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GHB drogue fréquente, prédation banalisée.

Attention. Il n’est pas acceptable qu’aussi peu de campagne d’information n’alerte la population vis à vis du danger GHB. Le ghb est une drogue utilisée probablement plus souvent que ne le supposent certaines et certains. Ce n’est ni utilisé que rarement, ni qu’une rumeur exagérée. Le GHB est un substance pouvant être vendue et fournie facilement à priori , appartenant à une réalité fréquente .
Il y a trop peu de communication informative sanitaire sociale et médiatique sur ce produit qui rend amnésique et génère le viol.
Dans certains cas, nombreuses personnes abusées et droguées au GHB découvrent rapidement qu’ils.elles ont été violé.e.s à leur insu totale. Le traumatisme est violent.
D’autres découvrent l’abus rétroactivement, parfois plusieurs mois plus tard, par exemple en se découvrant enceinte : dans le cas où ce sont des personnes célibataires qui n’avaient pas souvenir d’avoir partager de relation sexuelle avec quiconque.., elles finissent par découvrir avec effroi l’explication du viol et ghb.
L’amnésie provoquée par le GHB favorise qu’un bon nombre de personnes n’identifie pas le viol.
Il n’est pas rare aussi, que certain.e.s soient abusé.e.s alors qu’ils.elles se croyaient en lieu sûr, en appartement , en petit comité restreint en compagnie d’une ou qq connaissance qu’ils .elles imaginent à priori inoffensifs, ou carrément sur le lieu de leur domicile personnel chez eux.
Donc ces personnes ignorant avoir été droguées et abusées se réveillent parfois aussi dans leur lit personnel tout en n’ayant pas de trace ou de signaux de viol .
Les conséquences chimiques créent le trouble , la confusion, le doute et l’éventuel déni aussi.
D’étranges sensations corporelles , parfois des douleurs incompréhensibles, une intuition plus ou moins inquiétante , obscure, une sensation de choc indéfinissable , une impression d’étrangeté, d’intrusion, etc, les perturbent . Sans comprendre, avec l’amnésie, ces personnes abusées sentent ou refoulent l’incompréhension ainsi que le traumatisme , souffrent, parfois jusqu’à plusieurs années .., sans savoir ce qu’il s’est passé.

Je suis une personne hyper-vigilante , méfiante, cérébrale, littéraire et scientifique, évitant les mouvements de foule ou les soirées bruyantes trop arrosées, appréciant les personnes délicates, sensibles, douces, attentionnées, et je fréquente des personnes le plus souvent éduquées, diplômées, instruites qui elles aussi sont des personnes dont le registre comportemental est , comme moi, de plutôt côtoyer les lectures, la nature, le calme etc .
Pourtant , j’ai été témoin indirecte d’abus au ghb, et, j’ai eu mes expériences personnelles malheureuses moi aussi.

Je témoigne de plusieurs événements vécus, ici, désignant un aperçu de la potentielle fréquence d’utilisation du GHB bien trop niée .
Il faut alerter avec plus d’insistance et de sérieux autant sur le GHB que sur les comportements prédateurs en insistant sur leur fréquence et la nécessité que chacun soit toujours plus méfiant et conscient.
Il faut que chacun et les plus jeunes aussi , se sentent à l’aise et invités à porter plainte et à dénoncer au moindre doute. Il faut que la société, ses moeurs et ses politiques infléchissent radicalement leur mollesse encore trop patriarcho hermétique dominante , banalisant la prédation.


