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Que faire en cas d'agression :


Anonyme
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QUE FAIRE EN CAS D’AGRESSION ?

http://www.vivremalin.com/forme_sedefendre.htm

 

Si vous êtes seul en cause, si personne d'autre ne risque rien, la plus efficace des techniques est….LA FUITE ! Donc, en cas d'agression, mettez votre fierté dans votre poche (surtout vous messieurs !), et si vous le pouvez,évitez le problème : fuyez ! Si possible vers un lieu où il y a du public : les agresseurs n’aiment pas le public, et si la situation devait dégénérer, le risque pour votre intégrité physique serait moindre (mais pas nul cependant).

Cependant il existe des circonstances où la fuite est impossible. Par exemple, si vous êtes accompagné d'enfants ou de personnes vulnérables, ou si vous intervenez pour porter secours à quelqu'un qui subit une agression. Que faire dans ce cas?

 

QUELLE ATTITUDE ADOPTER ?

• Deux choses à ne pas faire :

1/ Sous estimer l’agresseur

Il a l'air ivre, il est petit, pas très costaud. Qu'importe. Gardez à l'esprit qu'il peut-être extrêmement dangereux.

2/ Adopter une attitude agressive ou trop sûre de soi

Cette attitude est inutile, et génératrice de problèmes. Essayez de garder une attitude détachée et restez calme.

L’agresseur aura tendance à relâcher sa vigilance s’il pense qu'il n'y a aucune chance que vous ripostiez à son attaque éventuelle. Il est vrai que dans certains cours de self défense, il est préconisé d'adopter une attitude sûre de soi en espérant ainsi décourager l'agresseur.

C’est un pari risqué, car cela aura pour conséquence de le mettre sur ses gardes. Si vous devez vous défendre physiquement, vous perdrez l'avantage de la surprise. Donc, dans le doute, gardez un profil bas… Tout est question de feeling !

 

• Une chose à faire absolument:

Analyser la situation

C'est très facile à écrire mais extrêmement difficile à réaliser quand on n'est pas préparé physiquement et mentalement à ce genre de situation où le stress est maximum. Quand on est pas coutumier des situations violentes, il est normal de ressentir de la peur et de l'appréhension. Ces deux sentiments empêchent notre machine à analyser de fonctionner correctement.

Il faut autant que possible ne pas se laisser envahir par eux au point de perdre toute capacité de raisonnement. Votre cerveau n'a qu'une envie : être ailleurs ! Il faut pourtant le contraindre à réfléchir.

Il doit répondre de manière urgente à plusieurs questions, que nous allons passer en revue.

 

• Première question : quels sont les risques ?

Réponse difficile à trouver mais indispensable ! Si le risque est se faire voler un peu d'argent, et bien... acceptez cette perte. Injuste c'est vrai, mais sans conséquences graves. Si vous pensez que le risque se limite à recevoir une gifle, là encore il n'y a pas de réel danger. Par contre, si vous pensez courir un risque plus grave tel qu'un viol ou une atteinte sérieuse à votre intégrité physique, il va falloir vous défendre le plus efficacement possible.

• Deuxième question : Comment réagir ?

Considérations juridiques :

Pour être en légitime défense il faut :
- que vous ou un tiers subisse une atteinte injuste, immédiate et réelle.
- que votre réaction soit proportionnée à l'attaque, et se déroule immédiatement.

Réaction proportionnée : cela implique que vous ne pouvez riposter en utilisant une arme face à quelqu'un qui n'en dispose pas.

Réaction immédiate : Vous ne pouvez pas riposter en frappant dans le dos un agresseur qui quitte les lieux car alors vous n'êtes plus menacé. Si vous sortez de ce cadre, et même si vous n'êtes pas à l'origine de l'agression, vous risquez une condamnation.

L'attaque doit être réelle : des insultes ou la simple menace d'une arme tenue par une personne inactive ne suffisent pas.

L'attaque doit être injuste : sont considérées comme juste les attaques commandées par la loi ou l'autorité légitimes. Un voleur interpellé par la police ne pourra se prétendre en état de légitime défense.

La riposte doit en outre être nécessaire : si la possibilité d'éviter le conflit existait, vous ne pourrez être reconnu en état de légitime défense. Pour plus d'information sur la légitime défense, cliquez ici

Une précision utile : le port des bombes lacrymogènes et autres objets de défense est par principe interdit, sauf pour les fonctionnaires en charge de de la sécurité publique soumis à risque d'agression.

Vous trouverez en toute fin de cette page les principaux articles de loi traitant de la légitime défense.

Donc, une fois les risques y compris juridiques évalués, vous devez déterminer si vous allez agir, ou pas. Encore une fois, si le risque est peu important, laissez faire. Si vous en décidez autrement, il va falloir passer à l'action.

 

LE TEMPS DE L'ACTION

• L'attitude à adopter :

La plupart des agressions commencent par des insultes, des invectives. Ne laissez pas votre esprit se fixer sur ce qui n'est que paroles. Ne répondez pas, peut-être reste-t-il une chance pour que l'agresseur passe son chemin ou renonce.

Adoptez une attitude calme, presque soumise. Ne regardez pas l'agresseur dans les yeux, cela peut-être considéré comme un défi et augmenter son agressivité. Vous pouvez choisir de poser votre regard sur sa poitrine. Cela vous permets de l'englober tout entier dans votre champ de vision.

Ne fixez pas votre attention sur un point particulier, surveillez à la fois les mains et les pieds de votre agresseur, restez vigilant pour ne pas être surpris par un éventuel passage à l'acte. Surveillez également l'environnement. L'agresseur n'est peut-être pas seul, ne vous faites pas surprendre !

