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Victime de viol ou d’agression sexuelle ? Postez anonymement votre témoignage sur Balancetonporc.com

Besoin d’aide et d’éclaissiment

Bonjour,
Je veux partager avec vous mon histoire, je sais pas si je suis victime car je me sens fautive, pour plusieurs raisons dont je vais au cour de mon histoire vous les partager…pourtant on me répète que c’est pas ma faute….mais mon cerveau ne veut pas l’accepter…..toujours peur de la raconter, peur des réponses……
Donc je commence, Je sais pas ce qui c’est passé dans ma tête ce jour….je sortais d’une rupture, j’étaie pas bien….et puis j’ai rencontrer un type que j’avais croisé en revenant de vacance….il ma filer son numéro et moi j’étaie pas intéressé…puis un jour mon pote a eu un accident, j’ai donc prie de ses nouvelles et suite à un beug avec mon téléphone le message c’est envoyer au type pfffff ( je sais même pas comment….) donc on a parler sur FB puis je suis sortie le voir et j’étaie parti chez lui car je savait que j’irais pas loin avec lui ( en gros je coucherais pas…). J’ai pensée de lui qu’il était sympa…On c’est redonné un autre rdv…j’y suis aller encore chez lui toujours en me disant que j’irais pas plus loin…..( j’étaie triste je pensé qu’a ma rupture, tout mais amis m’avait tourné le dos…j’avais pu personne donc j’avais le besoin de voir un maximum de monde…habituellement je fait très attention à qui je rencontre et avec qui je reste mais là……Donc je reprend il a commencé à avoir de l’emprise sur moi du genre ” Tu est timide, hein ? ” sur le coup ça ma un peu perturbé donc il ma embrasser je me suis laisse faire pour lui montrer que non ” comme je le dit plus haut….je sais même pas pourquoi je l’ai pas stopper, je me suis dit que c’était juste un bisous pas grave…) Puis après je c’est pas comment ça c’est arriver j’avais plus ma robe, ni mes collant, ni ma culotte pffff j’ai des nausées et des vertiges rien qu’a en parler car maintenant je m’en veux à mort….Puis il me demande tu veux……j’ai pas répondu j’ai pas bouger ( Dans ma tête j’ai minimisé son acte je me suis dit que j’avais pas le choix, car sans une réponse de ma part il était parti chercher un préservatif……donc je me suis senti coincé , alors là chose que aujourd’hui je comprends pas….je me suis dit ” pas grave, je vais couché avec lui pour oublier mon ex ” sans le pensé vraiment ou pour dire que c’est moi qui avait le contrôle…..donc je me sens coupable d’avoir pensé à ça et que du fait que j’ai penser à ça c’est donc pas une agression….et après la pensée suivante c’était reprends des fringues est part…ou encore ta déjà vécu ça tu as déjà des traumatismes similaires fui…) puis ça c’est passé vite il ma pris et ma pénétré comme si il a eu peur que je disparait…..Je sais pas pourquoi j’ai pas bouger pourquoi j’ai rien fait vraiment….j’avais déjà vécus des attouchements…sa m’avais perturbé jusqu’à que j’ai des épisodes de déprimes….suite à ça, j’ai eu des TOC de propreté et puis j’avais couché qu’avec un mec. je ne voulais plus recoucher et même si j’avais envie je ne coucher plus alors pourquoi avec lui je me suis laisser faire……ça me rend malade, Si seulement j’avais écouter ma conscience qui me disait de prendre mes affaires ça m’aurait éviter toute cette souffrances, je penser à ma mère et j’attendais qu’il avais fini pffff j’ai vraiment honte de moi….Toute façon je peut même pas dire que c’est pas de ma faute, car c’est le cas…si j’aurai pas était chez lui, chose que je fessait jamais sans vraiment connaitre la personne….Tout ce qui est arrive est ma faute….désolé si il a des fautes pas facile d’écrire quand tu n’est plus qu’un zombie c’est le mot exact…..Donc tant que je sais pas pourquoi j’ai pensé à ça ( couché pour oublier mon ex, alors que je ne voulait pas…..) me fait dire que ce que j’ai vécu c’est pas un VIOL, dans les associations d’aides aux victimes ont ma dit que c’était bien un viol mais moi je me sens coupable, fautive par cette pensée….et donc voilà ce qui nourri ma culpabilité, ma honte car je ressent malgré tout de la honte……donc on me dit c’est un viol mon cerveau ne veut pas l’imprimer, cette histoire date donc je sais plus pourquoi j’ai pensée à ça si même j’ai voulu sur le coup ( quand je me suis retrouver à poil coincée ) le seul truc c’est que je tenter à trouver un moyen de me sentir ( donc ça veut donc dire que je ne voulait pas ) mais malgré ça…ça reste flou…….et je suis obliger de répété à mon cerveau ” NON, c’est pas ma faute car j’ai voulu fuir ” donc je suis encore plus dans l’incompréhension total……besoin qu’on m’éclairé sur cette histoire qui me ronge l’esprit le corps et l’âme…..merci de m’avoir lu j’espère que vous avez pu comprendre ce que j’ai voulu faire comprendre car c’est pas évidant…..par contre si c’est ma faute, j’aimerais avoir des réponses douces et non agressif à mon égard…..j’ai osez tout dire rien gardé en moi car ce que je recherche avant tout c’est de savoir pourquoi j’ai pensez à ça alors que je voulait pas coucher avec…..et savoir comment interprété cette histoire viol, mauvaises expérience c’est pour arrêter d’être dans le déni et pour faire un deuil…..Merci Bonne soirée

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Laure
Laure
2 mois plus tôt

Bonsoir chère anonyme, ton histoire est interessante car elle met le doigt en plein dans un problème non pas propre à toi mais je dirais de notre société et de ce que l’on appelle la culture du viol. Je ne suis pas responsable de ce site mais je me permets de répondre car j’ai vécu plusieurs experiences similaires a la tienne ou j’ai eu exactement les mêmes reactions psychologiques de protection. Tu es très certainement victime, d’abord d’une personne qui avait très probablement conscience de ton non-desir et qui n’en a pas tenu compte (la reelle incompression ca peut arriver mais c’est je pense trop souvent lié a un manque de Volonté de comprendre), mais aussi et peut-être plus encore de cette société qui nous enseigne que “qui ne dit mot consent” et que donc ce sont nous les Femmes qui devons prouver notre non-consentement, et ce sans tenir compte des meccanismes inconscients de denis (j’ai peur de la reaction de l’autre si je dis non donc je prefere me convaincre que c’etait ce que je voulais) et de sideration. On peut minimiser les degats de ce type d’agression car ce n’est pas physiquement violent mais je pense que ca laisse des séquelles qui peuvent etre d’autant plus graves que l’on se sent responsable d’une part, et que l’on tant a minimiser d’autres part. Et prendre conscience que non ce n’est pas normale est je pense important pour ne pas tomber dans le piege de croire que l’autre peut faire ce qu’il veut de notre corps, que si j’accepte un baiser je dois accepter d’être baissée (mauvais jeu de mots je sais…), et autres fausses croyances (conscientes ou inconscientes) de ce genre… Mais je comprends très bien ton mal etre et ta difficulté a sortir de la culpabilité, moi aussi je dois encore me repeter de temps en temps que je ne suis pas fautive. Peut-être devrions nous inverser les roles et nous demander “qu’est-ce que j’aurais fait moi a sa place ? J’aurais continuer devant ce manque total de reaction ?”, “Qu’a-t-il fait lui pour verifier non consentement ?”. Voilà je ne suis pas psy mais j’espère avoir pu t’aider en partageant mon experience. Courage a toi en tout cas !