Pour le 1er exemple j’ai eu beaucoup de chance.
À 19 ans, étudiante, j’intégrais un studio locatif dans un immeuble appartement à un propriétaire unique d’environ 35 ans. Celui-ci força le passage de ma porte d’entrée contre mon gré , m’imposant d’abdiquer en prétextant que je n’avais légalement pas l’autorisation d’empêcher le propriétaire d’accéder à sa propriété et prétextant qu’il était impératif qu’il s’assure que l’appartement soit en bon état.
Ce qui en soit était déjà abusif, intrusif, prédateur .
(J’étais informée par une jeune voisine qu’elle déménageait en urgence car ce propriétaire lui avait “posé problème” .)
Malgré ma méfiance, perturbée par son argument “légal”, j’ai concédé à son injonction pensant me débarrasser plus rapidement de lui une fois sa visite liquidée.
Une fois à l’intérieur, il s’installa à ma table de cuisine réclamant que je nous prépare un café pour le boire ensemble, ce que j’ai catégoriquement refusé, lui imposant avec colère qu’il sorte.
Il prétexta alors avoir besoin de passer un appel tél depuis chez moi, à l’époque ancienne du tél ” fix” . Je suspecte que cet individu à tenté de me faire boire du ghb dans le café, puis en se rabattant sur un pichet d’eau de ma table que je n’ai pas bu mais jeté. Il repartait , pour quelques heures plus tard re-sonner à ma porte , et repartir sans explication lorsqu’il observait que j’étais éveillée . Je déménageais peu de temps ensuite sans avoir le réflexe et l’énergie à perdre pour porter plainte.
Et sur quel motif concret ?
Les structures législatives ne proposent aucune solution préventive pour ce genre de cas.

Quelques années plus tard, à l’occasion d’un des rares concerts auxquels j’ai assisté, j’ai été traquée par un prédateur qui m’a poursuivie jusqu’à l’entrée d’un water closed dans lequel je m’étais réfugiée pour me protéger , cela alors que j’étais sous l’emprise des symptômes du GHB . Au cours d’une bière légère à peine terminée, j’ai été très rapidement assommée par des vertiges, nausées violentes , qui m’avaient contrainte à m’isoler pour vomir puis dormir pendant le temps du concert, cachée dans le wc . Une amie est venue me chercher pour me réconforter, boire de l’eau , rejoindre d’autres amis, et fuir les lieux. Le prédateur attendait depuis tout ce temps , posté à la sortie des sanitaires féminins, abandonnant au final son projet.

Une amie architecte m’a confié son traumatisme : elle découvrait être enceinte depuis 2 mois alors qu’elle n’avait aucune relation ni de couple ni passagère. Ainsi , à l’aide d’une enquête soutenue par son médecin aussi, elle a reconstitué les pièces de cette énigme : elle comprenait enfin ce qu’elle avait ignoré pendant tout ce temps, expliquant pourquoi elle s’était réveillée un matin chez une connaissance qui prétendait être l’ ami l’ayant protégée après l’avoir raccompagnée hors d’un bar dans lequel elle aurait soit-disant trop bu . Elle a du avorter bien entendu . Je n’ai pas su si elle a pu porter une plainte qui ait pu aboutir.

Quelques années plus tard, je recevais une connaissance directrice d’un centre d’Art qui souhaitait me rendre visite un peu lourdement.
Cette femme débarquait chez moi, mais sans m’avertir arrivait de façon improvisée accompagnée de 2 gars que je n’avais croisés qu’une fois auparavant , dont j’avais pu observer à cette occasion qu’ils étaient de potentiels prédateurs malgré leur style de camouflage social soft , et que bien sur je n’avais pas choisi de recevoir.
Bien poliment comme toute femme si souvent bien conditionnée au formatage de la politesse contrainte , je partage une bière en leur compagnie à contre coeur , avec pour projet de me débarrasser d’eux diplomatiquement et pour passer à autre chose. Je me réveille le lendemain sans me souvenir de quoi que ce soit , nue sur mon canapé. Sans comprendre, je m’interroge sur le nombre de verres d’alcools consommés et m’engouffre dans le pur Déni radical. La connaissance féminine de cette soirée, me téléphone quelques jours plus tard pour me demander à cette occasion ce qu’il s’était produit expliquant que je me sois endormie si rapidement et si finalement j’allais bien depuis cette soirée. Elle m’informe qu’elle est repartie en compagnie des 2 gars pour me laisser dormir, sans trop comprendre ce qu’il m’arrivait. Elle ajoute se souvenir qu’il est possible qu’un des 2 gars ait choisi de rester chez moi pour veiller sur moi et ne pas m’abandonner inconsciente. Le gars avait disparu à mon réveil.
Les effets chimiques du GHB ont participé à la confusion, à ne pas être en capacité de reconstituer avec discernement les événements. Je sentais les symptômes corporels douloureux d’un rapport non consenti et à mon insu, le viol sous GHB. ., mais dont la conscientisation était chassée par l’état de choc et le ” Déni ” radical.., en faveur de la survie psychique immédiate.
J’ai pu accepter de prendre conscience de cette hypothétique ou probable vérité que plusieurs années plus tard.
Et cette connaissance féminine, était elle innocente, ignorante , idiote , une manipulatrice ? Ou était elle une genre de maquerelle inavouée , une perverse. . ?
Quel était le registre de “violence symbolique” assumé ou non ?

