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J’ai été violé et je veux en parler à ma mère…(je suis perdu)

Bonjour, actuellement j’ai 15 ans et j’ai été violé par mon cousin quand j’étais toute petite ( primaire je dirais) . Je ne m’en souviens pas vraiment a part des images, des flashs et même des sensations (que je ne veux pas décrire). En faite j’ai déjà posté ici mais vu que j’ai pas encore la force d’en parler ni à mon médecin, ni à ma famille , j’en parle ici à nouveau.
Je me suis toujours dit que si j’en parlais à quelqu’un ,çà serait à ma mère, mais il y a un hic: elle est a l’hôpital car elle est cardiaque, elle va revenir mais mon frère m’a dit quelque chose qui me hante: elle va pas vivre longtemps , je lui donne 5 ans maximum.
Et je me rend compte que parmi tout ceux de ma famille, c’est la seule qui me montre son affection , ex: je suis insomniaque ( vu que j’ai été violé dans ma chambre c’est parfois compliqué de ne pas y repenser) et elle m’a dit de me reposer car elle ne veut pas que je le sois plus tard.
Et je me rend compte que j’ai pas toujours été tendre avec elle, je ne sais pas vraiment pourquoi mais parfois j’ai besoin de crier, si je le pouvais je crierais à plein poumons et aussi envie de pleurer mais si je le fais ma famille va se douter de quelque chose donc je me retiens, alors je me “vide petit à petit” en gueulant et en m’énervant. Je raconte ma vie désolé, mais vu que j’ai pas de psy ou autre…
Le truc c’est que je ne sais pas si je devrais lui dire…je sais que çà l’a briserait et je ne veux pas çà,en plus elle en parlera à la famille c’est sur, je lui aurais dit si elle vivrait longtemps mais c’est pas le cas. Je veux pas qu’elle meurt en se disant: putain ma fille s’est faite violée par son cousin.
Je ne veux pas lui faire subir çà, mais au fond j’ai besoin d’en parler, çà me ronge, je pense être dépressive (je ne sais pas en faite mais en tout cas je ne vais pas bien, je ne vais jamais bien mais bon c’est normal pour mon cas je suppose…), je suis toujours stressé au point que si quelque chose d’imprévu arrive, je panique et je me met à pleurer en me lamentant. Je commence à regretter de ne pas m’être tuer avant, j’aurais préféré mourir que de faire semblant de vivre, parce que à chaque fois que je pense, c’est des pensées noires. J’ai l’impression que tout est compliqué : les études, le quotidien, le passé, l’avenir, et même mes propres loisirs commencent à l’être (le dessin)… Je me demande si il y a une raison valable à ma vie… je veux dire j’ai pas de qualité.
Parfois j’ai l’impression que mon viol c’est un message de la vie en mode : tu va souffrir toute ta vie, tu ne sera jamais heureuse.
En faite ,j’ai même plus l’impression d’être moi-même, puisque je ne sais pas qui je suis.
A part peut être un fantôme. Mais c’est plutôt logique au final, je n’ai pas eu le privilège de me construire vu que j’ai été détruite dès le départ. Mauvais départ surement une mauvaise fin. Peut être que je suis condamné à me suicider pour finir cette « vie », façon je pense que si je meurs personne ne sera fort triste a part ma mère et mon frère (mais lui il a sa vie et il peut très facilement passer à autre chose). Mais pour l’instant je suis jeune on va dire, même si j’ai l’impression que çà fait une éternité que je vis. Je vais peut-être attendre un peu, me laisser une chance d’être heureuse (façon dans ce monde c’est qu’une question de chance, faut avoir la chance de naître dans le bon pays, naître dans la bonne famille (riche ou aimante), naître intelligente, charismatique et sociale afin de rester dans les mémoires…), naître belle parce que j’ai l’impression que si t’es laide bah si t’es pas intelligente pour compenser tu ne seras jamais rien, naître avec la force et le courage et avoir la chance de s’aimer…
Et moi, je n’ai pas cette chance ( a part être née dans un pays riche) d’être tout çà et je ne le serais sûrement jamais vu que je m’isole, je ne devrais pas mais je le fais, je commence à ne même plus comprendre les gens de mon age, je ne sais pas ce qu’ils pensent et çà me tue, je suis parano donc j’ai la sensation que lorsqu’ils me regardent, ils me jugent (je ne fais pas d’effort pour m’habiller, je met tout ce qu’il faut pour cacher un max ce corps que je déteste et qui n’ai pas le mien, et je dois puer la dépression ) et çà me fatigue donc je parle à personne, de toute manière quand je parle je suis « froide » pour eux, même si j’ai la sensation de faire des efforts pour être chaleureuse en rigolant.Peut être que çà se sent que je surjoue.De toute manière, ils ne viennent pas non plus vers moi. Apparemment j’aurais beau tout faire, çà ne sera jamais assez.
Bon le site n’est pas censé être un endroit pour cracher sur la vie mais bon , je me dis que des personnes violées qui finissent dépressive ou qui sont mal, il doit en avoir des milliers, même si pour moi tout le monde sur ce site a part moi mérite clairement de s’en sortir. Je veux dire à part me plaindre et pleurer, je ne fais rien mais j’ai vraiment la sensation de n’être capable de rien émotionnellement, mentalement ou physiquement. On m’a dit d’en parler à mon médecin mais je ne peux pas, car j’ai honte et au final j’ai encore plus honte car je ne fais rien pour me sortir de la. Mais est-ce que au moins j’en suis capable ? Je me dis que je dois affronter çà seule, mais c’est pas la chose à faire, mais je le fais quand même. Je dois arrêter de me mentir mais je continue. Est-ce que je me ferais souffrir involontairement ? Je sais pas. J’ai tellement envie d’avoir une vie normale que je fais tout pour cacher mes différences, mes anomalies…je pense que dans ma ville, je suis la seule qui est subit çà.C’est douloureux de se dire que je suis seule et qu’on ne peut pas me comprendre.Je ne sais pas ce qui est lié à ma personnalité ou à mon traumatisme. Par exemple: Je suis colérique de base ou c’est mon traumatisme qui m’a rendu comme çà? Les deux? Je devrais me comparer avec le moi enfant, mais je ne m’en souviens pas.
Bref, désolé de l’ambiance mais j’en ai marre de faire comme ci tout va bien alors que j’ai la sensation de mourir au lieu de grandir. Je garde toujours espoir en me disant que si je ne meurs pas avant , je pourrais être heureuse (même si au final, je ne sais pas ce qu’est vraiment le bonheur vu que à chaque fois que j’ai la sensation de l’être ce n’est qu’une illusion) parfois je me dis que ce n’est qu’une chimère, mais peut être que c’est seulement après s’être battu que l’on connait la rédemption…
J’ai suis toujours dans le déni, j’ai la sensation de ne pas souffrir autant que tout ceux ayant été violé, je me sens mal mais peut être qu’en vrai ma douleur c’est rien face à celle des autres. J’ai vraiment l’impression d’être couper en deux ; celle qui reconnait que je ne vais pas bien et que je dois me soigner et celle qui la déni et me culpabilise. Je suis peut-être devenu folle. Parfois, je lâche toute ma haine, ma rancœur, ma tristesse (comme maintenant) que je peux devenir irrationnelle et stupide .J’essaye de me définir des traits, et de quoi je souffre, même si en soi ce n’est pas vraiment une bonne idée. Je suis perdu mais c’est peut-être normal . Enfin, si vous avez eu le courage de tout lire je vous remercie.

