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Moi, fillette violée par son cousin, a présent adolescente

Je me demande si on va me reconnaître vu que j’ai déjà 2 postes publiés récemment mais voilà.

Je crois savoir pourquoi j’ai autant déniée mon viol, fais comme ci tout aller bien. Et je comprends mieux à quel point certaine chose de ma vie ne sont pas normal et que je devrais réagir. Arrêter de tout enfermer au fond de moi.
Je me souviens qu’au collège, je dirais en 4e je crois, j’en avais brièvement parlé à une fille avec qui j’avais un lien très fort, je la voyais comme ma sœur, je lui disais tout, j’aurais fait n’importe quoi pour elle, je me sentais revivre car je me sentais soutenu, aimé.
Elle me donnait l’attention que ma famille ne m’a jamais donné, une famille que j’aime mais que je hais car elle ne m’a jamais accordée beaucoup d’attention, surtout mon père. Je l’aime parce que c’est mon père mais je le déteste surtout aussi. Il n’a jamais été affectif avec moi ( ex: il ne m’a jamais soutenu, montrer qu’il tient à moi), ce “super heros” que tout les enfants avec un père aimant parle, je ne l’ai jamais rencontrais. Ça me fais mal. Il a toujours accordé plus d’importance envers son frère et mes cousins/ cousines, qu’à moi et à ma mère, au point même de me frapper si je ne leur disais pas bonjours. En sois, il me frappe pas souvent, et honnêtement ça ne me fais pas mal. C’est la raison qui est blessante . La famille de mon père ce sont des enfo… des manipulateurs. Déjà mon oncle/tante sont ivrogne, se sentent supérieur au autres, répandent des rumeurs pour provoquer des conflits et ont aucune honte ( malpoli, se permettent de faire comme chez eux : changer de chaîne, augmenter le son quand on parle… ). Un jour, ma mère m’a dit qu’ils se sont permis de lui toucher sa poitrine quand elle était enceinte, ils se sont toujours moquer d’elle, parfois même ils se sont permis de la frapper (certe pas fort mais tout de même) quand on était pas là et mon père n’a jamais pris sa défense. Ils en ont fait baver à ma mère, c’est surtout pour ça que j’ai commencé à les haïr. Bref des personne peu fréquentable et encore , ils sont presque sains comparé a leur fils.
Ma cousine était une fille jalouse de moi qui profitait de mon innocence et de ma gentillesse pour jouer avec mes jouets en les cassant et remettant tout sur le dos sans jamais me prêter quoique ce soit , tout en me prenant de haut ,mais encore elle c’est pas si grave . En réalité je l’admirais petite , sûrement car elle disait toujours être meilleure que moi et que j’ai finis par croire. Non l’autre, mon ” cousin” est pire, c’est un co…., une sous-ra.. . Il était pas majeur mais il savait ce qu’il faisait, il devait avoir environ mon âge. Il m’a abusé, a pris mon innocence mais aussi, mon corps qu’à présent je hais, que je ne vois pas comme le mien donc que je maltraite en ne faisant aucune activité physique, ne mangeant parfois rien de la journée (sauf des cochonneries) ,m’ empiffrant de sucre pour me sentir mieux tout en recevant des remarques grossophobes de ma famille (des : ” c’est ta faute si t’es grosse, regarde ce que t’es devenu” alors qu’ils sont eux-mêmes en surpoids, ce qui vu de la grossophobie de ce pays empire la vision de mon corps. Car forcément certain avec une vie paisible ont pas la moindre idée de ce que c’est de haïr son corps, de vivre une certaine douleur, se permettent de juger sans connaître, sans essayer de comprendre pourquoi. Pensant qu’avec leur préjugé et leur goût et les prétendant être vrai. Merd.., on grossit pas énormément juste par gourmandise, mais c’est un autre sujet. Beaucoup disent que la connerie humaine est la pire chose, moi je dis que c’est l’ignorance.) .Cette enfl… qui me fait endurer cette souffrance , cette haine au fond de moi, que je fais taire, de plus en plus difficilement . Certaines personnes sur ce site m’ont dit que j’avais une maturité/intelligence pour mon âge ( 16 ans depuis quelques temps) . Je leur fais confiance et je vais me dire que ça doit être vrai. Mais je la vois comme une compensation amère, qui remplace mon innocence que je n’ai jamais vraiment eu, car même si les souvenirs de mon viol , sont seulement revenu a ma près-adolescence, je me suis toujours sentit différente. C’est bizarre que je puisse dire ça car honnêtement je ne me souviens que de phrases, d’images , moments très vague de mon passé. Impossible de situer le moment où je me suis faite violé, ni combien de fois, je sais que c’était plusieurs fois, toujours sur mon lit. Et que cette ord… faisait passer ça comme quelque chose de normal, ordinaire.
Un jour, j’ai trouvé ça louche , je lui est demandé si c’était normal. Il m’a dit qu’il faisait ça avec ma cousine ( je le répète si vous avez oublié mais j’admirais ma cousine) donc j’ai pensé que ça devait être cool. Parfois, je suis dégoûtée de moi même , d’avoir accepté de l’écouter, comment j’ai pu me laisser dupé ? Mais ce qu’il a fait lui est pire . Il a manipulé une enfant. Quel sal…
Rien que de savoir que ma famille parle de lui au positif me dégoûte.
Lors de mon enfance, j’étais comme déconnecter de la réalité , la sensation que tout est irréel . Aujourd’hui ça m’arrive aussi de temps en temps, où je suis déconnectée et que je met un certain temps à comprendre la réaction des gens de mon âge, ce qu’ils insinuent. ( Par exemple, lors d’un travail de groupe, une fille était en colère pour des raisons que je considère futile et s’est permise de mal me parler, de me prendre de haut car je suis dans la lune et qu’elle était saouler de travailler. Faut dire que lorsqu’il y a une mauvaise ambiance, je travaille mal c’est sûr. Sois c’est moi qui exagère les faits, sois elle avait bien une réaction égoïste et injuste. C’est dingue ça. Franchement, j’ai du mal à comprendre certaines personnes de ma propre génération. Donc je parle à personne. Et après on s’étonne que je m’isole et que je déteste les travails de groupe, ça poserait pas de soucis si ils arrêtaient de juger et blâmer n’importe qui pour n’importe quel chose. De la bienveillance c’est trop demander. Ma classe est composé de personnes comme ça, pas de chance)Plus jeune, c’était pire, je ne comprenais rien du tout. Par exemple, une fille de mon école était harcelée, un jour une amie a moi a été la voir quand elle pleurais au toilette , je ne savais pas pourquoi elle pleurait, pourquoi j’étais là , quoi dire. Le pire c’est que j’étais pas triste pour elle mais je m’en fichais pas non plus, j’étais perdu car c’était pas “réel” pour moi. C’était perturbant.Et aussi lorsqu’une “amie” m’a dit du mal d’une fille qui était gentille avec moi. J’étais aussi perdu. Je me disais “Pourquoi a t’elle dis cela? Elle n’est pas méchante pourtant. Enfin c’est pas grave, oublions ça” . Je n’avais pas conscience du monde qui m’entourait, certaines choses que tout le monde trouvait important étaient futile pour moi, même des choses importantes,au final, c’était pas si mal , je ne me torturrais pas l’esprit comme aujourd’hui. Je rejettais de comprendre toute violence et haine. Même si je comprennais en surface les problèmes, je ne savais pas la gravité des faits. C’est bien le petit bout, le semblant d’innocence qui me restait. Que j’ai très vite perdu avec l’âge.
J’ai relu des textes que j’avais écrit plus jeune , je me suis toujours considéré comme stupide quand j’étais petite car cela parler de moi , belle et admiré, avec plein d’amis , une famille soudé et un père poule. C’est vachement idéaliste,stéréotypé comme vision, non? Mais c’était pas stupide, si j’étais dans mes rêves c’étaient pour endurer la réalité qui était douloureuse. Car en faite, je savais que ça n’allais pas alors je me suis réfugié dans une histoire que j’ai créé de toute pièce car la réalité est décevante et blessante. Le nombre de fois où j’ai remballé et ignorer mes larmes intérieure car j’étais seule à l’école,( a part de mauvaises amies qui me prennait et jettais comme ils voulaient) car mon père était distant et était pas du tout affectif, ma mère qui était trop occupé pour jouer avec moi, mon frère qui des fois me punissait en me frappant car je m’énervait et parfois était sympa, ce manque de tendresse avec moi et entre eux. Je comprenais pas mais je souffrais en silence. Je m’empêchais de penser à l’instant présent ,en rêvant, parlant avec un ami imaginaire, courant à droite à gauche, sous le coup de pulsion alors que j’étais plutôt calme pour mon âge . Toujours a m’occupé avec mes passions ( dessins, écrire des histoires) , des habitudes étrange ( tourner en rond) ou jouer normalement , seule. Aussi, je me souviens avoir manger du papier alors que je savais que c’était mauvais et avoir couper mes cheveux.( Ma mère était a l’hôpital et comme a son habitude mon père faisait tout sauf me surveiller). C’est aussi l’ennui qui me fait mal. On ne fait presque jamais de sortie en famille , j’ai la sensation de ne pas connaître mes proches que je cotoie depuis ma naissance et eux non plus. Et surtout de ne pas me connaître aussi. Aujourd’hui je fais pareil, je me plonge dans ma tête à mes histoires que j’écris et tourne en rond par habitude. J’évite l’actualité qui donne un contact direct avec le mondde extérieur, toujours des choses horribles franchement c’estest plombant. Je vais sur internet regarde des vidéos YouTube, de la musique puis me plonge dans des histoires lié a des jeux, des comédies musicales américaine, pour mettre en pause, mon cerveau, me déconnecter. C’est pourquoi je suis “accro” à internet. Pour me noyer dedans, toute la journée sinon c’est le dessin et la nourriture. Et le soir, je dois dormir et j’y repense à ma vie. Et là, j’ai mal donc j’essaie de penser à autre chose. Souvent, je sens mon cerveau fondre et dijoncter à cause de la fatigue. Les cours me fatiguent assez pour que je dorme un minimum parfois, sinon pendant les vacances, c’est la chute libre.
Je souffre beaucoup, je le nie en me disant ” mais non, tout les adolescents vivent ça” mais c’est faux, certaines choses sont amplifié d’autres absolument pas “normale”, ce qui est logique vu que j’ai été violée. Au début de ma près-adolescence j’ai quelque souvenir. Je crois qu’un jour, dans mon lit , je me suis souvenu, je me suis dis: c’est qu’un cauchemar. J’ai gardais ça dans ma tête plusieurs semaines puis après j’ai tout oublié. Et ça avait beau revenir des mois/ année plus tard… que j’oubliais encore une fois.Et ça a toujours été comme ça, jusqu’à présent. Le problème est que tout se mélange donc mes repères temporels sont complètement perturbé. Mon cerveau assimile ma chambre, en tant que mon “répère” et à la fois au lieu de mon viol. Ça doit être un bordel au niveau de mon cerveau. Du coup, c’était une totale incompréhension car je souffrais,je pleurais sans savoir pourquoi. Étrangement, petite j’avais une bonne mémoire mais c’est sûrement car je lisais beaucoup. Avec le temps , ma mémoire est comme déréglé.
Il me semble que c’est les effets de la mémoire traumatique.
