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J’ai cédé pour garder mon emploi

J’ai 48 ans, déléguée médicale, seule avec deux filles. Mon responsable : Pressions par rapports à mes résultats, chantages, menaces, je m’effondrais le soir, en rentrant à la maison. Milieu professionnel très difficile, omerta et sans solidarité entre collègues, on doit faire du chiffre, rendre des comptes, en compétition permanente.
Mon responsable, plus jeune que moi, a décidé de venir avec moi en tournée, pour comprendre les raisons de mon manque de résultats.
J’ai honte. Honte d’avoir fait ce qu’il voulait. Honte de l’écrire. Pour essayer de me sauver, de préserver mes enfants, par peur et lâcheté, par faiblesse, je n’ai pas su dire non. J’ai connu l’humiliation de faire des fellations à ce monsieur, durant plusieurs semaines, quand il le décidait.
Un monsieur propre sur lui mais qui apparemment ne trouvait pas utile de se laver à cet endroit là.
J’ai connu l’humiliation d’une nuit à l’hôtel, pendant laquelle j’ai subi et pleuré.
J’ai été licenciée deux mois après.
J’ai perdu ma dignité, je suis seule avec cette honte.
J’ai de la colère contre cet homme, mais aussi contre moi-même, à toutes je demande de ne pas céder !
Après avoir hésité à écrire ce mot, je le fais pour dire qu’il vaut mieux résister je pense, plutôt que vivre ensuite avec ces sentiments destructeurs.
La honte je la connais, elle est là tous les jours désormais.
J’espère que je ne serais pas mal jugée.

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falab
Invité
falab

ce n’est pas à vous d’avoir honte !
ce que je vois dans votre témoignage, c’est beaucoup de courage.
c’est lui le minable.

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Jécoute
Invité
Jécoute

Une femme seule… il en a profité le lâche! Il faudrait un groupe de soutien à la mairie 2 fois par semaines ou les femmes seules et harcellées par ce genre de minus peuvent aller se confier et être encadrées conseillées.. et si besoin porter plainte avant de subir ce genre de violence! Il y a bcp de chômeurs qui seraient parfait pour ce benevolat qqes heures par semaines.
La parole doit se libérer pour protéger les femmes!
Mais c’est quoi ce cauchemard!

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n n
Invité
n n

Si une seule personne osait vouloir vous juger, elle serait en tort,vous m’entendez bien, en tort, total, absolu et définitif.
Vous avez été comme prise au piège. Perdre son travail peut sembler un danger mortel ( et certains abuseurs et profiteurs le savent bien). Quand on est pris au piège de cette façon là, on ne peut juger sa réaction ni lâche, ni peureuse, ni faible : on sauve sa peau. Je le répète: vous avez été manipulée par cet individu, qui vous a fait vous sentir piégée, pour vous amener à faire ce qu’il attendait de vous. C’est lui le manipulateur et conscient de ses actes à 100%, et vous, victime à 100%.
Honte à cet individu, honte sur lui, honte sur lui. Il est coupable à 100%, coupable de manipulation, d’abus, de lâcheté et d’ignominie.
Personne n’a le pouvoir de vous faire perdre votre dignité. Vous êtes digne, et lui, non.

Je vous conseille vivement de ne pas rester seule avec ça.
Vous pourriez vous rapprocher d’une association, et/ou d’un(e) professionnel(le) formé(e) pour les victimes d’abus. C’est important pour vous.
Si cela peut vous apaiser un peu, je conseille aussi de signaler cet individu à l’adresse mail de Sandrine Rousseau et l’association Parler (qui commence par « suisjeseule »); cette démarche permet de regrouper tous les signalements autour d’un même individu pour faciliter les plaintes groupées, sans pour autant vous y obliger.

Je vous souhaite de réussir à vous relever de cette violence qu’on vous a faite, de vous reconstruire sur des bases saines (vous êtes innocente et digne), et n’hésitez pas à vous y faire aider.