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Louve
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Louve
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Bonsoir,
La première chose que j’ai envie de vous dire en lisant votre témoignage c’est de ne surtout pas culpabiliser. Vous n’avez pas à avoir honte de ce que vous avez vécu ou de ce que vous ressentez encore aujourd’hui. Votre souffrance saute aux yeux et vous avez parfaitement le droit de l’exprimer, de mettre des mots sur ces douleurs, ces pensées, ces questionnements qui sont communs à beaucoup de victimes mais qui vous sont aussi propres et qui en aucun cas ne doivent être jugés ni par Vous ni par quiconque.
Toutes les souffrances sont recevables et n’oubliez pas qu’en plus d’avoir vécu une épreuve ignoble et douloureuse vous avez à gérer la maladie de votre maman. Je suis moi-même très proche de ma mère et après lui avoir parlé de ce que j’avais vécu enfant elle a déclenché un cancer du poumon; En réalité ce cancer sommeillait depuis plusieurs années et en libérant la parole cette maladie s’est exprimée.
Vous savez je ne regrette pas de lui avoir tout dit. C’est la seule personne qui humainement était capable d’entendre ce que j’avais à dire et de me soutenir. Je vous encouragerais donc à en parler. Dites lui dans un premier temps combien vous l’aimez, combien grâce à elle votre vie a du sens et rappelez lui toute la lumière qu’elle met dans votre vie. Ensuite, ouvrez votre coeur en lui confiant que vous avez quelque chose à partager avec elle et qu’elle est la seule personne capable de vous entendre car c’est une mère au fond de l’âme. Dites lui bien qu’elle n’est pour rien dans ce qui vous est arrivé mais que vous avez aujourd’hui besoin d’aide et notamment d’aller voir un ou une thérapeute pour avancer CAR OUI VOUS ALLEZ ETRE HEUREUSE MALGRE CES HORREURS QU ON VOUS A FAIT SUBIR. Vous êtes jeune et croyez moi il est toujours temps de chercher le bonheur dans les vraies choses de la vie celles qui ne souffrent pas des apparences, des non-dits, des prestations théatrales. Vous dessinez et vous écrivez avec beaucoup de sensibilité, je n’ai donc aucun doute sur votre intelligence.
Vous avez de l’or dans votre âme et votre esprit alors ne laissez pas ce cousin de M……. vous gâcher tout votre potentiel. Avec un bon entourage et les bonnes aides, vous pouvez trouver la voie vers la sortie de ce tunnel.