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psionic
2 mois plus tôt

Chère anonyme, vous n’avez pas à vous ronger l’esprit ainsi: tout est parfaitement clair ! Lors de la lecture de votre récit affreux, toutes les conséquences psychiques du viol s’y retrouvent: état de vulnérabilité affective utilisé comme levier, manipulation, sidération, puis enfin le mécanisme de la culpabilité de la victime avec ces procédés d’évitement très classiques: obsession de la propreté, dégoût de soi, recherche des causes de l’enchainement fatal voir dans votre cas d’une échappatoire par le déni. Vous souffrez une psychiquement très fortement de la fracture de votre âme qui est la conséquence du viol, en résumé: vous avez été avilie, souillée dans votre âme donc votre humanité par le violeur qui vous prise comme un objet sexuel, seulement vous devez vivre dans ce corps souillé ce qui génère la douleur psychique au point de vous chercher l’échappatoire que vous mentionnez. Je vous invite à consulter car vous souffrez d’un gros traumatisme psychique, il vous faut un suivi solide. JE vous invite à cliquer dan le bouton bleu ci-dessous, accédez au forum section obtenir de l’aide. Vous en avez grand besoin très urgent. Vous êtes une victime d’un viol chère anonyme et vous avez besoin d’aide, d’une thérapie pour trouver votre chemin de guérison. Nous sommes là pour vous aider, n’hésitez pas à revenir pour toute précision utile.
Affeciton, courage et soutien.

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chacha
chacha
2 mois plus tôt

Donc pour toi Laure ça serait de ma faute, car j’ai pas trop compris ton résonnement….

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chacha
chacha
2 mois plus tôt

Bonjour, merci pour vos réponses, même si j’ai encore du mal à tout comprendre dans mon histoire, si c’est ma faute, surtout que vu que j’ai pas réussit à me défendre je me dit que cette souffrance je la mérite….certains disent que c’est ma faute ( comme mon docteur généraliste, quand je lui ai demander une lettre pour la psy…..elle ma dit clairement que c’était ma faute car j’ai pas su dire NON par peur donc pour elle c’est pas un viol, mais seulement moi qui a pas su dire Non sauf que j’ai pas dit OUI non plus) et d’autres me disent que je suis victimes mais j’arrive pas à le voir, je me sens fautive et perdu dans cette histoire c’est que avec le temps l’histoire me brise toujours autant….mais j’arrive plus à y voir clair…..donc c’est dure à reconstruire, à revivre juste survivre c’est dure…..

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Mallone
Mallone
2 mois plus tôt

Un homme sain d’esprit et honnête avec sa partenaire sait quand celle-ci ne veut pas, même sans parole. Il a très probablement compris que tu ne voulais pas, mais a décider de passer outre, faisant passer ses besoins avant les tiens.

Je crois qu’on appelle ça un viol gris. Renseigne toi, tu y trouveras sans doute des récits similaires, et surement des aides pour passer se moment douloureux en souvenir.

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Laure
Laure
2 mois plus tôt

Non non tu n’est pour moi absolument pas responsable, c’est tout le contraire ! Désolée si j’ai pas été clair, c’est un argument qui me tient a coeur (ce type de viol apparemment sans violence et le jugement de la société) du coups j’ai pas pu m’empecher de donner mon avis mais je me suis peut-être laissée un peu emporter. Je te réexplique en plus claire.

Les clichés de la société : si tu ne dis pas non ca veut dire oui, si tu vas chez lui ou il vient chez toi tu ne peux pas te plaindre qu’il veuille aller plus loin, si tu l’embrasses pareil, etc. –> Ce sont des CLICHES mais il n’y JAMAIS rien d’obligatoire. Tu peux meme accepter des preliminaires et puis changer d’avis, ton avis DOIT etre respecté. Il te demande si tu veux et tu ne reponds pas, c’est clair que tu ne veux pas. Répondre a ta place c’est comme ne pas demander.

Le problème c’est qu’on grandit tous avec ces clichés dans la tete et pour sortir de cet etat de culpabilité que tu ressens, tu dois comprendre que ce sont des clichés et non la realité. Et comprendre que les reactions que tu as eu sont simplement des meccanismes de defense que tu as mis en place de facon automatique pour te proteger. Parfois justifier l’acte est plus facile que d’admettre l’horreur de ce que l’on vit/a vecu. Quand la réalité semble trop menacante on la minimise voir la nie totalement et ca c’est une reaction naturelle qu’on a TOUS.

VVoila j’espère avoir été plus clair c’est des arguments qui ne sont pas faciles a expliquer.

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chacha
chacha
2 mois plus tôt

Mallone Donc pour toi du classe ça dans ” zone grise ” ? sauf que sexe sans consentement ou même céder on appelle ça un viol…..je me rappelle avoir voulu me défendre et partir, et si j’ai pas fait c’est parce que il ma pas laisser le choix de me défendre…..donc je veux pas minimiser son acte et qu’on me dissent que c’est ma faute surtout que dans les associations on ma dit que c’était bien un viol

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Zaragan
2 mois plus tôt

Chère chacha, non vous n’êtes pas coupable et vous ne le serez jamais. N’écoutez pas votre docteur généraliste ! Elle ne sait pas ce que ça fait d’être violée , elle ne connaît rien au viol et elle ose l’ouvrir… Ce que je déteste ce genre de personnes qui sont beaucoup trop lâche pour s’attaquer au véritables coupables (les agresseurs) et qui préfèrent alors s’en prendre aux plus fragiles, c’est-à-dire les victimes. Elle est en train de vous faire du « victim blaming », c’est-à-dire qu’elle vous rejette toute la faute, alors que c’est vous la victime qui avait été agressée. Je vous conseille de changer de médecin car son raisonnement est toxique pour vous, elle cherche à vous faire culpabiliser encore plus et ne vous aide pas. D’ailleurs, je vous conseille également de vous éloigner ou/et d’ignorer ceux qui ont le même raisonnement qu’elle car cela vous fait du mal et c’est en plus un tas de conneries !

