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Mon âme au diable

Bonjour,
Tout d’abord, j’aimerais soutenir tous les êtres ayant vécu des traumatismes du au harcèlement sexuel et au viol.
J’avais 17 ans, j’étais dans une période de ma vie sombre, ou j’essayais de me retrouver. Je n’avais plus d’amis et une large distance avec ma famille sur ma vie personnelle.
J’ai commencée à traîner avec une bande tous bien plus âgés que moi (20-25 ans). Après m’être fait draguée comme de la chair fraîche, le plus jeune a obtenue ce qu’il voulait. Sortir avec une donzelle de plus, naïve et névrosée…je me sentais regardé et voulue, je pensais donc que cette aventure ne pouvait que me faire passer de l’ombre à la lumière.
Au bout d’une semaine, j’avais vendu mon âme au diable et les ténèbres apparaissaient petit à petit. Je lui ai offert ma virginité, qu’il a souillé violemment. Monsieur ne voulait pas mettre de capote et encore moins attendre plus longtemps. Sans une once de préliminaires il a fait son affaire. Souffrant du syndrome de paralysie dû au choc, je me suis juste arrêtée de respirer. Et le lendemain mon cerveau s’est obstiné à me dire que c’était normal pour une première fois…
Je suis restée deux mois avec ce détraqué.
Un soir nous sommes partis en soirée, bien arrosée. Il m’a fait une crise de jalousie, et comme une abrutie j’ai voulu le rassurer. Nous sommes montés dans la chambre et là ils m’a prise au dépourvu. Il eu à peine finit qu’il se rhabilla d’une traite. Je suis allée aux toilettes et ai vu beaucoup de sang, je lui ai expliqué et il l’a dit sans scrupule « bah tu devais encore avoir tes règles » bon sang les gars !
(J’ai appris que ce soir là il m’avait trompé, en plus …)
Nous sommes partis, ivres au volant. Arrivé chez lui, je me suis endormie. Je bossais le lendemain. Il n’a rien voulu savoir, malgré un « non » vaseux il m’a prit de force. Et la j’ai sentie à quel point il me faisait mal. Mais j’étais trop ivre pour réagir… le lendemain, j’ai vu les marques dans le miroir de sa salle de bain. Je me suis effondrée et suis partie travailler. J’ai dû garder le sourire jusqu’au soir, pour enfin déverser toutes mes larmes. J’avais enfin compris qu’il fallait que ça s’arrête.
Aujourd’hui j’ai 21 ans et certaines scènes me reviennent. J’ai eu du mal à passer des ténèbres à la lumière et j’ai toujours l’impression de me noyer dans tout ce que j’entreprend car il a détruit une partie de ma vie que je tente de recoller. J’apprends jours après jours à aimer de nouveau mon corps et à retrouver des sensations. Mais je m’en voudrait toujours de lui avoir affligé ces douleurs sans rien faire.
J’ai arrêtée de pleurer, J’ai commencée à en parler à des amies proches, et ça a été un grand soulagement pour moi. Être écouter et compris est le meilleur des remèdes. Quand le corps souffre c’est l’esprit, lui, ne l’oublie pas.
Et je m’étonnes de pouvoir enfin poser ses mots noir sur blanc sans me sentir coupable de quelque chose.
Nous ne sommes pas coupable, nous avons peur par instinct.
Nous ne sommes pas de objets, nous sommes des personnes.
Et ce qui nous semble logique devrait l’être pour tout le monde.
Ne vous demandez plus pourquoi votre ravisseur a fait ce qu’il a fait. Vous n’aurez jamais la réponse. Avancez. Vous le pouvez.

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