Je n’ai jamais été stupide, même si mes pensées noires n’arrêtent pas de me le répéter quand je pense trop. Aussi je comprends mieux pourquoi je me répète sans cesse : pas touche a l’alcool, la drogue, le tabac ou même le sexe car j’ai peur. Une peur paranoïaque. Je suis si fragile , je ne veux pas tomber la dedans surtout au côté sexuel, ou je refuse d’avoir un petit ami ou même une relation sexuel. Cette peur que j’ai de me faire manipuler par un co…. , qui ne m’aimerai pas vraiment et que j’aurai donné mon corps (oui “donné” c’est le mot exact que j’ai toujours pensé même si c’est pas ça l’amour, je le sais.) Le fait que je rejette ma féminité aussi, alors que de base j’étais une fille qui mettait des robes/ jupes aimant le rose et les poupées. Mais à ma près-adolescence , j’ai radicalement changé, même si je ne vois pas ça comme un problème. Être un cliché sur pattes, non merci. J’aime pas le mot ” féminité ” pour moi ça rime avec ” maquillage, mode, se faire belle” que je trouve futile. Une femme c’est pas ça, mais qu’est ce que c’est alors ?
Je veux dire a part le sexe, je ne vois pas ce qui différencie les hommes, des femmes
J’avoue avoir du mal avec les ” genre” je veux dire, pour moi : un homme qui met des vêtements dit féminin, ça reste un homme.
Mais ce n’est pas le sujet. Je reprends donc.
Ma douleur a toujours été invisible, à l’école primaire, je travaillais beaucoup donc j’étais dans les 3 premières de ma classe. Mais comme je me souvenais pas de mon viol , je n’avais pas mal, juste une sensation d’irréalité.
Mais en 6e , je me souviens que j’avais 13 de moyenne , le deuxième/ premier trimestre, ça doit être vers là que j’ai eu les premiers souvenirs de mon viol.A ce moment là, quand j’ai vu ma moyenne j’ai pensé, que c’était dû au fait que je m’étais relâché au travail ( vu que je travaillais bcp en primaire contrainte par mes parents, arrivé au collège ils ont arrêté donc c’était un soulagement) . Et qu’aussi , j’avais oublié ce souvenir .Mais maintenant je me dis : comment j’ai pu passer d’excellentes notes à des notes juste bonnes . En seulement 1 ans? Je ne sais pas vraiment la moyenne que j’avais en primaire mais je dirais 16,30 -18, qui est passé à 13-15 au collège. En seconde, j’avais 14-16 . La, j’estime que normalement ma moyenne va être dans cette tranche là.Le pire c’est que pendant toute ma scolarité j’ai toujours eu des moyennes stables, donc pas moyen de remarquer si je n’allais pas bien car mes notes sont correctes.
Pour revenir avec la fille que j’ai parlé au début, elle vivait de l’harcelement et aussi avait une mauvaise famille. J’avais une très bonne opinion de notre relation mais en réalité elle étais toxique car je faisais tout pour l’aider, je l’a soutenais beaucoup même si on s’engueuler alors qu’elle…bref pas du tout égalitaire. Mais au final, lorsque je m’étais énervé contre elle car ma souffrance était insoutenable et j’avais la sensation qu’elle m’ abandonnait, elle s’était trouvé d’autres amis et elle m’a virée de sa vie. Tout en me rejettant la faute.Je ne me souviens plus vraiment mais je sais que ça m’a fais mal encore aujourd’hui je ne suis pas pleinement remise.
Quand je lui est avoué mon secret, elle a vraiment minimisé les faits, je m’en rend compte aujourd’hui. Je lui ai dit qu’il m’avait violé par les fesses ( je ne dirais pas sodomiser car c’est un acte sexuel consentant et le viol n’est absolument pas pareil), et elle m’a répondu : ” c’est pas grave tu es vierge” . Je l’aimais tellement que cela ne m’a pas offenser, en faite j’ai même ajouté , qu’en faite il m’a peut être violé tout court. Elle était inquiète dû a ma virginité. Juste à ça. Après j’ai dis d’oublier cela , que c’était rien qu’un cauchemar et qu’il fallait mieux se concentrer sur elle . Et c’est ce qu’elle a fait. J’étais énervée contre elle sans savoir pourquoi , 1 ans plus tard, mais maintenant je le sais : c’était lié à ça. Au manque de soutien , au fait qu’elle est ignorée ma douleur sans même en reparler avec moi. En réalité elle étais très égoïste comme personne. Je m’en suis voulu d’avoir brisé notre amitié mais en faite j’avais eu raison.
Mais quelque part, est-ce que une fille en 3e comme elle, savait comment réagir ? Probablement pas mais ça n’empêche rien au fait qu’elle ne m’ait jamais réellement soutenu. Si j’avais eu cette sensation qu’elle était si proche de moi c’est parce que je n’ai jamais eu confiance en moi, non en faite c’est pire: je me suis toujours rabaisser, et en plus j’étais seule. Je pensais être si nulle que si quelqu’un m’aimer, alors c’était un exploit, alors quand elle me blessait, je la pardonnais car pour moi, c’était la seule qui faisait l’effort de m’aimer. Je suis seule, je l’ai toujours été, et j’ai toujours renié a quel point ça me faisait mal. Je me sens seule avec cette famille qui ne sais pas exprimé correctement leur amour, ( ma mère et mon frère m’aime je le sais, c’est les seules qui expriment leur inquiétude envers moi ( même si ma mère est plus tendre) , ils sont maladroits et me blessent mais ils ne savent pas a quel point je souffre), ses camarades de classe distants qui me voit comme une meuf bizarre, grosse, moche et flippante. En réalité, si quelqu’un vivait ce que je dis, je lui dirais à quel point ce sont des étiquettes, qu’un jour on l’aimera pour ce qu’il est, qu’une personne grosse peut être magnifique , mais moi je me torture. Je m’auto-harcèle. Si je suis si froide et distante avec les autres, que je cache mes formes du mieux que je peux , c’est pour éviter l’harcelement. Je suis fragile, je le répète mais vraiment, je ne veux pas subir des critiques des autres où je m’effondrerais. Je me fais du mal a moi- même, j’ai ma mère qui est malade et qui va peut être bientôt mourrir, une famille pas soudé auquel je ne peux avoir de réconfort, une vision de moi-même basse à cause d’un cercle vicieux auquel je suis victime :de base j’ai une mauvaise vison de mon corps dû au viol donc je hais mon corps et bouffe beaucoup pour tenter d’apaiser l’angoisse , la fatigue dû au insomnie, le stress du quotidien, l’angoisse de mon avenir, peur de finir avec un métier que j’aime pas, peur que je ne fais pas de métier lié au dessin, ma seule passion auquel je me sens bien, peur d’être non talentueuse et ne pas arriver à faire partager mon art, peur d’être condamné à être malheureuse toute ma vie, que ma souffrance va me coller a la peau… Donc je grossis, ai bcp de vergetures et je trouve mon corps encore plus laid chaque jour, je me dis de toute manière je suis laide et j’ai pas d’avenir et puis le physique c’est pas important ,alors je remange et ainsi de suite. Et comme je me rabaisse je ne prend pas soin de moi, de ma santé, alors j’angoisse d’avoir d’immense problème de santé et voilà, je mange. J’en suis devenu accro. Parfois, je cherche des critiques grossophobes sur internet et continue de lire alors que ça me blesse. Ils ont tort mais savoir la haine qu’éprouvent ses personnes et que ma famille la partage ( une fraction certe) me terrifie, me fait perdre espoir et me requestionne. A force, je finis par croire que tout le monde pense comme eux, et je culpabilise encore plus. Mais comment je peux arranger un problème comme le surpoids proche de l’obésité, ou le manque de sommeil et de concentration, de la vision basse de moi-même, seule… Alors que le vrai problème, c’est mon traumatisme. Le corps c’est le reflet de l’âme, l’esprit. Si on va mal mentalement , on va mal physiquement. J’ai longtemps voulu régler des problèmes seules avec des moyens pas efficace car cela ne vise pas mon vrai problème . Je m’en voulais d’être incapable de changer, alors que je suis une victime. Pas une coupable.
Je me suis tjr dit qu’un jour, je dirais pardon a ceux que j’ai blessé.
Et la personne a qui je dois m’excuser, le plus c’est moi même. Je sais c’est un peu égoïste mais je me fais tant souffrir que j’en ai marre. Je mérite mieux, je mérite le bonheur, je suis quelqu’un, pas un fantôme, même si j’ai la sensation de mourrir parfois, une fille qui a souffert, qui non seulement la vie n’a pas fait de cadeau mais qui a rajouté en plus sa propre “emprise influencé par celle des autres”.
Toute cette pression, ce mal- être , j’en ai marre. Mais je ne veux pas mourir, je veux me battre. Pour vivre tout d’abord, pour apprendre à pardonner mes défauts, ne pas les exagéré, les aimer, apprendre a reconnaître mes qualités, ne pas les minimiser, à demandé de l’aide, de ne pas me laisser moisir et nuir a mon avenir.
Je veux que lorsque je serais adulte, prête, je sois fière de moi, d’avoir réussis a passer ça de dire a d’autre personne comme moi, qu’ils sont forts, qu’ils peuvent être heureux. J’ai cette espoir que le monde peut être beau, qu’avec le temps on trouve de bonnes personnes.
Je peux donner l’impression que je diabolise mes parents mais ils sont pas affreux, juste maladroit. Ils sont vieux, fatigué et ils ne s’aiment plus depuis longtemps. Ma mère est épuisé car elle est malade, mon père a été mis en famille d’accueil quand il était plus jeune donc il ne sait pas ce qu’est “l’affection parental” je suppose. Et mon frère a subit aussi la mauvaise éducation que nous donne nos parents. Car je suis pas une fille tendre non plus, mais comment être joyeuse et se taire quand au fond de toi il y a de la rage ?
Cette injustice qui me fait bouillonné en moi. Cette blessure de mon âme que j’ai gardé au fond de moi , laissais accumulé la douleur, la laissait doucement pourrir en faisant comme si tout aller bien. C’est vrai, rien ne justifie vraiment le fait que je suis invivable parfois je le suis pour moi- même mais je peux au moins essayer de changer.
Je me dis que j’aurais été moins colérique, plus obéissante si je n’aurais pas été violé.
C’est pour cela que je veux m’ouvrir à ma famille/ amis, essayer d’être bienveillante. Je m’avance , je sais que pour l’instant, je suis en phase de ” reconnaissance de mon statut de victime pour me préparer à libérer la parole” , que je suis très fragile . Mais après, je me le promet, j’en parle a ma mère, je consulte un psychothérapeute, je suis les conseils des personnes sur le site qui m’ont aidé, et le moment venu, je porte plainte.
Merci à louve, psionic, Mallone qui m’ont récemment aidé et aussi a sisi et slai41 il y a plusieurs mois qui ne verront sûrement pas ce message mais c’est pas grave. Cela a changé ma vie, certe je ne vais pas être heureuse directement , certaine chose prenne du temps mais j’essaie de me mettre en route. Mais je ne perdrais pas espoir, si je commence à sombrer, je reparlerais ici.
Désolé de vous embêter, mais pour le moment, c’est le seul endroit où j’ai du réconfort. Je ne pensais pas que la parole d’inconnus me ferait autant de bien. Avec ma vision des choses corrompu par la souffrance, j’ai parfois l’impression que l’on ment pour être gentil mais là, je pense que c’est sincère. C’est plutôt agréable de se sentir comprise. De s’apercevoir qu’on mérite de passer la porte du bonheur, qu’il y a un voile en face mais qu’on peut le retirer. Qu’on peut tous le retirer. Je sais que je me plains beaucoup, il y a pire évidemment mais j’ai longtemps minimiser ma douleur qu’elle commence à être insupportable.
Merci a ceux qui ont eu le courage de lire.