En effet, vous n’avez pas dit « oui » et vous l’aviez dit vous-même : vous ne vouliez pas de rapports sexuels avec lui, vous n’étiez pas consentante, alors c’est un viol. Il n’est pas nécessaire de dire « non » pour parler de viol car ne « rien dire » veut dire « non ». Pour moi les « viols gris » SONT des viols, je trouve ce concept dangereux par ailleurs car le consentement est quelque chose de très clair et n’a rien de flou. (On le sait quand on est consentant). A part faire culpabiliser les victimes car elles n’ont pas dit « non » et qu’elles doutent énormément de ce qu’elles ont vécu et faire passer une agression pour un malentendu dont les violeurs se servent pour se cacher, je ne vois pas ce qu’il y a de bénéfique dans ce concept qui est proche voir provient de la culture du viol. En faite, si on doit se référer à ce concept ,un viol c’est forcément une femme qui se débat, crit à plein poumon « non » et se prends des coups jusqu’au sang… Mais ce genre d’agression est très rare .En réalité, beaucoup de victimes disent un/des « non » très timide qui sont ignorés, voir ne disent rien du tout , elles se retrouvent paralysée, certaine arrivent un peu à bouger mais trop fébrilement, d’autres ne ressentent même plus leur corps, mais chacune ne veulent qu’une chose: fuir et attendre que ça se termine. Ce qui est violent dans un viol, c’est que quelqu’un bafoue notre consentement, et s’approprie notre corps, pas qu’il y est de la brutalité physique (même si ça peut renforcer le traumatisme). Sachez que peu de victimes sont capable de se défendre. C’est dû à ce qu’on appelle la sidération psychique. Une agression provoque beaucoup de stress, souvent ce stress nous permet de fuir ou de se débattre. Mais il arrive que notre cerveau se dit que notre meilleure chance de survie est de ne plus bouger et il se décide de nous « déconnecter » de notre corps, en nous anesthésiant, ce qui fait qu’on ne se défend pas…car on est incapable de se défendre. (et puis même si vous pouviez vous défendre, cela ne serait pas de votre faute!). Je vous conseille de vous renseigner sur ce sujet, ça pourrait vous aider à mieux comprendre votre réaction. Alors, ne vous en voulez pas de ne pas avoir fait quelque chose que vous ne pouviez pas. Et puis, dans l’histoire, c’est lui qui n’aurait pas dû faire quelque chose.
Le faite que vous ayez penser «  pas grave je vais coucher avec lui pour oublier mon ex », ne veut pas dire que vous n’aviez pas été violée. Cela ne veut pas dire que vous étiez consentante, puisque vous vous êtes sentie obligée. Se sentir obligée ce n’est pas être consentante puisqu’on a pas le choix, on n’a jamais le choix car c’est l’autre qui s’impose et nous contrôle. Vous vous êtes dit ça pour vous rassurer dans ce moment de stress (c’est ce qu’on appelle du déni) mais en réalité vous vouliez fuir et vous étiez paniquée. Non aller chez quelqu’un qu’on connaît à peine ne lui donne pas le droit de nous violer, il n’a pas tout les droits sur notre corps (il n’y a que nous-même qui a tout les droits sur notre corps). Non ne pas se débattre ne veut pas dire qu’on est consentante et qu’on mérite d’avoir été violée. Non , ne rien dire ne signifie pas que l’on consent. Vous n’êtes pas coupable, c’est lui qui l’est, c’est lui qui n’a pas pris en compte votre malaise et est passé outre et c’est donc lui qui vous a violée. Ça se voit quand quelqu’un n’est pas consentant , n’a pas de désir, le manque de réaction démontre parfaitement un manque de consentement. Et il faut n’avoir aucune considération pour l’autre pour ne pas « remarquer » ou s’en foutre de son malaise. Je ne pense pas que Laure essaye de vous dire que vous êtes coupable, je pense qu’ elle essaye plus de vous dire que votre partenaire s’en fichait de votre consentement (il n’a même pas pris la peine d’attendre une réponse qu’il est partit chercher un préservatif et vous a pénétrez rapidement) et qu’il y a de forte chance qu’il savait que vous ne le vouliez pas mais l’a tout de même fait. C’est donc un viol. C’est pour ça qu’elle vous demande : si vous auriez été à sa place et que vous auriez vu que l’autre ne répondait pas et ne bougeait pas, auriez vous été chercher un préservatif pour le pénétrer rapidement malgré le faite qu’il soit mal à l’aise/incertain et que vous n’aviez pas confirmation de son consentement? Ne vous demandez pas ce que vous auriez du ou ne pas dû faire, mais plutôt ce que lui n’a pas fait et a fait. Car c’est lui qui a commis un crime , pas vous et qui est donc le seul coupable. Une personne qui pense que le corps de l’autre lui est tout le temps accessible et qui lui appartient est pour moi égoïste et pervers. Non, le seul fautif d’un viol ce n’est pas la victime qui n’a pas dit « non » explicitement, mais l’agresseur qui s’en fichait totalement de ce que ressent l’autre et l’a abusé. Le seul fautif d’un viol est le violeur. Vous étiez aussi en état de vulnérabilité dû à votre rupture et votre isolement. Il s’est probablement approcher de vous pour profiter de ça et il a peut-être même fait d’autres victimes avec cette même tactique. Je décèle de la manipulation et peut-être une contrainte morale notamment lorsqu’il vous a embrassé. (vous parlez d’emprise). On peut aussi penser que c’était un viol par surprise car vous ne vous attendez pas à ce qu’il vous pénètre. Pour moi , il est clair que vous aviez été violée. Peut-être que vous pourriez vous renseigner et trouver des réponses sur la plateforme de signalement en ligne des violences sexuelles disponible sur le site du service public? Elle est gérée par des policiers compétents pour ce genre de plainte , c’est anonyme, donc n’hésitez pas si vous souhaitez avoir des conseils et des réponses.

Si ça peut vous rassurer, c’est « normal » de se sentir coupable après avoir subit des choses terribles. Mais se sentir coupable et l’être sont deux choses différentes. C’est toujours très dur de se défaire de ce sentiment de culpabilité et de honte. Ne vous inquiétez pas, ça prendra le temps qu’il faudra mais vous réussirez un jour à ne plus culpabiliser pour un acte que vous n’avez pas commis. Je vous conseille de rester proche des personnes qui vous disent que vous n’êtes pas coupable et de leur parler. Ils vous rassureront et vous finirez par vraiment vous dire que vous n’êtes pas responsable et n’avez pas provoquer ce que vous avez subit. L’important est qu’il ne faut pas oublier que vous restez victime et de ne surtout pas croire ceux qui vous font culpabiliser. Je vous encourage à continuer de contacter des associations contre les violences sexuelles car elles sont pour moi, les mieux placés à vous épauler. Vous pouvez même en trouver d’autres dans les listes du forum, section Obtenir de l’aide.
Courage !
De tout cœur avec vous.

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Zaragan
2 mois plus tôt

Chère chacha, je me permet de revenir suite à ce que vous avez répondu à Mallone.
Quand vous dites qu’il ne vous a pas laisser le choix de vous défendre: qu’est-ce qui vous fait dire ça?
Je vous pose cette question non pas pour vous déstabiliser ou vous faire culpabiliser, pour moi il est clair que vous aviez été violée et si vous ne souhaitez pas répondre ou ne savait pas, il n’y a aucun soucis. Si je vous demande ça c’est pour vous aider à éclaircir ce que vous avez vécu et à mieux comprendre en quoi vous êtes victime . Diriez-vous que c’était une contrainte morale ou plutôt physique ? Les deux?
Est-ce que par exemple il avait une poigne forte et ferme au point de vous immobiliser complètement/partiellement? L’état de sidération rentre en compte mais lorsque l’agresseur est plus fort physiquement, quand bien même on peut bouger , on ne peut rien faire contre lui. Si vous répondez oui à cette question, je pense donc que ça rentre dans la contrainte physique.
Néanmoins, je pense que vous avez également et surtout subit de la contrainte morale.
En effet, céder pour un rapport sexuel, c’est bien un viol. D’après la loi , c’est classé dans la contrainte (morale). Car pour céder, il faut que l’autre est effectué une pression psychologique et/ou nous harcèle en insistant. Ex: une personne qui insisterait pour avoir un rapport sexuel et que l’autre finit par craquer, c’est reconnu comme un viol car il y a eu une contrainte morale. Mais aussi , je pense qu’il y a pression psychologique si la victime n’ose rien dire face à l’agresseur par peur de représailles ou encore si elle sent que l’autre est bien trop fort pour elle et que se débattre/essayer de communiquer serait impossible/inutile.

Si vous jetez un œil au site du service public vous trouverez ceci: (on trouve ça dans la rubrique agression sexuelle, mais ça marche aussi pour le viol donc vous pouvez remplacer le terme “agression sexuelle” par “viol”) :
“Il peut aussi avoir agression sexuelle commise par surprise si l’auteur agit alors que la victime ne s’y attend pas. Par exemple, dans la foule au sein des transports publics.
Dans tous les cas, l’auteur n’a pas obtenu le consentement clair et explicite de la victime :
-Soit la victime a émis un refus clair et explicite et/ou s’est défendue mais l’agresseur a exercé sur elle une contrainte physique. C’est le cas s’il y a usage de violence.
-Soit la victime n’a pas émis un refus clair et explicite et/ou ne s’est pas défendue car elle faisait l’objet d’une contrainte morale. C’est le cas si l’agression repose sur une pression psychologique, lorsque la victime n’ose rien dire face à l’auteur (par exemple une salariée et son patron).
-Soit la victime n’était pas en état de pouvoir donner une réponse claire (par exemple, victime sous l’emprise de stupéfiants ou de l’alcool, ou victime est vulnérable en raison de son état de santé).

En sachant qu’il n’a pas attendu d’avoir une réponse claire et explicite, qu’il a ignoré votre malaise, et que vous n’avez pas eu le choix de vous débattre et n’avez pas oser parler, je pense donc qu’il y a contrainte morale. Et aussi peut-être surprise car vous ne vous attendez pas à être nue ect… et il a l’air d’avoir été très rapide dans ses gestes au point de vous déstabiliser. Je soupçonne aussi de la contrainte physique car je pense (peut-être à tord) qu’il était plus fort que vous physiquement.
Après, je ne suis pas sûre donc le mieux serait de directement demander à des gens plus qualifiés comme des policiers/gendarmes. Les associations sont aussi pas mal renseigner la-dessus.
Je vous invite à vraiment élaborer la-dessus avec elles.
Néanmoins, je suis certaine que vous n’êtes pas fautive. On ne peut être responsable des actes d’un autre.
Prenez soin de vous.