Les cauchemars, les anxiétés sont malheureusement des manifestations courantes après un traumatisme tel que celui que vous avez subi. J’ai pour ma part refoulé beaucoup de choses et aujourd’hui je continue à vérifier avant d’aller dormir si tout est bien fermé à clés….même chez les autres. Je reste confiante sur ma capacité à remonter la pente et à transformer mon vécu en une “résilience créatrice”. De tels traumatismes créent des fêlures mais votre intelligence, votre courage, votre esprit d’analyse seront vos meilleurs alliés pour transformer ces fêlures et vous investir dans des projets humains. Vous allez développer des capacités d’analyse, de repérage “des pervers” ( comme je les appelle si souvent) et contrairement à beaucoup de personnes vous allez être capable de ne pas juger l’Autre sur ces fragilités car vous savez d’où elles peuvent provenir.

J’ai beau relire vos écrits, j’ai beau prendre de la distance, je continue à voir tout votre potentiel derrière cette souffrance mais là vous avez besoin d’aide pour libérer votre parole.
– Parlez en à votre mère sans colère et avec tout l’amour dont vous êtes capable
– Voici aussi quelques liens que l’on vous a peut être déjà donné mais qui pourront vous être fort utiles dans votre cheminement :

Réseau France victimes

http://www.france-victimes.fr/

numéro d’urgence: 116 006

site très bien fait avec nombreuses adresses et liens par régions.

Sur l’inceste :
** l’AIVI (Association Internationale pour les Victimes d’Inceste) site internet:

https://aivi.org/

https://www.sos-inceste-violences-sexuelles.fr/
numéro vert: 02 22 06 89 03
ARSINOE – Liens Utiles
http://www.arsinoe.org/arsinoe-liens.php

** site de Muriel Salmona: mémoire traumatique ; voir son article mémoire traumatique en pdf sur le site
https://www.memoiretraumatique.org/

** indiqué par Céline9: un site très intéressant d’ailleurs
https://www.cyrinne.com/

Quand vous serez prêt, vous pouvez rentrer en relation avec un gendarme ou un représentant de la police formée spécifiquement pour ce type de délit/crime grâce au tchat (aller dans l’onglet “Alerter la police et la gendarmerie par messagerie instantannée”.
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2274

L’urgence est de vous faire aider alors je vous en supplie même si celà est dur parlez en à votre mère sans oublier de lui rappeler combien vous l’aimez et combien vous avez besoin qu’elle soit à vos côtés tout en se préservant auprès de l’entourage. Vous avez besoin d’être pris en charge “psychologiquement et affectivement”.
Une mère trouve des ressources insoupçonnées pour ses enfants.
Ma mère a eu un cancer du poumon métastasé au niveau du cerveau. Elle aurait dû mourir en 2003 et elle est encore là certes affaiblie mais toujours présente. La médecine n’a pas fini de nous surprendre.
Je ne vais pas vous cacher que l’entourage peut réagir de manière minable sans comprendre la nécessité de faire face au lieu de faire l’autruche mais peu importe. Votre propre reconstruction est en jeu et personne n’avait le droit de toucher à votre intégrité morale et physique.

Si vous saviez combien j’aimerais davantage aider les jeunes comme vous car il est odieux de briser les ailes à un(e) enfant en lui enlevant son innocence.
Sachez que je crois vraiment en cette capacité que vous avez à vous reconstruire et à faire un pied de nez à la vie car rien n’est inscrit dans le marbre; La vie est surprenante et en apprenant à se protéger, à respecter ses choix et à s’aimer beaucoup de portes peuvent s’ouvrir.

Vous êtes toujours bienvenu sur ce site pour vous exprimer sans honte, sans jugement. Avez l’âge on se rend compte que seuls les lâches jugent les victimes.
De tout coeur avec Vous.

