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J’ai été agressée sexuellement par mon colocataire

Bonjour tout le monde. J’espère que tout va bien pour chacun de vous.

Aujourd’hui, je viens ici pour parler d’un sujet qui pourrit ma journée et que je pense que je ne pourrai pas sortir de ma tête avant un bon moment.

Ça s’est passé avant hier soir. Ça fait plus de 6 mois que je partage mon appartement avec un homme, plus jeune que moi, j’ai 31 ans et lui 26, mon colocataire.
On discutait de temps en temps lui et moi de plein de sujets de débat, de politique, santé, religion, etc. Quand il a emménagé, il m’a informé qu’il fumait du cannabis, alors étant illégal dans le pays oú l’on vit, je lui ai dit qu’il aurait pas le droit de fumer à l’intérieur de la maison pour m’éviter des problèmes.
Au fil du temps, une confiance s’est installée entre nous, il me parlait de ses conquêtes et moi je partageais avec lui mes soucis de cœur. Mais sans plus.

Mon histoire commence de la manière suivante. Je souffre de dépression depuis des années, mais 2021 et 2022 sont pour moi mes pires, du fait d’une relation très toxique que j’avais avec une personne atteinte du trouble de la personnalité perverse narcissique, ma vie est sans dessus dessous.

Il y a trois jours de cela, je sentais que j’en pouvais plus, alors je lui ai dit que je voulais essayer de fumer un peu de son joint histoire de sortir un peu de mes souffrances, il a accepté. C’était ma 1ère fois. Je vous avoue que j’ai aimé la sensation, je planais et je pleurais sans arrêt au milieu de rires et de conversations incohérentes. Je crois que c’était le plus beau jour de ma vie car pour une fois j’ai pu quitter ce monde un instant. Bref.

La nuit tombée, les effets se sont estompés, on parlait comme d’habitude et à un moment donné, on s’est embrassé (avec tout mon consentement je précise, parce que toit était clair dans ma tête) mais j’ai pas voulu aller plus loin que des préliminaires. Vraiment c’était jusqu’aux seins pas plus bas.

Deux jours après (en parlant d’avant-hier) j’ai demandé à réessayer. Quand j’ai commencé à remonter, il a demandé que je l’embrasse.

– Puis-je avoir un baiser?
– Non, répondis-je alors que j’avais la tête dans tous les sens à cause des effets qui s’intensifiaient, si on s’embrasse, on risque d’aller plus loin et je ne veux pas de ça.

Je savais au fond de moi que je pourrais ne pas avoir le plein contrôle de moi-même et voulais éviter de faire qqch que je souhaiterais pas si j’étais entièrement sobre.
Il insistait et moi je refusais malgré ma perte de contrôle qui augmentait. Il recommençait et je me souviens lui avoir dit:

– D’accord on peut s’embrasser mais seulement pendant 2 minutes. Juste un baiser. Je lui faisais un confiance vu que lors de nos échanges j’ai pu déceler qqn d’assez mature.

Il m’a tendu la main et je me suis levée. Je perdais équilibre tant j’étais high mais j’avais plus ou moins conscience du moment. Quelques secondes plus tard, on s’embrassait et je sentais ses lèvres sur mes seins, ses mains sur mes fesses, c’était plus précipité que l’autre fois, j’en étais consciente et je me souviens que je le poussais un peu. Il a continué, m’a attiré au sol. Je ne pouvais pas parler, on aurait dit que je ne sentais plus trop mon corps. J’avais des blancs mais je reprenais contrôle à chaque fois. Je me souviens avoir prié dans mon cœur et demandé à Dieu de ne pas me laisser perdre tout contrôle. J’avais peur.

Mon cauchemar a commencé quand je l’ai senti descendre mon short, alors qu’il m’a mise dans une position à quatre pattes. J’ai senti son sexe sur ma culotte qu’il a ensuite basculé sur le côté. Moi incapable de réagir, je me relevais sans arrêt sur mes genoux mais il me repoussait à chaque fois violemment vers la même position. Je sentais sa main mouillée surement de salive qu’il essuyait sur ma vulve pour lubrifier. Je n’arrêtais pas de me relever voulant m’échapper mais lui essayait de me retenir et de forcer son sexe pour me pénétrer. Tout de suite je me suis assise sur le sol pou lui empêcher l’accès. Je me rappelle avoir dit dans un balbutiement inaudible presque

– Qu’est-ce que tu me fais?

Il m’a tirée par le poignet disant qu’on va dans sa chambre.

Il me tirait fort, je résistais. Je disais non. J’avais l’impression de crier et que le son sortait à peine. J’étais faible, high mais j’ai pu m’aggriper à un mur pour ne pas le suivre. Il a arrêté de tirer et m’a appuyé contre le mur, sa main sur ma gorge et l’autre main baladeuse. Je continuais à résister et lui ai dit:

– Qu’est-ce qui s’est passé ici? Pourquoi tu m’as fait ça?

Et là il a compris que j’avais conscience de ce qu’il essayait de faire et il s’est éloigné.

Je pouvais voir ses yeux noirs de colère ensuite je suis partie dans ma chambre troublée et n’arrivant pas à croire ce qui venait de se passer. Encore sous l’effet, je me suis allongée et me suis endormie.

Le lendemain, au matin, complètement lucide, je peux pas décrire comment je me suis sentie. J’ai éclaté en sanglots, je tremblais, j’avais honte de moi, je me sentais surtout coupable. Coupable d’avoir accepté qu’on s’embrasse malgré moi. Je me sens mal d’avoir été imprudente. J’ai des flashs constamment sur ses tentatives de pénétration et j’ai tellement mal au cœur.

