Bouleversée par les remarques d’un porc inconnu.

Aujourd’hui 20 avril, vers 10h, je buvais un café rue des Martyrs; un homme assis au bar devant un bière commence à me regarder. Je n’y prête pas plus attention que cela et continue à lire mon journal. Mais c’est insistant. Il finit par sortir et rentrer. Je me dis qu’il fait partie du café et que je suis paranoïaque car je commence à être plus qu’agacée. Il s’en va, je suis soulagée. Je quitte le café et fais une course dans la même rue. Quand je remonte, je tombe sur lui : il passe tout près de moi, je regarde dans sa direction car je me dis que je l’ai déjà vu. Il profite de ce regard pour accrocher le mien, s’approche et me murmure, « toi je suis sûr que t’as une bonne chatte… » Dégueulasse. Je suis tellement surprise que je ne rétorque rien. Mes jambes tremblent, je marche vite sans oser me retourner. Certes il ne s’est rien « passé » mais je me sens mal et j’ai peur de ressortir et de le croiser à nouveau. S’il se permet ce genre de propos, de quoi n’est-il pas capable ? C’est bizarre mais du coup je m’interroge, à tort, bien sûr, est-ce que je n’ai pas porté une robe trop moulante? S’est-il senti « agréé » parce que je ne le fusillais pas du regard dans le café ?
Je précise que je suis loin d’être une jeune femme, j’ai 61 ans. Preuve que les gros cochons s’en prennent à tout le monde et que la méfiance est est de mise à tout âge. Sus aux porcs. #me too. Cette expérience anodine mais glaçante me renforce dans ma détermination à poursuivre le combat contre le harcèlement sexuel des gros cochons.

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