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Mallone
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Mallone
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Bonjour,
Vous ne les voyez sans doute pas encore mais vous avez énormément de qualité.
Votre façon d’écrire et votre regard sur la vie est une force. Pour le moment, vous avez l’impression que la vie n’est que douleur mais, s’il vous plait, laissez lui le temps de vous montrer ce qu’elle a à vous offrir.
Je sens en vous beaucoup d’intelligence, ça sera votre force pour l’avenir, votre qualité.
Je ne m’exprime jamais sur ce site car beaucoup de monde est plus avisé que moi pour donner des conseils, je voulais simplement vous dire que vous ne valez pas rien, que vous vous avez de la qualité. Ça se sent à travers votre écriture, vous avez une bonne âme, une âme en or comme à pu le dire Louve.
Je pense comme vous, qu’on nous donne des cartes à la naissance, que beaucoup de choses sont déjà écrites. Mais je pense aussi qu’on a le droit de remiser, de se débarrasser des cartes qui nous intéresse pas ou plus, et surtout de piocher pour voir ce que la vie à pour nous. Il faut juste apprendre à le faire, et c’est le plus compliqué.

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psionic
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psionic
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Chère anonyme, jeune femme en devenir, je viens de lire votre billet de même que les réactions de Louve et Mallone que j’approuve totalement et dont je loue la pertinence et la délicatesse. Elles ont toutes deux raison, et je suis moi-même stupéfait par votre maturité dans vos propos. Votre style est aussi remarquable pour une jeune femme en devenir et malgré toute cette abomination qui vous dévaste depuis toute petite, cette famille hostile dont seule votre mère a de la tendresse pour vous. Comme Louve et Mallone l’écrivent vous avez un grand potentiel en vous et vous traversez un âge bien difficile pour toute personne humaine doté d’humanité et de sensibilité. C’est dur devenir une personne féminine en général, bien plus encore lorsqu’on a subi l’horreur que vous nous relatez.
Chère jeune femme en devenir, je vous incite à consulter les sites indiqués par Louve, ce sont ceux que nous préconisons aux victimes qui demandent de l’aide, elle et moi. Il vous faut consulter au plus vite car vous êtes de toute manière en grande souffrance. Les associations pourront vous aider à rencontrer des thérapeutes aptes à entendre votre souffrance, je vous invite à leur montrer vos dessins, cela leur sera très utile, peut-être vous demanderont-ils d’en faire un devant eux. Il vous faudra sans doute un traitement adapté et plus tard un suivi avec un psychiatre ce que je préconise toujours lorsque des idées de suicide apparaissent ou deviennent récurrentes. Je vous invite aussi à consulter les sites de soutien psy indiqués par Louve.
Il vous faut consulter, c’est certain, car le viol est un des pires traumatismes psychiques qui soient. C’est ce que j’explique en simplifiant un peu, un thérapeute vous expliquera cela bien plus précisément et complètement, mais en gros, le viol induit une coupure dans votre âme, entre votre corps, avili et souillé par le violeur et votre psychisme qui rejette ce corps souillé et avili, c’est de là que naît la grande douleur psychique qui peut avoir des conséquences durables et très graves. Dans votre, cas chère jeune femme en devenir, vous étiez petite et c’est un proche, un cousin qui vous a violé c’est donc un viol incestueux.

De plus sachez que vous pouvez vous-même déposer plainte:
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2274
mais s’il est mineur comme vous il encourt des peines pour mineur. Par contre, vous pourrez le poursuivre jusqu’à 30 après votre majorité.

Quoi qu’il en soit, il vous faut consulter au plus vite car vous avez sans doute besoin d’un traitement, car vous souffrez beaucoup: le moindre imprévu vous fait vous effondrer, vous avez une rage au fond de vous: c’est celle de la petite fille en colère pour lui avoir infligé cette abomination. C’est très dur de supporter cela seule, en silence, enfant puis adulte, sans prise en charge ni suivi. C’est pourquoi je vous invite vraiment à consulter au plus vite.

Pour votre maman, c’est délicat en effet, je vous invite à voir avec les associations ou le thérapeute qui vous suivra. Je suis partisan de lui dire un jour, quand vous serez prête et que vous estimerez qu’elle l’est aussi. Vous écrivez que c’est votre seule alliée dans une famille hostile, c’est important qu’elle sache mais réfléchissez-y bien.

Vous traversez un âge difficile où l’on a du mal à voir les choses, c’est comme cela pour beaucoup, même si vous pensez que cela ne concerne que vous, je peux vous le garantir, c’est plutôt courant ! Par contre, dans votre cas, il faut vous avertir car de part votre expérience, vous êtes vulnérable dans le sens où vous pouvez être entraînée dans des pratiques dangereuses et glauques qui peuvent vous conduire à une perdition certaine. Vous devez être vigilantes et ne pas tomber dans les milieux dangereux qui pourraient transformer votre vie en un enfer pire encore: drogue, alcool, sexe dangereux, voire pire: esclavage sexuel, prostitution, violences diverses. A votre âge et dans un environnement pourri et avec votre vulnérabilité de jeune femme en devenir violée fillette vous serez une proie facile pour toutes sortes de prédateurs et de pervers. Soyez vigilante et surtout préservez-vous, allez vers la vie, car toutes ces pratiques destructrices c’est la mort et rien d’autre, Freud et les psychanalystes appellent cela la pulsion de mort.
Vous êtes une adolescente douée mais qui a une double difficulté: vivre cette période difficile avec ces grandes transformations vitales, psychiques, les problèmes de lycée etc, et en plus vivre avec votre blessure psychique, cette coupure dans votre âme due au viol lorsque vous étiez fillette.

