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De honte et de culpabilité

« L’acte » c’est passé il y a 8 ans, quand j’étais en troisième, au sein de mon établissement scolaire. Cela faisait quelque mois que j’étais en couple avec mon petit ami de l’époque, mais je n’aime pas le qualifier ainsi, pour moi il est et reste mon agresseur. Quand j’y repense aujourd’hui, j’ai été tellement naïve. Il m’avait séduite par ses mots, il avait des projets et pensait déjà à notre future, mais il m’a aussi séduite par son courage car ce qu’il vivait était très difficile. En effet, sa maman, une femme exceptionnelle, était atteinte d’un cancer du sein qui s’était généralisé et il ne lui restait que quelque mois à vivre. Évidemment, il était très affecté, il faisait face à cette douleur en gardant le sourire, pour ses petites sœurs mais aussi dans l’espoir que sa maman ne se sente pas coupable de partir et de les laisser … Et moi j’ai tout fais pour les accompagner du mieux que je le pouvais dans cette épreuve. Comme si ces douleurs n’étaient pas suffisantes, les camarades de collèges l’ont pas mal persécutés, le poussant à bout. Il est devenu violent, il passait son temps à se battre. Quand il devenait incontrôlable, les pions venaient me chercher pour que je le calme, sauf que je commençais moi aussi à avoir peur.

« L’acte » s’est produit en soirée, après une réunion parents-professeurs pour nous parler de notre orientation et d’éventuelles poursuite que nous donnerions à nos 4 années de collèges. Mon père était là comme d’autres parents ainsi que le corps enseignant. A la fin de la réunion, au moment de partir, mon agresseur m’a saisi le bras et m’a demandé de rester un peu pour me parler. Son ton n’était pas le même que d’habitude mais j’ai accepté. Mon père m’a dit de faire vite car il se faisait tard, et qu’il m’attendrait dans la voiture … En vérité, il n’a jamais voulu me parler, il m’a emmener dans les toilettes là où personne ne pourrait nous entendre. Je lui ai dit d’arrêter et que je voulais partir mais il ne m’a pas écouté. Quand il a eu fini, il a fait comme si de rien était, il m’a raccompagné à la voiture et à demandé à ce qu’on le dépose chez lui et mon père a accepté. Moi je n’arrivais plus à penser, j’avais honte, je crois que je n’arrivais pas à réaliser ce qui venait de m’arriver.

On l’a accompagné chez lui. Je n’ai pas dit un mot de la soirée et lui il continuait discrètement à me tripoter. On est parti. Mon père m’a dit dans la voiture que c’était des personnes sympathiques, et qu’il appréciait beaucoup mon copain. Si seulement il savait. C’est en rentrant chez moi et en découvrant mes sous-vêtements en sang que j’ai vraiment réalisé .. Cela ne s’arrête pas là. J’ai fini par avoir peur de lui, étant donné qu’il se battait souvent et que c’était moi qui devait aller le calmer, j’avais peur de me prendre des coups … Et lui il profitait de mon silence et continuait à mettre ses mains. Je me suis toujours laissée faire, j’étais comme prisonnière. J’avais l’impression, que vu qu’il était malheureux alors je devais être malheureuse. Comme si je ne souffrais pas assez de la situation, il a fini par dire à tous le collège que j’étais qu’une pute et que c’était moi qui recherchait le plaisir du sexe. Mais quel plaisir il y avait la dedans, mon amour pour lui était définitivement mort. J’étais devenu la risée de tout le collège, j’ai fini par tenter de me suicider dans mon collège deux fois. Mes parents ne comprenaient pas ce qui m’était arriver.

Étant donné que j’avais tenté de me tuer au sein de mon établissement scolaire, j’ai été obligé d’aller à un poste de police pour justifier mon acte et les policiers m’ont dit qu’à la troisième tentative c’était direction la psychiatrie. Évidemment je leur ai menti, je leur ai dis que c’était parce que ça n’allait pas à la maison. Du coup, j’ai imposé à ma famille, un psychologue pendant deux ans alors qu’elle n’était en rien responsable. Quand cette décision nous a été imposé, ma maman m’a hurlé dessus, me demandant ce qui me prenait, ce que je cherchais, que je n’étais qu’une égoïste qui ne voulait que détruire notre famille. Depuis ce jour, rien n’a jamais été pareil avec elle, j’ai toujours senti comme une haine enfoui envers moi, ce que je peux comprendre … Avant le passage du brevet des collèges, sa maman nous avait quitter. Malgré ce qu’il m’avait fait subir, je suis restée près de lui et l’ai accompagné à son enterrement. A la fin du brevet, il m’a quitté pour autre. Je me sentais à la fois libérée et à la fois paniquée pour sa nouvelle petite amie.

Après la troisième, direction le lycée et à ma plus grande crainte, on a été dans le même établissement. A ce moment là, j’ai déclenché de l’hirsutisme. Heureusement pour moi, je ne le croisais que très peu et personne ne me connaissait. J’ai pu garder la tête haute ainsi que le silence et faire mes études comme si de rien était …

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K.m
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Il n’est jamais trop tard pour tout raconter à vos parents !Ils comprendront et vous soutiendront,je pense qu’en si vous leurs en parler ça vous soulagera d’un poids.C’est quelque chose de dur à surmonter encore plus quand on a le soutiens de personnes.Vous pouvez aussi aller porter plainte ou déposer une main courante si il est encore comme ça aujourd’hui en allant le dénoncer vous sauverais peut être sa petite amie,qui est dans le même cas que vous.Ne baissez pas les bras!

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