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chacha
chacha
2 mois plus tôt

Bonjour, merci pour vos réponses, si je me poses énormément de questions c’est pour ça car ma tête est beaucoup trop remplit de culture du viol, j’ai attendue 10 ans avant t’en parler…j’ai garder ça en moi…je voulait pas en parler j’avais honte ( dire à quelqu’un il c’est passer ça mais je voulais pas et je me suis laisser faire, c’est dure quand j’y repense car pour vu que je m’était laisser faire je me suis répéter depuis 10 ans que c’était ma faute….les associations me dissent c’est pas ma faute mais j’arrive pas à m’en convaincre….pourtant une partie de moi sais que je voulait pas……) et quand j’ai enfin parler j’ai eu le droit à ( tu est sure que tu voulais pas coucher avec lui, pourquoi tu as était chez lui, le plus dure c’est les paroles de ma mère; qui me fait comprendre que c’était pas un viol car j’ai était chez lui, que je suis adulte et plus un enfant donc j’aurai pu me défendre, comme j’étais une ado un peu dur, elle a insinue que j’ai coucher avec lui est que au final je regrette pffff si ça aurait était juste du regret depuis je serait déjà passer à autre chose…..pour elle je doit ni en parler car c’est une honte, ça sera notre secret qu’elle ma dit ( vu que je suis musulmane c’est tabou la sexualité et plus quand c’est un viol ) pour elle pas possible que c’est un viol et refuse que je reste à pleurer sur mon sort car pour elle j’ai vécu aucun traumatisme……..elle veut pas comprendre me dit que c’est ma faute moi je lui pardonnerais jamais ) Donc pour moi c’est dure pour me reconstruire car mon histoire je la connais, je me rappelle que au font de moi je voulais pas et que je voulait fuir mais avec tout ce qu’on ma dit je doute de mon histoire, c’est vraiment destructeur, l’impression que je devient folle tout les jours me poser les mêmes questions ce qui au passage me fait repenser sans cesse a ce viol, parfois j’arrive a me dire que ce mec ma violer qu’il a abuse de moi, d’autres fois pas du tout je me sens coupable est les idées noires viennent s’installer…….10 ans à souffrir, j’ai perdu espoir, je pense pas pouvoir m’en remettre…..tout simplement car d’un côté ça me parait loin cette histoire ( au vu que j’arrive plus a y voir au clair ) et d’un côté c’est comme si ça c’est passer hier, je souffre toujours autant…..pour moi si j’aurai pas penser à ce que j’ai penser au moment du viol j’aurai était victime…..mais vu que j’ai penser à ça, je culpabilise et me remet en question à pourquoi j’ai penser à ça au lieu de fuir comme je voulait…..et vu que j’étaie figé j’ai rien pu faire donc pour moi c’est comme si j’avais consenti même si que au fond je sais qu’on reste pas paralyser si on le veut vraiment, que au fond de moi j’avais perdu le contrôle que j’étais plus moi, me sentir utiliser et me suis senti impuissante……c’est dure cette épreuve j’arrive pas a la classer car j’ai du mal à y voir clair, rien ne me soulage. je comprend pourquoi les victimes ne parlent pas car si c’est pour dire que c’est notre faute…..ou encore nourrir la culture du viol….pffff c’est vraiment dure cette situation je me demande toujours pourquoi ça m’ait arriver….je sais que je pourrais jamais m’en remettre viol ou pas…….je me rappelle avoir voulu porter plainte ( si je l’ai fait c’est qu’il avait une raison à ça car je respecte la loi et je fais pas perdre le temps au policiers ) même au poste de police j’étaie mal, je voulais porter plainte j’ai était mal accueilli et vu que je voulais me consacrer à mon bac et vu que je voulait pas non plus que ma mère le sache j’ai abandonnée, c’est encore plus dure puisque maintenant elle le sait et que pour elle c’est ma faute comme je disait plus haut….mais en gros je me sens encore plus coupable car j’ai laisser ce type s’en sortir, alors qu’il devait être puni pour que je puisse me voit en tant que victime ça m’aurait aider à y voir clair et à me reconstruire je regrette d’avoir abandonné la plainte pour ma mère qui au final ne me soutient même pas et qui tellement c’était dure à garder en moi j’ai du lui en parler, chose que j’aurai pas du non plus car ma relation avec elle est plus comme avant….

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chacha
chacha
2 mois plus tôt

Bonjour Zaragan, tu me demande de me justifier ? j’aime pas trop ça car nous les victimes ont doit toujours justifier ce qu’on à fait….mais bon si ça m’aide à avancer….même si on essayer de me déculpabilise, j’y arrive pas…j’ai était chez lui, je porter une robe, j’ai rien fait pour me défendre, c’est comme si j’avais pas compris ce qu’il ce passer tout ça c’est passer vite, sans me laisser le temps de répondre ( ça veut donc dire pour moi que j’avais pas le choix…..et je me voyais pas me battre avec un homme qui avec un gabaries triple au mien avec mes 45 kilos….mais j’ai voulu tenter de prendre mes affaires pour partir mais j’ai rien fait car je l’ai vu juste derrière moi à chercher son préservatif, j’ai eu peur pour la suite….c’est à dire que si je tenter à partir qu’est ce qui m’arriverais par la suite….vu que je me suis retrouver nu sans trop mi attendre, je savait plus quoi faire vu que j’étais surprise, mon regret c’est que j’ai rien su faire ça me saoule à cause de lui j’ai l’impression d’être une fille facile, alors qu’il a tout fait pour me faire disjoncter…..il a tout préparer ( on c’est vu une fois chez lui je l’ai trouver sympa….on a convenu à un deuxième rendez-vous, donc je vais chez lui, il me propose un truc ( à grignoter, à boire…) j’avais trop rien à lui dire, il c’est rapprocher de moi est il a commencer à me dire ” Tu est timide, hein ? ” ( du genre, tu couche ou pas…) j’ai commencer à sentir le malaise en moi…il a commencer à m’embrasser au lieu de repartir direct après ça….je sais pas pourquoi je suis rester et je l’ai embrasser je me suis dit c’était juste un bisous, pour moi je voulait pas allez plus loin avec….puis là je me suis retrouver nu, d’un coup, je le fait que je l’ai embrasser, je me suis retrouver nu, j’avais plus mon collant, ni ma culotte, je l’ai est vu à terre….je me suis demander comment c’était possible….il ma demander ” tu veut ? ” il a profiter que je reste silencieuse pour chercher son préservatif, sans ma réponse sans rien……….il a fait ça pour que je culpabilise, pour faire croire que si je lui ai poser la question donc au qu’a ou elle porte plainte je pourrais lui faire porter le chapeau,mais il a pas eu de réponse de ma part, j’ai pas bouger rien juste attendre…..et penser à des choses bêtes….puis quand il est revenu j’ai vu son sexe, je me suis dit jamais tu met ça dans mon sexe….mais j’ai rien fait….ça aussi je comprend pas avoir voulu partir mais rien fait pour…..et il ma fait comprendre que je devais lui mettre le préservatif, mais non je ne voulait pas non plus lui touché le pénis donc pas bouger il la mi, puis il a fait ce qu’il avait à faire…..c’est vrai qu’il a pas eu de violence…….donc parfois je me dit que c’est ma faute car j’ai pas exprimer mon refus…..donc je regrette mais d’un côté je sais….qu’il c’est que je voulait pas……….et pendant l’acte j’ai pas bouger je suis rester immobile mais ça ne la pas déranché à prendre son pied….mais bon je suis encore perdu peut être que c’est ma faute…

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psionic
2 mois plus tôt

Chère Chacha, ne vous torturez pas ! Tout est très clair et la vérité c’est que vous ne vouliez pas donc c’est un viol même sans violence physique apparente. Le fait de vous imposer sa volonté pour vous violer même dans ces conditions c’est de la violence psychique très destructrice: pour preuve vous avez gardé cela en vous durant dix ans, et vous n’arrivez pas à l’admettre malgré l’insistance des associations qui vous assurent que c’est bien un viol. Pour nous qui aidons ici les victimes depuis plusieurs mois c’est tout à fait clair. Ensuite, le fait que vous n’arriviez pas à vous y résoudre, le fait que vous vous sentiez coupable, que quelque part “c’est de votre faute” est typique de la culpabilité des victimes de viol. Je vous conseille vivement de consulter, vous avez besoin d’un suivi solide, peut-être même d’un traitement adapté. En tous les cas, trouvez-vous une thérapeute ou passez par les associations ou utilisez notre liste de liens utiles mais, je vous l’assure, vous êtes la victime de ce viol et vous avez besoin d’aide, et de justice !
Affection, courage et soutien.