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Louve
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Louve
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Chère Anonyme, sachez que vous ne nous dérangerez jamais. Je lis vos écrits et je persiste et signe : “vous avez des ressources, de la force et je suis confiante sur votre capacité à transformer ces horreurs en résilience créatrice. Vos analyses sont perspicaces. Je ne sais pas si cela va vous apporter des informations complémentaires mais j’ai fait une classe prépa. Ce qui m’a coûté c’est l’histoire géo car je n’avais aucun repère dans le temps et l’espace. Tout était comme figé en moi. A l’époque j’étais dans le déni total de ce que ‘l’on m’avait fait subir et de toutes ces souffrances qui s’insinuaient en moi et me rongeaient de l’intérieur. Je feignais l’équilibre alors qu’à l’intérieur j’étais détruite et je n’avais aucun respect de moi-même.
Je suis donc effectivement épatée par votre détermination et vos réactions à un âge qui reste jeune et malgré un entourage “que je qualifierais de presque absent”.
J’ai vécu une nouvelle agression sexuelle en juillet 2018 et j’ai pris 25 kg en moins d’un an. Comme vous je suis révoltée par les biens pensants qui se disent” elle a qu’à moins bouffer”…Conneries car il se joue bien autre chose dans notre corps. Nous érigeons des remparts. Je suis plus âgée que vous et aujourd’hui je me dis que la féminité est finalement précieuse. Il y a des sports et des activités qui permettent de renouer avec son corps car lui n’y est pour rien. C’est à ces connards de dégrossir leur incapacité à respecter, leur sous intelligence de merde qui ont entraîné une cassure dans nos vies et nos âmes.
De tout coeur avec Vous. N’hésitez pas à donner de vos nouvelles et je vous souhaite de tout coeur de réussir à libérer votre parole et de vivre votre Vie en renouant avec ce que vous êtes vraiment : une femme capable de beaucoup.