La société se doit de radicalement s’éveiller et agir.
Protestez, dénoncez, provoquez que les moeurs exigent ces changements .
Soyez vigilant.e.s, méfiant.e.s et informé.e.s.
Bonne route.

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hiro
hiro
14 jours plus tôt

Bonjour, (suite) .
Merci à chacun.e qui aurait la compassion et la patience à supposé que vous me lisiez.
Je suis l’auteur du témoignage, je suis Asperger, mon haut niveau de fonctionnement tsa invisible, doublé d’une sensibilité artistique, expliquent entre autre que j’écrive (trop) longuement.
Si vous avez des contacts de spécialiste spécifique pour ce traumatisme , je vous en remercie par avance.
Je suis en contact régulier avec qq psy et spécialistes psycho corporel à qui je n’ai pas encore eu l’occasion de leur parler de ces thèmes ici abordés, car très récemment remémorés.

J’ajoute concernant mon témoignage, que j’ai pris conscience de cette liste d’épisodes cités il y a quelques jours après 20 ans d’oubli ou de refoulement. L’épisode désigné en fin de liste le plus douloureux , perturbant, me met en situation de prendre conscience qu’à l’époque et pendant 20 ans je n’avais pas été en capacité de l’identifier, de le comprendre, de le reconnaître. Je l’avais refoulé en ce Déni radical indiqué dans le témoignage.
L’amnésie était telle, que je n’avais aucune souvenir d’un éventuel passage de quiconque chez moi ni aucun souvenir de ce que j’avais fait la veille .., ou même les jours précédents .
Je ne me souvenais pas non plus avoir vécu un moment passager de vacillement entre l’éveil et l’état drogué . L’amnésie était violente et l’endormissement semble avoir été immédiat, sans transition .
Je ne saurai jamais si j’ai bu du GHB -dans ce cas massivement- ou si j’ai bu un cocktail d’une autre drogue .
Je pensais ce début de soirée lors du passage inattendu des prédateurs chez moi, me débarrasser d’eux rapidement prétextant que j’étais attendue ailleurs et , par diplomatie stupide, ne leur accordant que le temps d’une seule bière.
Or , je suis passée d’un état d’éveil et d’une seule bière à un état assommé immédiat.
. . .
Ce n’était que plusieurs semaines plus tard , lorsque la femme (qui se prétendait ou croyait être une de mes potes ) qui était venue accompagnée des 2 gars en ce début de soirée totalement oublié, lorsqu’elle m’a téléphoné pour me demander pourquoi je m’étais endormie si rapidement en leur présence tout en étant assise sur le canapé , que j’ai pu me remémorer le passage de cette femme et ses 2 gars chez moi . C’est au moment de cet appel téléphonique que j’ai pu me remémorer leur visite ; c’est à ce moment de cet appel tél que j’ai réalisé que j’étais passée de quelques gorgée d’une seule bière directement au trou noir , sans transition .
Au cours de cet appel tél avec la femme pseudo pote, j’ai appris par elle , que ne pouvant pas me réveiller de mon sommeil soudain profond, cette femme avait fini par décider de partir accompagnée des 2 gars , pour me laisser dormir . Pour préciser ensuite qu’elle avait quand même laissé un des 2 gars chez moi ( en me laissant seule avec lui) , sous l prétexte que mon endormissement inattendu et profond méritait une surveillance et que je ne reste pas seule.
Cette femme avait laissé un des prédateur seul chez moi .
Au moment de l’appel tél, j’ai compris le risque encouru, j’étais indignée, exaspérée, en colère, emplie de suspicion, d’effroi en apprenant ce que j’avais ignoré pendant toutes les semaines d’amnésie précédentes . J’ai incendié verbalement au téléphone cette pseudo pote inconséquente et dangereuse.
Il était probable que l’autre des 2 gars n’ait raccompagné la femme que pour prétexter partir et pour s’assurer qu’elle rentrait chez elle, donc probable qu’il soit revenu chez moi rejoindre le gars resté.
la femme m’informait qu’elle n’avait jamais revu ces 2 gars , qu’elle ne parvenait jamais plus à les joindre au téléphone, qu’ils avaient disparu de la circulation, qu’elle n’avait jamais su ni leur nom de famille ni leur adresse. Elle semblait peut-être comprendre en même temps que moi l’arnaque ou bien elle ne comprenait peut-être aussi qu’à ce moment de notre dialogue jusqu’à quel stade de gravité le drame était allé.
J’ignorais totalement jusqu’à cet appel qu’elle était idiote ou folle au point de ramener des inconnus chez moi ( ou chez d’autres).
Ni elle ni moi n’avions de moyens de retrouver leur trace.
Cet appel téléphonique au cours duquel je prenais conscience de ce que j’avais probablement enduré, a ensuite été refoulé quelques heures ou jours plus tard, cela pendant 20 ans.

