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Agressée par mon frère, mes parents n’ont rien fait, seul mon petit ami était au courant 10 ans après mais a dit il faut passer à autre chose, mon cousin informé par mon copain a dit ce n’est rien ça.

Je suis adoptée avec mes frères.
Pendant nos vacances dans le Périgord je partageais la chambre avec mes deux frères.
Mon frère qui a mon âge m’a reveillé en pleine nuit la main sur mon s*** et il se mast***en disant qu’il m’aimait.
Il appuyait fort sur moi de plus en plus fort. Je ne sais pas combien de temps ça a duré mais bien 5 a 7 minutes. J’ai cru que je rêvais je ne comprenais pas je n’avais jamais rêvé de chose comme cela.
vu l’intensité de la pression je sentais qu’il s’oubliait.
Cela m’a reveillé pour de bon et quand j’ai compris ce qu’il se passait je lui ai mis un coup de pied et il est parti dans son lit.
Au réveil il a fait comme si de rien n’était.
Je l’ai dit à mes parents. j’ai éclaté au bout de qqls heures à table au repas du midi. J’ai hurlé. J’ai hurlé ce qu’il m’a fait.
Mes parents n’ont rien compris,
Mon père a dit « daccord… bon…mouais je comprends…je vais m’en occupé »
Le repas a donc été écourté.
Ils sont allés parler à mon frère, ma mère
m’a dit qqls mots et ils nous ont séparés pour le reste des vacances et puis plus rien.
Oui plus rien.
Enfin tout pour lui ce que je comprends ils ont voulu traiter son comportement mais rien pour moi.
Mon comportement a commencé à changer. Je devenais de plus en plus susceptible lunatique avec un double visage. Devant tout le monde j’étais gentille quand j’étais en face de mon frère je lui disais qu’un jour j’allais me venger.
Je gardais tout en moi.
Un jour mon père a décidé de m’envoyer chez un psychologue. Bien évidemment je n’ai rien dit au psychologue, un vieux moche à lunettes qui grattait son papier avec son stylo plume derrière son grand bureau en bois.
Le psychologue au terme du RDV a fait savoir à mon père que je n’avais rien dit et que ça ne marcherait pas si je n’y mettais pas du mien.
Sur le retour dans la voiture j’ai eu droit à un superbe savon… à quel point le consultation coûte cher, que je lui fait perdre son temps.
J’avais 13 ans.
Alors après j’ai commencé à faire semblant pour avoir la paix. J’ai entretenu une relation « normale » avec mon frère pendant l’adolescence j’ai pensé même que je lui avais pardonné, on s’entendait bien.
Mais j’avais tout enfouit pour oublier.
J’étais à fond dans le sport ce qui m’a permise de me décharger, j’étais une bonne élève je réussissais dans le sport je n’étais pas moche. Tout en surface allait plutôt bien.
Au moment de mes études je ne sais pas la pression des exams, obsédée par les mentions,pas de sport, pas de sommeil, tout cela est ressorti avec la question des origines en plus.
Bref le coktail explosif.
J’ai avoué cela à mon petit ami avec lequel j’avais un enfant. Je lui ai avoué après 7 ou 8 ansde relation.
J’avais tellement honte et je n’ai rien dit à personne parce que tout le monde aime mon frère il est gentil avec tout le monde il est serviable., il parle quand il faut.
Il n’était pas comme moi, tête de mule qui discute tout, qui vit à 100 à l’heure, qui suis bavarde.
À ma grande surprise personne n’a été réceptif à ma peine lorsqu’elle s’est manifestée une 2eme fois dans ma vie. Je suis passée pour une folle parce que j’avais des crises d’angoisse, je déprimais, je pleurais, je criais souvent pour un rien pendant des heures.
En somme quand je ne pouvais plus rien garder en moi tout est sorti du coup mais c’était trop tard.
Mon petit ami en a parlé au cousin de ma mère et ils m’ont fait comprendre que tout cela c’est du passé il faut passer à autre chose que j’entretiens la rancune.
Je me suis sentie de nouveau seule on ne me comprends pas parce qu’on aime la personne qui fait semblant mais la personne qui souffre c’est moche à voir c’est vraiment moche même moi je trouve ça moche.
Je ne veux pas y repenser et souvent je souhaite que ca ne me soit pas arrivé et avoir pu grandir « normalement ».

Bon quand on est adopté on est jamais vraiment normal mais disons que j’aurai préféré m’en passer.
Aujourd’hui seul le pardon pourra vraiment me libérer.
Que j’arrive à pardonner ceux que j’aime et qui m’ont tourné le dos au moment où j’ai eu besoin.
On m’a tendu une fois la main et je culpabilise de ne pas l’avoir prise parce qu’à cause de moi la situation est pire.
C’est comme si je ratais le coche de l’aide a chaque fois qu’ il passe.