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Zaragan
2 mois plus tôt

Chère chacha, non je ne vous ai pas posé cette question pour que vous vous « justifiez » .Désolé j’ai été sans doute très maladroite mais ce n’était en aucun cas mon intention . Je ne considère pas que vous devez vous « justifier », comme vous l’avez dit, une victime n’a pas à se justifier car elle n’a rien commis. En fait, je voulais que vous expliquez un peu plus ce que vous ressentez et avez ressentit afin d’affirmer ou réfuter mes hypothèses et donc éclaircir votre situation. J’affirme désormais qu’ il y a eu contrainte morale (vous avez peur de ce qu’il vous ferait si vous essayez de fuir, il n’a pas chercher à avoir une réponse…) et surprise ( vous ne vous attendez pas à ce qu’il vous déshabille ect…) et peut-être contrainte physique également (vous ne pouvez pas faire grand chose face à un type beaucoup plus fort que vous). Vous avez bien été victime de viol et il est clairement coupable. Vous avez raison: il a tout fait pour vous inculquer ce sentiment de culpabilité et s’est « déresponsabilisé » au cas où vous chercherez à porter plainte. Sauf qu’il est en tord. Vous n’avez rien fait, vous n’avez rien dit, vous n’êtes pas partie tout simplement car vous ne le pouviez pas, votre corps n’était pas en mesure de bouger et vous n’aviez pas le temps pour. Vous n’étiez pas consentante, lorsqu’on est consentante , on ne doute pas et on a pas envie de fuir ou que ça s’arrête.
Pour tout vous dire, moi aussi j’ai gardé mon viol pour moi , je l’ai dénié, je l’ai oublié et je n’en ai parlé qu’une dizaine d’année plus tard. Les conditions étaient différentes, mais moi aussi je l’ai « laissé faire » (je ne pouvais pas bouger), moi aussi je n’ai pas dit « non », j’étais aussi rongé par la culpabilité et je me demandais aussi si c’est bien un viol ce que j’ai subit. J’ai eu encore des doutes même lorsque j’étais presque convaincue de mon innocence et malgré que beaucoup me disaient que j’étais pas responsable et me confirmer que ce que j’ai subit est anormal. Alors, même si chaque victime ressentent les choses différemment, je peux prétendre comprendre ce que vous pouvez ressentir et surtout à quel point c’est difficile. Malheureusement, c’est vrai, ce n’est pas facile d’être victime. Il n’y aura jamais de réponse au « pourquoi ça m’est arrivé? » , car en faite il n’y a pas de « sens », vous avez subit des violences injustes que vous n’avez pas mérité et il faut du temps pour l’accepter. Comme je l’ai dit, il est important de ne pas laisser ce sentiment de culpabilité devenir réalité, autrement dit, ne pensez pas que vous êtes réellement coupable car vous vous sentez coupable ou parce qu’on vous a dit que vous l’étiez. Être, se sentir et être accusé sont des choses complètement différentes. Vous n’êtes pas coupable mais on vous a rejeter à tort la faute et vous vous sentez coupable à cause de tout cela. Ça prend le temps qu’il faudra, mais si vous êtes bien entourée, vous finirez par vraiment vous rendre compte de votre innocence que vous réalisez petit à petit. Ne vous en voulez pas de toujours culpabiliser. Cela ne fait pas si longtemps que l’on vous dit que vous n’êtes pas responsable alors que ça fait 10 ans que vous croyez être coupable et qu’on vous a d’ailleurs convaincu de l’être. C’est normal de ne pas encore être totalement convaincu. Vous remarquerez des éléments au fur et à mesure qui vous feront constater que vous n’êtes pas responsable mais que c’est votre agresseur qui l’est. Par ailleurs, vous commencez à le remarquer , mais la culpabilité vous rattrape. Ça me faisait pareil. Il faut du temps pour admettre ce qu’on a vécu et y mettre des mots. Laissez-vous le temps et je vous invite une seconde fois à rester proche des personnes qui vous déculpabilise et à ignorer les personnes qui vous inculquent et renforcent cette sensation de culpabilité. Car si vous avez la tête rempli de culture du viol, certaines personnes de votre entourage en débordent, notamment votre mère qui vous a dit des choses très destructrices et fausses. Ce n’est pas parce qu’on est adulte qu’on est forcément apte à se défendre. Ici le type était bien plus fort que vous physiquement et il était extrêmement rapide dans ces gestes . Il aurait pu devenir plus agressif et aurait pu vous blesser ou bien pire encore si vous avez chercher à vous défendre. D’autant plus que non, vous n’auriez pas pu vous défendre dû à la sidération. Lorsqu’on se fait agresser, on n’est pas prêt psychologiquement, qu’importe son âge. Comme je l’ai dit , beaucoup de victimes sont incapable de se défendre, se défendre ce n’est pas systématique comme on peut le voir dans les films… On est dans la vrai vie et dans la vrai vie, il y a bien plus de victime qui sont sidérée et paralysée que de victimes qui arrivent à se défendre ou à fuir. Ces « arguments » sont faux et sont très loin de la réalité. Il est clair que vous avez été violée, vous avez subit une contrainte morale, avez été prise par surprise et surtout : vous n’étiez pas consentante. Donc non, rien avoir avec un rapport sexuel consentit que l’on regretterais. Ici, on parle de violence, on parle même d’un crime. J’ai conscience que c’est dur car c’est votre mère mais… ne l’écoutez pas. Qu’importe ce que votre mère pense, vous êtes une victime et vous avez besoin d’aide. Vous n’avez pas a endurer tout cela dans le silence. Être une victime de viol n’est pas une honte comme elle tente de vous faire croire. Personnellement, je crois que c’est elle qui devrait avoir honte de dénier votre souffrance et de vous forcer à subir en silence. Vous êtes clairement traumatisée, c’est évident, je perçois même quelques symptômes d’un psychotraumatisme. (Dans les listes, vous pouvez trouver des liens et des brochures qui expliquent ce que c’est, je vous invite donc à y jeter un œil, cela pourrait vous aider à mieux comprendre.) Vous avez le droit et le besoin de parler, ce n’est pas pour rien que vous avez contacter des asso et que vous êtes venue ici. Il est clair que refouler tout cela en vous est nocif et que vous cherchez à être écouter. Sachez que si vos proches refusent de vous entendre, il y aura toujours de personnes qui voudront vous écouter et vous aider, comme les associations avec qui vous communiquer et je vous félicite car c’est très courageux de les avoir contacter. Ne vous en voulez pas d’en avoir parler à votre mère. Vous avez besoin de parler et vous avez eu raison de chercher du soutien auprès d’un proche, c’est elle qui ne vous a pas fourni le soutien dont vous avez besoin et c’est elle qui n’aurait pas du vous dire de telles choses ! Si vous n’avez pas d’autres personnes de votre entourage pour vous écouter, peut-être que rejoindre un groupe de parole ou appeler des lignes d’écoutes régulièrement (comme vous le faites sûrement déjà) pourrait vous aider ? Ne culpabilisez pas de ne pas avoir porter plainte. Vous n’étiez pas dans de bonnes conditions pour le faire. Très peu de victimes portent plainte, tant c’est dur. En plus, vous avez mal été accueilli donc cela aurait pu être pire pour vous. Il n’y a rien de plus destructeur que d’être jugé par des cons qui se disent policiers/gendarmes… Ce n’est peut-être pas encore trop tard pour porter plainte ? Si vous étiez majeure (18 ans), vous avez 20 ans depuis le jour des faits, par contre, si vous étiez mineure ( – de 18 ans), vous avez jusque vos 48 ans pour porter plainte. Je vous invite à nouveau à vous rendre sur la plateforme de signalement en ligne des violences sexuelles sur le service public, un policier sera en mesure de répondre à vos questions et à vous orienter . Aussi, il y a des chances que votre agresseur est fait d’autres victimes, vous pouvez en trouver sur Coabuse, et peut-être que certaines ont déjà porter plainte/déposer une main courante ? Après, vous pouvez toujours porter plainte même si il y a prescription, cela peut-être un acte symbolique qui peut vous aider malgré tout à vous reconstruire.
Je croyais aussi que jamais je ne pourrais m’en remettre et que je ne pourrais jamais « me pardonner » de ne pas avoir réagit ect… Néanmoins aujourd’hui, je me dis qu’il est possible d’aller mieux avec un bon accompagnement et beaucoup de temps. Aujourd’hui, j’ai conscience de ne pas être responsable des actes d’un autre. Vous réussirez à prendre conscience de cela aussi mais il faut un peu de temps. Même si votre agresseur n’est pas puni, je pense qu’il est tout de même possible de se reconstruire mais c’est évidemment plus dur… Vous restez victime, une victime qui n’aura peut-être pas la chance d’obtenir justice, mais dites-vous que c’est le cas pour 98% des victimes. (seulement 2% des affaires de viol aboutissent à une condamnation en cour d’assise). C’est déprimant, mais au moins, on est pas seules et les choses changent lentement.
Courage
De tout cœur avec vous.