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psionic
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Chère anonyme jeune femme en devenir, vous êtes vraiment étonnante, en plus parfois vous êtes drôle dans votre manière d’aborder toutes ces choses graves. Je vous prie de m’excuser mais vous m’avez fait sourire dans certains passages, vous avez une forme d’humour très particulier qui m’évoque sous certains aspects l’humour juif. Je m’égare peut-être aussi et ce n’est pas le sujet (voyez, ça déteint !). Vous évoquez dans ce billet de nombreux points, j’y répondrai par morceaux car je ne pense pas pouvoir tout aborder ce soir, je me contenterai de ce qui me frappe le plus l’esprit.
Vous posez des question pertinentes: c’est quoi une femme ? C’est quoi la féminité ?
C’est une belle question sur laquelle beaucoup a été écrit et dit, je n’ai pas l’impression qu’on ait énormément avancé, mais j’ai peut-être loupé les bonnes références. Je plaisante à peine, ce sont des questions éternelles que vous vous posez ma chère amie. Je me souviens qu’il y a une trentaine d’années, Serge Gainsbourg avait fait éditer un livre sur les rapports entre hommes et femmes qui n’était composé que de pages blanches. Une sorte de canular éditorial mais aussi une manière de nous faire réfléchir à ces questions éternelles, de nous suggérer, mais est-ce vraiment cela ? Est-ce qu’on ne sait rien au fond ? Le plus effrayant c’est que pour certains c’est bien le cas, pour d’autres ce sera un cahier mal tenu, pour d’autres encore un carnet avec des dessins, et d’autres encore un album avec des dessins incroyablement beaux. C’est à nous de compléter le livre vide, c’est sans doute le message qu’il voulait nous suggérer, je n’ai pas eu la chance de le croiser pour le lui demander, cela m’avait frappé, car à cette époque j’étais dans ma première histoire avec une femme. Le problème c’est que je ne sais pas s’il aurait pu me répondre car il était toujours bourré, mais comme vous l’écrivez fort justement, ce n’est pas le sujet, passons.
Vous qui aimez l’internet, je vous invite à creuser cette question sur un plan humain et philosophique. Commencez par un angle un peu féministe, allez sur sisyphe.org il y a de belles choses. Vous verrez que la réponse n’est pas évidente.
Ce qui est certain selon moi, c’est que ce n’est pas ce qu’on voit à la télé, au cinéma, dans la pub, c’est à la fois beaucoup plus vaste, divers et subtil. Pourtant, en tant qu’homme, je peux vous dire qu’il y a des signes typiquement féminins mais ils se déclinent dans une incroyable diversité qui reflète celle de notre condition humaine.
Je connais une femme super qui était très grosse et qui avait vu plein de choses justes sur ce qu’il se passe aujourd’hui sur la condition féminine et le porno, sujet auquel vous devez être confrontée trop souvent je le crains tellement cette immondice pirate l’expérience de l’intime des jeunes générations, avec les dommages que l’on sait.
Cette femme c’est Andréa Dworkin, une des plus célèbres militantes féministes américaines qui avait compris avant tout le monde ce qu’est vraiment le porno et à quoi cela conduira, selon discours qui ressemble à 6 siècles d’écart à celui de mon avatar sur ce site.
https://www.youtube.com/results?search_query=andrea+dworkin
certaines vidéos sont sous-titrées, sinon révisez votre anglais, mais elle parle assez clairement et lentement.
Elle fut violée lors de ses études à Paris. C’est après qu’elle prit du poids, évidemment, de part la dévastation de l’âme que cause le viol.
J’aurais tant à vous écrire, je le ferai plus tard car j’ai des révélations importantes sur vos impressions, vos états émotionnels et psychiques. Il y a un grand potentiel en vous, le plus difficile c’est d’apprendre à le canaliser, certains essayent de le faire toute leur vie avec des succès variés. D’autres brûlent d’un feu sacré qui ne semble pas s’éteindre et qui les mène avec sûreté dans la direction qu’ils cherchent. D’autres errent, tournent en rond, changent de direction, se sentent pris dans une crise intérieure profonde, source d’angoisse, de douleur psychique plus ou moins forte. Je connais deux exemples assez stupéfiants de changements radicaux suite à une crise intellectuelle profonde: Louis de Broglie, homme de lettre de formation, il traverse une crise de vocation, son frère enseignant la physique lui apprend cette discipline, il deviendra l’un des plus grands physiciens de son temps, il inventera la physique des quanta. Il pensait que les photons avaient une masse très petite mais je m’égare, ce n’est pas le sujet. Autre exemple, Edward Witten, historien de formation, il connait cette crise intellectuelle puis se dirige vers la physique théorique. Il est devenu l’une des sommités mondiales de la théorie des cordes, nous suggérant l’existence d’une mystérieuse “theorie M” du tout et de tout, sorte de graal du physicien: le mirage de Platon ?
Je reviens car je divague trop encore.
Votre démarche est très courageuse chère jeune femme en devenir, il faudrait que vous puissiez orienter vos études vers les arts graphiques. Je vais y réfléchir vous connaissez la plateforme deviantart ? essayez voir.
Enfin, je finirai là-dessus, non, vous n’avez pas une habitude bizarre de tourner en rond, c’est au contraire une habitude très saine car les neurologues ont montré que divaguer en marchant, tournant, s’affalant, bref comme vous voudrez, c’est le meilleur stimulant pour la créativité ! Donc vous n’avez pas des habitudes bizarres: vous stimulez votre créativité en tournant en rond….
Je vous remercie pour lire mes divagations.
Affection, courage et soutien.

