Balancetonporc.com
Victime de viol ou d’agression sexuelle ? Postez anonymement votre témoignage sur Balancetonporc.com

JUSTICE,

le 10/07/2021

La prescription pour viol de mineur c’est 30 ans mais je n’en n’ai pas parlé avant car je vivais dans une PEUR extrême, passant mon temps à me contenir à faire semblant de rien parce que mon frère, ce violeur , m’a terrorisée et me menacée!

D’ailleurs pourquoi une PRESCRIPTION?
Un viol de mineur çà reste un viol;
Un violeur çà reste un violeur;
Une victime mineur çà reste une victime mineur, qui n’est coupable de rien, juste d’avoir été instrumentalisée par un violeur;
Pour çà il n’y pas de prescription qui tienne pour protéger n’importe lequel des violeurs de mineurs !

Je voudrais tant qu’il soit puni, qu’il ait une sanction pour ce qu’il m’a fait… cette ORDURE, ce ne serait que justice, ainsi je pourrai peut-être enfin me réparer? C’est GRAVE ce qu’il a fait, c’est très GRAVE !

J’avais 13 ans 1/2 et lui 19 ans quand ce PORC a commencé à venir dans ma chambre, dont il avait subtilisé la clé afin que je ne puisse pas m’enfermer. Parfois même il me traînait jusque dans la salle de bain, par les bras car je résistais, en me mettant de violentes claques . Il commençait par des attouchements sur toutes les parties de mon corps en me tripotant comme un dingue les seins et me faisant très mal, les fesses, allant jusqu’à me mettre sa main dans mon vagin (quotidiennement, la journée, tôt le matin, tard le soir, quand mes parents s’absentaient où qu’ils étaient occupés) et me forçait en suite , en me bloquant les bras à lui faire des fellations, me donnant des claques, me tirant les cheveux, allant jusqu’à m’étrangler , si je lui résistais, afin que je m’exécute, en me menaçant par ces mots : ” attention tu te tais, tu vas voir ce qui va t’arriver si tu parles, tu fais ce que te dis, tu te tais et t’arrêtes de pleurer pour rien sinon je t’en fou une, t’as pas intérêt à parler !”. Il me mettait la main sur la bouche ou sur la gorge, me strangulant jusqu’à m’étouffer tant et si bien que j’avais énormément de peine à respirer. Bien sur par “je t’en fou une!” il voulait parler des violentes claques qu’il allait me mettre pour me faire taire afin que je ne puisse pas attirer l’attention et que je fasse tout ce qu’il voulait . Il me menaçait donc de me frapper si j’essayais de lui résister pour m’obliger à faire ses 4 volontés! De plus, j’étais une jeune adolescente menue et lui un adulte, une vrai “armoire à glace”; je ne faisais donc pas le poids contre lui.

Voilà j’ai eu 52 ans cette année, j’ai toujours eu très peur de parler à cause de cet énorme traumatisme et ces sévices qui ont perduré jusqu’à l’âge de 17 ans (année où il a rencontré sa femme et où ses sévices ont pris fin). Mais dans la durée cette peur extrême que j’ai en moi persiste et à toujours hanté ma vie : peur de lui, peur de le dire à mes parents, peur de le dire mes 2 autres frères qui étaient prévenants et bienveillants à mon égard. Mon frère l’avait vu sortir souvent de ma chambre et moi derrière en pleurs. Ce salaud avait dit :” C’est rien n’écoute pas ce qu’elle dit elle raconte n’importe quoi, elle fait son cinéma!” ; donc peur de tout…
De fatigue , d’usure,de ma vie de MERDE, des envies de suicide j’ai tout fait pour rater ma scolarité du collège afin que mes parents m’envoient en pension, pour échapper à ce fou, au moins la semaine car le W.E. , lorsque je rentrais à la maison, il remettais çà! ( car après avoir essayé plusieurs fois d’en parler à ma mère, qui lui avait dit: ” laisse ta sœur tranquille!”) rien ne se changeait , il recommençait de plus “belles”, dès que mes parents avaient le dos tourné. En fait je ne me sentais pas en sécurité et j’avais peur de tout le monde, je ne pouvais plus faire confiance à personne, je refoulais, je refoulais, je refoulais …et cependant avec mon instinct de survie j’essayais de vive comme tout le monde, je voulais partir loin, très loin, tout quitter (la peur au ventre ) pour tenter d’oublier TOUTES CES SALOPERIES QUE MON FRERE M’AVAIT FAIT SUBIR… sous la menace, les claques…et les pressions. J’essayais et je me forçais à vivre tous les jours en pensant souvent au suicide… Un jour, en 2015, cette peur a changé de camp et je me suis décidée à dénoncer mon violeur à ma famille. Son coup de fil inopiné a été le déclencheur. Il m’a dit en parlant de notre mère ; “Maman elle me fait chier à se plaindre tout le temps, qu’elle à mal partout (elle avait un cancer qui la faisait énormément souffrir et elle était âgée), moi, si elle continue comme çà tout le temps se plaindre, j’irai plus la voir”. C’est là à ce moment précis qu’il a appuyé “là où çà fait mal” et çà a libéré ma parole. Je lui ai répondu : ” Tu n’es pas gêné de me dire çà, tu n’as qu’à aller lui dire toi même. Je ne suis pas ton chien ni ton boy, tu te prends pour qui ? Au lieu de critiquer maman tu ferai mieux de réfléchir à ce que tu m’as fait et pourquoi tu l’as fait. Tu as transgressé un interdit fondamental le viol d’une mineur. Tu n’as pas de morale et tu n’as aucune notion du bien et du mal…je me questionne sur la façon dont tu as éduqué tes propres enfants et ce que tu as pu leur faire vu que tu n’as pas de limites, pourtant nous avons eu la même éducation…chez toi il ne reste rien ! ” Il n’a même pas raccroché, il a continué à écouter comme un idiot en ricanant…”Maintenant je n’ai plus peur de toi et je vais tout raconter à la famille espèce de salaud tu as ruiné ma vie…”
Alors vous, lecteur, pouvez aisément imaginer ce que la prescription de 30 ans pour le viol de mineur veut dire pour moi … et lui il continue à vivre comme un gros PACHA, comme si rien ne c’était passé, sans être en aucune manière inquiété! Vous trouvez çà normal ?
A quand la JUSTICE ?
B.V.

Merci de remplir les champs obligatoires.



Nous vous proposons de lire également
Notification par e-mail
M'envoyer un e-mail si
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Veuillez remplir les champs obligatoires.
POSTER UN TÉMOIGNAGE ANONYME