Très important : évaluez en permanence la distance entre vous et l'agresseur.
Est-il assez proche pour vous porter un coup ? Si oui, mettez vous légèrement de profil par rapport au danger et placez votre main gauche sur votre menton, coude au corps, un peu comme si vous réfléchissiez. Votre main droite vient se placer sous votre coude gauche, votre coude droit collé lui aussi au corps. Cette position protège les zones sensibles et vous permet sans adopter une attitude de garde plus agressive d'intercepter avec un minimum de gestes des attaques éventuelles..

• L'action :

Il ne s'agit plus là de réfléchir. Il faut "exploser", sans aucune retenue afin dêtre le plus efficace possible. Si vous avez décidé d'agir, c'est normalement parce que vous courrez un réel danger, et il n'y a pas de place pour la demi mesure. Il faut vous défendre, c'est à dire provoquer la mise hors de combat de votre agresseur. Donc, inutile de lui donner une gifle.

Ne visez que des zones sensibles : yeux, gorge, testicules.

Ce conseil peut-être modulé en fonction de vos moyens physiques.

Si vous disposez d'une force de frappe suffisante, les coups au visage peuvent être envisagés.

Mais même dans cette éventualité, les coups au corps sont le plus souvent inefficaces pour quelqu'un qui n'est pas très entraîné au combat.

C'est encore plus vrai si vous êtes une femme, ou si votre agresseur est manifestement physiquement plus fort que vous.

Donc ne gaspillez pas votre énergie, frappez là où c'est le plus efficace.

Si vous êtes entraîné au sol dans un combat au corps à corps, et que vous êtes immobilisé, tentez de vous dégager en griffant les yeux de votre adversaire ou en y enfonçant vos doigts, en mordant ce qui passe à votre portée, en saisissant et écrasant les testicules. Peu élégant !

Mais si ces techniques étaient autorisées en compétition de judo, beaucoup de pratiquants constateraient que leurs subtiles immobilisations ne sont pas si efficaces que ça (le plus souvent à cause de défauts techniques ou d'un manque de vigilance dû à l'absence de ce type de risque sur un tatami).

Ce n'est pas facile pour la plupart des gens, cela peut sembler immoral, mais il vous faudra au cours d'un combat agir sans retenue, avec toute la sauvagerie possible. Choquant c'est vrai, mais il n'y a pas de salut sinon.

Encore une fois, nous vous conseillons de ne rien faire si le danger n'est pas réel, de fuir si cette solution peut-être envisagée, mais si vous devez vous défendre, nous le répétons: il n'y a aucune place pour la demi-mesure.

• Pour être plus efficace, utilisez des "outils"

Il est ridicule d'imaginer un ouvrier qui travaille sans outil, un menuisier qui scie une planche à mains nues, un plombier qui tord ses tuyaux à la force du poignet. Dans le domaine de la self défense c'est la même chose, surtout si vous n'êtes pas entraîné au combat.

Tous les professionnels (policiers, services de sécurité privés,etc.) utilisent des "outils". Les meilleurs des outils sont ceux qui ne provoqueront chez l'agresseur aucune blessure grave tout en l'empêchant de nuire, comme une bombe lacrymogène ou un appareil infligeant des chocs eléctriques.

Si vous pensez courir un risque particulier ou si vous habitez dans une zone à risque, peut-être est-il judicieux de faire une acquisition de ce type.
L'acquisition et la détention d'armes sont soumises à une législation stricte.

Si vous ne disposez pas de ces armes, tout peut-être utilisé : des clés, un parapluie, un objet lourd à proximité.

Gardez à l'esprit que l'utilisation d'armes ou d'objet multiplie le risque des blessures que vous pouvez infliger, que vous devez agir dans le cadre juridique strict de la légitime défense et que votre but est de préserver votre intégrité physique et pas de blesser inutilement ou de manière excessive votre agresseur.

• En résumé :

- Fuyez si possible.

- Dans le cas où cette possibilité est exclue, adoptez une attitude soumise, voire apeurée dans le but de faire baisser la vigilance et la garde de votre agresseur.

- Si l'agression se déclenche et que vous considérez risquer de graves dommages, dés que vous en entrevoyez la possibilité, attaquez le plus sauvagement possible en visant les yeux, la gorge, les testicules.

- Si vous réussissez à porter un coup, profitez de cet avantage pour en porter d'autres.

- Ne cessez d'attaquer que quand votre agresseur est hors de combat, diminué, aveuglé ou au sol.

- Par contre dés ce but atteint, cessez immédiatement. Il ne s'agit pas de s'acharner sur un blessé, il s'agit de se mettre définitivement hors de danger.

- Après l'attaque, la fuite

Une fois votre agresseur mis hors de combat, il faut à nouveau songer à fuir.

Dans la plupart des cas, cette mise hors de combat ne sera que très temporaire.

Donc, revenez à ce qui selon nous est la meilleure des solutions et fuyez si cela est possible dans la situation où vous vous trouvez, en recherchant comme nous vous l'avons déjà indiqué des lieux où le public est nombreux.

 

LES PRINCIPAUX ARTS MARTIAUX ET TECHNIQUES DE COMBAT

Si vous souhaitez vous préparez plus sérieusement à une situation de violence, il vous faudra envisager de pratiquer une technique martiale.

Bien entendu, si vous y consacrez tout votre temps durant de nombreuses années, tous les arts martiaux peuvent convenir.

Nous partons cependant du postulat que vous n'avez que peu de temps à y consacrer, et qu'une efficacité suffisante doit être atteinte en un minimum de temps, disons quelques mois à raison de deux heures par semaines.

• Deux disciplines conseillées par par VIVRE MALIN pour la défense : Le systema et le Krav Maga.

