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Laxisme judiciaire viol

Bonjour à tous, voici une copie de la lettre que j’envoie ce jour à tout les ministre concernés et au Président de la République

Madame le Ministre de la Justice,

Je vous adresse ce courrier afin de vous rapporter et dénoncer les faits graves dont j’ai été victime.
Le 18 Aout 2017, j’ai subi un viol sur mon lieu de travail, que j’effectue en alternance pour mes études, par un collègue. J’ai donc porté plainte contre cette personne, fait les examens gynécologiques + psychologiques nécessaires à l’enquête. Suite à cela, ne pouvant pas retourner sur mon lieu de travail avec mon agresseur, un arrêt de travail m’a été prescrit.
Or, ce n’étais pas un arrêt mais plutôt un accident du travail qui aurait dû être établi, et maintenant que j’en fais la demande, la sécurité sociale veut me faire subir une enquête qui n’est pas de leur juridiction afin de déterminer la véracité de mes propos et de mon agression. Le premier problème étant que je me retrouve sans revenus ne pouvant pas aller travailler, donc dans la plus grosse des détresses financières ayant un loyer à payer, des factures, et devant subvenir à mes besoins fondamentaux. Autre détresse aussi morale, ayant des envies de suicides permanentes, des angoisses, une vie qui s’écroule.
De plus, mes employeurs étant particulièrement proche de cette personne étant donné qu’il est le meilleur ami d’enfance de leur fils, ceux-ci ont donc falsifié mes horaires de travail lors de la déclaration d’Accident du travail, en indiquant des horaires qui ne correspondraient pas avec ma version des faits lors de mon dépôt de plainte.
Mon avocat n’ayant comme seule réponse : « Trouvez un accord amiable avec eux pour vous faire virer ou démissionnez » ; et les services sociaux restants sourds à mes appels…
A ce jour, le 24/10/17, je précise que toujours rien n’a été fait judiciairement, et que cette personne (pourtant déjà connue des services de police ) est toujours en liberté, touchant son salaire, continuant à aller au travail, avoir une vie stable pendant que moi, depuis le 18 aout, j’essaie par tous les moyens de survivre et de me battre afin que mes droits soient reconnus.

Est-ce normal que ce soit à moi de me retrouver à la rue, affamée et au bord du suicide pour un acte que je n’ai jamais demandé ?
Non, ce n’est pas juste que la vie d’une jeune femme de 21 ans se retrouve chamboulée pour un acte aussi grave. Ce n’est pas normal de perdre ses études, son travail, son logement, ne plus avoir de revenus pour vivre, d’être dans un tel état de dépression que le suicide devienne une des solutions à envisager, tout perdre et voir sa vie s’effondrer en même temps que notre dignité, car n’oublions pas de préciser également que subir un tel crime a pour conséquence un sentiment de honte, de dégout pour notre propre corps, de colère et d’incompréhension. Et l’éternelle questionnement : Pourquoi ?

Les preuves existantes lors de mon dépôt de plainte, telles que les caméras de surveillance des locaux par exemple, risquant de s’effacer ou de « disparaitre » avec le temps qui passe, il est inquiétant de voir le laxisme existant dans cette enquête. Tout cela pour qu’un juge dise un jour que je n’ai aucune preuve et que cet homme est innocent ?
Combien de criminel allons-nous encore laisser en liberté et leur donner ainsi le pouvoir de s’en prendre à d’autres femmes ?
En France, seulement 1 à 2 % des plaintes contre viol sont traitées et condamnées. 1 ou 2 femmes sur 100 auront obtenu le léger soulagement d’avoir été reconnues victimes, entendues, défendues et protégées.
Un chiffre bien trop bas dans notre société, à notre époque, le viol existe et doit être condamné, les victimes quant à elles ne doivent pas rester sans aides, sans ressources financières, sans réponse pendant des années.
On nous persuade qu’en cas de crime ou d’atteinte à la vie privée, porter plainte nous aidera car la Justice nous protègera. On nous demande de faire confiance à la Loi, à nos droits.
Si je n’avais pas parler, si j’avais tût cet acte qui à mon sens est odieux ou douloureux, aujourd’hui je n’aurai pas perdu mon BTS, j’aurai des revenus pour payer mon loyer et ne pas me retrouver sans logement, je pourrai apprendre un travail que j’aime, passer mon diplôme et continuer à construire ma vie.
Alors aurais-je du vivre avec cette douleur cachée en moi ? Continuer à aller travailler et me faire violer encore et encore sans rien dire pour ne pas tout perdre ? Lui laisser le pouvoir de faire subir la même chose à d’autres filles, peut-être plus jeunes que moi ?
J’ai fait confiance à la Justice en parlant et en dénonçant une personne nocive et dangereuse pour la société. Je peux comprendre désormais pourquoi tellement d’hommes et de femmes victimes de viol décident de taire cela.
Car la Justice n’est pas de notre côté, ne nous aide pas assez, et le Viol, qui est un crime de plus en plus fréquent actuellement dans la société, n’est pas ouvertement reconnu, défendu et puni. Pourtant, parler de Viol ne devrait plus être un sujet tabou, quand il est devenu tellement populaire.
En tant que Française, je demande la protection de mes droits, je demande à ne pas me retrouver à la rue, ni à mourir de faim ou vouloir mettre fin à mes jours.
Je sollicite donc votre aide en dernier recours, avant d’effectuer une conférence de presse dans laquelle je dénoncerai également ce laxisme judiciaire dont je subis les frais, que le Viol n’est pas assez reconnu et condamné. Je précise aussi que faire une « grève de la faim » devant vos locaux ne me fera pas peur étant donné les circonstances dans lesquelles je me retrouve sans le vouloir. Bien malgré moi, j’y suis déjà contrainte actuellement.
Je demande de l’aide afin que ma situation s’améliore et que mon statut de victime soit enfin reconnu, que je puisse avoir un salaire pour garder mon logement, subvenir à mes besoins.