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Zaragan
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Zaragan
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Bonsoir, comme je l’avais commenté dans un autre témoignage, c’est moi qui est écrit çà. Si vous lisez cela avant le commentaire d’avant ,je vais résumé: Je ne peux pas poster mes témoignages anonymes, çà m’embête beaucoup car j’ai besoin de parler, d’avoir un regard critique extérieur pour pouvoir ainsi m’aider, me préparer à libérer la parole en étant rassuré sur beaucoup de chose. J’ai récemment décidé qu’à chaque fois que je ressens le besoin, je l’écrit. D’abord je voulais le poster en anonyme mais je ne peux pas comme je l’ai dit. Alors je vais, si çà ne vous dérange pas, les poster en commentaire. Je ne sais pas si on peut résoudre mon problème, c’est chiant, mais j’en ai besoin. Donc voilà mes témoignages:
(je l’ai écrit avant-hier, la nuit)
J’avais dit que j’essayerais d’être bienveillante envers mes proches, mais j’avais tort
Il y a des choses auquel je laissais de côté, que j’oubliais et faisait comme ci rien ne c’était passé. C’est pas nouveau que mon frère me frappe et franchement c’est douloureux, les coups, ce sentiment d’impuissance de soumission beaucoup trop similaire à celui que j’ai eu durant mon viol. Il me terrifie . Je subis encore et encore , je pleure et maudit cette p… de famille et je fais comme ci tout va bien le lendemain. C’est ce qu’ils m’ont mis dans la tête, “on est une famille donc c’est normal de pardonner les coups, les injures et les violence”, finalement ce qui me dégoûte plus que cette normalisation aux violences  ,c’est cette hypocrisie. Car la seule chose qui fait de nous une “famille” , c’est le lien de sang , rien d’autre. Je veux les haïr mais c’est ma “famille” donc je l’ai aime quand même. Quand j’étais petite, il me frappait souvent, parce que j’étais pas sage, et ma mère venait me dire: ” c’est pour toi qu’on fait ça, pour ton bien” et mon frère rajoutait : ” il faut t’endurcir”
Car frapper un enfant jusqu’à son adolescence, ça l’endurcit oui. Ce n’est pas tout le temps, mais sinon ce sont les disputes. A part me faire sentir encore moins aimé, plus dépressive et suicidaire, je vois pas ce que ça m’a apporté. A part que les coups sont pas aussi douloureux que les mots que je dis quand j’ai des idées noires où  je me rabaisse et me compare à d’autres qui sont si joyeux et insouciant voir enfantin  ayant une vie paisible et culpabilisant de me sentir mourrir sans réagir.
Évidement mon viol joue un grand rôle à cette douleur mais cette “famille” en rajoute une couche.
De toute manière, a chaque fois, qu’il me frappe ma mère laisse faire, quand mon père n’est pas là. Parfois , elle n’est pas là non plus, c’est la que c’est plus violent.
Parfois même, elle l’appelle pour qu’il vienne me punir et il me frappe. Elle ne fais rien,  ça ne lui plaît pas forcément de voir ça, elle lui dit d’arrêter quand ça va trop loin mais ça l’arrange (comme ça elle a pas à se soucier de son rôle de parent qu’elle délaisse en se disant que ce n’est pas grave ce qu’il me fait vivre), puis elle me laisse pleurer dans mon coin. Seule.
Donc j’ai accepté de me faire frapper jusqu’à ce que les marques sont rouges ,de me faire crier dessus, puis attendre que je sois seule et pleuré silencieusement , maudire cette famille dans ma tête, et oublié . De toute manière, un gros ou un petit coups de sa part me fais mal. De toute manière, je ne suis pas battu car les marques s’évaporent le lendemain. Parfois, il me tape car je l’incommode, je le stresse, je le contredit. Et parfois, il en a vraiment envie, mais il utilise  une raison : je désobéis. Ouais ,utiliser car c’est surtout car il est fustré ou fatigué de base qu’il me frappe. Puis après, le lendemain, il me sourit et veut plaisanter avec moi. J’ai arrêté d’essayer de comprendre la logique des autres, de ma famille. Je vais dans leur sens alors , j’oublie ma rancoeur avec l’espoir qu’ils peuvent être aimant , bien que ça n’arrive jamais.Pour eux, tout ce qu’ils font sont justifiées car je suis la plus jeune, car ce sont mes “parents” et qu’ils ont le droit de m’insulter, de me frapper, de faire de la m… . C’est ce qu’ils disent.
De toute manière si je suis en colère , on va me refrapper alors je ferme ma g…. De toute manière, c’est toujours de ma faute. De toute manière, j’oublie pourquoi et comment et je retiens que les coups, si je réfléchis trop ma tête va exploser. De toute manière je sais pas qui a raison et qui a tort et si c’est eux, j’aurais beau leur dire qu’ils ont tort, ils s’énerveront. Comme la dernière fois où on parlait d’un sujet auquel j’avais vu en cours et dont j’étais sûre. Je ne voulais pas changé d’avis et mon frère s’est énervé et m’a giflé.
Peut-être ont t’ils raison, ou peut-être pas. Au final , le résultat est le même. J’aurai beau leur dire qu’ils me fassent souffrir, que je ne suis pas heureuse, ils ne me prennent pas au sérieux, ils minimisent tout.
Comme les rares fois où ils me voient pleurer, ils disent juste que c’est parce que je suis fatiguée, que je dors pas assez. C’est vrai, de toute manière, ça servirait à rien de leur dire que j’en ai marre, marre d’eux , marre de leur p… d’irresponsabilité, marre qu’ils me délaissent H24, marre qu’ils sont même pas capable de s’occuper de moi, marre des cours, marre de ne pas réussir à dormir, marre qu’à chaque fois qu’ils doivent prendre soin de moi ils font des remarques car ils dépensent de l’argent,marre qu’ils me balancent tout sur le dos,marre de vivre. Ils croient que c’est en achetant des cadeaux que je serai heureuse. Qu’ils auront pas besoin d’être doux, attentionné de me soutenir, de dire “je t’aime” pour me combler… Que je me forgerait en grandissant seule.
. P…, c’est ma famille et j’arrive pas à leur dire “je t’aime” sans que mes dents grincent.
D’après eux, je suis heureuse parce que j’ai “la belle vie”, je travaille pas , je suis logé. A la limite faudrait que je les remercie de m’avoir mise au monde. Je n’ai aucun soutien de leur part , ils me laissent seule h24 depuis que je suis toute petite mais forcément je ne souffre pas d’un manque d’attention. D’autant plus que je n’ai jamais eu de vraies amies et que je me sens encore plus seule . Ils s’occupent tellement pas de moi que mon cousin a réussi à me violer sans soucis plusieurs fois. Il aurait pu me violer pendant 10 ans, ils ne l’aurait pas remarquer, pas du tout. Le pire c’est qu’il m’a jamais forcé, mais je ne savais pas ce qu’il faisait, ni les enjeux, comment j’aurai pu lui dire non ? J’étais toujours seule, alors je voulais passer du temps avec quelqu’un, jouer. Et lui il en a profité. Co…
Je ne sais pas , ils n’ont pas trouvé étrange qu’il venait me voir seul? Ils se sont pas dis, tiens je vais voir ce qu’ils font? Non, bien sûr que non, tant que mon père a sa bière , sa télé et sa cigarette et qu’on ne l’embête pas, ça le dérange pas qu’on abuse de sa fille en haut. Même si il était pas au courant. Et ma mère ? Elle est trop occupé à faire le ménage et a servir ce c… de père pour remarquer le temps qui passe. Et mon frère? C’est vrai ça, qu’est-ce qu’il faisait? Pourquoi il est pas venu chercher mon cousin? Normalement ce monstre était venu jouer avec mon frère , à des jeux vidéos ou jsp quoi. Lui, qui l’attendait, pourquoi ça ne lui a pas sembler louche? C’est quoi son excuse à me délaisser ? À me laisser entre les mains de ce porc? Va savoir. Ils sont toujours occupé de toute manière. Ça aurait pu être ma mère qui m’aurait sauvé, mais mon père est un c…
Je me souviens que mon frère et moi avait vu un père frappait violemment son fils. Il m’a dit que ça l’avais choqué. Il disait qu’il y avait pas de raisons pour frapper violemment un enfant.Maintenant que j’y repense, ça le dérangeait pas de me frapper violemment il y a quelque heures?
Il s’est énervé car je n’obeis pas, je ne veux pas, ils m’ont ignoré, jamais ce sont occupé de moi, a part pour m’appeler la grosse.
Si je le suis, c’est parce qu’il y a que la bouffe qui me fais sentir vivante, pour combler ce vide en moi. Jamais ils ne m’ont demandé ce qui n’allait pas. Jamais. Ils m’ont laissé bouffer et après c’est de ma faute que je suis grosse d’après eux, parce que je suis gourmande .Comme je l’ai dit, c’est toujours ma faute. Cette double facette de ma famille est si étrange. Je suppose qu’ils m’aiment quand ils le veulent bien. Je ne sais
pas si je dois leur faire confiance , si je leur dis que j’ai été violée, réagiraient-ils? Je sens que si ils me disent que c’est pas grave, que je dois l’oublier, qu’il ne financeront pas des soins pour moi, que mon p… de père prend toujours des nouvelles de cet enf…, ou encore que je mens, que je tente de détruire la famille, que ne fais ça pour que mon père arrête de voir sa famille, je me sentirai si mal que je leur en voudrais à mort. Car il y a une sorte de rivalité futile entre la famille à mon père (que je hais) et celle de ma mère ( je l’aime pas non plus, je les préfère quand-même, ils sont respectueux. C’est juste qu’ils sont plus des étrangers à mes yeux vu comment ils sont absents)
Avant j’allais rentre visite avec mon père , mes cousins et oncle/tante. Puis, un jour j’ai arrêté. Mon père a accusé ma mère que c’était sa faute. Car elle m’avait dit comment cette famille est mauvaise et hostile, du mal qui lui ont fait. Je me suis convaincu que c’était juste pour ça, mais c’est surtout que je voulais plus voir mon cousin (ni ma cousine.)
Ma famille est “absente” dans ma vie, parfois même hostile , si ils se permettent de dénigrer ma douleur , de minimiser un acte aussi grave je me sentirais si trahis, et encore plus détruite. Aurais je la force à 16 ans, de quitter cette maison? Probablement pas. Même si je ne pense pas que ma mère réagira de cette façon. Elle s’en voudra probablement de ne pas avoir empêcher cela. Du moins, c’est comme ça que je l’imagine.
Parfois, je veux savoir ce que ça fait la drogue. Peut être qu’un jour, j’essayerai. Juste pour détruire ce corps de m…, cette vie de m…. Ça sera ma punition pour n’être rien. Pour n’être qu’une lache qui protège son violeur, une salle gosse qui épuisent sa mère malade, qui s’énerve pour rien, qui est grosse, moche, froide, inutile, inintéressante. Si j’ai été violé, si j’ai une famille pas aimante, absente voir hostile , si je souffre autant c’est que je dois le mériter. Il y a une justice dans ce monde . Si quelqu’un souffre beaucoup c’est qu’elle le mérite. Ça doit être ça, je dois être une mauvaise personne. C’est peut-être pour ça que personne ne m’aime. Personne ne me parle en cours, même mon “amie” ne traine plus avec moi. C’est pas grave, en même temps, personne ne le voudrais , je dois être une mauvaise amie c’est peut-être pour ça qu’à chaque fois on me met de côté , on m’oublie et qu’on s’amuse mieux sans moi. Que toute mes anciennes amies sont plus heureuses sans moi. Je dois être une passerelle , un bouche trou qu’on utilise pour ensuite être heureux.
Je me demande pourquoi je ne me suicide pas? C’est vrai , qui me pleurera ? Personne. A part moi. Actuellement. C’est dingue d’être si nul que l’on doit se dire à soi-même ” si si ,ils m’aiment bien, ils font si et ça *insérer chose futile qui ne prouve pas du tout qu’on t’aime*” pour se sentir aimé. C’est faux, mais c’est quand même agréable. C’est rien. C’est pas ma faute si je suis une co… avec tout les défauts du monde. Je suis née comme ça, c’est tout.
Parfois, je me sens vraiment nul et pathétique , j’ai la sensation d’être la pire ,mais je me console en me disant qu’il y a des personnes qui pensent être meilleurs que moi et ça doit les rendre heureux .Donc on final,j’aide quand même des gens et c’est une bonne chose.Le plus triste c’est que certain sont vraiment meilleurs que moi mais sont bcp trop gentils pour le voir. J’espère qu’un jour, ils le verront. Des vraie personnes qui sont importantes.
C’est cool, je suis un mauvais exemple qui permettrait au gens de voir qu’ils sont meilleurs. Même si c’est douloureux, c’est la moindre des choses, ça me permettrait de me racheter. A la limite, la gentillesse aurait pu me permettre de me racheter mais je ne suis pas du tout gentille ou autre. J’aurai aimé l’être, j’aurais aimé être quelqu’un de bien. Les gens qui souffrent et qui pensent aux autres voir qui s’occupent d’eux avant leur propre douleur, sont adorables et méritent mieux. Mais je ne le suis pas. Je suis égoïste.
Pour être honnête, je me rabaisse tellement qu’au final, je ne sais pas ma vraie valeur.
J’en ai sûrement. Peut-être qu’un jour, je la verrais .
Bref , j’ai l’impression de tourner en rond, une fois je me sens mieux, je crois en mon moi futur, que je pourrais être heureuse,et une fois retour à la case départ où je me sens mal et que j’ai envie de me faire du mal. J’essayerais de lire les commentaires des précédents témoignages pour me sentir mieux. Mais parfois quand la journée est mauvaise, c’est dur de croire à tout ces conseils et ces espoirs.
(celui -çi date d’il y 1 semaines il me semble)
Si j’arrive à poster ce témoignage, car çà fait des heures que j’essaye,je vous remercie de le lire.
Vendredi par nuit, je suis tombé sur des informations sur la pédophilie en France. En bref, c’est monstrueux, terrifiant.
Après , j’ai pas pu dormir , mon téléphone s’est en plus éteint juste au moment où je voulais posté le témoignage ( a 4h du mat) . J’étais tellement assommé par la semaine et par l’horreur de mes émotions que je me suis endormie jusqu’à 16h. Je suis moi-même victime de viol incestueux pédophile donc ce que j’ai lu m’a particulièrement marqué.Je ne sais pas où en parler, quoi faire, je devrais les ignorer mais je peux pas .Ca me révolte, me donne envie de vomir, m’horrifie, mais surtout me fais perdre espoir. J’avais repris espoir car j’avais posté récemment 3 messages sur ce site qui est comme une mini- bouet de sauvetage pour moi…Mais je recommence à culpabiliser à me sentir vraiment mal.Pourquoi moi? Pourquoi je dois endurer ça ? Pourquoi font-ils ça? Pourquoi peuvent ils faire ça , sans risquer grand chose ? C’est quoi ce monde? Pourquoi je n’est rien fais lorsqu’il m’a violé ? P…de m…, qu’est-ce que j’aurais pu faire ?J’étais si jeune, innocente, si faible comparé a lui mais est ce qu’on comprendra ca? Est-ce qu’on osera me dire que j’étais consentante…? Non, je suis terrifié par cette idée…Je n’ai toujours pas parlé de mon viol à ma famille mais je pensais le faire… Mais après ça, j’ai la sensation que ça servirait à rien, ça servirait à rien de porter plainte également.
J’ai du mal a croire ce que j’ai vu, je n’y crois pas. J’ai envie de mourir…ils se disent « victime » et on les défend.C’est une blague n’est-ce pas ?Comment peut on les défendre ? Ils essaient de nous faire croire que c’est naturel, que ce sont nous, les VICTIMES , les coupables . Et encore y a tellement de choses que j’aimerais dénoncer…Notre voix , a nous, victime, est-elle si insignifiante? Avons-nous du soutien d’autres à part de nous-mêmes ? Sommes nous vraiment considéré comme coupable au yeux de certain qui se prétendent faire justice ? Je ne peux croire ça… Qu’on me dise que c’est faux, que ce sont des cas isolés et qu’il y a une justice…J’essaye d’oublier les informations car je sens que je vais à nouveau me sentir mal… J’essaye d’être lucide, de me dire que j’arriverai à mettre ce cousin de m… en prison, qu’il y restera toute sa vie… Mais maintenant , je désespère… Je ne vais jamais être heureuse… Comment je pourrais l’être ? Je ne peux pas l’ignorer toute ma vie, cette injustice me brûle, me ronge , cette blessure pourrit doucement et finira par me tuer d’infection. J’arriverais pas à être forte… Je suis trop fragile. J’ai peur maintenant, si je me fais de nouveau violé,qu’on ne fera rien ou qu’on lui infligera une sanction insuffisante face à la douleur que je subis, que je vis.Je veux mourir…. physiquement car mentalement je suis déjà morte.Pourquoi personne n’en parle? Pourquoi on laissent passer ça ?Pourquoi personne ne tentent de changer cette injustice ?Je commence à avoir mal a la tête…
Ce monde… a t’il vraiment de bonnes choses ? J’en peux plus… Juste pourquoi ? Pourquoi personne ne comprend à quel point on est juste VICTIME? Pourquoi y a des biens pensants qui pensent qu’on est consentant… Surtout pourquoi ses ord… ont t’il le pouvoir de nous détruire? Pourquoi on les laisse faire? Je crois que je vais me tuer… La mort , je commence à me dire que c’est plus qu’une option mais une solution…Une voix en moi , me dit d’essayer , de me battre, mais … En suis-je capable?Je veux changer cette injustice mais… Ma voix me semble si insignifiante… Inutile… Futile… J’ai envie de crier a l’aide.Mais peut-on m’aider? Est-ce qu’on (a part les gens de ce site) veut m’aider?Pourquoi ma vie est-elle un enfer?  Pourquoi je ne suis pas né dans une famille plus présente, qui aurait pas laisser ce monstre entrait dans ma chambre? Pourquoi personne de ma famille n’est venu juste à temps? Pourquoi je n’ est pas parlé ?  Pourquoi j’arrive pas à parler? Pourquoi je protège encore cet sal…, ce monstre ?Mon dieu, c’est ça ma vie ? Une injustice ? Je veux perdre la mémoire, ça me permettrait d’être heureuse mais vivre dans le mensonge est une horreur…Je l’ai déjà vécu, dans ma période post-traumatique…J’ai beau avoir 16 ans.Je veux que ça s’arrête. Que tout s’arrête…A quoi ça sert tout ça ? De vivre, de risquer de ne jamais être en paix parce que l’or… qui t’a violé ne finit pas sa vie en prison?J’ai l’impression que cette volonté de justice n’est qu’une chimère…