Ces deux disciplines ont pour ambition de vous permettre de faire face à des situations violentes avec un maximum d'efficacité.

Le systema est encore assez peu connu car il y a relativement peu de temps que des clubs existent en France.

Ces deux disciplines ont une approche différente, et nous vous conseillons d'aller par vous même dans une salle où elles sont pratiquées pour en juger.

Le krav maga : Pour trouver l'efficacité la plus grande possible en un minimum de temps, c'est une discipline parfaitement adaptée. Ce n'est pas que cette pratique ait inventé des techniques miraculeuses, mais elle est parfaitement en adéquation avec le but recherché.

Elle ne se préoccupe pas de compétition, et est pensée pour une seule chose : être efficace sans moyens physiques exceptionnels. Dans les cours de Krav maga, on est toujours dans l'esprit d'une situation d'agression. Seul le résultat compte.

Ce n'est pas le cas des autres pratiques qui pensent règles, sport, arbitrage, beauté du geste. En pratiquant le krav maga, vous n'apprendrez rien de spectaculaire, pas de coups de pieds sautés, pas de techniques compliquées. Exclusivement des choses simples.

Vous apprendrez également à utiliser des "outils", des armes improvisées ou non et vous travaillerez en permanence sur l'état d'esprit à avoir. Vous apprendrez à ne pas paniquer au premier coup reçu. Quand on y est pas habitué, la violence d'une simple gifle sans aucune conséquence sur votre potentiel physique peut vous faire perdre tous vos moyens.

Dans les cours de krav maga, il arrive que l'instructeur fasse précéder l'apprentissage d'une technique par la réception d'une gifle relativement violente. Cela peut sembler incongru, mais si l'on garde à l'esprit le but recherché c'est très "malin" pour simuler autant que possible le stress d'une situation réelle.

Nous n'en dirons pas plus car aucun discours ne peut remplacer l'expérience et la pratique. Sachez seulement que le krav maga a été pensé par et pour des professionnels de la sécurité. Un seul défaut, cette pratique est peu répandue, et les clubs ne sont pas nombreux. Si vous désirez en savoir plus sur l'histoire, les lieux de pratique etc., consultez le site officiel de la fédération européenne de krav-maga

Le systema : comme le krav maga, il s'agit d'une discipline pensée pour l'efficacité en combat réel.

L'art du systema est cependant atypique par rapport non seulement au krav maga, mais également aux sports de combat en général. Habituellement, l'accent est mis sur la tonicité, la rapidité, l'explosion.

Dans l'apprentissage du systema c'est tout le contraire : il faudra penser lenteur, relachement, décontraction, respiration. Le but est d'accélerer l'assimilation des déplacements, des gestes justes avec un postulat : la vitesse ne fait que masquer les imperfections et empêche d'en prendre conscience. Travailler lentement est bien plus difficile qu'il n'y parait surtout quand on a pratiqué d'autres disciplines auparavant.

Le systema est aussi susceptible de vous apporter un réel bénéfice dans la vie de tous les jours, dans la gestion de votre stress. C'est aussi (avant tout ?) un art de santé qui vous (ré)apprendra à respirer.

Le systema est certainement la discipline qui vous apprendra le plus efficacement à gérer une situation, et à rester calme en situation de danger. Respiration toujours...

Attention cependant aux trop nombreux cours qui surgissent et surgiront maintenant que le systema commence à être connu, reconnu et apprécié y compris par des pratiquants d'autres disciplines qui viennent y enrichir et même y repenser leurs pratiques.

Si vous habitez Paris ou sa région, nous vous conseillons pour notre part le cours de Jérôme Kadian. Si vous souhaitez en savoir plus sur le systema, son origine, ses principes et son essence, nous vous invitons à vous connecter sur le site http://www.systemafrance.com où vous trouverez toutes les informations, sur ses principes, son essence et des liens vers les sites de Vladimir Vasiliev et Mikhail Ryabko.

A vous de voir si cet enseignement est en adéquation avec votre recherche, mais vous l'avez compris, nous vous conseillons cette discipline avec enthousiame. Malheureusement, le systema est est encore peu répandu et les villes dans lesquelles vous pourrez trouver une école sérieuse sont peu nombreuses.

• Les cours de self défense

Il en existe des dizaines. La plupart de ces techniques sont des dérivés ou synthétisent d'autres arts martiaux.

On peut par exemple citer le ju-jitsu dans lequel on retrouve des techniques de karaté, de judo, et des clés. Ces techniques peuvent être efficaces, tout dépend de la manière dont le professeur les enseigne.

Malheureusement, certains professeurs gardent souvent à l'esprit les règles de l'art martial auquel ils ont été formés, et sont assez loin de l'esprit de la rue. Cela diminue l'efficacité de leur enseignement. Tout repose donc sur l'enseignant. Assistez à un cours pour vous faire une idée, après avoir lu ce qui suit pour avoir une idée des principaux défauts au regard du postulat de base que nous nous sommes fixés : être efficace rapidement, en évitant les défauts induits par les différentes pratiques que nous allons voir maintenant.

• Les techniques pieds-poingts avec gants

Nous regroupons sous cette appellation la boxe, la boxe française, la savate, le kick boxing, la boxe thaïlandaise, etc...

Ces techniques ont une qualité : elles recherchent toutes la mise hors de combat de l'adversaire par KO. Proche du réel donc. Elles ont deux défauts quand on privilégie l'efficacité en combat de rue: les règles d'arbitrage et l'absence d'apprentissage des techniques de projections, de clés (sauf peut être pour la boxe thailandaise qui peut intégrer quelques techniques de ce type).