Pour l’heure je n’ai pas oublié ses mots, ses gestes ses bruits. L’image…

La honte d’en parler m’a bloqué toute ma vie je ne voulais pas détruire sa vie tout le monde l’aimait bien.
Aujourd’hui je le paye car ça m’a changé je suis une fausse joyeuse. Mes amis ne me connaissent pas vraiment alors que je connais tout de leur vie.
J’ai envie de crier ma douleur mais les cris font fuir les gens alors je ne dis rien.
Si cela vous est arrivé mon conseil parlez! Parlez à qql un de confiance qui vous soutiendra, comprendra et ne vous jugera pas sur les actes que vous posez parce que vous souffrez.
Ironie du sort j’en ai fait mon métier de parler mais je parle pour les autres je défends les autres, je plaide leur dossier, je plaide leur vie car j’ai développé cette capacité de sentir les émotions des gens sans qu’ils n’aient trop besoin de parler.
La vie des autres m’intéresse, je comprends vite ce qui fait de moi la confidente de beaucoup de mes amis. Mais c’est une belle ironie de la vie je ne sais pas parler de moi et pour moi et si aujourd’hui je parle c’est sous le coup de l’anonymat.
Les agressions sexuelles pendant le sommeil sont traumatisantes mais c’est dur de se faire rejeter parce que l’on exprime pas sa douleur dans le calme et qu’on n’a pas pu l’exprimer quand les autres le voulait.
Je sais qu’en avoir parlé à mon petit ami, aujourd’hui nous avons 3 enfants et 14 ans de couple, a été une grande erreur parce qu’il me juge sur cela parce que j’en souffre encore et que je n’ai pas réglé mon problème.
Quand vous êtes prêt parlez parlez parlez à qql un dont vous êtes certain qu’il gardera la confidence sans jugement avec compassion et bienveillance… et ce n’est pas souvent ceux qu’on croient.
Je vous raconte pas ma tête quand mon cousin de 68 piges a commencé a parlé de cela me faisant comprendre que c’était de la gnignotte… alors que je ne lui avais rien dit…
C’est la vie ça fait partie de moi l’objectif ce que mes peines d’hier ne soient pas un frein à mon bonheur de demain.
J’ai espoir de pardonner, pour moi le pardon libère bien plus que la sanction.
Parce que dans la sanction on cherche la punition dans le pardon on cherche la reconstruction. Parfois la sanction est la première étape du pardon ça depend de tout un chacun.

Aujourd’hui je ne parle plus à mon frère lorsque l’on se croise 1 fois tous les 3 ans on se dit des banalités pendant 5 minutes. Il a pris 40 kg.
Dans cette histoire tout le monde souffre il regrette très probablement.
Si un jour il lit ce post qu’il sache que je travaille pour le pardonner et qu’un jour je l’appellerai pour lui dire mon frère je t’ai pardonné sois en Paix.

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Kat
Invité
Kat

Je suis outrée par le comportement de votre père.
Trop souvent la famille inverse les rôles et la victime devient coupable.
Vous avez réussi dans la vie et c’est tout à votre honneur.
Je vous souhaite d’être très heureuse.
Kat

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Mimie
Invité
Mimie

Bonsoir il se passe toujours la même histoire dans toute les familles la victime n est pas aider n est pas soutenu chut! tais toi et avance surtout pas de scandale !! Quelle misère humaine je fais avec !!!! Bon courage à toi à moi a tout ceux qui souffrent en silence ……

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Sarah
Invité
Sarah

Merci.
J’ai 39 ans, je viens seulement de réaliser ces jours ci ce qu’il m’est arrivé en famille. Je voudrais en parler à mon frère et ma sœur et j’ai peur. Je viens de comprendre de quoi en vous lisant. En parlant de votre petit ami qui vous juge car vous n’avez pas réglé le problème et vous souffrez encore. J’ai peur que mon frère me dise que je suis nulle d’encore souffrir de ça alors qu’il ne sait même pas ce que mon père m’a fait. Et ces gens ne se rendent pas compte que non seulement ils ne nous aident pas mais ils nous enfoncent dans notre douleur. Alors que je pense que les proches, qui connaissent l’abuseur aussi, sont les plus à même de nous soulager d’une petite partie de cette souffrance. Ils ont connu l’enfant blessé que l’on a été et je crois qu’ils peuvent avoir un grand pouvoir d’aide à la réparation. Malheureusement à vous lire souvent ils nous enfoncent. Je vais parler. Mais comme vous dites je vais d’abord chercher la bonne personne. Avant de me faire rembarrer par mon frère. J’aurais au moins quelqu’un qui me soutiendra et essayera de me consoler.
Merci et je vous souhaite d’être légère et sereine

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