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“Je te veux, mais que pour le sexe”

En dépression sévère, je rencontre un garçon. Il profite de la situation : après une première soirée puis revient en ajoutant la condition “que pour le sexe”. Par là, comprendre : baise sans un mot.
Extrêmement seule, j’accepte. Fragile, j’accepte ce comportement comme norme. Aujourd’hui mon copain rétablit ma conception du sexe, c’est long.

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Mephisto
Mephisto
1 mois plus tôt

Je suis plutôt en désaccord avec la conclusion de ce témoignage. Peut être parce qu’il n’est pas précis sur certains points.

Vous dites que vous étiez en “dépresssion sévère”, mais le savait-il ?

Vous dites : “qu’il a voulu avoir des relations avec vous, tout en précisant que la nature de cette relation ne serait que “sexuelle”. Donc même si sa démarche, cette proposition ne vous convenait pas, que vous la trouviez immorale, et je peux comprendre, il a été “honnête” dans sa démarche.

“Un plan sexuel”, s’il est convenu du fait des deux protagonistes, est une manière de vivre une sexualité sans engagement, et sans réelle relation, c’est un fait.

On peut être pour ou contre ce genre de pratique, mais pas une fois que cela s’est produit, surtout si vous l’avez accepté. à un moment donné, il faut que le “consentement”, aussi soit reconnu, et même si vous n’étiez pas bien à ce moment-là, ce n’était pas l’alcool, ou il ne vous a pas promis quelque chose, ou fait croire quelque chose pour essayer d’obtenir de la sexualité.

Il a été franc. C’est vrai qu’ayant à cette période, des difficultés du fait de votre dépression, il y avait des failles en vous, et vous avez accepté. Peût être que lui aussi, avait des failles, avait quelqu’un et ne voulait pas s’engager, mais vous désirait.

Je vous dis cela, non pas pour condamner vos propos, qui sont plus pour moi un ressenti, et une forme de honte d’avoir accepté, mais pour vous faire comprendre, que vous devez aussi accepter chez vous, le fait dans vos choix, de faire des erreurs, des choix que vous regrettez, mais que vous n’êtes pas forcément une victime.

Vous avez fait ce choix sur l’instant, espèrant aller mieux, et vous l’avez regretté.

Maintenant, c’est très bien que vous ayez un copain, et qui arrive à vous faire aimer le fait de vivre une relation.

Je ne mets pas en doute votre traumatisme, mais, vous avez juste rencontrer un “plan cul”, et vous avez accepté. Biensûr les conditions étaient réunies pour que votre décision puisse être altérée, mais en même temps, il vous avait dit les choses. Il aurait pu vous mentir pour obtenir des choses, ce qui n’a pas été le cas, donc ce n’est pas une “manipulation”, pour lui une opportunité de rencontre, et pour vous, une expérience qui ne vous a pas plu, et vous vous êtes engagée à quelque chose qui vous a traumatisé, dans l’idée même de la sexualité.

Mais ce serait la même chose d’une femme qui ne serait pas en dépression, qui accepterait du fait de sa solitude, d’avoir des relations sexuelles avec un homme, et rien d’autre, on se sent vide après, surtout si on n’est pas adapté à ce mode de sexualité là, et qu’on a besoin d’autre chose, d’engagement, de tendresse etc….

C’est ce point précis qui me fait dire qu’il faut relativiser tout cela.

Vous êtes juste tomber sur une personne pas mauvaise, mais qui n’était pas habituée à ce que vous vouliez vraiment, et dans une période où vos choix, pouvaient avec le recul, porter à discussion, mais en même temps, on peut vivre un mal être, sans forcément être dans un état de faiblesse, juste être seule, peut amener quelqu’un vers vous.

Ne pas se voir comme une victime, c’est aussi se reconstruire plus facilement.

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Zaragan
Zaragan
20 jours plus tôt

Vous ne connaissez pas toute l’histoire Mephisto. Vous le dites vous-même “pas précis”. Vous voyez bien qu’il manque des éléments pour juger mais vous le faites quand même. Pour résumé votre avis : “nan mais en faite vous n’êtes pas victime, c’est juste que vous n’assumez pas vos erreurs”. C’est un jugement potentiellement faux et contre l’avis et le ressenti de la personne concernée. Vous remettez bien en cause son traumatisme puisque vous remettez en cause ce qu’elle a vécu et vous invitez à la relativisation. Si on dénie le caractère choquant et blessant qu’a vécu une personne alors on insinue qu’elle ne devrait pas être (voir qu’elle n’est pas vraiment) traumatisée car c’est pas si grave.
Une victime ne sait pas forcément mettre des mots compréhensible pour tous (particulièrement pour les non-concernés), sur ce qu’elle a vécu, sur ce sentiment et ce fait d’avoir été trahi, humilié, manipulé et abusé. Notamment si elle a vécu des violences sexuelles à répétition pendant longtemps et juger que c’est “normal” (causes sociétales et manipulation de l’agresseur). Il y a tellement de choses que vous êtes incapable de comprendre en tant que personne extérieure, avec le manque d’éléments et potentiellement d’éducation. Sans oublier que certaines phrases, actes ou comportements que beaucoup trouvent normal, s’avèrent anormal (cf culture du viol, sexisme ordinaire). Peut-être qu’elle a des éléments qui démontrent combien ce type était pervers, qu’elle a bien vécu des violences mais n’a pas souhaité en parler. Elle n’est pas dans un commissariat/tribunal après tout. Avant de discréditer une personne qui se dit victime car elle a un discours qui ne nous semble pas très clair, il vaut mieux demander des explications ou ne rien dire. Le mieux est de la rediriger vers des personnes formés sur les violences sexuelles. Des personnes qui pourront lui donner une réponse bien plus juste que vous ou moi. Une association spécialisée par exemple.