Voilà, c’est très long et chacun mériterait qu’on en parle séparément mais je ne sais pas comment faire donc pour l’instant je poste çà ici. Désolé du dérangement, même si vous m’aviez dit que çà ne vous dérangez pas, j’ai toujours cette sensation de malaise à propos de mes propres pensées et émotions. Sinon pour tes divagations psionic,elles sont plutôt intéressantes et assez mystérieuses, je suppose que je vais devoir chercher les réponses moi-même. Et c’est vrai que j’ai développé un humour” d’auto-dérision”, l’humour juif comme tu semble l’appeler (j’ignorais que çà exister, c’est vrai que c’est plutôt similaire à mon humour), afin de cacher ma souffrance derrière de l’humour , pour pas qu’on s’inquiète et qu’on se dise “m… il y a un truc qui ne va pas chez elle”. Une sorte de ” alors je souffre beaucoup mais tkt pas je gère” , bon c’est dit grossièrement mais c’est l’idée. J’ai failli oublié de vous remerciez de vos réponses sans aucun jugement. Je tacherais de prendre en compte vos conseils, de les rentrer dans ma tête. Même si j’ai l’impression de stagner au lieu d’avancer. J’ai souvent la sensation de parler pour rien dire, de me répéter, mais c’est assez réconfortant d’être écouter et j’en ai pas vraiment l’habitude donc excusez moi.

