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Dum spiro spero

« Dum spiro spero » : tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

C’était un jour d’hiver. Début janvier. J’allais au lycée. C’était un mercredi. Il était au alentour de 9h30… Pour aller au lycée, il fallait passer par la gare et pour arriver à la gare il y avait 18min de marche. Et dans les 18min de marche il y avait une rue. Calme. Les oiseaux gazouillaient. Le soleil tapait sur mon visage, apparaissant à l’horizon. Je dormais encore une peu, l’esprit ailleurs. C’est dans cette même rue, à ce moment précis que mon porc est apparu. Par derrière. Brutalement. Il m’a plaquée au mur, ma tête frappant le mur, mes omoplates collées aux pierres du mur. J’étais paralysée, je ne comprenais pas, ne l’avais pas vu venir. Il s’est collé à moi, les vêtements nous séparant. J’ai senti ses hanches frapper contre mon bassin, son pénis contre mon entre-jambes. Il faisait des vas-et-viens violents, toujours plus fort. Son truck gonflait et à travers le tissu je le sentais devenir chaud. Je ne bougeais toujours pas. Je ne comprenais toujours pas. Je sentais mon coeur battre la chamade à une vitesse extraordinaire. Son souffle m’effleurait la nuque. Puis d’un coup, il m’a asséné un coup douloureux dans les reins, me pliant en deux. Il m’a forcée à m’accroupir, m’a bloquée dans la position, a déboutonné son pantalon, a sorti son truck en érection, m’a pincé le nez en voyant que je ne réagissais pas et quand par automatisme pour respirer j’ai ouvert la bouche il m’a foutu son pénis dans la bouche, continuant ses vas et viens. J’étouffais et il me tenait par les cheveux. Après… J’ai encore un moment que je n’ai pas. Que j’ai pour le moment effacé. Mais il se trouve qu’à un moment donné il a voulu aller plus loin, peut être pour terminer son action… j’étais apparemment debout et il a voulu m’enlever le pantalon. À ce moment précis il m’a touché la peau sur la hanche et mon cerveau s’est comme reconnecté. Je me suis débattue comme une furie, lui éclatant les coquilles à coups de genoux. Puis je me suis enfuie.

Le problème c’est que j’avais oublié le viol jusqu’à vendredi dernier. Je ne me souvenais que du début et de la fin… Tout est revenu d’un coup… Et ça fait mal. Mais… Dum spiro spero ! Car l’espoir en l’avenir est le meilleur aide.

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Chère anonyme, les récits de viols comme le vôtre sont toujours aussi terrifiants à lire, quand bien même nous sommes ici à épauler les victimes depuis deux ans. Votre récit montre tous les aspects connus de ce type de situation, l’agression puis le viol par un inconnu dans l’espace public, une configuration plus rare mais qui existe et à laquelle les toutes jeunes femmes en devenir sont particulièrement exposées, comme vous l’étiez au moment des faits puisque vous étiez encore lycéenne. Ce qui étonne dans votre cas c’est la vigueur avec laquelle vous sortez de l’emprise du violeur. Un sursaut c’est opéré lorsque vous avez senti son contact sur votre hanche: à ce moment crucial vous sortez de la soumission à l’emprise du violeur à la libération par votre propre force jusqu’à trouver la force d’attaquer le violeur sur son point le plus faible par le coup de genou sur les parties. Cela démontre amplement la vigueur de votre instinct de vie face à la mort psychique que vous promet le violeur. C’est remarquable, vous pouvez le noter et je vous invite à le faire car d’autres souvenirs vont sans doute revenir. Je vous conseille aussi de consulter, car vous avez longtemps refoulé, vous allez peut-être connaître des symptômes traumatiques, c’est juste par prudence. Voici quelques liens:

** site de l’institut de la victimologie vous avez un annuaire des associations de lutte contre le harcèlement dont l’adresse des centres régionaux:
http://www.institutdevictimologie.fr/annuaire.php

** site de Muriel Salmona: mémoire traumatique ; voir son article mémoire traumatique en pdf sur le site
https://www.memoiretraumatique.org/

** indiqué par Céline9: un site très intéressant d’ailleurs
https://www.cyrinne.com/

Vous pouvez prendre contact avec des associations de victimes:

Associations de lutte contre les violences faites aux femmes
CFCV – Collectif féministe contre le viol
http://www.cfcv.asso.fr

numéro d’urgence: 0 800 05 95 95
FNSF – Fédération nationale solidarité femmes
http://www.solidaritefemmes.asso.fr
CNIDFF – Centre national d’information sur les droits des femmes et des familles
http://www.infofemmes.com
Femmes solidaires
http://www.femmes-solidaires.org
FDFA – Femmes pour le dire Femmes pour agir
http://www.femmespourledire.asso.fr

Fédération Nationale Solidarité Femmes: FNSF

http://www.victimedeviol.fr/associations.html

Stop violences sexuelles

http://www.stopauxviolencessexuelles.com

http://www.resonantes.fr/

l’Association Vivre Soleil Renaître est une aide aux victimes de l’inceste, de viol extra-familial, d’agressions sexuelles, …

http://www.vivresoleilrenaitre.org/

Réseau France victimes

http://www.france-victimes.fr/

numéro d’urgence: 116 006

site très bien fait avec nombreuses adresses et liens par régions.

A tout hasard, peut-être pouvez-vous contacter l’association PARLER pour retrouver d’autres victimes de votre violeur.

Dans tous les cas, je vous invite à consulter à titre préventif, et pour diagnostiquer un éventuel choc traumatique. Si vous ressentez un mal-être ou de la douleur psychique suite à un cauchemar, un souvenir ou quoi que ce soit lié à ce soudain souvenir, allez consulter car vous en avez besoin, et faites-le au moindre signe, ne laissez pas traîner en relativisant car cela peut s’avérer grave.

En tous les cas, je vous remercie pour votre témoignage qui montre amplement votre instinct de vie, contre la pulsion de mort du violeur. Ainsi vous avez choisis la vie et donc l’espoir.

Affection, courage et soutien.

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