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Mon ex petit ami

Mon témoignage est très brouillon, mais j’ai écris en fonction de mes pensées…
À vingt ans, je ne suis pas particulièrement tactile, ni démonstrative quand il s’agit d’amour amical et autre. Je ne fais pas facilement confiance non plus.
J’ai toujours un peu l’impression que tout est arrivé par ma faute. Je voulais faire comme tout le monde. J’ai déjà vingt ans, tous mes amis perdent leur virginité autour de moi et adorent ça. Je pensais sincèrement en avoir envie, mais plus mon copain en parlait, plus il était insistant et plus je redoutais cet instant. Petit à petit, j’ai commencé à avoir moins envie de lui, que ça soit romantiquement ou sexuellement parlant. Il me touchait la poitrine à nue alors que je lui disais que je n’aimais pas ça. J’avais si peur de le vexer que je me contentais de murmurer des “non”, et il continuait en souriant. J’étais vraiment heureusement quand il sortait enfin de chez moi. Quand il venait, c’était comme une intrusion dans mon petit cocon.
Il lui en fallait toujours plus, et ça m’a fait m’éloigner. Il était insistant, jaloux de tous mes amis avec qui je “passais trop de temps”, comme si se voir six jours par semaines n’était pas suffisant…
Il m’a menti au début lorsqu’il a apprit que j’étais vierge. Il m’a assuré qu’il l’était aussi et ça m’a rassuré, je me suis senti moins seule en quelque sorte. Mais plus tard, il m’a avoué avoir déjà couché avec son ex petite amie et je me suis sentie trahis. Pas trahis parce qu’il l’avait déjà fait, mais parce qu’il m’avait menti.
Puis est venu ce soir là, en novembre. On sortait ensemble depuis à peine un mois quand il a décidé de passer sa main sous ma culotte. Il n’a même pas essayé de m’exciter avant. Je l’ai repoussé, il a essayé de pénétrer ses doigts. J’ai senti ses ongles, ça m’a fait mal et il a sourit. Il a finit par lâcher prise en comprenant que je n’aimais pas, ou comme il l’a dit, que je n’étais “pas dans le mood, et pas assez humide”.
Ma mémoire n’a gardé que ce sourire, cette douleur, mes “non” répétitifs, mes mains qui essayaient de repousser la sienne, et ma terreur. J’avais si peur, j’étais si choqué par sa tentative si soudaine, sans préparation, sans discussion, sans douceur, que j’étais presque figé. Je n’arrivais plus à rien dire à part “non”.
Les jours qui ont suivi, je l’ai longuement évité. J’ai arrêté d’y penser, ça m’étais comme sorti de la tête. Au cours des vacances je l’ai presque ignoré, et cette relation qui avait commencé en novembre s’est terminée en février.
J’ai du appeler mon amie au téléphone avant d’éventuellement le confronter. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi j’étais si nerveuse, j’ai fais une crise de panique dans un couloir vide de mon université. J’avais si peur et pourtant je ne comprenais pas pourquoi.
J’ai inventé la plus idiote des excuses pour rompre avec lui. Il m’a reproché un tas de choses, mais je ne lui ai rien dit, j’ai rejeté la faute sur moi. Comme si notre “relation” n’avait été un échec qu’à cause de moi. Je savais bien que non, mais je n’ai rien dit, ait prétendu avoir des problèmes de sociabilité et s’était fini.
Une semaine plus tard je me mettais à pleurer au milieu de la nuit, et les images me sont revenues, comme ça, sorties de nulles part. Je ne dormais plus, je mangeais toutes les choses grasses et sucrées qui me tombaient sous la main. Je n’osais plus sortir, je n’osais plus ouvrir mes volets et ma fenêtre. Celle-ci donnait directement sur ma cité universitaire, dans laquelle il était aussi, et de temps en temps, il s’asseyait sur un banc pas loin de ma fenêtre et restait là pendant des heures. Il me terrifiait, il n’avait jamais fait ça auparavant. Je me suis tout d’abord pensé paranoïaque, que mon esprit me jouait des tours, mais un jour, alors que j’étais dans l’ombre dans ma chambre, je l’ai vu longuement observer ma fenêtre et j’ai su qu’il me surveillait.
Puis le confinement est arrivé et je suis rentrée chez mes parents. Je suis douée pour effacer les visages de ma mémoire, mais c’est bien la seule chose que j’ai réussi à effacer. Ses commentaires désobligeants, ses doigts sur moi, ses foutus suçons, ses crises de jalousies excessives, ses mensonges, son jugement.
Je ne sais pas si j’arriverais à avoir une relation un jour. Qu’elle ne soit que romantique ou non. Parfois je me blâme pour tout ça, après tout c’est moi qui ait commencé à lui parler, à m’intéresser à lui. Si j’étais restée une petite timide rien de tout cela ne serait arrivé et je ne pleurerais plus le soir même six mois après. Je n’ai rien dit à mes amis et ma famille, je souris comme si de rien était, je fais tout pour avoir l’air normal, mais à la moindre mention de viol, d’attouchements, et même de “petit ami”, les flashs reviennent et je m’empêche de pleurer.
Je sais que c’était long à lire, et merci à ceux qui ont eu la patience de lire jusqu’au bout. Honnêtement, ça fait du bien de l’écrire quelque part, pour que quelqu’un sache. Je ne considérais pas ça comme un viol au départ, je me sentais sale et idiote, je pensais que j’exagérais, mais je n’étais pas consentante, et maintenant j’en fais des cauchemars et la moindre relation me terrifie.
Comment faire pour vivre avec ça ? Comment l’oublier ? Comment arrêter d’être écœuré par le toucher des inconnus à présent ? Le moindre effleurement et je me sens mal… Aidez-moi, s’il vous plaît.