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Intimite
Invité
Intimite

Bonjour. Quand vous dites » ne cédez pas », pensez vous avoir perdu votre travail car vous avez cédé…A t il craint que vous ne parliez en choisissant cette option ? Sans solidarité, comment peut on réellement faire autrement selon vous ?

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Solidarité
Invité
Solidarité

Et si vous trouviez conseils et soutiens pour porter plainte et balancer ce porc immonde ?
Un homme écoeuré par tant de bassesse…

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Christelle
Invité
Christelle

Faire des fellations pour obtenir des faveurs, on appelle cela de la prostitution…
Comment me sentir solidaire ?

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Solidarité
Invité
Solidarité

bonjour Christelle,
Quelle triste manque d’empathie !!! ;-(

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n n
Invité
n n

Manifestement, vous ne reconnaissez pas dans le témoignage de Charlène le mécanisme de la manipulation.
Vous refusez à Charlène le statut de victime, vous refusez d’attribuer à son supérieur la qualification d’agresseur. Vous voyez donc dans ce témoignage la description d’actes sexuels entre deux adultes consentants.
Par conséquent, vous accusez cette dame visiblement en souffrance, d’avoir eu volontairement, en toute possession de ses moyens et en pleine connaissance de cause, un comportement de prostituée.
???
Est-ce parce que vous niez l’existence de la manipulation? Ou vous n’en connaissez pas les mécanismes et la force? Ou ce témoignage selon vous n’est pas un exemple flagrant de manipulation?
Le regard que vous portez sur ce témoignage tente de rejeter la faute sur Charlène et c’est très violent. C’est ajouter à sa souffrance, comme un coup envoyé dans le plexus.
Votre jugement est du même acabit que celui des grands moralistes plus prompts à jeter la culpabilité sur la tenue de la victime que sur l’agresseur.
Charlène n’a pas besoin de la solidarité des personnes portant de tels regards. Elle a besoin au contraire de se protéger des tournures d’esprit comme celle que vous exposez ici, car, intentionnellement ou pas, elles ne sont bonnes qu’à aggraver la souffrance, donc bonnes à tenir à l’écart.
Pour finir, votre manque d’empathie me fait pitié, car c’est lui qui vous empêche de vous sentir solidaire avec Charlène (puisque vous posez la question), et c’est vous qui y perdez, pas elle.

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Laure
Invité
Laure

Votre témoignage me bouleverse car j’ai vécu la même situation. Les mêmes contraintes.
Et oui moi aussi j’ai cédé, vous n’êtes pas seule !

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Tetu
Invité
Tetu

Chère Christelle,
visiblement, ce n’est pas pour obtenir des faveurs mais pour éviter le chaos social (deux filles à éduquer et peur du licenciement puis des difficultés pour retrouver du travail) que Charlene s’est soumise à son agresseur.
Vous faites preuve effectivement de manque d’empathie mais aussi de mauvaise foi…

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Marc
Invité
Marc

Je suis un homme et j’ai subit aussi des pressions (par des femmes et aussi des hommes), et j’ai dû céder des fois aussi. Vous avez fait ce qu’il fallait pour survivre à ce moment là. Les prédateurs n’attaquent que les plus faibles qu’eux. Mais on ne reste pas faible tout le temps. Vous êtes une survivante, il n’y a pas de honte à survivre! Alors vous vous relevez, et vous continuez à vous battre.
Et pour le monsieur qui parle de prostitution, qu’il aille se faire foutre. Il s’est mis de fait dans le camp des prédateurs.

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cashmerecat
Invité
cashmerecat

Je suis passée par le même enfer que vous. J’ai dénoncé mais ce porc a gardé son poste et j’ai dû accepter de changer de service en étant rétrogradée. Tout ça au sein dans une administration prestigieuse. Je n’ai pas de mots… Courage.