Alors il ne savait pas forcément qu’elle était en dépression (ou il ne prenait pas au sérieux cette maladie mentale comme beaucoup). Et alors…? Cela ne signifie pas qu’il ne l’a pas manipulé en profitant de sa fragilité. Tout le monde est capable de voir qu’une personne est fragile émotionnellement et psychologiquement, même si on ne sait pas qu’elle est dépressive. Tout le monde le voit quand une personne n’a pas beaucoup d’estime de soi , a du mal à dire “non” ou à exprimer ce qu’elle ressent, à poser des limites ou qu’elle fait passer les autres et leurs envies avant elle-même et malgré elle-même (la dépressive sévère ne se limite pas qu’à ça évidemment) ect… Vous savez le langage corporel, la manière de s’habiller/de s’exprimer, ce genre de truc, qu’on peut percevoir dès la première rencontre. Si tu ne le vois pas alors que tu as passé suffisamment de temps pour cerner sa personnalité, cela montre une volonté de ne pas prendre en considération l’autre. C’est de la mauvaise foi et c’est égocentrique. (Les porcs sont par ailleurs égocentriques. Faut l’être pour juger l’autre comme inférieur à soi, se permettre de lui imposer des choses.)
Il a dit vouloir uniquement du cul, je ne penses pas que ça soit suffisant pour le qualifier d’honnête homme. Ça signifie juste qu’il sait ce qu’il veut et qu’il est capable de le dire. Pour ajouter et expliciter ses conditions à l’autre, (surtout quand ça concerne le sexe), en plus aussi rapidement dans la relation, c’est qu’on a quand même une certaine confiance en soi. On pointe directement ce qu’on veut, donc on a plus de capacité pour refuser et exiger. En tout cas, il en avait bien plus de confiance en soi qu’elle. D’ailleurs, il n’est pas du tout honnête s’il la ciblé spécifiquement car il savait qu’elle n’arriverait pas ou aurait du mal à lui dire non, à se manifester/protester. C’est bien de la manipulation car tu profite d’une faille chez quelqu’un pour l’utiliser.
Une personne fragile psychologiquement et/ou ayant une maladie mentale, c’est une personne qui est généralement plus facile à contrôler, à exiger toute sorte de choses, dont des relations sexuelles. Une dépression sévère nous met bien dans une position de faiblesse. Ce n’est pas qu’un « moment de faiblesse » comme une déprime, ça peut durer des années, ça laisse des séquelles, ne minimisez pas l’enfer que peuvent vivre les concernés ! Il faut prendre en considération cet élément car justement les manipulateurs s’en servent et aggravent l’état de santé de leur cible. C’est logique qu’elle le souligne. En faite, vous ne savez pas ce qui s’est passé concrètement, ce qu’elle a ressenti, ce qu’elle a pensée , comment elle a réagit (ou pas réagit. Ex : le fait de rester immobile pendant l’acte est un signe de non-consentement) durant les actes, avant, après ect…. Vous ne savez pas non plus la mentalité et les actes de ce type, vous ne savez pas ce qu’il avait derrière la tête, ce qu’il lui a dit, ce qu’il a insinué, ce qu’il s’est passé, la manière dont il la regardait, la traitait, ce qu’il cachait, s’il avait véritablement des “failles” (et même si c’était le cas, on peut commettre des violences et c’est tout aussi terrible). Aussi, j’ai l’impression que vous partez du principe qu’elle a consenti à toutes les relations sexuelles car elle a “accepté” quand il lui a proposé. Le consentement est donc rigide et immuable? La réponse est non. Le sexe n’est pas un contrat qu’on est obligé de remplir! On peut très bien changer d’avis (“je ne sais pas trop” est un non pour ne pas vexer). Ce changement d’avis doit être respecter sinon c’est une violence sexuelle. Et puis cessons cette hypocrisie, on sait tous quand l’autre est consentant, quand l’autre désire, quand l’autre veut quelque chose. C’est pareil avec le sexe. Par ailleurs dire “oui” car l’autre s’impose, c’est plus céder que consentir. Si elle n’a pas consenti, que ce soit toutes les fois, quelque fois ou une fois alors c’est une/des violence(s) sexuelle(s). Vous parlez de “consentement altéré”, donc ça veut dire qu’il n’était qu’une illusion, un faux choix , pas un vrai consentement. Une relation basé sur un faux consentement n’a rien de saine. Le désir réciproque, c’est la base puisque le désir et le consentement sont indissociable. (Enfin, en vérité , les porcs n’abusent pas par désir sexuel mais par désir de contrôler, dominer et ils utilisent le cadre du sexe pour arriver à leur fins).
Vous dites qu’il la désirait… Perso, j’ai du mal à croire qu’une personne désire sexuellement une autre quand elle demande des “relations sexuelles sans mot”. Qu’il n’y ait pas d’amour est une chose, mais qu’il y est pas assez ou aucune communication , qu’il n’y est pas d’empathie, en est une autre. Les partenaires se doivent le respect mutuel. Peut-être fallait-il donc prendre en compte l’idée de “baise sans un mot” qu’elle a évoquée. Quand on “baise sans un mot”, ça peut signifier que l’on n’écoute pas l’autre, qu’on s’en fiche de ce qu’il peut ressentir et qu’on lui demande même de fermer sa gueule. Ce qui favorise les violences sexuelles et est même caractéristique de celles-ci. Dans la violence sexuelle, l’un des partenaire s’en contrefou de l’autre, considère que le corps d’autrui lui appartient (même un peu) et c’est pour ça qu’il se permet de l’utiliser comme bon lui semble. Donc il n’y a pas de communication (ou alors c’est une fausse communication). Peut-être donc qu’elle essaye de dire qu’elle n’avait pas son mot à dire ou/et qu’il s’en fichait royalement de son avis, qu’il le passait en second plan, alors que lui pensait à sa petite personne et se passer en premier plan, contre sa volonté. S’en foutre de ce que peut ressentir son partenaire sexuel, se mettre au-dessus de lui, juger qu’un “peut-être ou un non” signifie “oui” (présupposer le consentement quand ça nous arrange), juger ainsi que le corps de l’autre nous appartient, c’est être un porc (synonyme de violeur, agresseur sexuel, pervers) !