Tout l'entraînement est bâti autour du respect et de l'utilisation des règles d'arbitrage. En effet, pour gagner un combat dans ces techniques, on peut mettre l'adversaire KO, mais il existe aussi un système de comptage de points. Les pratiquants privilégient donc les techniques qui "marquent" des points.

Par exemple un coup de pied porté au visage "comptera" davantage dans un combat de boxe française qu'un coup de poing. Hors, pour porter efficacement ce type de coup, il faut un niveau très élevé qui ne peut s'obtenir rapidement.

De plus, les règles font que certains coups sont interdits, en particulier les plus efficaces : coups aux yeux, à la gorge, aux testicules, etc.

En situation le pratiquant n'est donc pas formé à les employer, alors que ce sont justement ceux là qui peuvent faire la différence. Il est aussi interdit de frapper avec les coudes, les genoux (sauf en kick boxing, en boxe thaï).

Comme nous l'avons déjà dit, les projections et clés sont aussi presque totalement proscrites alors que lors d'une confrontation avec un adversaire décidé, le corps à corps est presque inévitable.

En pratiquant ces sports, vous apprendrez à recevoir des coups (un peu trop que nécessaire d'ailleurs), mais ne recevrez pas l'enseignement des techniques les plus efficaces à court terme.

L'état d'esprit est aussi sans aucun rapport avec une situation réelle, car l'arbitre est constamment pris en compte. Il arrête le combat quand un pratiquant est touché trop violemment, sépare les combattants quand ils sont au corps à corps, etc.

Encore une fois, rien de tel dans la rue. Le corps à corps est quasi systématique dans un combat réel, et le combat n'est jamais arrêté.

• Les techniques venues de l'extrême orient.

Il en existe des dizaines. Nous nous contenterons d'évoquer les plus répandues.

- Le judo :

Ce n'est plus un art martial, mais un sport. Les coups frappés sont interdits. Cela le rend inefficace à court terme si on le pratique dans le but de se défendre. C'est cependant un sport qui véhicule des valeurs intéressantes, et qui apporte beaucoup mais encore une fois nous ne parlons ici que de l'efficacité en situation réelle, sans préjuger en rien de la valeur d'une discipline hors de ce contexte.

- Le karaté

Il n'existe pas un mais des karatés. Le style le plus répandu en france est le style shotokan, mais vous trouverez des clubs où sont enseignés le wado ryu, le kiokushinkaï, etc. Chaque style possède ses propres caractéristiques qu'il serait trop long de décrire ici.

Chaque professeur a aussi son style d'enseignement. Certains privilégieront la compétition (avec les inconvénients déjà décrits), d'autres s'attacheront davantage à respecter l'esprit des origines. Il est donc difficile de généraliser. Le karaté a un particularité que l'on retrouve dans ses katas (un kata est un combat simulé, effectué seul, et l'ensemble des katas constitue le "dictionnaire" d'un style de karaté).

Cette particularité est que le plus souvent et dans la plupart des katas, l'adversaire est idéalement supposé être mis hors de combat en un coup. C'est illusoire, sauf à avoir un niveau extrêmement élevé. Donc dans un combat, l'élève de karaté cherchera plutôt à porter LE coup qui lui apportera la victoire, et aura assez peu tendance à enchaîner les coups (mais encore une fois, toute généralisation est réductrice). Les clés et projections et plus généralement les techniques utilisées au corps à corps sont peu ou pas du tout enseignées. Pour en savoir plus visitez le site de la Fédération française de karaté et arts martiaux affinitaires.

- Le kung fu

Les styles de kung fu sont encore plus nombreux que les style de karaté, les manières de l'enseigner aussi. Il existe deux grandes familles : les styles externes qui privilégient l'utilisation des muscles, et les styles internes qui privilégient l'utilisation d'une énergie que chacun possèderait en soi : le "chi" (le "ki" du karaté).

Nous ne prendrons pas position sur l'existence ou non de cette "énergie". Une chose est certaine, si elle existe, il faut des dizaines d'années de pratique pour l'effleurer ! Inutile donc dans le cadre que nous nous sommes fixé. Le kung fu possède cependant une telle richesse de techniques que l'on pourrait imaginer un enseignement adapté au combat de rue (comme d'ailleurs presque tous les arts martiaux cités ici).

Cependant nous ne connaissons aucun club où le kung fu est enseigné de cette manière. La plupart des clubs n'enseignent pas les styles qui incluent les techniques de clé ou de projection, ou très peu. Ce site consacré au kung fu wu shu vous permettra d'en apprendre davantage si vous le désirez.

- Le viet vo dao

Les remarques faites précédemment pour le karaté peuvent s'appliquer à cet art martial d'origine vietnamienne.
En savoir plus ? Cliquez ici.

** Un pratiquant de viet vo dao nous a fait le plaisir de réagir à cette page: lisez son témoignage en cliquant ici

-Le tae kwon do

Encore une fois, les remarques faites pour le karaté peuvent s'appliquer ici. De plus cet art martial d'origine coréenne privilégie l'étude des coups de pieds sautés, ce qui est à proscrire dans un combat de rue, car bien trop difficile et risqué pour l'équilibre de celui qui les porte. Pour en savoir plus, visitez ce site consacré au tae kwon do.

 

EN CONCLUSION

Si vous souhaitez atteindre le maximum d'efficacité en un minimum de temps, nous vous conseillons donc de pratiquer le systema, le krav maga, ou éventuellement de vous inscrire à un cours de self défense.

Chaque cours de self défense étant différent, il est utile voire indispensable d'assister à un entraînement pour se faire une idée de la manière d'enseigner du professeur.

Si votre recherche est plus longue et/ou plus profonde, c'est surtout le professeur qui fera la différence. Tous les grands arts martiaux, toutes les disciplines sont susceptibles de vous enrichir dés lors que le professeur ou le maître est en correspondance avec vos aspirations.