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chacha
chacha
2 mois plus tôt

Bonsoir, Si vous pouvais me dire en quoi, je suis victime car j’arrive pas à voir que je le suis, je me sens énormément coupable dû fait que j’ai pensé au chose que j’ai penser pendant ce viol….il faut que j’accepte que j’ai était victime est le fait que je pense que c’est moi qui à laisser produire ça car c’est très destructeur, j’arrive plus à vivre avec ça en moi, je suis jamais heureuse et épanouie, je ressent que du mal-être en moi….les journée sans longues, les nuits dure….rien ne me permet de remonter la pente, pas d’amour autour de moi, ni de joie…..bien au contraire, ma mère et toujours derrière mon dos à me rappeler le fait que je suis adulte est que j’aurai du me sauver, et la société qui est bourré de culture du viol…..c’est dure surtout quand j’attends quelqu’un alimenter la culture du viol, je m’identifie toujours à ce qui est dit….conne elle est facile ou fraiche des trucs comme ça je me dit que mon violeur a du penser ça de moi et du coup moi sur toutes ses pensées je sais plus qui je suis, j’arrive pas à me retrouver…..Après autre chose quand je vais aux groupes d’associations, 1 semaines avant ou après mon rdv je suis mal car rien que le fait de parler de ça est une torture au fond j’arrive pas à admettre que j’ai été agressée que j’ai était violé ( contrairement à d’autres victimes, j’arrive à l’écrire, à le prononcer mais pas à l’accepter, c’est dure e ce dire que j’ai était vulnérable, impuissante……..alors du coup j’ai plus trop envie de continuer le suivi car je ne trouve pas trop l’utilité car je souffre toujours autant, rien ne m’apaise, je suis une cause perdu, je vais devoir vivre une vie ainsi, être un légume à vie, dormir toujours, vivre toujours avec des angoisses, migraines parce que j’ai était soumisse à un mec et que j’ai rien su faire à cause du déni qui fait que j’ai dit ” bin c’est pas grave il faut mieux que je me laisse faire, parce que j’avais peur de ce qu’il pouvait arriver, et en plus de la sidération et la peur ” ma vie et foutu à cause d’un mec moi qui avait je disait je me laisserais pas quelqu’un me maltraitée ( violé, ou avoir un mec qui me tabasse ), que j’avais peur de rien…..quelqu’un d’autre à décider pour moi, vivre de la violence sexuelle qui l’aurait cru pas moi en tout cas….comment je peut accepter ça…..maintenant j’arrive plus à me concentrer sur autre choses…( un décès, un mariage dans mon entourage et je repense à ce truc ) maintenant je peux plus être tranquille dans ma tête….on ma tuer en quelque sorte, tout ceux que je voulait pas vivre……..rien que par ce viol je suis meurtri, toujours des angoisses, des pensées, des luttes qui n’en finissent pas….ma vie est foutu, j’arrive pas à relever la pente, un cauchemar sans fin……..c’est ça ma vie maintenant

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Louve
2 mois plus tôt

Bonjour,
Je lis votre témoignage et je suis une nouvelle fois touchée par la violence de cet entourage qui banalise et culpabilise. VOUS N Y ETES POUR RIEN et VOUS AVEZ BIEN VECU UN VIOL.
J’ai déjà écrit mon histoire sur le site. Pour ma part, mon premier abus date de l’enfance et j’ai grandi dans une famille incestueuse, violente et menteuse. J’ai eu la chance d’avoir une mère aimante mais elle n’a rien vu et pour la protéger je n’ai rien dit.
Suivant le contexte familial, nous adaptons nos réactions aux armes que l’on nous a fourni dès l’enfance.
A 20 ans j’ai été offerte à un anniversaire et je n’ai rien dit, rien fait. J’ai justement laissé faire ….c’est aujourd’hui que je me rends comptes de la violence de que je me suis laissée imposée.Mon enfance m’a laissé croire que je ne valais rien.
Un an avant, je m’étais réveillée pleine de sang, incapable de me souvenir de ce qui s’était passé la veille. Mon petit copain de l’époque était couché dans un autre lit avec une autre….Il devait avoir peur de se salir avec mon sang. J’étais convaincue d’avoir mes règles et j’ai juste mis une serviette, fait comme si tout était normal. Quelques jours après, je suis allée voir un médecin qui m’a appris que j’avais une déchirure de l’anus. Je me suis faite pénétrer par l’arrière et je ne m’en souviens pas. Personne n’a rien dit. Tout était normal.
Il y a deux ans le père de mon ex compagnon (ce porc, ce lâche qui ne m’a pas défendu) m’a foutu le doigt au vagin et j’ai juste pu reculer en disant plus jamais. Il a continué à me harceler, me menacer et j’étais pétrifiée jusqu’au jour où j’ai appris que je n’étais pas la seule; Mon cerveau a déconnecté. Pourquoi est ce qu’autant d’hommes et de femmes sont pourris de l’intérieur au point de croire qu’une victime peut être responsable de l’horreur subie ?
Ce n’est pas vous la coupable mais ce porc qui a manqué d’éducation, d’intelligence, d’humanité. Il s’est comporté comme un animal. Vous êtes bien une victime et votre mère est celle qui devrait baisser la tête en vous laissant croire que vous aviez les moyens de vous sauver. C’est à elle de vous protéger et si elle vous juge c’est que peut être elle a elle-même vécu une situation similaire.
Vous êtes bien plus forte que vous ne l’imaginez si vous avez osé témoigner. Ces creux de vague comme je les appelle, nous les avons toutes car cette violence qui remonte à la surface est normale. Nous avons vécu ce qu’il y a de pire au monde. Ne baissez pas les bras svp car ce sont nos témoignages qui un jour feront que le monde politique fera enfin fonctionner son cerveau droit, que la justice telle que nous la souhaitons agira avec efficacité et rapidité pour épargner aux victimes ces délais d’attente, de remise en question inutile puisque nous ne sommes pas coupables d’avoir été violées !!!!

Hier, j’ai été dans un creux de vague et j’ai appelé le 0 800 05 95 95. C’est la ligne de viol femmes informations. Continuez svp à aller pousser la porte d’associations et demander de l’aide car il y aura toujours des personnes hors du commun qui vous montreront que la vie vaut encore la peine d’être vécue.

De tout coeur avec vous.