C’est cette blessure psychique dont il faut vous occuper, c’est très important et urgent, je vous le répète donc allez consulter car vos idées de mort sont préoccupantes et non vous n’êtes pas la plus nulle de l’Univers, je vous l’assure, c’est un passage assez courant à votre, que j’ai connu aussi, ce qui est urgent c’est de diagnostiquer votre blessure psychique, une fois cela fait, il vous faudra un solide suivi pour entamer votre chemin de guérison avec votre maman car c’est important pour vous, mais plus tôt vous commencerez mieux ce sera pour vous. Ainsi vous pourrez mieux avancer dans votre expérience humaine jeune femme en devenir.

Une dernière chose, moi aussi j’ai eu ce passage sur la vanité de la vie, le hasard qui nous colle ici, c’est une perception très courante également mais je pense que c’est un leurre, car réfléchissez-y, il n’y a pas de hasard dans votre existence car vous êtes là maintenant et cela c’est certain et non plus probable depuis votre naissance dans ce grand bazar d’Univers. De plus, le fait que ce soit vous, jeune femme en devenir, ce n’est pas un hasard non plus, c’est le fruit d’une rencontre, celle de votre mère et de votre père, et ainsi pour eux mais que la mémoire de ces rencontres s’est perdue.

Au fond, comme nous tous, vous êtes le fruit de ceci:

Ce qui est stupéfiant comme disait Albert Einstein, c’est que tout cela soit compréhensible, et ce qui l’est encore plus c’est que nous sommes conscients de cela.

Et dans tous les cas, vous pouvez toujours venir nous en parler ici, nous sommes là pour vous lire et vous donner notre point vue afin de vous aider.

Affection, courage et soutien.