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landalouze
Invité
landalouze

Je comprends ce que vous ressentez, décrivez, mais si nous vous jugions, alors honte à nous…J’ai conscience, que ce ne sont pas des paroles qui peuvent y changer quelque chose, mais sachez que tous ces prédateurs, notamment dans la sphère professionnelle, choisissent avec soin leurs « cibles » …Vous avez été choisie justement pour ces raisons qui vous ont fait céder au chantage… La responsabilité « intégrée » par une femme, mère isolée, est telle, que pour ces enfants, elle est prête à accepter des choses qu’elle n’accepterait pas pour elle même…Vous n’avez pas à avoir honte d’être une « mère courage », prête à tous les sacrifices pour protéger vos enfants…Ayant été tout de même licenciée, au plus avez vous fait une « erreur d’interprétation de la situation », mais comment auriez-vous pu deviner ? La honte est un puissant moteur, sur lequel compte ces harceleurs/abuseurs, vous n’y êtes pour rien…Si vous avez cédé, c’est aussi parce que notre société comme tant d’autres, surtout dans les générations antérieures comme la vôtre, nous ont formaté à répondre et à nous soumettre aux désirs de l’homme…Vous n’y êtes pour rien…Cet homme à calculé sa démarche, il s’est rendu coupable de crimes sexuels avec préméditation, sur personne en fragilité, avec la circonstance aggravante d’être une personne en situation d’autorité, il a tout faux !
A vous de voir, si vous êtes en capacité de réclamer justice, si vous avez en vous et juridiquement la capacité, la force, les preuves nécessaires pour obtenir justice !

Faites vous aider, surtout ne restez pas seule avec ce fardeau sur vos épaules, vos enfants ont besoin de vous, faites un break…Quand j’ai eu personnellement besoin de faire un break, j’ai mis ma petite dernière en internat de réussite éducative, pendant un an, ils étaient 14, c’était sympa… J’ai pu m’occuper de moi, faire des thérapies, de l’art thérapie, me remettre à prendre du plaisir à faire des choses « inutiles », écrire, dessiner, marcher, faire du théâtre, de la voile, ….Une fois que j’ai été mieux, j’ai pu reprendre mon rôle de maman… Il faut parfois savoir reconnaître sa faiblesse et prendre les décisions qui s’imposent, avant de craquer de façon irrémédiable…Courage et demander de l’aide, il n’y a pas de honte à ça, ça aussi c’est notre responsabilité de maman, nous faire aider quand on en a besoin !

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landalouze
Invité
landalouze

Êtes-vous mère ? Êtes-vous mère isolée ? Êtes-vous mère isolée de 48 ans, n’ayant aucune chance de retrouver du travail en cas de licenciement ? Je ne pense pas, car si vous l’étiez vous ne vous permettriez pas de porter un tel jugement, vous comprendriez !
Pour votre gouverne, le comportement de ce chef est un délit, harcèlement sexuel, agressions sexuelles, et même viol, par personne ayant autorité, ce qui constitue une circonstance aggravante ! Je ne parle même pas de l’obligation de l’entreprise de veiller à la sécurité de ses salariés, qui à une obligation de résultats et non seulement de moyens concernant la santé psychique et physique de ses salariés.

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Mimi
Invité
Mimi

Qui aurait le droit de mal vous juger? Vous êtes la victime d’un vieux gros déguelasse, vous auriez dû planter les dents et serrer bien fort pour lui couper ses envies

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alainlediseur
Invité
alainlediseur

Maintenant que vous vous êtes faites viré comme une malpropre, par un gros porc qui a abusé de son pouvoir hierarchique, de ces fonctions. Vous n’avez plus rien à perdre. Et si vous le balanciez à ces supérieurs pour voir leurs réactions? Vous portez plainte en racontant exactement ce que vous venez de nous dire, et joignez la photocopie au siège social, ça pourrait lui faire mal au cul, c’est une faute professionnel lourde, avec licenciement sans indémnités chômage à la clef.

