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Harcèlement sexuel et tentative de viol au travail

Jeune infirmière de bloc opératoire débutant à l’APHP, hôpital Boucicaut, Paris XV, en 1989/1990:
j’ai subi le harcèlement sexuel + tentative de viol de la part d’un brancardier (ancien) au quotidien, pendant deux ans.
Et, idem, de la part d’un médecinnanesthésiste, dans le même bloc opératoire (chirurgie générale/digestive)!!!
La cadre surveillante refusait d’entendre ce que ses infirmières avaient à dire !!!

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Catoune
Membre

Chère Anonyme,

Avez-vous été obligée de quitter ce service pourri ou ce brancardier et ce médecin anesthésiste sont-ils partis ?

Pourquoi n’avez-vous pas alerté le SNPI ( syndicat National des Professionnels Infirmiers ), il vous serait venu en aide ?

Le SNPI s’occupe uni­que­ment des pro­fes­sion­nels infir­miers et cadres infir­miers SALARIES. Le contacter via son site :
syndicat-infirmier.com/Nous-contacter.html
par télé­phone au ser­vice adhé­rents 01.48.78.69.26

Voilà ce qu’il faut faire si cela vous arrive à nouveau :

1) Accumuler des preu­ves :

Il faut four­nir tout un fais­ceau d’éléments qui peu­vent cor­ro­bo­rer une parole : des textos, des cour­riels ou des enre­gis­tre­ments clan­des­tins cons­ti­tuent des preu­ves maté­riel­les. Des témoi­gna­ges de col­lè­gues, des cer­ti­fi­cats médi­caux, ou encore un arrêt-mala­die peu­vent être également pré­sen­tés à la connais­sance des juges.

2) N’hési­tez pas à vous faire aider par un syn­di­cat pré­sent dans l’établissement ou le SNPI.

3) la procédure :

a) choix du Recours des vic­ti­mes : Procédure de média­tion

La vic­time ou la per­sonne accu­sée de har­cè­le­ment moral ou sexuel peu­t enga­ger une pro­cé­dure de média­tion. Le choix du média­teur fait l’objet d’un accord entre les par­ties.

Le média­teur tente de les conci­lier et leur soumet des pro­po­si­tions écrites en vue de mettre fin au har­cè­le­ment.

En cas d’échec de la conci­lia­tion, il informe les par­ties des sanc­tions encou­rues et des garan­ties pro­cé­du­ra­les pré­vues en faveur de la vic­time.

b) choix du Recours devant le juge civil ou admi­nis­tra­tif

Si la vic­time relève du sec­teur privé, le conseil de prud’hommes peut être saisi pour faire cesser les agis­se­ments et obte­nir répa­ra­tion du pré­ju­dice subi.

Si la vic­time est agent public, elle peut pour­sui­vre les mêmes objec­tifs en sai­sis­sant le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif.

La vic­time doit pré­sen­ter des faits per­met­tant de pré­su­mer l’exis­tence d’un har­cè­le­ment moral ou sexuel.

Il appar­tient ensuite à la per­sonne accu­sée de démon­trer que ces faits ne sont pas cons­ti­tu­tifs d’un har­cè­le­ment moral ou sexuel.

À noter : dans une entre­prise, toute orga­ni­sa­tion syn­di­cale repré­sen­ta­tive peut, avec l’accord écrit de la per­sonne har­ce­lée, enga­ger à sa place l’action en jus­tice.

c) choix de l’Engagement d’un procès pénal

La vic­time peut porter plainte dans un délai de 3 ans à comp­ter des faits de harcèlement moral, puis se cons­ti­tuer partie civile.

La vic­time peut se retour­ner contre l’auteur des faits en por­tant plainte pour harcèlement sexuel dans un délai de 6 ans après le der­nier fait (geste, propos…) lié à ce type de har­cè­le­ment, en dépo­sant plainte auprès de la gen­dar­me­rie, du com­mis­sa­riat ou du pro­cu­reur de la République.