En espérant avoir retenue votre attention et restant dans l’attente de vous lire ou vous rencontrer prochainement, veuillez recevoir, Madame le Ministre de la Justice, mes salutations les plus respectueuses.

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Galathée
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fautes de frappe corrigées :
Laxisme judiciare et enquête de la sécurté sociale n’ont rien à voir, ce sont deux choses bien distinctes. Par contre je trouve que l’anquête de la sécu en cas de harcèlementmoral/sexuel c’est Fautes de frappe corrigées
Laxisme judiciaire et enquête de la sécurité sociale n’ont rien à voir, ce sont deux choses bien distinctes. Par contre je trouve que l’enquête de la sécu en cas de harcèlement moral/sexuel c’est abuser, on est déjà fragilisée par la situation vécue. En plus, il leur faut des attestations de collègues ou de témoins chez l’employeur (car notre parole de victime ne suffit pas). Et allez donc demander des attestations dans ce type de contexte : soit vous êtes en territoire ennemi et personne ne vous en fera, soit le problème est déjà connu, ou vous avez des témoins, mais personne ne bougera pour ne pas avoir d’emmerdes (donc pas de témoignage). Classique. Au final, la sécu refuse l’accident de travail si on en déclare un, faut aller contester au CRA puis au TASS ce que beaucoup de victimes finissent par renoncer à faire. Au final, le traumatisme n’est pas reconnu pas la sécu, le préjudice subi encore moins indemnisé (merci la sécu de nous enfoncer encore plus dans le trou !). Il faudrait vraiment changer ça, adopter une meilleure écoute des victimes et tenir compte de la difficulté à se faire entendre et à collecter des témoignages.

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gael
Invité
gael

C’est parce que depuis longtemps on a fait un black-out sur ces comportements délictueux et que l’on continue ainsi, qu’actuellement nous faisons face à de graves problèmes de société. Effectivement, malheur à celui ou celle qui s’oppose à l’omerta, malheur à celui ou celle qui ose tenir tête à la hiérarchie, malheur à celui ou celle qui veut faire changer les choses. C’est difficile à avaler, les faits sont pourtant très souvent vraiment simples à juger, même un enfant de 7 ans avec un peu de bon sens comprendrait la situation, mais hélas, par la force des choses on se rend compte que le système protège ses délinquants à partir du moment où ils ont une certaine position dans la société… Espérons qu’un jour le bon sens l’emportera et que le mensonge ait ses jours comptés.
Ceci dit, vous ne parlez pas du tout du support que votre famille pourrait vous apporter, qu’en est-il de leur côté?

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blue eyes
Invité
blue eyes

Je suis bien contente qu’il y ait balance ton porc au moins pour que les femmes qui subissent des violences ou le harcèlement puissent créer des réseaux pour les défendre, les soutenir et les aider à retrouver un équilibre .. et pour mettre fin à ces actes inacceptables … et surtout aussi on en a marre d etre traitées comme des objets de consommation jetables à loisir

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