Et si en plus vous portez ça sur les réseaux sociaux ou au journal local, alors là c’est l’image de la boite qui va empâtir et le mec il va prendre cher, au lieu d’avoir honte de vous, vous devriez avoir la haine contre ce mec! C’est lui le fautif de vous avoir tacitement obligé, forcé, sous menace passive. Le violeur, c’est lui pas vous! Vous, vous êtes la victime. Vous avez droit à des dommages et interets pour le préjudice morale et phyisque causé par votre agresseur, violeur.

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alainlediseur
Invité
alainlediseur

Bonjour, Heu non, on appelle ça un abus de pouvoir. La prostitution c’est se faire payer contre des pratiques sexuelles, et c’est un métier, consentie, là c’est un viol et des agressions sexuelles à répétitions, car il n’y a pas de consentement, y a menace, contrainte, abus de pouvoir sur sa subordonnée. Vous comprenez madame ou monsieur la différence?
Le misogynisme commence chez les femmes, et se termine chez les hommes. Pour que toute cette violence cesse, il faut d’abord rééduquer les femmes, afin qu’elles éduquent mieux leur enfants dans d’autres schémas que ceux-ci.

la loi: Le viol

(Article 222-23 à 222-26 du code pénal)

Le viol est un crime.
Il est défini par le code pénal comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. » Tout acte de pénétration sexuelle est visé : buccale, vaginale, anale, par le sexe, par le doigt, par un objet.

La peine encourue est de 15 ans d’emprisonnement. Elle est de 20 ans d’emprisonnement si le viol est commis avec une ou plusieurs circonstances aggravantes. En voici quelques unes :

si l’acte a été commis par le conjoint, le concubin ou le partenaire lié à la victime par un Pacs ou ex-conjoint, ex-concubin ou ex-pacsé ;
lorsque la victime a été mise en contact avec l’auteur des faits par Internet,
si la victime était particulièrement vulnérable (personne infirme, malade, enceinte) ;
si l’acte a été commis sous l’emprise de l’alcool ou de produits stupéfiants ou avec l’usage ou la menace d’une arme ou encore par plusieurs personnes (auteur ou complice) ;
si l’acte a été commis, dans l’exercice de cette activité, sur une personne qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle..

La juridiction compétente est la cour d’assises. La victime peut demander le huis clos.
La victime majeure doit déposer plainte dans un délai de 20 ans après le viol. Ce délai est porté à 20 ans après la majorité de la victime si le viol a été commis sur une personne mineure.
Au-delà de ce délai, les faits sont prescrits.
Les agressions sexuelles

(Article 222-27 à 222-30 du code pénal)
Les agressions sexuelles autres que le viol sont des délits.
Elles sont définies comme « un acte à caractère sexuel sans pénétration ommis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise ». Il peut s’agir par exemple de caresses ou d’attouchements de nature sexuelle.

Depuis 2013, constitue également une agression sexuelle « le fait de contraindre une personne par la violence, la menace ou la surprise à se livrer à des activités sexuelles avec un tiers » (Article 222-22-2 du code pénal).

La peine encourue est de 5 ans et de 75 000 € d’amende. Elle est augmentée jusqu’à 7 ou 10 ans lorsque l’agression est commise avec une ou plusieurs circonstances aggravantes mentionnées ci-dessus pour le viol.

La juridiction compétente est le tribunal correctionnel.

La victime majeure doit déposer plainte dans un délai de 6 ans après l’agression sexuelle. Au-delà, les faits sont prescrits.

Ce délai est porté à 20 ans après la majorité de la victime si l’agression sexuelle a été commise sur une personne mineure de moins de 15 ans. C’est-à-dire que la victime peut porter plainte jusqu’à ses trente-huit ans. Il en est de même pour les atteintes sexuelles sur mineur.e de moins de 15 ans commises notamment par ascendant ou toute personne ayant autorité, par une personne qui abuse de son autorité que lui confèrent ses fonctions.

Pour les autres agressions sexuelles commises sur un.e mineur.e le délai est porté à 10 ans C’est-à-dire que la victime peut porter plainte jusqu’à ses vingt-huit ans.Au-delà, les faits sont prescrits.

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