J’ai récupéré un autre souvenir de cette époque :
entre temps, avant l’appel tél de la femme , s’est produit un passage de vie informatif complémentaire.
Un de mes voisin et ami de l’époque m’avait alertée et questionnée avec gravité sur le fait qu’il avait entendu un vacarme ricanant d’hommes inquiétants, qui l’avait poussé à venir frapper, sonner et m’appeler à ma porte, pour ensuite, lorsqu’il s’est éloigné pour espionner , observer 2 mecs louches sortir de chez moi qui manifestement semblaient guetter pour partir en douce après avoir entendu mon voisin. Ou quelque chose qui ressemble à ça .
Il est possible que mon voisin ait délogé les prédateurs un peu plus tôt.
Mon voisin était revenu frapper chez moi pour prendre de mes nouvelles alors que je n’ouvrais pas.
Manifestement je dormais encore et pendant longtemps.
Je me suis mieux souvenue ne m’être (finalement) réveillée que le lendemain soir ( nue) sans me souvenir de quelconque visite de la veille et sans observer aucune trace de passage ou indice me permettant de me reconstituer quelconque compréhension . Toute trace d’une quelconque bière ou cendrier avait été “effacée” ( jetée hors de l’appart probablement par le ou les prédateurs).
J’étais amnésique de tout .
J’ai souvenir être restée peut-être encore 24 h isolée chez moi, sonnée, et comme hébétée d’incompréhension à tenter de reconstituer un espoir de bribes de souvenirs impossibles , absents, inexistants , pour tenter en vain de comprendre le trou noir . Pour tenter de trouver une réponse à mes sensations anormales physiques. Pour tenter de mieux me “réveiller” et me souvenir . Pour tenter d’enquêter et identifier l’impression d’intrusion, d’abus, la sensation de vol de vie, l’intuition de viol redouté . Cela sans ne parvenir à rien . Effrayée. Honteuse.
C’était une semaine d’été, de vacances, je ne travaillais pas pendant ces jours là et je venais d’aménager depuis quelques mois à peine, j’étais supposé installer mon appart au cours de cette semaine de repos. Ce que je tentais de réaliser tout de même , tout en étant très inquiète de ne rien comprendre à ce qu’il s’était passé dans ma vie pendant les heures précédentes. Je suspectais de peut-être perdre le contact avec la réalité, d’être en cours de devenir un peu folle, de développer des troubles neuro cognitifs encore différents de ceux que posent l’Asperger.., etc…
Donc, quelques jours plus tard lorsque mon voisin me vis à nouveau ré-apparaître, il tenta de communiquer avec moi.
Mais à ce moment, j’étais encore amnésique de tout.
À ce moment où mon voisin tentait de me parler, j’ignorais tous : je n’avais pas encore reçu l’appel téléphonique de la femme me permettant de me souvenir de son passage avec ses prédateurs qui l’accompagnaient, et me permettant d’apprendre que j’avais probablement subis une prédation et un probable abus.
Mon voisin m’alerta, me faisait part de ses doutes, m’expliqua ses observations et suspicions en me questionnant sur la possibilité que ces hommes inconnus aient pu me faire boire quelque chose qui m’ait rendue amnésique. Inquiet , stressé, il me faisait la leçon sur le fait que je devais faire attention de ne pas recevoir n’importe qui chez moi , etc. Il semble que (lui) ait deviné ou compris. Alors que moi , je ne comprenais rien de son intervention et des raisons pour lesquelles il me parlait ainsi.
Il ne parvenait pas à me raisonner ni à m’alerter.
Mon amnésie était telle, doublée d’un éventuel refoulement traumatique possible, que je n’étais pas en capacité ni de lui répondre ni de me souvenir.
Il était désemparé.
Je l’informais simplement qu’il devait se tromper et l’informais que personne ne pouvait m’avoir fait boire quoi que ce soit ni quelconque drogue puisque j’étais convaincue que je n’avais reçu personne. J’étais convaincue que personne n’était venu chez moi au point que je soupçonnais qu’il se trompait d’étage et de voisin(e).

