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Inceste par frère (13 ans de plus que moi)

Mon frère, professeur agrégé, 13 ans mon ainé, a abusé de moi fin décembre 1974 alors que j’étais à mille lieux de l’évènement. J’avais totalement confiance en lui car il avait 36 ans (marié, 1 enfant), moi j’avais 23 ans (séparée, 1 enfant). J’étais tétanisée, je ne pouvais pas dire “non”, il était le “savant” familial. Tout avait été misé sur lui seul. Il était le second d’une fratrie de 6, moi la dernière. Il occupait le rôle du père.
Il y a eu 2 relations à 6 mois d’intervalle. La 3ème fois j’ai osé dire “non”. L’histoire s’est arrêtée là.
Il y a eu comme un déni de ma part car c’était la seule solution pour garder les relations pendant 40 ans.
A présent, pour cette raison j’ai enfin coupé tous les ponts avec les frères et sœurs et je m’en porte beaucoup mieux.

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Belle hope
Belle hope
2 années plus tôt

Les grands-pères, les grands frères, grand risque de prédation. De quoi se réjouir d’avoir d’abord des filles et les garçons ensuite, la différence d’âge permet aux soeurs de se défendre. le mythe du grand frère protecteur s’effondre. Le grand frère peut-être destructeur.
Absolument navrant de lire que pour un seul frère qui ne sait pas se tenir on doive renoncer à toute sa fratrie. Ce n’est pas pour rien que l’inceste est interdit dans toutes les civilisations.

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Beauvoir
Beauvoir
2 années plus tôt

Agrégé, agrégé de quoi? Toutes les agrégations ne se valent pas.
Et celles de 1974 chez les garçons pouvaient être très faciles puisqu’il existait encore à cette époque un système extrêmement injuste qui favorisait les hommes. Il y avait les CAPES et agrégations “séparés”, des épreuves différentes (!) et le même nombre de postes dans chaque concours (!), celui des garçons et celui des filles.
Or, les filles étaient parfois dix fois plus nombreuses que les garçons, dans mon groupe de TP, une quarantaine pour…4 garçons, donc les quatre tous reçus (un seul au niveau des filles, un vraiment minable, deux quelconques) et quatre filles reçues aussi (elles de sacrées têtes). Oui, oui, on l’a oublié et les hommes avaient horreur que l’on en parle.
Alors les agrégés masculins de cette époque, ouaf, ouaf!!!
C’était une grande revendication féministe des années 1970.
Vous voyez, on avance un peu quand même.

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Clepsydre
Clepsydre
2 années plus tôt

Vous avez absolument raison d’avoir rompu avec toute votre famille. J’ai vécu une expérience proche et je sais qu’il n’existe aucune autre solution. Cela n’est qu’un pansement sur une blessure, mais il évite qu’elle soit à vif. Tenez bon. Il n’est pas gravé dans le marbre qu’une famille doive être unie. On a relancé cette mode pour des raisons mercantiles (les “cousinades”, invention des temps actuels. sont source de beaucoup de dépenses et de consommation. Votre agresseur ne changera pas. Je cautionne par ailleurs tout à fait ce que dit Beauvoir. j’étais à la fac en 1974 et j’ai connu les modalités d’attribution des IPES, CAPES et AGREG sous Giscard. Du reste à cette époque la “libération sexuelle” se faisait souvent par la force et était perçue comme un service rendu à la victime…
De tout cœur avec vous.

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Beauvoir
Beauvoir
2 années plus tôt
Reply to  Clepsydre

Merci Clepsydre de confirmer, quand j’en parle, parfois on ne me croit pas. Et les collègues masculins favorisés veulent à tout prix cacher ce système même aujourd’hui.
Et ne parlons pas de tous les postes intéressants qu’ils ont monopolisé , université, inspection, direction, échappatoires à l’enseignement…Tout ce qui était mieux était pour eux, les hommes. Tout ce qui permettait d’échapper aux copies était bon.
Pour la “libération sexuelle”, je confirme à mon tour, il fallait coucher quand les garçons vous le demandaient sinon vous entendiez que “vous n’étiez pas libérée”!
Les soucis de contraception, d’avortement pas au point, etc…ils s’en moquaient, c’était votre affaire et pas la leur. Triste époque. Bien surévaluée.

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Clepsydre
Clepsydre
2 années plus tôt
Reply to  Beauvoir

Nous avons vécu exactement la même chose, Beauvoir. Il était fréquent d’arriver déjà traumatisée par un drame familial, et d’être obligée de faire l’amour par politesse sur le capot d’une voiture pour paraître “dans le coup”.
Je me souviens aussi du harcèlement pratiqué à l’encontre de nombreuses copines, dans l’université que je fréquentais par un homme politique aujourd’hui connu de tous. Je me garderai bien de divulguer son mon car les représailles seraient immédiates et ce n’était pas moi la cible. Pour ce qui est de la préférence exercée par les commission de spécialistes pour les candidats masculins, je confirme +++

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Beauvoir
Beauvoir
2 années plus tôt
Reply to  Clepsydre

Merci Clepsydre, c’était une époque incroyablement macho, oui, les hommes étaient fiers d’être machos et nous, les filles, on était là pour leur plaisir. Et c’était gratuit!
Il fallait vraiment en avoir pour se rebeller et ne pas se laisser prendre par l’air ambiant. De toute façon on était toujours perdantes: traitées de coincées et méprisées si on ne voulait pas, traitées de salopes si on voulait bien et méprisées aussi.
Et puis il y avait les filles qu’ils respectaient et qu’ils voulaient épouser: celles qui avaient de grandes espérances financières ou un grand nom, le rêve des hommes de ces années 1970 c’était “la brouette pleine d’actions qu’allait donner le beau-père” , “le blé”, entendu dans la bouche d’ un étudiant de sciences éco puis ISA…

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