Si la plainte est clas­sée sans suite, la vic­time peut dépo­ser une plainte avec cons­ti­tu­tion de partie civile.

Attention : quel que soit le recours, en cas d’imbri­ca­tion du har­cè­le­ment moral avec une dis­cri­mi­na­tion ou un har­cè­le­ment sexuel, il faut le men­tion­ner expli­ci­te­ment.

Pour le harcèlement moral :
Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 por­tant droits et obli­ga­tions des fonc­tion­nai­res : arti­cle 6 quin­quiès : Protection des agents publics
Article­ 222-33-2 du code Pénal : peine encourue.

Vous pouvez aussi contacter le numéro vert de SOS Harcèlement sexuel :
0800 00 46 41
ce n’est pas un simple service d’écoute et de soutien téléphonique. C’est l’accueil de l’unique consultation hospitalière destinée aux victimes de harcèlement sexuel en France.

Bon courage !

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jiji
Invité
jiji

Merci; Non, j’avais fini par quitter le service (par mutation à l’H. Mondor) car j’en avais marre…Et, non, personne ne m’aurait soutenue ni témoigné car ces deux pervers profitaient des situations où je me retrouvais seule…pas de témoins directs…malgré que le brancardier soit connu pour ce qu’il était !
Pas de preuves, pas de témoins; aucune chance pour moi !! Je vous rappelle que nous étions en 1989/1990 et qu’à l’époque, tout cela était encore très « normal »!

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Catoune
Membre

Merci Jiji pour votre réponse.

Oui, j’ai bien vu que c’était en 1989/90, mais en vous répondant, j’ai pensé aux autres jeunes infirmières qui pourraient nous lire et seraient aujourd’hui encore harcelée ! Au moins, elles auront quelques infos pour se défendre !

Vous avez bien fait de partir, mais c’est quand même malheureux que ce soit toujours les femmes qui paient la facture et pas ces porcs !

Je suis navrée que vous n’ayez pas été soutenue et défendue ! Ils auraient mérité de ne plus pouvoir exercer leur profession et d’avoir un casier judiciaire en tant que délinquants sexuels !

N’y avait-il pas de syndicat à l’époque pour vous assister ou des Associations?

Vous n’y avez peut-être pas pensé à l’époque ! C’est vrai que l’on avait pas ce réflexe de demander de l’aide ! On subissait ou on partait ou on se battait physiquement (baffes, coups de pieds ou de coudes,…) ou on se vengeait ! Mais, on allait rarement dénoncer ou porter plainte ! On se débrouillait seule !

J’espère que côté porc il n’y en a pas eu d’autres ! Merci Jiji pour votre témoignage !

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jiji
Invité
jiji

Arrivée à l’H. Mondor, j’ai été témoin du harcèlement que subissait une collègue de la part d’un pauvre con de chirurgien qui se croyait tout permis…! j’ai voulu l’aider, lui apporter mon soutien, mais elle a préféré partir, elle aussi !

J’étais secouriste bénévole à la section de la croix rouge paris XIIIème; là aussi, les jeunes femmes subissaient le harcèlement sexuel de certains machos qui prenaient cela pour un jeu…!!! Il y avait un « droit de cuissage » qui était mis en place !!!
Idem, j’y suis restée environ 1 an 1/2 et puis j’ai tout arrêté !

Oui, je vous parle des années 80/90 où tout cela était normal, dans notre société, où les femmes n’avaient aucun soutien…
Quelle triste réalité!

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Catoune
Membre

Chère Jiji,

Le harcèlement sexuel dans les hôpitaux est loin d’être un problème réglé !

Si vous regardez internet, c’est proprement hallucinant le nombre de femmes harcelées dans ces lieux !

Même des jeunes femmes internes ou externes se font harcelées par leurs confrères !

Quant aux Aides-soignantes et aux Infirmières, alors là, le droit de cuissage est religion !

C’est scandaleux !

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