Ce n’est qu’ensuite, lorsque j’ai reçu l’appel téléphonique de la femme quelques semaines plus tard, que sur le moment, j’ai compris.
Pour, dans les heures et jours suivants, tout refouler pendant ces 20 ans.

Pendant ces 20 ans, je vivais avec l’impression de redouter la prédation partout et de quasi tous, sans comprendre, et en imaginant que l’Asperger me jouait des tours vis à vis de mes difficultés à décoder les ” intentions ” ( ce qui est fréquent chez bcp d’asperger). Je me sentais épuisée d’être parano.
Je me sentais coupée de certaines de mes émotions relationnelles , dans le couple en particulier; ce que je pensais être encore un tour de l’Asperger. Je ne parvenais pas à discerner la compréhension de mes troubles tsa d’avec de véritables événements vécus qui auraient pu me rendre si hermétique et distante du relationnel et si réfractaire à la confiance.
Au passage cela a épuisé mon conjoint pourtant si délicat et attentionné et qui est toujours là.

Aujourd’hui je prends conscience que si j’étais amnésique et que si les faits que j’avais reconstitué avaient été refoulé, que si je n’avais pas d’éléments d’information autre qu’avoir deviné ce que j’ai subis, cela a crée ou participé à une impression de “déréalisation”. Qu’est ce qui était réel , qu’est ce qui ne l’était pas, puisque j’étais droguée, puisque je dormais , puisque je ne me souvenais de rien . Et ensuite puisque j’avais tout refoulé.
Il y a 20 ans, j’ai refoulé et enterré les informations que j’avais momentanément reconstituée grâce au dialogue téléphonique avec la femme . Probablement car je n’avais pas la force d’admettre que j’étais confrontée à un abus que je ne pouvais ni prouver ni punir. Il y a 20 ans je n’avais pas la force pour affronter ces événements tragiques . Peut-être entre autres aussi parce que je ne savais pas non plus ce qui était réel de ce qui ne l’était pas.
Pourtant mon corps savait ; il semble qu’il avait enregistré tous les évenements sur d’autres plans que le mental et la conscience éveillée.
Mon corps me parlait pendant 20 ans. Mon intuition , mes sens , etc , me parlaient eux aussi.
Les souvenirs sont réapparus il y a quelques jours, je ne sais pas quoi en faire, ils m’encombrent et m’écoeurent -> intellectuellement et mentalement uniquement…
Je ressens l’impression d’être effarée par ce que je (re)découvre; comme le souvenir d’un cauchemar qui n’est qu’illusion et qui n’est pas réalité.
Je suis indignée, je m’aperçois que je suis demandeuse de justice, de punition, j’ “évalue” clairement la gravité , la violence, l’insupportable, .., mais j’observe que je me sens hermétique , à distance émotionnelle.
->Émotionnellement, ces souvenirs remémorés me donnent l’impression de m’indifférer , de ne pas m’atteindre, presque comme si ce n’était pas moi qui ait subis cela.
Je redoute que la colère naisse ou que d’autres émotions éventuellement destructrices naissent , en même temps que je suis dépitée ET rassurée aussi , de ne rien ressentir.

J’espère croiser l’adresse d’un thérapeute psycho corporel compétant , conséquent…

Merci d’avoir eu le courage de me lire.
Je suis preneuse de vos suggestions.
À bientôt j’espère.

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Louise
Louise
11 jours plus tôt

Effectivement, j’ai été victime de ça et d’autres amis à moi aussi… Il serait temps de faire de la prévention…

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