Se voir comme victime quand on en a été une, c’est ce qui permet de se reconstruire plus facilement. Être victime implique qu’on était innocent-e et qu’il n’avait pas le droit. Relativiser, minimiser, banaliser, ce n’est pas surmonter ce qu’on a vécu, c’est juste dénier ce qu’on ressent et a ressentit, ce qu’on a vécu, l’impact que cela à eu sur nous et donc les besoins qui nous seraient nécessaire. Le déni ne guérit rien et ne permet pas de combattre quoique ce soit. D’un point de vue sociétale, cela permet de donner une excuse et une impunité aux agresseurs qu’ils soient responsable d’une insulte sexiste, d’une exhibition sexuelle, d’une agression sexuelle ou d’un viol. Et cela donne aussi une excuse à ceux qui ne font rien pour combattre cela, ceux qui tolèrent et ceux protègent les agresseurs. Depuis toujours, on dit aux victimes de relativiser, minimiser, oublier, ignorer et cela ne leur a jamais apporter quoique ce soit de bon. C’est pire. Ce sont des mensonges faussement bienveillants et manipulateurs. Les violences sexuelles ont un impact sur la vie de toute personne qui les subissent (cet impact est différent et est perçu différemment) et favorise une société inégalitaire, violente et misogyne. Ce sont les non-concernés, les coupables et les complices qui ont tout intérêt à préserver cette “loi du silence”.
Si la personne qui a témoigné n’a pas été victime de violences sexuelles et bien tant mieux. Mais si c’est bien le cas, et qu’on minimise et déqualifie ce qu’elle a vécu, avez-vous songé à l’impact que vos mots peuvent avoir? Vous êtes sur un site dédié aux victimes, beaucoup d’entre elles sont amené au silence. Pour celles-ci c’est douloureux de voir qu’elles ne sont pas écoutées, même ici. Bref, il faut être sur de ce qu’on avance avant de dire que la personne n’est pas victime et que l’agresseur n’en est pas un. Dans tous les cas, je constate que la situation décrite et le contexte, favorisent les violences sexuelles. D’autant plus que cela a eu un impact sur sa sexualité (et peut-être sur sa santé). Je n’ai pas d’intérêt et de preuves que la personne qui témoigne se trompe. Je ne penses pas que ce site a été fait pour remettre en cause la parole de ceux qui témoigne. Donc je ne me le permettrais pas. Je pense qu’on peut se permettre de croire ce que disent ceux-ci sur ce site et non pas chercher/les encourager à relativiser. La société le fait déjà et l’a toujours fait.

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