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Entre famille

Je faisais du babysitting pour ma tante qui travailler en restauration. Je partais le vendredi pour revenir le dimanche. Le mari de ma tante me venait dans mon lit pour me réveiller en me touchant les seins, se coller à moi en position cuillère. Je sentais son odeur, son souffle et son sexe. Il continuait jusqu’à me caresser sur ma culotte et de temps en temps plus. J’étais pétrifiée par la terreur et je ne comprenais pas ce qu’il se passait… Ça a duré 3 ans. 3ans de souffrance, de dégoût, de détresse… Je n’avais que 13ans Il m’a volé mon cœur, ma vie et ma jeunesse… FAITES ATTENTION !!! Sabrina L.

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Zaragan
3 mois plus tôt

Chère Sabrina, ce que vous évoquez est de l’inceste, une des pires abominations qui soit et qui est affreusement destructeur pour la victime… Mais qui est malheureusement récurrent dans les cas de violences sexuelles sur mineures.Vous avez subit des attouchements et peut-être même des viols (je me doute de ce que vous sous-entendez par « de temps en temps plus » sachez que n’importe quelle pénétration non consentie (même digitale + fellation) est un viol.) .
Le fait que vous soyez pétrifiée s’apparente à de la sidération psychique (un mécanisme de survie du cerveau qui face à une agression, « paralyse » la victime. Ce mécanisme peut provoquer un psychotraumatisme (ce sont toutes les conséquences plus ou moins évidente/cachée que provoquent une agression) avec de sérieux troubles qui nécessitent d’être soigné. Peut-être que de visiter le site « Mémoire traumatique et Victimologie » vous permettra de mieux comprendre ? Il y a des brochures dans la rubrique « Publication et outils » , peut-être que vous vous reconnaîtrez dans ce qu’elles décrivent ? Je pense sincèrement que vous avez besoin de voir des psy compétents et d’entreprendre une thérapie pour soulager la douleur de ce traumatisme. On ne peut pas l’oublier, mais on peut apprendre à vivre avec et a être heureuse. Je vous assure que ça vaut le coup d’essayer. Une association d’aide aux victime, plus particulièrement une asso contre l’inceste/pédocriminalité peut vous aider à vous reconstruire. Elles peuvent vous écouter , vous conseiller, vous orienter, vous apporter un soutien psychologique et/ou juridique… Je vous donne quelques-unes: SOS incestes violences sexuelles, (sur leur site vous pouvez trouver une liste recensant les asso dans votre région) , L’Enfant bleu et Parler et Revivre . Vous pouvez aussi leur écrire par mail (sur leur site web, elles indiquent leur email de contact ). Je vous invite à jeter un œil au forum de ce site, section Obtenir de l’aide, il y a des listes recensant les asso et structures d’aide aux victimes. (vous trouverez aussi les coordonnées des asso que j’ai évoqué plus haut).

Je ne sais pas l’âge que vous avez à présent mais sachez que vous pouvez porter plainte contre lui jusque vos 48 ans (en cas de viols) et 38 ans (en cas d’agressions sexuelles). Et même si il y a prescription, vous pouvez toujours porter plainte, cela peut être un acte symbolique pouvant vous aider dans votre reconstruction. Si vous vous sentez un jour prête à passer le pas, je vous invite à signaler les faits sur la plateforme de signalement en ligne des violences sexuelles sur le site du service public. Un policier spécialement formé vous orientera vers le dépôt d’une plainte et facilitera une prise en charge sociale et/ou psychologique. C’est anonyme. Vous pouvez aussi envoyer une lettre au procureur de la République directement, en détaillant les faits. Si besoin, le Collectif Féministe contre le Viol a créer un livret juridique où vous pouvez trouver des exemple de lettres et autres informations utiles. (tapez Livret juridique du CFCV, vous le trouverez assez facilement).

Il est le seul coupable et il n’avait pas le droit.
Courage !
De tout cœur avec vous. 

PS: Avec sincérité, je ne sais pas trop si c’est aux victimes de “faire attention” surtout quand celles ci sont jeunes et donc plus fragiles, manipulable. Pour moi ça sonne un peu comme si il fallait “se priver, vivre dans la peur pour essayer d’éviter de se faire agresser (comme ci on pouvait absolument l’éviter et donc qu’une partie de nous été responsable “inconsciemment” et qu’on “acceptait de vivre pour toujours dans une société qui ne nous protège pas et qu’il fallait s’y adapter et qu’on pouvait pas changer cela”),. En plus on est si mal éduqué et prévenu face à ces horreurs… Je dirais que c’est aux agresseurs de ne pas agresser car cela n’a pas lieu d’être, que c’est aux autres de ne plus propager et adhérer la culture du viol, à la limite aux proches/aux adulte de prévenir, éduquer, écouter, protéger et non pas à l’inverse, rejeter la victime, la faire taire, la mal-traiter. C’est à la société de nous protéger, pas “nous-même”. Néanmoins, je sais que vous ne pensez pas à mal, et je dois sans doute partir loin, alors merci pour votre conseil.)

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