D'ailleurs les véritables experts se respectent entre eux et ne considérent pas qu'ils détiennent l'ultime vérité. L'humilité et le respect de l'autre sont deux des valeurs que la pratique des arts martiaux doit apporter.

Les idées exposées dans cette page représentent un certain point de vue qui n'engage que les rédacteurs.A vous de vous forger votre propre opinion, les arts martiaux étant avant tout une recherche personnelle.

• Les textes de loi traitant de la légitime défense:

- Article 122-5 du Code Pénal :

N'est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d'elle-même ou d'autrui, sauf s'il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l'atteinte.

N'est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l'exécution d'un crime ou d'un délit contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu'un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l'infraction.

- Art. 122-6 du Code Pénal :

Est présumé avoir agi en état de légitime défense celui qui accomplit l'acte :
1º Pour repousser, de nuit, l'entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité ;
2º Pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence.

- Art. 122-7 du CP :

N'est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s'il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace.

- Art. 223-6 du CP :

Quiconque pouvant empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui ou pour les tiers, soit un crime, soit un délit contre l'intégrité corporelle de la personne s'abstient volontairement de le faire est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende.

Sera puni des mêmes peines quiconque s'abstient volontairement de porter à une personne en péril l'assistance que, sans risque pour lui ou pour les tiers, il pouvait lui prêter soit par son action personnelle, soit en provoquant un secours.

- Art. 803 du Code de Procédure Pénale :

Nul ne peut être soumis au port des menottes ou des entraves que s'il est considéré soit comme dangereux pour autrui ou pour lui-même, soit comme susceptible de tenter de prendre la fuite.

Dans ces deux hypothèses, toutes mesures utiles doivent être prises, dans les conditions compatibles avec les exigences de sécurité, pour éviter qu'une personne menottée ou entravée soit photographiée ou fasse l'objet d'un enregistrement audiovisuel


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Comment se défendre en cas d'agression :

https://fr.m.wikihow.com/se-d%C3%A9fendre-en-cas-d%27agression#Conserver_une_posture_d.C3.A9fensive

 

La différence entre vous en sortir ou faire la une des journaux du lendemain pourrait bien ne tenir qu'à la façon dont vous serez préparé à affronter une situation dangereuse. Apprenez ces techniques simples, afin de savoir vous défendre avant et pendant une attaque, qu'il s'agisse d'une bagarre ou d'une embuscade et assurez ainsi votre sécurité. Pas besoin d'être Jean-Claude Van Damme pour vous protéger des méchants !

Partie 1 sur 4 :
Conserver une posture défensive:

1
Protégez votre visage. Si l'agresseur essaye de vous donner un coup de poing ou de vous attaquer au visage, placez vos mains sur votre front afin d'esquiver les coups et gardez vos bras proches de votre corps. Vous donneriez alors l'impression d'être dans une position de faiblesse et cela amènera votre agresseur à baisser sa garde. De plus, cette position vous permettra de protéger votre visage et vos côtes, deux endroits fragiles.

2
Tenez-vous bien stable. Placez vos pieds légèrement en diagonale, dans une position similaire à celles des arts martiaux. Vous aurez ainsi moins de chances d'être renversé par votre adversaire.
C'est en restant debout que vous aurez le plus de chances de gagner une bagarre et de vous en sortir. Évitez à tout prix de vous laisser renverser au sol.

3
Évaluez votre agresseur. Regardez ses mains. S'il était sur le point de vous attaquer avec ses mains, celles-ci seront en évidence. Cependant, si les mains de l'agresseur cachent une arme, il les gardera sur les côtés de son corps.
Si vous êtes attaqué par une personne armée d'un couteau ou d'un pistolet, évitez toute confrontation et échappez-vous. S'il vous est impossible d'éviter la bagarre, vous devez mettre un terme à la confrontation de façon brusque, puis courir chercher du secours.

4
Préférez toujours vous enfuir. À moins que votre agresseur ne le rende impossible, vous enfuir sera toujours l'option la plus sure. Si vous pouvez éviter une bagarre, évitez-la et partez en courant.

Partie 2 sur 4 :
Se défendre par devant :

1
Attaquez aux yeux et au nez. Si vous devez mettre un terme à la confrontation le plus rapidement possible en frappant en premier, frappez fort et autant de fois que possible, puis courez chercher de l'aide. Lorsqu'un agresseur vous coince dans une ruelle, ce n'est pas le moment de chercher à se battre avec honorabilité. Évitez d'être blessé en mettant un terme à la bagarre aussi rapidement que possible.
Les yeux et le nez sont les points les plus sensibles du visage et vous pourrez les frapper avec vos coudes, vos genoux et votre front.
Avec la partie la plus dure de votre front, juste en dessous des cheveux, essayez de frapper le nez de votre agresseur en tendant votre cou et en amenant votre front juste au milieu de son visage. Il s'agit de la façon la plus rapide et la plus inattendue de mettre un terme définitif à une bagarre. Car même si votre agresseur est fort, violent ou expérimenté, il lui sera difficile de se remettre rapidement d'un coup dans le nez.

2
Frappez ou attrapez l'entrejambe d'un agresseur mâle. Pour neutraliser rapidement votre agresseur, frappez son entrejambe avec votre genou ou attrapez cette partie de son anatomie et tournez-la entre vos mains. Encore une fois, ce n'est pas le moment de s'inquiéter d'être vicieux. Si votre vie est en danger, attaquez à l'entrejambe.
Si après ce coup votre agresseur se pli en deux, vous pourriez lui donner un coup de pied dans le nez afin de vous assurer qu'il est hors d'état de nuire pour le moment.

