Balancetonporc.com
Victime de viol ou d’agression sexuelle ? Postez anonymement votre témoignage sur Balancetonporc.com

Le petit frère

J’avais seize ans, mon petit frère en avait onze. À cet âge, il était déja bien plus grand et costaud que moi qui, de constitution faible, souffrait d’anorexie. Il me rejoint dans mon lit et ça ne m’étonnes pas tellement: à cause de la mort de ma soeur, on faisait souvent des cauchemars et on allait dormir avec l’autre. Rien de bien grave.
Il avait déjà fait quelques trucs bizarres jusqu’ici, il m’avait déjà pris en photo quand j’étais sous la douche mais je me disais que c’était car il était jeune et bête. On était dans une famille très débridée et je lui cherchai des excuses.
C’est le matin, mes parents partent au marché aux puces. Moi, je sens une main qui s’infiltre dans ma culotte. Qui rampe le long de mon bas ventre à la recherche de mon vagin. Je hurle et le repousse, il me répond par un coup de poing et s’en va.
J’ai un oeil au beurre noir et nos parents ne me croient pas.

J’ai 24ans. 24ans et pas de vie sexuelle. Les rapports sont douleureux à hurler, on me détecte un vaginisme crée par un traumatisme. On me cale sous traitement hormonale, en espérant que ça serve à quelque chose.

J’ai pardonné à mon petit frère. Surtout car j’ai culpabilisé. J’ai calé tant d’excuses sur sa propre personne que je m’en crois responsable. Je m’en veux. C’étaient les hormones. Je n’ai pas à lui en vouloir.

Puis il me dit « j’ai raconté dans ma fanfiction ce moment où j’ai failli te violer et à quel point c’était drôle ».

Je rompe contact. Je pleurs et pense à me tuer. Mes parents se moquent, ma mère m’accable de reproche « Comment peux-tu oser faire ça à ton frere ? Tu as pensé au mal que tu me fais ?! » Mon père me dit que c’est pas bien grave. Que je l’avais cherché. Que j’étais « une mauvaise grande soeur ». Ma mère veut me coller chez le psy car « ton problème, c’est que t’as jamais su gérer la douleur ». Encore maintenant, ils sont convaincus que tout ça n’est qu’un délire causé par le traitement hormonale que j’ai dû prendre et qui n’a servi à rien. Ils attendent des excuses.
Mon petit frère s’est excusé, il a dit qu’il plaisantait, que je l’avais seulement énervé. Qu’il sait que, car je suis sa grande soeur, je serai obligée de revenir vers lui un jour ou l’autre. Je suis une horrible grande soeur. Il a ruiné ma vie. Ça fait neuf ans que je suis avec un homme que je ne peux pas satisfaire sexuellement à cause de ce qu’il m’a fait. J’ai peur qu’on me quitte.

C’est bientôt le repas de noël et je suis terrorisée à l’idée de revoir ma famille.

Merci de remplir les champs obligatoires.



Nous vous proposons de lire également

4
Poster un Commentaire

avatar
  
smilegrinwinkmrgreenneutraltwistedarrowshockunamusedcooleviloopsrazzrollcryeeklolmadsadexclamationquestionideahmmbegwhewchucklesillyenvyshutmouth
4 Nombre de commentaires
0 Nombre de réponses
0 Nombre de followers
 
Commentaire le plus réagi
Commentaire le plus aimé
4 Nombre de personnes ayant commentés
AnonymeLoulouGbjMarianne Personnes ayant récemment commenté

  Notification par e-mail  
plus récents plus anciens plus de votes
M'envoyer un e-mail si
Marianne
Invité
Marianne

Pour commencer, pas de famille à Noël, pensez à vous avant de penser aux autres et à ces parents qui vous nient, à ce frère monstrueux et cruel.
Vous n’êtes pas là, vous inventez n’importe quoi, un voyage, une affreuse gastro, mais vous ne les voyez plus, en tout cas pas pour Noël. Vous verrez, c’est très possible, et cela devient une évidence dans votre cas. Vous serez mille fois mieux au fond de votre lit avec un bon livre ou un film qu’auprès d’eux.
Ensuite, il faut admettre qu’on a une famille inconséquente, malfaisante et destructrice, il faut s’en protéger. Terminé. vous d’abord sinon ils auront votre peau.
Et puis consulter vraiment pour résoudre au moins un peu les problèmes et se faire aider psychologiquement.
Vous avez la chance d’avoir un homme patient dans votre vie et qui comprend. Il va vous soutenir. Courage, le plus important c’est de vous sauver vous.

Merci de remplir les champs obligatoires.



Gbj
Invité
Gbj

Bonjour. Ma mère s’est faite violée par son père alcoolique pendant toute son enfance et son adolescence. Sa mère était au courant, mais elle a toujours dit que ma maman était une menteuse et qu’elle était folle. Ma mère a donc couper les ponts avec sa famille. Elle a essayé de renouer avec cette dernière, sans succès : ma « grand-mère » ne voulait pas en entendre parler. Ma mère n’a plus aucun contact avec sa mère et elle se porte très bien. Elle pense que rester avec une famille dans le déni, qui veut faire un secret des atrocités que l’on peut avoir vécu, c’est s’auto-détruire.
Ne vous auto-détruisez pas pour une famille qui ne pense clairement pas à votre bien-être. Autorisez vous à être heureuse. Vous devriez être fière d’avoir eu le courage de parler. Vos parents et votre frère devraient avoir honte de n’avoir que si peu d’humanité.

Merci de remplir les champs obligatoires.



Loulou
Invité
Loulou

Oui, vraiment Noël sans eux, et sans ménagements préalables, vous prévenez juste au dernier moment, un vague coup de fil « poli », vous ne voulez pas passer la gastro à tout le monde, vous êtes très malade et vous raccrochez en conséquence.
La dinde? Elle se congèle.
Les cadeaux? Vous n’en faites aucun. Les leurs? Au besoin vous passerez les chercher en coup de vent, ou pas.
C’est le début de relations de plus en plus distendues que vous allez instaurer et cela vous fera tellement de bien.
Ils vont se poser des questions, là, pour changer, c’est eux qui reçoivent un affront, ils vont très bien comprendre, se dire que vous avez changé, qu’ils ne vous piétineront pas cette fois encore.
Et vous vous serez tranquille, sereine, loin de leurs crachats, libérée. Noël, ce n’est qu’un repas, imaginez que cette fois vous ne les avez pas supportés, que vous n’en aurez pas pour des jours et des jours à digérer leurs conversations pourries qui vous font mal, c’est fini.

Merci de remplir les champs obligatoires.



Anonyme
Invité
Anonyme

Bonjour et merci du fond du cœur pour vos réponses. Je me rends compte que je prenais peut-être les mauvaises décisions. Naïvement, je me disais que j’avais besoin de l’argent qu’on allait recevoir à ce repas pour payer le permis de mon homme. Mais je crois qu’on va trouver l’argent autrement…
Ça va faire un scandale, ma grand-mère va surement être désemparée mais effectivement, ils n’auront pas grand chose à redire face au prétexte « gastro ». Ça me laissera un peu plus de temps pour apprendre à appréhender tout ça… J’avoue m’en être énormément voulu car ‘je fais une montagne pour pas grand chose’, ‘c’est pas comme s’il m’avait pénétrée’. J’erre de sites en sites, à essayer de jauger quelle est la gravité de tout ça. Mon second petit frère et ma petite sœur sont morts quand j’étais enfant, j’aurais tellement voulu garder de bonnes relations avec le dernier qui me reste… Mais c’est un sacré prix à payer.

Merci de remplir les champs obligatoires.