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Zaragan
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Chère anonyme, je ne considère aucun témoignage trop long , vous avez besoin de parler alors allez y : Parlez en. Et je vous encourage à dire tout ce que vous avez sur le cœur.
Je vous confirme que vous n’exagérez rien du tout, vous n’étiez pas consentante, vous avez bien été victime de viol et agressions sexuelles. Vous n’êtes ni idiote, ni sale, mais pour tout vous dire c’est un ressentit propre aux victimes. Moi-même j’ai longtemps penser cela… et ça m’arrive encore de le penser.
La première chose que j’ai à vous dire c’est : ne culpabilisez pas et ne vous blâmez plus, rien n’est de votre faute. Une victime n’est jamais responsable de quoique ce soit. Vous êtes une victime, comme moi et comme beaucoup d’autres personnes. Même si vous avez la sensation que c’est votre faute, ce n’est pas le cas ! Malheureusement, non, être timide ne nous protège pas des agressions… Le comportement d’une victime ne provoque rien et puis comment auriez-vous pu le savoir? Les pervers sont de grands manipulateurs qui peuvent se donner une apparence charismatique, respectable… Ne vous demandez pas «  ce que vous auriez du ou n’auriez pas du faire » mais plutôt «  ce qu’il aurait du  et n’aurait pas du faire ». Il n’avait pas le droit de vous abuser ! C’est lui le problème. C’est lui le seul coupable, le seul à blâmer. Je sais que c’est dur de se séparer de ce sentiment de honte et de culpabilité, mais on peut y arriver. C’est un fait chère anonyme : vous êtes innocente. Ne l’oubliez pas et ne laissez personne vous convaincre du contraire ! Dites vous que vous n’êtes probablement pas sa seule victime en plus.
Comme je comprends ce que vous ressentez puisque je suis quelqu’un d’absolument pas sociable non plus et j’ai horreur d’être touchée et d’être trop entourée de personnes. Cette peur de retomber sur un porc , d’être a nouveau agresser vous ronge… Alors vous avez peur des autres. C’est votre traumatisme qui provoque ça, tout comme vos cauchemars et les flashs. Vous souffrez clairement de psychotraumatisme. Je me reconnais assez, j’ai moi aussi eu la sensation que je ne peux pas louer des liens avec les autres… Mais ce n’est pas vrai. Il existe des gens pour vous comprendre, vous apprécier et vous aimer tel que vous êtes et dont vous pouvez avoir une relation saine. Je pensais pas non plus que c’était possible avant que je rencontre mes amis l’année dernière, mais leur existence m’a prouvé que tout le monde peut connaître l’amitié et sans doute l’amour aussi. Il existe des hommes respectueux, ceux que je considère comme de « vrais » hommes. Ce type que vous avez rencontré, c’est un porc, un pervers, un sadique, un monstre, pas un homme. Il a d’ailleurs le profil d’un pervers narcissique. Et le pire c’est qu’il ne vous lâche pas ! Continuez à le voir même de loin est très nocif pour vous. Pour le moment vous êtes chez vos parents, mais dès que vous retournerez la-bas, vous serez à nouveau confronter à lui… Vous avez besoin d’être protéger.

→ Signalez ses faits sur la plateforme de signalement en ligne des violences sexuelles : Un policier spécialement formé vous orientera vers le dépôt d’une plainte et facilitera une prise en charge sociale et/ou psychologique. Tchat anonyme, gratuit et accessible 24/24h , 7/7j. Précisez qu’il est dans la même université que vous et qu’il vous espionne.

Je vais être honnête : on n’oublie jamais. D’ailleurs, essayez d’oublier est une terrible erreur car même si on oublie, on en souffre tout de même. C’est le mécanisme du psychotraumatisme dont vous souffrez. Plus on déni, plus on oublie, plus on en souffre… Alors parlez-en au moins à des professionnels, vous verrez que cela va grandement vous aider. On peut apprendre à vivre avec ça, on peut revivre. Et pour ça, il faut que vous consultez des psy (psychologue et psychiatre), que vous commencez une psychothérapie. Vous apprendrez ainsi à revivre, à ne plus vivre dans la peur et la douleur. Il faut que vous soyez suivi. Ne faites plus semblant d’aller bien alors que ce n’est pas le cas. Vous avez le droit d’aller mal, de demander de l’aide et d’être soignée.

→ Contactez des associations. Parlez-leur, elles sont les premières en qui vous pouvez avoir confiance. Elles vont vraiment vous aider en vous écoutant, vous conseillant, vous redirigeant et vous permettant également d’obtenir des soins. Énoncez votre situation. N’hésitez pas à en contacter plusieurs, notamment celles étant les plus proches de vous.
→ Vous pouvez aussi en parler à votre médecin traitant si vous en avez le courage. Mais il est préférable que vous parlez avec une asso et que vous soyez vraiment informer sur ce que vous souffrez avant. Le psychotrauma n’est pas facile à diagnostiquer.

Pour accéder aux liens et coordonnées de structures et asso dont je vous ai parlé, allez voir dans le forum, section «Obtenir de l’aide » et consultez les listes.

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