Désolée pour les détails, ça doit être un peu choquant pour vous mais je voudrais svp que vous m’aidiez à comprendre, si vous pouvez me dire vu la description des faits, bien que j’aie été sous substance, si j’ai été victime d’une tentative de viol ou non.

Je répétais la scène dans ma tête quelques secondes après les faits, pour n’oublier aucune information qui m’arrivait à ce moment et au réveil j’ai tout noté dans un carnet dans l’ordre chronologique pour que rien ne m’échappe.
Je ne pouvais pas trop me défendre, mais j’ai capté les faits. Mais je pense qu’il aurait pu vraiment me violer s’il avait utilisé la force, car je suis une brindille et lui plus ou moins musclé. Peut-être avait-il peur des conséquences puisqu’il a réalisé que j’étais consciente du moment malgré les indices qui montraient clairement que j’étais défoncée.
La différence entre les 2 occasions, c’est que la 1ère, j’ai pleinement consenti à ses attouchements parce que j’étais lucide, je maitrisais à 100% mes actions vu que j’étais sous l’effet de rien du tout.

Mais la 2ème, je ne consentais pas. J’étais forcée malgré avoir plusieurs fois dit non et entraînée alors que je ne pouvais pas me défendre, car sa réaction a été immediate, une fois qu’il s’est rendu compte que les effats avait bien commencé.

Merci beaucoup pour vos réponses et votre support.🙏🏼 Merci de m’aider à comprendre. J’ai été imprudente certes, mais j’ai exprimé mon désaccord plusieurs fois de toutes les façons possibles.

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Luz
Luz
28 jours plus tôt

Visiblement pas une mais plusieurs tentatives de viols. Faites un signalement (ou plainte, à vous de voir) à la police et demandez leur comment le faire partir au plus vite. Abuser quelqu’un en situation de faiblesse (drogue, alcool, etc…) est considéré comme circonstance aggravante. Vous n’êtes coupable en rien. c’est lui le « dégueulasse »; et si rien n’est fait, il risque fort de continuer. Vous n’êtes pas en sécurité, allez loger ailleurs en attendant qu’il parte.

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Noah
Noah
27 jours plus tôt

Alors tout d’abord: je suis vraiment, vraiment désolée que tu aies vécu ça. Personne ne mérite ça. Et tu n’as pas à avoir honte, tu n’as rien fait de mal! Le seul qui devrait avoir honte, c’est lui!!

Ce qui m’amène au point suivant: à mes yeux, c’était une tentative, et cet homme est dangereux.
Tu n’étais:
-pas en état de consentir (cannabis, et encore une fois: non, ce n’est pas de ta faute et tu ne l’as pas cherché ou autre. Une femme a le droit de boire/fumer/porter une jupe sans risquer de se faire agresser, sinon tous les mecs qui courent torse nu dès qu’il fait chaud ” cherchent” aussi? )
-Tu avais dit “non” très clairement (“si on s’embrasse on ira plus loin et je ne veux pas”)
-Tu avais des moments de perte de conscience, des “blancs” (donc pas en état de consentir, une fois de plus)
-Tu essayais de te redresser, il te repoussait dans la même position (entrave physique)
-Il ne s’est arrêté que lorsqu’il a réalisé que tu étais consciente.
-Tu te rappelles que son regard était “noir de colère” (pas franchement la réaction d’un mec sain et safe. …En même temps rien de ce qu’il a fait n’était sain ou safe).

De plus, ton témoignage semble indiquer qu’il ne s’est ni excusé, ni inquiété pour toi le lendemain?
Dans tous les cas, ne reste pas seule avec lui, et il ne doit surtout pas rester ton colocataire, c’est beaucoup trop dangereux.

Tu es intelligente, gentille et précieuse: tu mérites d’être en sécurité et bien traitée (j’écris ça car je sais que parfois, avec la dépression, on se culpabilise et c’est dur de s’en rappeler).
Donc sois forte, protège toi de lui, et pas d’état d’âme: si tu te sens, va voir la police et porte plainte. Si ça ne marche pas la première fois, recommence (ma première expérience avec la police n’a pas été la meilleure la première fois, mais j’ai craqué, appelé de nouveau le 17, expliqué ma situation et là une policière absolument adorable m’a dit de retourner porter plainte dans un commissariat. Suite à ça, je ne suis tombée que sur des policiers.ères géniaux donc il y en a! Dans mon cas c’était du harcèlement). Ah et les policiers n’ont pas le droit, légalement, de refuser de prendre ta plainte.

Et ne reste pas seule! Contacte des amies, de la famille, des voisins, une association, n’importe qui en qui tu as confiance et assure toi de ne pas rester seule avec lui. Il faut absolument qu’il dégage de chez toi.
L’appli “the sorority” peut aider aussi (elle dispose d’un bouton d’alerte pour alerter toutes les utilisatrices près de chez toi en cas de problème. Ces utilisatrices peuvent alors te localiser pour t’aider, frapper à ta porte pour dissuader l’agression, te mettre en sécurité, faire sonner ton tél, chatter avec toi, et appeler les secours pour toi). Si tu es isolée, c’est aussi un bon moyen pour ne plus être seule et avoir des gens au courant dans ton voisinage, qui pourront t’aider si besoin.

Je te souhaite énormément de courage et je t’embrasse très fort.
N’oublie pas de boire beaucoup d’eau, avec les fortes chaleurs qui arrivent.

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