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psionic
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Chère Zaragan, je vous réponds ici, car mes réponses vous paraissent mystérieuses. Je ne fais pas de mystère, ce n’est pas mon intention en tous cas. Rappelez-moi ce que vous ne comprenez pas et je vous répondrai sur tout.
Ma chère jeune femme en devenir, en vous lisant encore, j’ai une révélation .

Votre trouble alimentaire est typique des syndromes psychotraumatiques: la dissociation induite par le traumatisme vous conduit à un trouble alimentaire boulimique. Relisez les postes de Louve, elle explique l’origine de son propre trouble alimentaire. Je vous invite à lire le site de Muriel Salmona.

Franchement en vous lisant, vous avez vraiment une famille de merde. Il vous faudrait vous éloigner de cette famille toxique qui bat depuis toute petite ! C’est monstrueux ! comment peut-on battre une fillette ! C’est abominable, et cela continue encore aujourd’hui. Lisez ceci:

https://solidarites-sante.gouv.fr/affaires-sociales/familles-enfance/protection-de-l-enfance-10740/article/qu-est-ce-que-la-maltraitance-faite-aux-enfants

Vous êtes en danger dans cette famille de dingue qui semble vous utiliser comme le punching ball de leur propre nullité. Il serait sans doute bon de faire un signalement, vous ne pouvez rester avec une telle bande de dingues mais c’est difficile, vous devez consulter et montrer vos coups, c’est pas possible d’endurer cela alors que vous avez besoin de soins et aussi d’affection et d’amour comme toute jeune femme en devenir !

Surtout ne touchez jamais ni l’alcool, ni la cigarette et encore moins la drogue.

Et non vous n’êtes pas nulle ou quoi que ce soit, vous déprimez et vous avez besoin de soin à cause de connards qui vous martyrisent ! Voilà l’unique réponse à tout cela. Vous êtes victime de leur connerie et de la connerie de votre environnement.

Il y a beaucoup à faire ma chère jeune femme en devenir, vous avez besoin d’aide c’est certain.

Je reviens rapidement sur l’humour juif, il est très particulier car il est le fruit d’un rapport tragique à la vie d’un peuple entier qui a été persécuté depuis des millénaires. Et cela a été pire encore il y a moins d’un siècle avec l’holocauste. Donc cela donne cet humour tragique si particulier que j’apprécie beaucoup personnellement. Les meilleures blagues sont bien sûr celles inventées par les juifs eux-même. Comme celle de l’enfant qui fait tomber sa tartine beurrée sur le côté pain. Face à cet évènement exceptionnel, on consulte le rabbin, celui-ci, troublé déclare: “c’est impossible ! c’est qu’il l’a beurré sa tartine du mauvais côté !”.

Vous êtes en grande détresse et c’est affligeant, en plus tout le monde vous rejette, c’est cela quand on est différent. J’ai connu cela mais pas avec vos difficultés si extrêmes. J’avais au moins une famille qui m’aimait et non pas une bande de tarés qui vous maltraitent ! C’est révoltant.

Je constate moi que vous avez un potentiel énorme, vous supportez des choses terribles avec un handicap pire encore du fait du psychotraumatisme de l’inceste par votre connard de cousin. Quand on vous lit je vois que vous avez une capacité de retour sur vous-même extraordinaire mais vous êtes entourée de cons qui vous entravent. Le pire c’est que c’est votre famille, mais souvent la famille c’est pas ce qu’on a de mieux, de toute évidence c’est votre cas. Cela vous angoisse beaucoup car vous savez que vous serez seule sur votre chemin de guérison et de liberté, c’est souvent le prix à payer pour ceux qui sont plus lucides. C’est difficile mais c’est souvent ainsi, la priorité pour vous c’est d’accéder aux soins et de vous extirper de cette famille de merde.

Affection, courage et soutien.

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Louve
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Chère Zaragan que je lis toujours avec beaucoup d’intérêt et de tristesse par rapport à tout ce que vous endurez, vous avez tant de choses à dire et à libérer pour accéder à votre reconstruction.
J’ai pris 25 kg pour ma dernière agression. Grâce à un acupuncteur , je n’ai plus de crise de boulimie mais je ne réussis pas à avoir le déclic qui me permettrait d’éliminer ses kilos de souffrance. J’avance, je commence à être indulgente vis-à-vis de moi et de m’accorder le droit de prendre du temps pour me libérer de ce fardeau. Surtout je veille à ne plus encombrer mon entourage de personnes non sécurisantes, énergivores.
Vous êtes confrontée à une violence qui est inadmissible et qui vous demande beaucoup de ressources. Surtout ne mettez pas votre vie en danger car ce n’est pas à vous de vous détruire. Vous avez des assistantes sociales qui pourraient vous aider à sortir de ce cercle familial.
Je ne vois plus ma famille à part ma mère qui a de plus en plus de mal à se déplacer. C’est elle et mon père adoptif qui m’ont maintenue en vie à bout de bras. Le reste de cette famille je m’en fous royalement puisqu’ils ont été incapables de présenter leurs excuses ou de veiller à me protéger. Vous êtes jeunes et une fois enclenchée votre reconstruction avec l’aide de thérapeutes, vous verrez que des portes s’ouvriront et que vous construirez votre propre famille plus saine, plus sécurisante, plus respectueuse de chacun.
Frapper pour le bien d’une personne ???? Conneries ! Les enfants on les aide en leur permettant d’accéder à la confiance en eux, en leurs potentiels, en créant un espace sécurisant, bienveillant qui ne freinera pas leur évolution et leur créativité.
Vous êtes trop intelligente pour les écouter sans en avoir conscience j’en suis certaine.
De tout coeur avec vous.