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Zaragan
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Zaragan
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Bonsoir, je vous remercie de votre soutien, je ne pensais pas que ce site aurait un impacte positif sur ma vie. Je pensais que mon témoignages allait se fondre dans la masse , mais finalement j’ai eu une bonne surprise. J’aimerais pouvoir dire que je crois entièrement à cette phrase que vous m’aviez répété autant de fois ” vous allez être heureuse”. Parfois j’y crois vraiment et souvent j’oublis et je replonge dans cette spirale infernale: “tu n’es rien, tu n’a pas le droit au bonheur” . Il y a tellement de choses que je dois supporter au point que j’arrive à des states de saturations. Autrement dit, je reste immobile, je m’isole et je pleure en pensant toutes sortes d’idées noires avec de la  colère, de la douleur, de la  tristesse et ‘un goût amère d’injustice tout au fond de ma gorge. J’ai toujours la bouche scellé , incapable de parler. De plus, je ne peux plus poster de témoignages anonymes (je ne sais pas pourquoi, cela ne fonctionne pas) donc je me sens encore plus seule. Je me dis que mon espoir ne tient qu’a des commentaires dans des témoignages sur un site où je dévoile ce que j’ai sur le cœur. Une sorte de soulagement. J’essaye de me dire qu’un jour, j’écouterais les conseils que vous m’avez donné. Mais pour l’instant, je n’arrive pas à parler, excepté ici. J’ai dit que j’étais proche de ma mère mais ce n’est pas vraiment le cas. Elle est certe, la personne avec qui j’ai le plus d’affinité, mais je ne suis pas “proche” pour autant. C’est assez compliqué. Elle m’aime bien entendu, mais je ne sais pas si elle sera comment réagir. J’ai peur d’un “ignore cela”. Je ne le supporterais pas et je serais aussi révolté et détruite que je voudrais fuir de cette maison. On dit qu’il faut se détacher de son environnement si il est hostile…mais moi je ne pourrais pas, je me sens trop fragile. Beaucoup trop pour supporter un refus de reconnaissance de ma douleur de ma famille. Moi et ma famille ,c’est un peu un “je t’aime quand je le veux bien” . Il y a des choses injustes qu’ils m’ont fait subir auquel j’ai du mal à ravaler ma rancœur. Parfois, je doute vraiment d’eux, je ne sais pas si je dois leur faire confiance. Ils n’ont jamais été confronté à quelque chose d’aussi grave, d’aussi sérieux, ils ne savent sûrement pas comment réagir. J’ai peur de beaucoup de chose. D’un manque de réactivité, d’un manque de lucidité , ou pire qu’ils veulent que je m’explique avec mon cousin. Me mettre face à face. Et la pire chose que je me suis imaginé est qu’il lui demande tranquillement de confirmer mes dires. Qu’ils remettent en cause ma parole, comme ils remettent en cause ma douleur. Car il y a tellement de preuves que je laisse, subtile , des messages que je veux faire passer pour qu’ils comprennent qu’ils doivent réagir, me demandait si je vais bien. Je suis toujours en retard à l’école, je suis fatigué, je m’énerve sans raison valable, je m’effondre quand quelque chose ne va pas, je stresse énormément… Que leur faut-ils ne plus pour voir que çà ne va pas? J’attends qu’ils me posent cette question…Qu’est-ce qui ne va pas? C’est cette question que je veux qu’on me pose. Je ne peux pas faire çà moi-même. Déjà, des choses futiles, je n’arrive pas à leur demander, sans avoir ce malaise , cette insécurité dans tout mon être, cette peur qu’ils me jugent encore. Il y a beaucoup de chose que je n’ai pas dit car je ne peux pas poster les témoignages. Peut-être je ne pourrais poster de commentaires aussi, j’ignore pourquoi. Mais çà me dérange énormément d’être privé de mon seul endroit de “réconfort” , un petit jardin secret comme on dit. Un avis extérieur est tout de même plus fiable qu’un avis provenant de l’intérieur. Si vous demandez à ma famille, si je suis heureuse, ils vous diront: Bien sure . Elle a un toit, à manger… Ils ne se rendent pas compte du fait que j’ai un manque d’attention de leur part, ou du moins, ils s’en fichent pas mal. Ils sont plutôt agés, ma mère m’a eu quand elle avait 40 ans, ils n’ont jamais vraiment vécu des choses traumatisantes, ils ne peuvent pas comprendre cela, ils sont tellement entré dans leur petite routine. A la limite, si un docteur le leur balance à la figue la gravité de mon état,ils l’écouteront. Mais moi, si j’essaye de leur dire comment je vais çà sera un : ” t’es folle ma fille, rah c’est jeune, des vrais pleurnichard! Faut que tu dorme plus!” . Car oui, quand ils me voient pleurer (c’est rare); soit ils laissent tomber, sois ils me disent que je suis fatigué. Seulement . Fatigué. Quel bonne blague. Je parle ,je parle mais en fin de compte ,je ne réagis pas. Je ne sais pas. J’essaye tant bien que mal de garder cet “équilibre” que je me suis crée. Aussi fragile et bancale que je le suis.  Je me rend compte que j’écrit un pavé, pour au final , me plaindre. J’aurais aimé pouvoir mettre mes témoignages sur le site mais impossible. Donc je vais peut-être les mettre sur des commentaires. C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour pouvoir m’exprimer. Enfin, je veux dire que relire vos réponses me donnent de l’espoir. Elles me ramènent à la réalité quand je suis au plus bas, quand je suis vraiment mal. Il y a beaucoup de témoignages que j’avait écrit que je n’ai pas pu poster, donc je ne sais pas quoi faire vu que je veux les montrer mais que je ne peux pas. Je ne peux pas les mettre tous d’un coup sur les commentaires? J’ai l’impression d’exagéré, de vraiment demander beaucoup d’attention auquel je ne mérite sûrement pas. Parfois, j’ai vraiment la sensation de me décrire tout sauf comme un être humain, avec des défauts et de qualités, je fais preuve d’une hypocrisie débordante envers moi-même: je dis que tout le monde est humain et que les défauts ce n’est pas une fatalité, que c’est normal, et a chaque fois que je fais une erreur, je me  rabaisse, je me lamente, je me dis “p… je le savais que j’arriverais pas, je suis trop nul” . Je me met la pression toute seule, et quand c’est pas moi, c’est les autres. Mes parents, les prof , le lycée (j’ai dit école auparavant mais c’est par habitude),les choses du quotidien même. Le problème est que comme on me l’a dit: j’ai des problèmes d’ado, comme des problèmes de victimes de viol pédophile et incestueux, qui se mélange pour former une infection gluante à ma blessure. Des choses si futiles pour quelqu’un de normal, me semble si intenable pour moi. Et toutes cette colère, je la garde en moi. Parfois, j’ai peur de craquer en publique, manquerait plus que je détruise ma réputation (en soi, la réputation pour moi c’est que dalle, mais dans notre société, elle est mise sur un piédestal ,que ce soit à l’école, au travail…partout.) Je crois que je me répète beaucoup , que je reviens sans arrêt sur un point que j’ai évoqué auparavant sans lien logique mais c’est pas très grave. Je suis un peu “bipolaire” dans le sens où je suis vraiment coupé avec mon moi lucide et mon moi dépressif (c’est un peu maladroit comme façon de dire, mais je ne sais pas vraiment expliquer) . Parfois, je m’ignore moi-même par peur de faire une connerie et de me mettre en danger. (comme l’envie soudaine de tenter la drogue, l’alcool voir même la mutilation…) mais j’essaye vraiment de rester lucide et de me mettre des barrières. Même à me blocker socialement en parlant avec personne. Peur de leur influence sur moi. C’est vraiment de la paranoïa pure. Mais on ne sait pas vraiment comment et qui sont les gens. Certaine personnes auront l’air d’être des anges mais sont en fait des démons. Et inversement. Certaine me sourit alors qu’en faite elle me poignarde: je suis perdu. Je ne sais pas qui est sincère et qui ne l’est pas. Il me faut vraiment le temps que j’écrive que je me souvienne de chaque geste et ton de parole, de manière de dire pour me rendre compte de leur supercherie. Au final, je base mon futur sur des hypothèses auquel je n’ai pas de réponses. Vais-je sombrer dans la drogue? Ma mère va t-elle mourir avant que je ne lui est tout dit? Que vais-je devenir sans ma mère alors que je n’ai déjà pas d’amis, pas de soutien? J’ai déjà expérimenté cela en vivant juste avec mon père et mon frère et franchement c’est l’horreur. C’est plus calme, il n’y a pas de disputes car il répande leur prénommé “autorité et froideur”. C’est juste des personnes froides auquel on ne peut rien demander ,rien dire, impossible à contredire sans se prendre une claque. D’ailleurs je me pose des questions si je ne suis pas “battu”? A quel fréquence on considère quelqu’un de battu? Je ne sais pas vu que j’ai appris à me taire depuis petite à les laisser avoir raison, à ne pas garder la rancoeur ou il me retapera, alors je ne prend que rarement des coups. (En sois, seul mon frère est vraiment violent, des menaces, des insultes ,des coups ,il se déchaîne presque et je reste tétanisé mais les traces s’effacent le lendemain). Je ne vais pas dire qu’il me bat, j’en sais rien, ce que je sais c’est qu’ils ont tous normalisé cette violence qu’ils m’infligent, (mon frère sont les coups quand il est énervé car je désobéis, mes parents , la grossophobie, ils sont moins violent) juste car je suis la plus jeune, qu’ils ont une “autorité” (c’est pas vrai car je n’obéis pas à leur demande tout simplement car je ne les considère pas comme légitime (pour moi, c’est une mauvaise famille), ils sont obligé d’employer la violence). Ils ont vraiment l’air d’avoir une vie paisible à un point où quand un truc qui cloche ,ils ne le voient pas. Je suppose que c’est peut -être normal pour une “famille” ce genre de chose mais dans mon état je le prend mal.  Enfin, je divague et je répond pas vraiment à ce que vous dites , mais j’essaye de les inscrire dans ma tête. De m’en souvenir ,si j’essaye de commettre quelque chose que je ne devrais pas. En tout cas, je vous remercie encore une fois de prendre le temps de m’écouter car j’ai l’impression de ne pas être suffisamment redevable envers vous.