3
Utilisez vos talons. Lorsqu'un imbécile vous attaque par derrière, il est fort probable que ses bras soient placés autour de la partie supérieure de votre corps. Si vous avez des chaussures à talon, cette technique peut être particulièrement efficace. Déplacez un pied vers l'ennemi puis soulevez votre jambe avant d'écraser le pied du vilain avec votre talon aussi fort que vous le pouvez. Si votre agresseur vous lâche, courez. S'il ne bronche pas, passez à l'étape suivante de cet article.

4
Attaquez aux genoux. Si, par exemple, votre agresseur vous étrangle ou a ses mains au niveau de votre visage, attaquez-le aux jambes afin de pouvoir vous échapper ou vous défendre. Cette technique sera tout particulièrement efficace si votre agresseur est beaucoup plus imposant que vous et vous y parviendrez facilement depuis votre position de défense.
Frappez dans les tibias et dans les genoux, comme vous tacleriez au football, au lieu de simplement marcher sur les pieds de votre agresseur. Ces coups seront rapides et douloureux. De plus, si ses jambes sont suffisamment proches de vous, vous pourrez frapper son entrejambe avec votre genou ou son nerf fémoral ( dans l'intérieur de la jambe). Vous pourriez ainsi anéantir votre agresseur, car 5 à 6 kilos de pression suffisent à casser un genou.

5
Continuez à vous défendre. Essayez de mettre vos doigts dans les yeux de votre agresseur. Personne ne peut se défendre de ce type d'attaque, quelle que soit la taille de l'agresseur. En frappant l'agresseur sur les oreilles, vous pourriez également l'étourdir ou même faire éclater ses tympans.
Dans certains cas, vous pourriez aussi attaquer l'agresseur au cou. Pour étrangler correctement quelqu'un, ne l'attrapez pas au cou à deux mains comme dans les films : placez votre pouce et vos doigts autour de sa trachée (très facile à trouver sur les hommes ayant une pomme d'Adam importante). Appuyez fortement, pincez cette zone et l'agresseur ressentira une douleur violente qui le fera tomber.

6
Si vous tombez, essayez de tomber sur votre agresseur. Évitez à tout prix d'amener la bagarre au sol, mais si vous n'avez pas le choix, utilisez votre poids à votre avantage. Alors que vous tombez, arrangez-vous pour diriger vos genoux ou vos coudes vers l'entrejambe, les côtes ou le cou de votre agresseur.

7
Si votre agresseur est armé, sachez vous positionner en fonction du type d'arme. Si votre agresseur est armé d'un couteau, essayez de rester hors d'atteinte. S'il est armé d'un pistolet, essayez de vous enfuir en courant en zigzag.
Si vous avez l'opportunité de vous enfuir sans danger, faites-le. Assurez-vous que vous êtes suffisamment loin de votre agresseur lorsque vous décidez de vous arrêter.
Bien souvent, vous pourrez mettre immédiatement un terme à la situation en donnant votre portefeuille à votre agresseur. Il s'agit de la solution la plus sage, en particulier si vous êtes menacé avec un couteau ou un pistolet. Votre vie vaut bien plus que l'argent et les cartes que vous avez sur vous. Jetez votre portefeuille et partez en courant.

 

Partie 3 sur 4 :
Se défendre par derrière :

1
Déviez l'attaque. Si l'agresseur tente de vous attraper par-derrière pour vous étrangler, appuyez son avant-bras contre votre clavicule au lieu de chercher à retirer directement le bras, ce qui pourrait être difficile si vous vous battez contre quelqu'un de plus fort que vous. Placez une main au-dessus de son coude, sur son avant-bras et l'autre juste en dessous, de façon à ce que vos mains soient placées de chaque côté du coude. Puis, en un mouvement fort et déterminé, faites tourner votre corps entier, comme si le bras de votre agresseur était une charnière.
Vous vous déferez ainsi de la prise de votre agresseur et sa tête, ses côtes et ses jambes seront vulnérables à votre contrattaque. Lorsque votre agresseur est derrière vous, ses tibias seront proches de vos jambes et seront alors ensuite faciles à frapper.

2
Asseyez-vous. Si l'agresseur essaye de vous saisir par-derrière, abaissez-vous rapidement et violemment comme si vous vous laissiez tomber sur un fauteuil. Il sera ainsi plus difficile pour votre adversaire de vous saisir et vous aurez le temps de l'attaquer en frappant ses tibias ou de vous repositionner pour une attaque frontale.

3
Soyez mesquin. Si l'agresseur essaie de vous étrangler en entourant votre cou de son bras, amenez la plante de votre pied vers l'avant, comme vous le feriez pour frapper dans un ballon et frappez de toutes vos forces juste au-dessus de sa cheville ou dans son entrejambe. Vous pourriez ainsi lui casser la jambe ou obliger l'agresseur à vous lâcher.

 

Partie 4 sur 4 :
Éviter la confrontation :

1
Comprenez les différentes étapes d'une bagarre. En vous préparant à chaque étape d'une confrontation, vous pourrez souvent éviter d'en arriver aux mains. Éviter une bagarre devrait être votre objectif principal. Vous devrez donc être raisonnable et mieux évaluer la situation que ne le fait votre adversaire. Les étapes du conflit incluent les points suivants.
L’escalade. Il s'agit de la dispute initiale, avant que la bagarre n'éclate. Cette dispute pourrait dans un premier temps paraitre innocente, mais peut en fait dégénérer rapidement.
Les menaces verbales. Il s'agit du moment où des menaces physiques commencent à être formulées : « je vais faire ceci ou cela ».
Pousser ou tout autre comportement menaçant. Les bagarres commencent généralement non pas par des coups de poing ou de pied, mais par des tentatives d'intimidation ou de petites bousculades. Il est toujours possible, à ce stade, d'éviter une véritable bagarre.
La bagarre en elle-même. La dispute a cessé et les premiers coups ont volé.