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Zaragan
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Bonsoir, j’avais envoyé un message à Psionic mais je préfère en parlait tout de même, en dessous de mon témoignage.
Ce soir, on a eu une grande discussion, moi, mon frère et ma mère (enfin c’est surtout mon frère qui a parler et je n’ai pas énormément parler comparé à eux). Mon frère a eu des révélations sur notre vie. Ma mère et lui veulent partir loin de mon père, au fur et a mesure, çà a commencé à parler de mon père. De son incompétence , de son absence en tant que père. Mon frère l’a alors dénoncer. Si il n’est pas un père aimant avec moi, il n’a jamais été un père pour mon frère. Mon père m’a toujours traité mieux que mon frère. J’ai tout de même un peu d’influence sur lui, j’arrive a voir des discussions parfois, même si mon père fait tout pour avoir le dernier mot, tout le temps, pour la simple bonne raison que je suis de son sang. Mais mon père n’est pas le géniteur de mon frère.Alors forcément il ne se comporte pas de tel avec. Mais il a soulevé un problème plus grave, humainement mon père n’avait aucune empathie pour mon frère. Il ne le laissait pas du tout parler, il le frappait, faisait preuve de violence, sans avoir aucune discussions sérieuses avec. Mon père a toujours été quelqu’un qui veut toujours avoir raison, toujours contrôlé tout. Pour lui, seul le résultat compte, qu’importe les efforts que tu fais, si tu réussis pas: t’es un flemmard, un moins que rien. Je le dis car, il commence à me dire çà aussi, parce que je sèche les cours, je suis toujours en retard, parfois c’est volontaire, mais la plupart du temps, c’est parce que je suis fatiguée et que j’ai toujours envie de rester dans mon lit et ne rien faire. A la limite si la bouffe et la douche était dans ma chambre, j’y resterais toute la journée. Je reviens sur mon frère, je pense l’avoir compris, avoir cerné ce qu’il est. Il reproduit les “violences” de mon père sur moi. Son comportement a été influencé du à la violence qu’il a subit, a un point où çà sonne comme une normalité pour lui, de frapper. Bien sûr, ma mère et mon frère soutiennent toujours que mon frère me frappait (en grande partie, car parfois c’était parce qu’il était frustré) pour mon bien et que mon père lui ne me frappait que pour son propre intérêt. Ce qui est vrai. Ils en sont persuadés, car ils ont toujours été exposé au violence, alors ils l’ont normalisé. Ils ne comprennent pas que frapper un enfant peut vraiment être destructeur. Que c’est pas “rien”Mais, mon frère n’est pas de mauvaise foi pour autant, car il a avoué que parfois, il me frappait sans “bonne raison.” Il a ajouté qu’il me frappait car il était épuisé de ce mode de vie. Il a enfin reconnu que j’ai un manque, que je suis frustré dû à çà. Même si il y a aussi d’autre raison…que nous seule connaissons. Il a pleuré et ma mère aussi car elle voyait son enfant pleurer. Moi, j’ai retenu mes larmes. J’étais blessé de voir çà, mais j’avais une certaine rancune en moi, je me suis tais. Je ne voulais pas leur dire qu’ils me font souffrir. Je ne voulais pas gâcher çà, gâcher la seule fois où ils parlent de ce mal qui est logé dans notre famille. Donc il a pleuré car mon père n’a pas agit humainement avec lui mais surtout car mon père n’agit pas en tant que tel avec moi. Sa propre fille. Mon père a même dit que si moi et ma mère partait, il ne voudrait plus jamais nous voir, qu’il se trouvera une femme et aura d’autre gosse. C’est idiot et cela me semble faux. Je suis sa seule enfant qu’il aura jamais. Il y a plusieurs scénario auquel on s’est mis d’accord lors de cette discussion : le pire est que mon père tient parole, qu’il ne nous voit plus, mais du à la solitude, il va encore plus boire, fumer. Il aura sa famille ( ses frères/soeurs car nous, mon FRERE, ma MERE et MOI, on est pas SA FAMILLE pour LUI) , mais a force de rentrer seul du travail. Il va obligatoirement sombrer., l’autre scénario, c’est qu’il change d’avis au bout de plusieurs mois de solitude, qu’il décide de vouloir voir sa fille, et même demander une pension. J’ai du mal à imaginer cela, mais quand un homme est en détresse, il change.Mon frère a aussi dit que si mon père ne me corrigeait pas, c’est parce qu’il ne voulait pas que sa fille le hait, alors il a laissé ce boulot à mon frère, pour que je le hais lui. C’est possible et je ne vais pas mentir: je les hais tout les deux. Je les aime, mais je les déteste surtout. D’après mes souvenirs, lorsque mon père me frappait quand j’était petite, les coups étaient violent. Je ne sais pas si ils étaient vraiment douloureux. Je suppose que mon cerveau a volontairement effacé la douleur de mon cerveau et en grande partie le souvenir. Je me souviens qu’un jour, il m’avait vraiment frappé car je n’avais pas dit bonjour à sa famille. Ma mère a compléter en disant que j’étais monté en haut et qu’elle était venu me consoler et me défendre. Mon père est donc monter, et a voulu la frapper. Je ne souviens de quelques phrases donc elle ne m’a pas mentit. Cette événement a du inciter ma mère a se taire. Elle subissait déjà de la pression de la part de mon oncle/tante, elle ne pouvait pas supporter de la violence de la part de mon père. Je me suis souvenu de çà pendant la discussion. Çà s’est produit dans le salon, quand j’étais sur le coin où était l’ordinateur. Lorsque je me suis souvenu, j’étais sur le fauteuil en face de çà. Et je me suis imaginé là, car je ne me souviens pas vraiment, c’est vague. J’ai sentit une chaleur à ma joue, la même que lorsqu’on me gifle. Je me suis souvenu de mes pleures de petite fille. Et après j’ai regardé vers l’escalier , là où j’ai courut autant de fois pour aller à ma chambre pour pleurer ,seule. Mais j’ai pas pu imaginer ma mère montait après pour me consoler. Car çà n’a du qu’arriver qu’une seule fois, ou très rarement. Je ne sais plus vraiment, tout se mélange dans ma tête qui est déjà assommer par tant de chose. Je devrais arrêter d’y penser, car je vais commencer à y penser même en cours. Je pense déjà à mon viol, pendant les interrogations, il ne manquerait plus que çà. Je pense aussi à des choses positives, comme les conseils qu’on m’a donné sur ce site. J’essaye de les rentrer dans ma tête. Je me répète encore et encore. J’ai la sensation d’avoir tant de chose à dire, mais j’ai déjà tout dit ici, non? Enfin, je continue.Mon frère m’a aussi dit, en face à face, qu’il n’aimait pas me frapper, mais que je le saoule. Il s’est trahit lui-même. Je ne lui est pas répondu. Partagé par la rancune et la peur. Donc monsieur me frappe “pour mon bien” mais surtout car je le “saoule”? Il faudrait savoir. Je ne pense pas qu’il ment, il est juste égoïste. J’ai conscience que mon récit n’est pas bien structuré car je me rappelle des éléments dans le total désordre. Mais je me permet de continuer tout de même, il a ajouté qu’il était intelligent et que je suis intelligente aussi. Que c’est dommage qu’on n’exploite pas cela. Je vous avouerez ne plus savoir quoi penser d’eux. Ils me semblent n’être ni méchant, ni gentil, ni blanc, ni noir. Ils ne remarquent pas que je les vois comme des bourreaux. Ma mère comme une “lâche” qui ne se révolte pas. Elle a passé 20 ans avec un homme autoritaire avec une famille de dingues.Les mots sont forts, car ma mère m’a ,un jour défendu contre mon père, mais elle a aussi failli se faire frapper.Je suppose qu’elle ne préfère ne pas s’en mêler car elle est trop fatigué dû à sa maladie. Mon père ou mon frère ne s’excuseront probablement jamais, trop borné. Lorsque j’ai voulu leur dire que c’était mal de me frapper. Ma mère a dit ” oui mais tu n’es pas morte non?” . Elle a aussi raconté que sa mère l’a maltraité, il y avait une planche où elle mettait ses genoux dessus pendant des heures pour la punir. Je suppose que pour elle,les violences faites au enfants (les gifles) sont futiles et donc c’est une normalité. Quant à mon frère, il voulait dégager sa douleur, et a repris la manie de mon père qu’avait de le frapper lorsqu’il voulait prononcer un mot. Aussi, mon frère m’a fait rappeler qu’il venait me parler après m’avoir frapper, pour expliquer les faits. Je m’en souviens que parfois, c’est vrai qu’il venait me parler. Mais en tout cas, la chose que je retiens le plus, c’est bien les coups.Bref, je récolte les dommages d’une famille où ” les assiettes se cassent même quand rien ne se passe” au fil des années, comme la très bien dit mon frère. Mais j’ai remarqué qu’ils ne parlaient pas vraiment de ce que je ressentais, de ma douleur mais plutôt de la leur.Ils pensent sûrement que je ne comprend pas vraiment le bordel,mais si, je ne me suis simplement pas exprimer. Maintenant, je suis confuse. Est-ce que je suis vraiment maltraité ou j’abuse des faits? Mon frère et ma mère sont-ils vraiment hostile? On dit qu’a force, la victime peut devenir bourreau, çà doit être ce qui est arrivé  à mon frère. Il me semble que mon père en voulait énormément à mon grand-père car il avait blessé ma grand-mère.Je ne connais pas toute l’histoire, de toute manière, ils sont tous les deux morts il y a très longtemps. Bref, cette famille est dingue, et étrangement, elle en a conscience. Mais personne ne veut assumer ces erreurs. Au final, je ne sais plus qui croire. 

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