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Chère Zaragan, jeune femme en devenir obligée de vivre dans une famille froide, sans chaleur pour vous et qui en plus vous maltraite ! Je vais tenter de vous répondre du mieux que je peux.
Tout d’abord sur le fonctionnement du site. On ne peut plus poster anonymement depuis l’été 2018. C’était une commodité utile pour les victimes qui ne veulent ou ne peuvent s’afficher, qui hésitent comme vous à s’investir trop, bref qui ont besoin de temps et de discrétion. Mais c’est une commodité qui sert les trolls, ceux qui veulent nuire au site et aux victimes. Il y a eu trop de problèmes de troll durant l’année 2018, une des personnes les plus impliquées, maintenant partie a été très gravement attaquée et piratée. Beaucoup d’autres personnes aidantes ont jeté l’éponge. Nous ne sommes plus qu’une poignée avec quelques inscrits qui interviennent occasionnellement. Pour éviter cela on impose de s’inscrire, depuis cela va beaucoup mieux: cela éloigne les trolls et c’est très bien ainsi. Vous êtes inscrite maintenant, vous pouvez poster ici désormais et vous pouvez aussi nous écrire en privé par votre profil personnel (icone mon profil en haut). Maintenant que vous êtes inscrite sous votre pseudo de Zaragan vous pouvez intervenir sans problème. Je vous invite à ouvrir un fil dans le forum aussi.