2
Préférez toujours éviter la confrontation, qu'elle soit verbale ou physique. Chaque étape menant à une bagarre est une opportunité de mettre un terme à la confrontation. Une étape mènera inévitablement à la suivante, à moins que vous ne décidiez de prendre vos distances. La confrontation physique devrait toujours être votre dernière ligne de défense.
Pour calmer une dispute qui dégénère, parlez moins fort. Si vous vous calmez vous-même, les machos même les plus violents pourraient rapidement se calmer.
Si vous êtes coincé par un agresseur, vous devrez faire en sorte que des gens puissent vous voir et vous aider. Vous aurez moins de chances d'être blessé si vous vous trouvez dans une rue passante. La confrontation dégénèrera moins facilement si vous êtes en public.

3
Évitez de marcher seul. Si vous devez parcourir une longue distance à pied pour rentrer de la gare ou de l'arrêt de métro après le travail, songez à donner rendez-vous à un ami et à rentrer ensemble. Rester en groupe est la façon la plus sure d'éviter ce type de situations.
Si vous devez rentrer seul, mêlez-vous à un groupe de passants et marchez avec eux. Pas besoin de connaitre les gens pour être en sécurité en leur compagnie.

4
Armez-vous. Songez à toujours avoir une bombe lacrymogène ou un spray au poivre sur vous. Les couteaux et les armes à feu sont souvent plus dangereux qu'utiles, car ils pourront être utilisés contre vous si vous ne parvenez pas à les contrôler. Faites preuve d'extrême prudence si vous décidez de vous procurer une arme et assurez-vous d'avoir le permis adéquat et de suivre un cours pour apprendre à vous en servir sans danger. Ne portez jamais une arme illégalement.
Si vous vivez dans un quartier dangereux et êtes inquiet, songez à suivre un cours d'autodéfense.

 

Conseils :

Dans la réalité, vous pourriez vous demander à quel moment la situation s'est suffisamment détériorée pour que vous deviez vous défendre. Légalement, tout contact physique indésiré est une agression. Peu importe si la personne n'a fait que vous pousser : il s'agit d'une agression, la personne pourrait être dangereuse et vous devez vous défendre.

Recherchez toujours les points sensibles. Sur un homme, il s'agit généralement de l'entrejambe. Un coup dans cette partie est très douloureux. Si l'agresseur est une femme, vous pourriez lui tirer les cheveux ou frapper dans ses aisselles.

Restez calme. Si quelqu'un se montre hostile, ne paniquez pas. Vous risqueriez de paraitre faible à votre agresseur.
Souvenez-vous toujours que la personne qui essaie de vous attaquer aura probablement fait cela auparavant. Évitez la confrontation. Si cela échoue, faites tout votre possible pour quitter les lieux le plus vite possible et le plus surement possible.

Si quelqu'un vous attaque, vous êtes dans votre bon droit et cette personne a tort. Cette personne veut probablement vous voler ou vous faire du mal physiquement, alors que vous ne cherchez qu'à vous défendre. Vous avez le droit de vous défendre, vous et vos proches. Mais souvenez-vous que le meilleur moyen de se défendre est de se sauver !

Devant un juge, vos actions ne seront considérées comme de la légitime défense que si vous avez fait tout votre possible pour éviter la confrontation et fait de votre mieux pour vous échapper. S'il est évident que vous auriez pu vous enfuir, mais que vous ne l'avez pas fait, il ne s'agit plus de légitime défense, mais bien d'un cas d'agression. Il est de votre responsabilité d'agir de manière appropriée. Être agressé ne vous donne pas le droit de tuer ou de mutiler quelqu'un lorsque vous auriez pu vous défendre sans aller jusque-là.

 

Avertissements :

Menacer un agresseur avec une arme blanche ou à feu est une mauvaise idée, à moins que vous ne craigniez véritablement pour votre vie. Il ne vaut pas la peine d'aller en prison pour meurtre, homicide ou de vous faire tuer pour votre portefeuille. Gardez en tête que votre assaillant est probablement plus fort que vous et a davantage l'expérience de ce genre de situation ou il ne s'en prendrait pas à vous.


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Anonyme
(@anonyme)
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Guide pratique de survie dans la rue :

https://aquelquespasdela.wordpress.com/2013/04/01/auto-defense-comment-se-defendre-en-cas-dagression-dans-la-rue/

 

Avant toute chose, pour se défendre correctement, il faut vraiment se défaire du stéréotype de la femme faible et sans défense, qui ne sait pas se battre, qui ne peut pas faire de mal à un homme.

Il faut donc oublier l’histoire de la victime de viol qui n’a pas pu se débattre, qui n’a eu d’autre choix que de se laisser faire.

Se défendre, c’est comme participer à une compétition sportive : la victoire, elle est d’abord dans la tête.

Or dans la rue, en cas d’agression, nous avons les moyens de riposter. Mais pour cela, il va falloir cogner l’agresseur. Il va falloir avoir l’intention de lui faire mal.

• Attention ! En plein jour, dans une zone commerçante, la fuite est toujours préférable à une confrontation directe.

Le principe de base est toujours bon à rappeler : en cas de problème, le plus simple est encore de se ruer dans un commerce, et d’attendre que l’homme s’en aille. On peut même demander de l’aide au commerçant ou à la commerçante.

• Lorsque la fuite n’est pas une option, il faut faire face.

En cas d’attaque, il ne faut pas hésiter à hurler. D’abord, parce que l’homme qui vous agresse ne s’y attend probablement pas.