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Zaragan
9 jours plus tôt

Chère chacha, je suis sincèrement désolée pour cette réponse tardive… Si vous continuez à venir ici et voyez ce message un mois après, comment cela se passe pour vous actuellement? J’espère que vous allez mieux. C’est un moment très difficile à passer, mais je vous assure que ce n’est pas un « état » éternel dont vous êtes coincée pour toujours. Non, vous pouvez aller mieux et même être heureuse, même si ça vous semble impossible pour l’instant. Par ailleurs, vous me semblez être sur le bon chemin pour : vous vous rendez compte petit à petit de votre innocence, de sa culpabilité , de ce que vous avez vécu, vous vous interrogez, êtes venu témoigner, dialoguer avec des personnes anonymement et êtes suivi par les bonnes personnes. Vous avez déjà franchi un pas énorme en réalisant cela, même si vous êtes remplie de doutes. Vous êtes forte. Dans tous les cas, je vais répondre à votre dernier message, dans l’espoir que vous le verrez et que cela vous apporte un peu de réconfort, un sentiment de soutien, peut-être un éclaircissement sur votre situation ? 

Je vais réessayer de vous dire en quoi vous êtes victime. Il vous a prise par surprise, il s’en fichait de votre consentement, n’a pas attendu d’avoir une réponse claire et a fait en sorte que vous ne fuyez pas en étant très rapide dans ces gestes. Vous étiez en état de vulnérabilité émotionnelle et il en a profité pour vous approcher (une personne fragile et timide est « plus facilement manipulable et silencieuse ». c’est ce que recherchent les pervers pour « assurer » leur arrière en cas de représailles). Vous étiez très seule alors vous vous êtes rapproché de lui car il était là pour vous. C’est un comportement tout à fait normal et humain de chercher du réconfort. C’est pas honteux, ni critiquable, aucune de vos actions, de vos pensées n’est critiquable. Ce qui est anormal c’est qu’il s’est servi de ça pour vous abuser… Il est le seul a être critiquable. Il vous a donc inviter chez lui en attendant le bon moment pour vous sauter dessus. Il vous a piéger. En n’oubliant pas non plus la contrainte morale du fait de sa force physique. La loi est claire bien qu’elle pourrait être améliorée: « Le viol est un acte de pénétration sexuelle commis sur une victime avec violence, contrainte, menace ou surprise. Il n’est pas nécessaire qu’il y ait des violences physiques pour qualifier un acte de viol. » . La contrainte peut être physique (ex : plaquer la victime au sol, la serrer, l’immobiliser, la frapper) et aussi morale (ex : insister, la menacer, l’agresseur abuse de son autorité, fais pression et intimide la victime qui se taire dans le silence par peur de représailles…). Le viol n’est pas uniquement le fait de « forcer » quelqu’un, il peut y avoir manipulation (ex : faire croire à la victime que ce qu’elle subit est normal, qu’elle est consentante…) et surprise ( en surprenant la victime, en abusant d’elle lorsqu’elle est inconsciente/semi-inconsciente…). Vous êtes victime de viol par surprise et contrainte moral. Et vous êtes surtout victime car vous n’étiez pas consentante. Tout acte non consenti est un viol. Vous êtes victime car vous n’étiez pas consentante. 
Bannissez ce que disent les cons qui font culpabiliser à tord les victimes, vous n’aviez pas à accomplir ce « devoir idiot » pour être reconnue comme « victime et 100% innocente» qui est : « de se défendre corps et âme face à son agresseur ». Comme je l’ai dit, une victime qui se défend, ce n’est pas systématique, on ne peut pas savoir et contrôler comment notre cerveau va réagir face à la violence et en aucun cas le fait qu’une victime ne se défend pas, ne veut dire qu’elle n’est pas victime. Cela n’amoindrit aucunement la gravité de l’agression. La victime reste tout aussi légitime qu’une autre qui se serait défendue. Ne pas se défendre ne veut pas dire que l’on consent. C’est une pensée débile que propage les pervers et partagent les personnes qui n’ont jamais subit d’agression et qui malheureusement est très répandue et étouffe les victimes… Beaucoup ne réagissent pas (tel que vous), car elles ne peuvent pas, vous ne le pouviez pas. Et même si vous le pouviez mais ne l’avez pas fait pour x raison, cela ne serait pas de votre faute non plus. Dans une agression, la victime n’a pas le contrôle, elle ne peut donc être « responsable » de ce qu’elle a subit. Penser x chose, minimiser ce qui ce passe pour se rassurer durant son agression ne veut pas dire qu’on a une part de responsabilité, qu’on est pas victime, qu’on a rien subit. (votre souffrance n’est pas là pour rien). Ce n’est pas anormal et encore moins honteux que vous avez chercher à vous rassurer en pensant ces choses durant ce viol. Vous avez minimiser et déniez ce qui vous arrivez pour vous protéger de la violence. Vous l’avez dit vous-même : vous ne le pensez pas réellement, mais vous étiez piégée, vous n’avez pas le choix et vous ne pouviez pas y échapper alors vous vous êtes rassurée du mieux que vous pouvez. C’est dur de reconnaître qu’on est en train de se faire agresser. C’est difficile de se dire que l’autre s’impose et qu’on est réduit au stade d’objet. C’est encore plus dur lorsqu’on est mal éduqué et mal prévenu sur les violences sexuelles et qu’on ignore donc que ce qu’on vit est une violence. Personne ne s’attend à se faire violer. Vous n’avez pas réalisé ce qui vous arrivez et c’est une réaction tout a fait normal et même courante. Beaucoup de victimes ne savent pas immédiatement qu’elles sont en train de se faire violer. Elles s’en rendent compte plus tard. Ces mécanismes que vous avez mis en place qui vous semblent honteux n’ont eu pour unique but de vous protéger, de survivre. Vous vous êtes protégée du mieux que vous pouvez ,avec vos moyens de survivante…Aussi, cette grande culpabilité (illégitime je précise) que vous ressentez est propre aux victimes. Je me reconnais beaucoup dans vos paroles, et moi je peux vous affirmer que j’ai été violée (même si ça m’arrive encore d’en douter) comme je peux vous affirmer que vous avez été violée. Je me souviens d’une question que m’a posé une psychologue, je vais vous la poser également ça pourrait peut-être vous aider : si une autre personne vous racontez cela, cette personne a vécu exactement la même chose que vous. Est-ce que vous lui diriez qu’elle était coupable, qu’elle aurait du se défendre, qu’elle n’a pas été violée car elle s’est « laissé faire », car elle a pensée les même choses que vous? C’est une question difficile car il faut arriver à « prendre de la distance » avec ce qu’on a vécu. (La réponse est « non » ) Si vous n’êtes pas encore capable de vous dire « non elle ne serait pas coupable » ce n’est pas grave. Il faut du temps et du soutien aussi.

