches longues, queue de cheval. C’était en juillet, en pleine canicule. J’ai déplacé mon bureau et collé ma chaise contre le mur pour éviter qu’il passe derrière moi, je me suis barricadée en plaçant l’imprimante d’un côté, un meuble à casier de l’autre côté. Tout est devenu problème et stress. Je ne vivais plus, je ne dormais plus. J’ai téléphoné à l’inspection du travail qui a littéralement pouffé de rire : pas de viol ? Alors tout va bien, madame. Mon mari ne m’a pas soutenue. Mes parents non plus. Personne n’a trouvé cela grave. J’ai tenu bon pour le salaire, l’argent. Mais à chaque tentative, je criais de plus en plus fort dans l’espoir d’un soutien dans les bureaux voisins. Un collègue m’a dit qu’il me soutenait moralement, mais ne parlerait pas de peur de perdre son travail. Au final, j’ai été licenciée pour incompatibilité d’humeur. Mon préavis a été écourté et la direction m’a demandé de signer un document dans lequel je reconnaissais cet état de fait et renonçais à toute poursuite devant les prudhomme. J’étais démolie, seule, j’ai signé. S’en est suivie une longue période de dépression. Je me suis sentie coupable de ne pas avoir su le gérer pour garder mon emploi. Quelques années plus tard, j’ai appris que lorsqu’il était arrivé dans mon service, il venait d’être licencié pour faits graves ayant engendré une plainte : agressions sexuelles et tentative de viol. Tout le monde savait. Personne n’a rien fait. Presque 30 ans après, je n’ai rien oublié : son nom et son prénom, bien sûr, mais aussi son visage, ses mains, sa voix, son odeur… qui me dégoûtent.

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gfyyyy
gfyyyy
1 mois plus tôt

C’est ca qui me révolte là ou c’est grave on ferme les yeux, vous êtes victime de harcèlement sexuel

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