Soit il va prendre peur et s’en aller, soit il va être déstabilisé et vous allez avoir quelques secondes pour agir.

Ensuite, parce que crier permet de transformer la peur en colère, et donc d’avoir plus de facilité à agir : la peur paralyse, alors que la colère décuple les forces.

• Ensuite, il faut bien se mettre en tête qu’à partir du moment où on est agressée et où on ne peut pas fuir, le choix est simple : c’est lui ou nous.

Donc soit on cogne et on fait suffisamment de mal à l’agresseur pour qu’il ne puisse pas se relever, continuer ou nous suivre pendant qu’on se met en lieu sûr (le plus souvent, assez loin de là où on est). Soit c’est lui qui aura notre peau.

• Si quelqu’un surgit par derrière et cherche à vous étrangler avec un bras autour de votre cou, le réflexe à avoir est non pas de se ruer vers l’avant pour échapper à l’agresseur, mais au contraire de reculer violemment, vers l’agresseur.

En effet, si nous avançons, l’agresseur va resserrer son étreinte et nous étrangler plus fort. Si nous reculons vite et fort, il aura moins de prise sur notre cou et on pourra respirer, voir même se dégager. Dans tous les cas, il faut absolument protéger sa gorge pour éviter d’être asphyxiée. Pour cela, il faut baisser la tête et rentrer le menton vers le cou et hausser les épaules. Baisser la tête et mettre le menton dans le creux du coude de l’agresseur permet aussi de l’empêcher de serrer plus fort.

• Dans cette position, mais aussi dans les autres cas de figures, il faut ensuite frapper.

Pour cela, il faut se débarrasser de cette idée selon laquelle « Un coup de pied dans les cou*lles et il est KO ». D’abord, l’entrejambe de l’agresseur est souvent bien protégé : jean épais, manteau…

Ensuite, il y a peu de chance qu’il se tienne avec les jambes suffisamment écartées pour qu’on puisse les atteindre.

• Il faut donc plutôt viser les points faibles :

- les tempes : elles protègent une veine qui alimente le cerveau en sang et en oxygène. En frappant à cet endroit, on prive le cerveau de ses ressources, et on l’empêche de fonctionner

- les oreilles : elles contiennent un organe responsable de l’équilibre. En frappant à cet endroit et en poussant fort l’agresseur, il peut tomber au sol.

- le larynx, c’est-à-dire la gorge

- les chevilles

- les genoux

• Pour ne pas se faire mal (et donc pouvoir continuer à se battre le plus longtemps possible), il faut éviter de donner des coups de poings.

Ca fait chic dans les films, mais c’est très dangereux pour nos articulations dans la vraie vie.

- A la place, on peut ouvrir sa main à plat, et en utiliser la tranche (du côté du petit doigt) pour frapper le larynx par exemple.

- On peut aussi ouvrir la main à plat et utiliser la paume de la main pour frapper les oreilles de l’agresseur, comme si on donnait une gifle.

- Pour le reste, le plus efficace est de fermer le poing en laissant le pouce sur l’index et d’utiliser le côté extérieur (du côté du petit doigt) pour frapper. Les pieds et les genoux sont aussi des armes redoutables.

• D’une façon générale, il vaut mieux suivre le mouvement de l’agresseur et utiliser sa force contre lui.

- S’il nous pousse, par exemple, plutôt que de résister, il vaut mieux attraper ses mains ou ses vêtements et l’emporter dans notre chute. L’idéal, c’est de se décaler de lui pendant la chute, pour éviter qu’il nous tombe dessus.

- Mais dans tous les cas, il sera au sol en même temps que nous, ce qui lui laisse moins d’avantage.

- Cela étant, même si nous sommes au sol et qu’il est debout, ses chevilles et ses genoux sont toujours à proximité de nos pieds. Sans compter qu’il lui faut quand même s’approcher de nous pour nous faire du mal, ce qui le rend vulnérable.

 

• Quelques conseils additionnels:

– Si l’agresseur a une arme : il est très compliqué de savoir s’en servir correctement et en restant dans les limites de la légalité. Essayez de l’envoyer le plus loin possible, le plus vite possible pour qu’il n’y ait pas accès.

– Eviter de rester directement devant lui, dans sa ligne de mire. Il faut essayer de se décaler par rapport à lui, pour qu’il ait plus de mal à nous atteindre avec ses coups. Si possible, mettre quelque chose entre lui et nous : un banc, une voiture, un poteau…

– Pour les femmes qui ont des bombes lacrymogènes (ou des bombes de laque, qui font le même effet) : ne pas compter dessus.
En cas d’agression, il est très probable que vous n’ayez pas le temps de farfouiller dans vos affaires pour prendre votre bombe, l’ouvrir, viser et appuyer. Votre corps est votre arme la plus puissante.

– Ne pas oublier de se servir de son environnement : graviers, cailloux, branches, canettes ou bouteille qui traîne, même son sac à main pour l’assommer.

– Si un attroupement se forme et que les gens ne vous aident pas :

désignez-les précisément et demandez de l’aide : « Madame avec la chemise verte, venez m’aider ! Monsieur avec le pantalon rouge, appelez la police ! » Chacun et chacune attend sans doute que quelqu’un d’autre bouge, et pense probablement que quelqu’un d’autre a déjà appelé la police.

 

• Enfin, faites quand même attention à rester dans les limites de la légitime défense :

votre réponse doit être immédiate, et proportionnelle à l’agression.

Ainsi, agresser quelqu’un longtemps après l’agression n’est pas de la légitime défense.

Si on vous insulte, il vaut mieux répondre avec des mots.

Ce n’est que si on vous agresse physiquement que vous avez le droit, et même le devoir de vous défendre.


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