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Jamais assez – copain insatisfait

Bonjour à tous et toutes,

Aujourd’hui, je témoigne des violences à la fois psychologiques et physiques qui peuvent exister au sein d’un couple (ou d’une union forcée). Je me suis mise en couple avec un homme que j’idéalisais profondément. Un jour, et sans raison logique apparente, cet homme a trouvé nécessaire de se mettre à douter de moi. Ce sont de vraies crises de parano (tu couches avec mon cousin – cousin à qui je n’ai jamais parlé, tu couches avec mes amis – amis que je n’ai jamais vu, tu veux me faire du mal ou encore tu fais tout pour me détruire alors qu’au contraire j’essayais de l’aider et de le sortir de ces idées noires.) Ces paranos sont devenues très importantes au point même que me maquiller était une menace, que de m’habiller correctement était une mencace, que de me laver les cheveux ou de me raser (oui oui, même les actes hygiéniques de base) était devenu des menaces. Je me suis perdue dans cette relation en acceptant des choses qui ne doivent jamais être acceptée, je me suis laissée guider par cette pseudo-autorité masculine qui pense que toute personne possédant un utérus est inférieure, stupide, naïve et vicieuse. J’en suis arrivée à douter de moi parce qu’on vous rappelle sans arrêt à quel point vous vous trompez, on vous force à croire que c’est normal de vous donner et de coucher même si vous en avez pas envie parce que c’est votre rôle en tant que femme et petite amie de “satisfaire d’abord les besoins naturels de son homme”. Sous menace de vous faire tromper, ou d’être remplacé par des sites pornos (oui oui hilarant et pourtant). Tout cela, finalement, entraine des tensions qui m’ont poussé à faire des crises d’angoisses, des crises de panique sans arrêt, des heures et des heures de rythme cardiaque anormale. Le psychologique est une des faces de la pièce. De l’autre côté, il y a l’homme tout doux, tout gentil, qui culpabilise de vous avoir frappé mais qui tente envers et contre tout de justifier un acte impardonnable. C’est la face sombre et la face claire d’une même entité. Je le voyais touchant, pot-de-colle, et en une fraction de secondes il pouvait changer de visage, devenir terne, méchant et violent. Je me suis faite gifflée, étranglée, tirée/arrachée les cheveux, insultée de tous les noms, pour un passé, pour un présent ou pour un futur. Toutes les raisons sont bonnes pour s’énerver surtout les raisons qui entraient une crise de possessivité illogique. Il s’agissait vraiment de m’en vouloir et me diminuer pour la vie que j’ai eu avant lui, comme si je n’avais pas eu le droit de vivre, comme si mon existence elle-même n’était pas justifié et que ça le rendait fou de pas pouvoir changer mon passé pour qu’il corresponde très exactement à sa vision des choses, à sa volonté de contrôle absolue. Je ne disais plus rien, j’acceptais, parfois je m’énervais, je crisais mais cela n’aidait en rien puisque “forcément en criant comme ca tu as quelque chose à cacher”. Il s’est nourri de mon malheur jusqu’au jour où c’est devenu impossible pour moi et que je décide de le quitter pas par peur mais par manque d’amour, je suis restée amoureuse de lui pendant de nombreuses atrocités, mais après la xième promesse de changements, mes sentiments ont changé et j’ai récupéré la volonté de force, la volonté de changer ma vie et d’évoluer vers la paix intérieure. Le problème c’est que ces personnes entrainent toujours des séquelles sur votre psychologique. Parfois encore, je n’ose pas faire ci ou cela en me disant si il l’apprend il viendra me faire du mal. C’est intense, c’est presque post-traumatique, on reste dans la peur pendant un petit temps, on a du mal à relacher son attention parce qu’on est dans l’attente qu’une des centaines de menaces soit mise à exécution…
Mais sortir de cela, c’est possible, quand le moment est venu, pas quand nos proches ou nos ami.e.s, nous le demande. C’est possible, on s’en sort et on retrouve la liberté de vivre en tant qu’être humain et pas de survivre en tant que chose.
Viol ou pas ? Gifle ou agression physique ? On vit dans un monde où la sphère du couple semble être tabou et où l’infériorité féminine est une réalité. Mais ne vous laissez pas faire, nous sommes autant que les hommes, sans hommes pas d’humanité, sans femmes pas d’humanités. Nous sommes autant qu’eux, aussi belles, aussi intelligentes, aussi aventurières, aussi douées qu’eux, ne restez pas dans le silence aussi longtemps que moi, laissez vous le droit d’être libre et de vivre.

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