(Vous n’avez pas été « soumise » à proprement parler, une personne soumise, consent à l’être. L’autorité ce n’est pas « contraindre l’autre par la violence physique ou psychologique », ça c’est l’autoritarisme. L’autorité se construit naturellement par une attitude de bienveillance entre le soumis et le dominant et n’existe que si elle est reconnue comme telle par ceux qui s’y soumettent, et par ceux à qui elle même se soumet. L’autoritarisme impose, contraint l’autre par la violence, inacceptable et illégitime, c’est de l’abus de pouvoir.) Vous n’avez pas consenti à être « soumise » à lui, vous avez été contrainte, vous avez subit. Ce n’est pas une honte d’avoir subit. Accepter d’être victime, ne veut pas dire que vous accepter d’être une moins que rien, d’être inférieure, d’être une conne ou tout autre saloperies fausses qu’on crache sans vergogne sur nous. C’est accepter d’être quelqu’un (ni inférieur, ni supérieur aux autres) qui a subit quelque chose d’inacceptable. Tout le monde peut être victime d’une agression, mais certains persistent à croire qu’il n’y a qu’une seule catégorie de personnes , pour se rassurer et par ego aussi. Être adulte ne veut pas dire qu’on ne peut pas être fragile, qu’on est hermétique à tout traumatisme. Dans tout les cas, ce n’est pas à la victime de « se sauver », ce n’était pas à vous de l’arrêter, ce n’était pas à vous de « prédire » ses actes et de les contrer. Déjà c’est impossible et parce que c’était à lui de ne pas vous agresser ! Non, une victime n’est pas « conne », « imprudente » « facile » ou autres saloperies qu’osent dire les cons. Je sais que c’est dur mais n’oubliez pas que ceux qui font du victim blaming sont des idiots qui ne SAVENT PAS ce qu’est un viol, ils ne savent pas ce que c’est de se faire agresser et ils osent défendre des pervers en adoptant leur mentalité. Qu’importe la définition que les cons ont des victimes et donc de vous, ce n’est PAS VOUS. Vous n’êtes pas une conne, vous n’êtes pas imprudente, vous n’êtes pas une « fille facile » (ou dit plus vulgairement une « pute » )! D’ailleurs, qu’est-ce qu’une « pute », une « fille facile » ? Parce qu’on donne tellement de définitions à ce terme que je me perds… On regroupe sous ce concept de « pute » ou autrement appelé « morceau de viande h24/24 dispo : celles qui ont besoin d’affection ou/et qui n’ont aucune confiance en elle, qui tombent sur des pervers qui profitent d’elles sexuellement et leur font croire qu’elles ne seront aimé que si elles ouvrent leur jambes que c’est même leur devoir de le faire (c’est une violence sexuelle par manipulation), les prostitués qui sont en grande majorité contrainte de faire ce « travail », les femmes qui aiment avoir des relations sexuelles consenties plus ou moins fréquemment avec des proches/connaissances/ inconnus, celles qui portent des jupes/des robes/des shorts/des décolletés/des talons, celles qui boivent de l’alcool, les fêtardes, celles qui ont fait certaines pratiques sexuelles (qu’importe qu’elles soient forcée ou non), celles qui subissent des violences (qu’on ignore et méprise totalement leur souffrance), et sans doute n’importe quelle fille auquel on voudrait nuir. Le concept même de « fille facile » « salope », est ignoble car cela veut littéralement dire qu’il y a des femmes que l’on ne doit pas respecter et qu’on a le droit d’utiliser, mais PERSONNE n’a le droit d’utiliser quiconque, PERSONNE n’est un objet. Ils justifient la manière dont ils traitent les femmes ou certaines femmes (qu’ils appellent “pute” pour minimiser ) sous une pseudo croyance qui serait que les ” femmes , beaucoup ou certaines « aiment être des salopes, aiment être utiliser, aiment être violer, aiment ne pas être respecter et qui sont donc né pour satisfaire le plaisir des hommes (pervers) lorsqu’ils le veulent et quand bon leur semblent” . Les porcs dissocient ainsi les « filles faciles », « les femmes bonnes à baiser » des « autres » femmes « bonnes à marier », pour justifier leur saloperies et leur irrespect du féminin. En réalité, ils ne respectent aucune femme, que ce soit celles qui sont « bonne à baiser » ou celles qui sont « bonne à marier ». Parce qu’au final, ces deux catégorie sont illusoires, il n’y a qu’une seule catégorie : celle des femmes. Le pire est que certaines utilisent ces termes, comme pour se sentir « supérieures » et rabaisser les autres femmes dans cette hiérarchie misogyne mais cela montre plutôt qu’elles en sont soumises. Du sexisme intériorisé. Notons également qu’il n’y a aucun terme semblable pour la gente masculine, pour montrer combien cela est sexiste… Ce terme « fille facile » ne devrait même pas exister et en aucun cas pour rabaisser les femmes… et encore moins les victimes de violences sexuelles.

Vous êtes un être-humain, une survivante, une victime qui mérite le respect et vous pouvez vous reconstruire et revivre.,Sincèrement, n’essayez pas d’imaginer ce qu’a pensé votre agresseur de vous… Cela ne vous décrit en aucun cas ! Son avis ne compte pas puisqu’il est le coupable, il cherchera à se déresponsabiliser et à minimiser ses actes en vous rejetant la faute et en vous rabaissant ,il n’a pas de respect pour les femmes. Vous ne savez plus qui vous êtes car vous êtes dévastée par ce qui vous est arrivé, il vous a dépersonnaliser en quelque sorte. On appelle ça la dissociation, et c’est la raison pour laquelle vous avez besoin d’être suivi : le suivi vous permettra de reprendre confiance en vous . Malheureusement c’est long mais ne tombez pas dans le piège de croire que vous ne pouvez pas être heureuse et que vous allez souffrir toute votre vie. Moi aussi je pensais comme vous mais… ma situation s’est grandement amélioré depuis. Je vous assure que votre situation peut évoluer et en bien. Vous pouvez vous en relever. Non votre vie n’est pas foutue, non vous n’êtes pas une cause perdue ! On croit tous être une cause perdue, mais c’est faux ! N’importe quelle victime peut se relever, vous y compris. Mais c’est compliqué lorsqu’on est seule et qu’on est harceler moralement par un proche. (Le fait que votre mère vous rappelle h24 ce qui vous fait souffrir et vous rejette la faute constamment est pour moi du harcèlement moral ou en tout cas, de la violence psychologique).
Je pense que c’est assez « normal » que cela soit encore douloureux quand vous en parlez, ça fait très longtemps que vous avez refouler cette souffrance et maintenant elle resurgit. Il faut donc le temps que vous « prenez confiance », « trouvez » la direction à prendre dans votre chemin. Laissez le temps et la parole soulager la peine. Refouler cela à nouveau, ne va faire qu’empirer les choses. Parler est nécessaire bien que difficile. On ne voit pas forcément les effets bénéfiques dès les premiers mots, on doute, mais je suis certaine que cela va finir par vous aider. Avez-vous dit cette difficulté que vous avez à en parler à l’asso ? Je pense qu’il est important qu’elle sache ce que vous pensez, elle pourrait ainsi vous conseiller au mieux. Si vous l’avez déjà dit, n’hésitez pas à le redire à nouveau. Est-ce que écrire est déjà moins douloureux que de parler à voix haute ? Si c’est le cas, peut-être que vous pouvez dire au psy que vous préférez écrire ? Avec toute ma sincérité, arrêter le suivi serait une grande erreur. C’est toujours très dur au début, mais après on finit par avoir un « déclic » et cela devient plus « vivable » puis on commence à aller mieux. Ça prends beaucoup de temps, mais ne perdez pas espoir. Pour ce qui est des groupes de paroles, n’en n’ayant jamais fait, je ne peux pas trop vous conseiller. Mais peut-être que cela ne vous convient pas pour l’instant, que vous préférez plutôt en parler à une personne plutôt qu’a plusieurs ?

En tout cas, je comprends ce que vous ressentez et malheureusement, je ne peux pas plus vous aider à « avoir ce déclic » mise à part de vous répétez que vous n’êtes pas responsable. Ca peut prendre longtemps ( Cela m’a pris plusieurs mois, voir peut-être une année entière pour me débarasser de cette culpabilité) mais vous pouvez y arriver. Essayez d’être plus compatissante avec vous-même: vous n’arrivez pas à vous considérer comme victime? Ne vous accablez pas, laissez vous le temps, chacun avance à son rythme. Surtout que c’est votre agresseur, votre mère et énormément de personnes qui vous font croire que vous êtes coupable. Difficile de se séparer de leur emprise, mais déjà le constater et déjà un grand pas. Je vais être honnête: pour notre bien-être, il est important de s’éloigner des personnes toxiques, culpabilisantes, non soutenante. Alors, je me demande si cela ne serait pas mieux pour vous de vous séparer de votre mère, prendre une pause ou s’éloigner définitivement? C’est quelque chose de difficile, peut-être même impossible pour l’instant pour vous mais, je vous pose tout de même la question. Vous avez vécu l’horreur, et certaines personnes de votre entourage n’est pas tendre avec vous, c’est déjà très bien que vous ayez contacter des associations et fait l’effort d’en parler. C’est un vrai bordel au début quand on commence à prendre conscience de l’enfer qu’on a vécu. Mais ça finit par s’apaiser a force , en étant bien entourée, écoutée, comprise et soutenue par les bonnes personnes. On commence aussi à développer de la compassion, de l’estime et de la sympathie pour nous-même, dont on en manque cruellement. Je crois que c’est ce qui nous manque le plus : de l’amour pour soi.N’oubliez pas que vous méritez le bonheur plus que quiconque, que ça ne vous ai pas « inaccessible » et qu’une vie après le viol est totalement possible. Certes on ne pourra pas effacer cette cicatrice, mais on peut grandement soulager la douleur. Ça prends juste beaucoup de temps à cicatriser…

Courage !
De tout cœur avec vous. 

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