Je vous lis et je comprends combien c’est difficile pour vous ma chère jeune femme en devenir. Vous n’êtes pas trop longue, vous avez grand besoin de soutien et de discuter de votre souffrance qui est très grande car ce que vous avez subi toute petite est très traumatisant et destructeur pour le psychisme d’une enfant, ce qui a des grandes répercussions pour la construction de votre personne, et donc pour votre expérience humaine.

Vous écrivez:

“Je suis un peu « bipolaire » dans le sens où je suis vraiment coupé avec mon moi lucide et mon moi dépressif (c’est un peu maladroit comme façon de dire, mais je ne sais pas vraiment expliquer) .”

Ce qui vous exprimez n’est pas maladroit, c’est que vous n’employez pas le bon terme ! Le trouble bipolaire renvoie à un terme psychiatrique très précis, que l’on appelait auparavant psychose maniacodépressive. C’est une forme de maladie mentale dans laquelle le malade alterne des crises d’euphorie grandiose suivies de crises de dépression très grave. Tout cela peut se manifester avec des délires. Cela ne peut pas être votre cas, vous le sauriez depuis longtemps et vous feriez des séjours en maison de santé réguliers avec un traitement neuroleptique. Voici un site utile sur ce sujet:

https://www.troubles-bipolaires.com/maladie-bipolaire/nature-des-troubles-bipolaires/

Non ce n’est sûrement pas vous ! Par contre, lorsque vous écrivez que vous vous sentez coupée de votre moi lucide et de votre moi dépressif, cela me fait immédiatement penser à un psychotraumatisme qui se manifeste justement par ce que vous mentionnez: c’est la dissociation, ces deux mois auxquels vous faites référence. En outre, dans ce traumatisme il y a le phénomène de mémoire traumatique qui conduit à la dissociation dont vous parlez. Je vous invite vivement à consulter le site de Muriel Salmona, psychiatre spécialiste de la question en France:

https://www.memoiretraumatique.org/

c’est une association de thérapeutes et vous pouvez la contacter.

Je pense que vous en avez besoin, il ne faut pas trainer avec cela ma chère Zaragan, car plus vous attendrez plus ce sera difficile et compliqué pour vous. Je vous invite à vraiment contacter des associations, vous avez besoin d’un traitement et d’un suivi serré, vous ne pouvez pas rester dans cet environnement maltraitant indéfiniment avec cette souffrance qui vous entrave tant. Vous avez besoin d’aide, et la société se doit de vous aider, elle est là, à votre portée. Si vous saviez le nombre de témoignages de victimes qui regrettent d’avoir attendu si longtemps avant d’entreprendre leur chemin de guérison et liberté.

Vous êtes jeunes, plut tôt vous commencerez mieux ce sera pour vous. Plus tôt vous pourrez accéder au bonheur auquel vous aspirez et que rien n’interdit si ce n’est la connerie qui nous entoure tous et avec laquelle nous devons composer. Souvenez-vous qu’Albert Einstein disait qu’il y avait deux choses infinies dans le monde: l’Univers et la connerie humaine, il ajoutait qu’en ce qui concernait l’Univers, il n’en était pas encore sûr ! Ca y est, moi aussi je divague et je fais dans le roman. Bien, tout cela pour vous dire d’utiliser les sites, d’utiliser ce qui existe en France, personne ne vous interdit d’être heureuse en acte, c’est votre environnement qui est une entrave à tout, personne n’y a moins droit que quiconque ! Je vais ajouter, les principes derrières les lois de la République ont été pensés pour donner à tous les mêmes chances au bonheur. Euh, oui entre les principes et l’application il y a un petit écart, mais ces lois vous garantissent des droits aux soins, des protections que bien peu de personnes sur la Terre disposent même dans les pays très avancées comme les Etats-Unis. Enfin, vous pouvez y avoir accès, cela vous aidera beaucoup ma chère jeune femme en devenir.

Vous écrivez:

” Parfois, je m’ignore moi-même par peur de faire une connerie et de me mettre en danger. (comme l’envie soudaine de tenter la drogue, l’alcool voir même la mutilation…) mais j’essaye vraiment de rester lucide et de me mettre des barrières.”

Cela est une signe manifeste de psychotraumatisme. La mise en danger est typique des victimes de syndrome psychotraumatique. C’est typique, les conduites à risque remettent le traumatisme en acte et atténuent la douleurs psychique de la mémoire traumatique et de la dissociation. C’est la raison pour laquelle les victimes de viol, d’inceste, d’agressions pédophiles, de violences conjugales se mettent en danger comme une fuite devant la douleur psychique (je schématise beaucoup mais l’essentiel y est).

C’est très bien expliqué sur le site de Muriel Salmona, lisez ce site attentivement et allez consulter.

En clair, il me semble que vous avez un besoin urgent de soins et d’un suivi régulier.

Affection, courage et soutien.

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