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D’abord il y a eu le mari de ma nourrice qui frottait son pénis contre mes fesses. J’avais 4 ans, je ne comprenais pas ce qu’il faisait. Je n’en ai jamais parlé à mes parents. Il a arrêté quand d’autres enfants gardés par la même nourrice, se sont sans doute confiés. J’ai un souvenir de parents furieux en pleine conversation avec la nourrice
Vers l’âge de 10 ans, mon grand-père a commencé à abuser de moi. Cela a duré jusqu’à mes 15 ans, quand j’ai enfin eu le courage de dire “non”. Vers 11 ans, j’avais dit à mes parents que je ne voulais plus passer les vacances chez lui, mais je n’ai pas pu leur expliquer pourquoi. C’était une bouillie de mots dans ma tête et les phrases ne sortaient tout simplement pas. Ils ne m’ont pas écoutée, ils ont juste crié. Je me rappelle avoir demandé un jour à ma mère -à 12 ans- si je pouvais avoir une grossesse nerveuse, elle m’a demandé pourquoi cette question mais je me suis tue. J’ai commencé à m’arracher les cheveux, un tic qui est plus ou moins resté. J’avais un trou bien visible dans les cheveux. De nouveau, personne n’a cherché à comprendre ce qui se passait, même pas les professeurs du collège. J’étais une adolescente extrêmement effacée, mon but était de passer inaperçu pour ne pas être en danger. Au collège, les garçons se comportaient mal avec les filles, à leur toucher le sexe ou les fesses, ou la poitrine.
Ce qui est arrivé avec mon grand-père a détruit une part de moi, c’est certain, cet homme a tué l’enfant que j’étais en projetant ses fantasmes sur moi.
Malheureusement, je n’en ai pas eu fini de croiser des pervers sur ma route dans ma jeunesse : un peintre, ami de ma mère, qui, sous prétexte de me donner des conseils, a cherché à me peloter – je ne lui ai plus ouvert la porte de la maison. Un connard croisé dans la rue : il a soudainement posé ses mains sur ma poitrine. Le passage était désert, je l’ai engueulée et je suis partie très vite. Quant à lui, il a ri. Le lendemain, j’ai relaté à mes collègues ma mauvaise rencontre, mais elles ont considéré que ce n’était pas bien grave. Une autre fois, un exhibitionniste a commencé à se caresser devant moi dans les transports en commun, un journal porno dans les mains. Il n’y avait presque personne dans la rame, je suis vite descendue du train.
Tous ces incidents sont de véritables traumatismes psychiques à des degrés divers.
A l’âge de 21 ans, j’ai dit à ma mère ce qui s’était passé avec mon grand-père. Je voulais rompre tout contact avec lui. Au bout d’un moment, ma mère est revenue vers moi, elle m’a proposé de ne plus retourner chez lui mais de continuer à garder le contact, pour profiter de son argent… Là j’ai haï ma mère pour avoir osé penser une chose pareille, c’était comme un coup de poignard. Et j’ai continué à la haïr tout fond de moi, jusqu’à sa mort.
Un an plus tard, j’ai mis mon père au courant. Sa réaction ma fait du bien : il voulait tuer mon grand-père. Même si je savais bien qu’il ne le ferait pas, je me suis sentie comprise et aimée.
A 21 ans, j’ai envisagé de porter plainte contre mon grand-père, mais j’ai finalement renoncé. Quand il s’agit d’abus sexuels, c’est parole contre parole et c’est à la victime d’apporter la preuve des faits. Quelles preuves matérielles pouvais-je apporter ? Je n’avais que ma conscience et ma bonne foi pour me défendre.
J’ai pu me reconstruire au fil du temps grâce à de belles rencontres, même si quelque chose est brisé à jamais au fond de moi. J’ai deux filles que j’adore, mais je leur ai bien malgré moi transmis quelque chose de ces traumatismes. Ma méfiance vis-à-vis des hommes est bien ancrée.
Les femmes parlent, les médias dénoncent, mais je n’ai pas l’impression que les mentalités changent vraiment. Toujours des paroles sexistes sur les réseaux sociaux, toujours des gestes déplacés, toujours des violences, la parole des victimes continue d’être mise en doute. Les coupables traînent les victimes en diffamation… Un gros travail d’éducation reste à faire. Il faut commencer des le plus jeune âge.

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