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Céder n’est pas consentir

Il se montrait insistant. Parfois même physiquement, sans être vraiment violent.
Souvent, je finissais par consentir, et déjà cette insistance me le rendait antipathique et me donnait de moins en moins envie de lui dire oui.
Mais un jour, je ne voulais vraiment pas. Mais il insistait, et j’ai fini par céder. Je n’ai pas dit oui, d’ailleurs. J’ai simplement cessé de résister, ai laissé mes bras tomber autour de son cou et déposé un léger smack, timide et résigné, sur sa bouche, qui signifiait : “ce n’est pas parce que je n’ai pas envie de faire l’amour maintenant que je ne t’aime pas et que tu n’es pas important pour moi.” Je pensais : “tu as gagné. Vas-tu en profiter ? Vas-tu y aller quand même alors que je n’ai pas dit oui, alors que tu me verrais triste si tu me regardais vraiment, simplement parce que je n’oppose plus de force ?” Et les larmes me sont montées aux yeux. “Ne pleure pas, ne pleure pas, ou tu vas lui faire perdre son envie et tu auras supporté tout ça pour rien.”
Ce qui a fait monter ces larmes c’est, je pense, me rendre compte que je cédais au lieu de consentir, pour ne pas frustrer mon copain, alors que j’avais décidé que c’était non ; et qui plus est avec cette sensation de totale impuissance, puisque mon cerveau a semblé donner l’ordre à mon corps de céder avant même que je ne sois au courant de cette information, alors même que je n’étais pas d’accord.
Le constat, aussi, de n’être qu’un objet. Cette personne qui est censée m’aimer n’a cure du désir que j’exprime, elle ne fait que se servir de moi, elle ne s’est pas arrêtée après maints refus jusqu’à ce que je cède.
J’ai ensuite appris à mes dépens que, que le rapport se passe bien ou non (je n’ai pas eu trop de douleurs), la négation du consentement le teinte toujours d’un certain dégoût terrible et fatal. Ma décision de le quitter fut prise à ce moment-là ; tous ses contacts me crispaient, me courrouçaient, je ne pouvais plus imaginer le toucher.
Alors, après du harcèlement par messages et appels, on en a parlé, il s’est excusé et je lui ai pardonné. Mais je ne lui avais pas précisé à quel moment exactement il avait dépassé les bornes pour moi. Il me l’a dit de lui-même. Or, mon pardon se basait sur son inexpérience, sur le fait qu’il ne se rendait pas compte, qu’il ne voulait pas me faire de mal. En fait, il savait que ce n’était pas correct, mais son plaisir égoïste l’a emporté. Ça ne fait pas de lui un violeur ; mais j’ai dit non plusieurs fois, et ça n’a pas suffi ; il m’a violée.
Je n’y avais pas accordé trop d’importance jusqu’à ce qu’une nuit, la scène repasse en boucle dans ma tête et me rende triste. Cela fait un mois. De plus en plus, je me sens triste ou angoissée sans raison, un peu perdue, moins motivée. Cela a eu plus d’impact que je ne l’aurais pensé.
J’espère que ce témoignage pourra aider.

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Arielle
Arielle
1 mois plus tôt

Je vous comprend tellement.
J’ai
Moi maintenant, jai décidé de ne plus laisser mon pouvoir aux mains des autres, si je ne veux pas coucher, c’est non et c’est tout. Et j’ai compris que les Hommes sont loin d’être idiots, ils savent très bien ce qu’ils font de mal. Ils profiteront toujours de Nous les femmes si nous les laissons faire.

Bon courage chère anonyme! Nous sommes fortes !

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