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Age minimum du consentement sexuel, allongement du délai de prescription… Ce qui attend Marlène Schiappa pour 2018

Les défis de la secrétaire d'État en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes pour l'année 2018

L’année 2018 risque d’être très studieuse pour Marlène Schiappa, en effet, plusieurs défis attendent l’actuel secrétaire d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes pour cette année. Celle-ci devra notamment veiller à la mise en place de différentes mesures permettant d’améliorer l’égalité femmes-hommes, étant définie comme la grande cause nationale du quinquennat du Président de la République Emmanuel Macron.

La nouvelle année vient tout juste de commencer et la secrétaire d’État est déjà au centre de toutes les attentions. Celle-ci devra notamment continuer à œuvrer pour améliorer l’égalité femmes-hommes, en continuant la sensibilisation contre les violences sexuelles et sexistes, ou encore en présentant un projet de loi contres les violences sexuelles.Emmanuel Macron, actuel Président de la République avait affirmé lors d’un discours présentant les grandes lignes de son plan d’action concernant sa grande cause nationale de son quinquennat qui est l’égalité femmes-hommes « La France ne doit plus être un de ces pays où les femmes ont peur ». Marlène Schiappa est donc attendue cette année sur 4 grands chantiers afin de faire que la France soit un territoire où les femmes se sentent en sécurité.

 

1. Le harcèlement de rue

Durant l’année 2017, Marlène Schiappa avait proposé de pénaliser le harcèlement de rue. Son objectif est à présent d’inscrire dans la loi, le fait qu’il soit interdit de harceler une femme dans la rue, afin que les forces de l’ordre soient en mesure de dresser des amendes aux hommes qui suivent les femmes dans les rues, les insultent ou les intimident.

A l’heure actuelle, la secrétaire d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes n’a pas encore dévoilé les grandes lignes de cette proposition, néanmoins, le groupe de travail parlementaire a déjà fait part des premières pistes, comme la définition du « harcèlement de rue ». Celui-ci sera défini comme un « outrage sexiste et sexuel » sanctionné d’une amende pouvant aller de 200 à 250 euros. Afin de sensibiliser la population et de dissuader les harceleurs au « harcèlement de rue », elle compte également diffuser un message audio dans les transports publics

 

2. L’âge minimum du consentement sexuel

En novembre 2017, en plein mouvement #balancetonporc, la secrétaire d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes avait annoncé vouloir créer un « seuil de présomption de non consentement irréfragable » pour un mineur ayant un rapport sexuel avec une personne majeure. Marlène Schiappa avait d’ailleurs précisé que ce seuil se situerait entre 13 et 15 ans.

A l’heure actuelle, un viol est constitué uniquement si l’acte de pénétration a été commis par « violence, contrainte, menace ou surprise ». Un débat au sein de l’Assemblée Nationale devra alors délimiter l’âge pour lequel une victime mineure sera automatiquement considérée comme étant non-consentante.

 

3. L’allongement du délai de prescription

Marlène Schiappa présentera devant le Parlement au courant de l’année, son projet de loi contres les violences sexistes et sexuelles. L’une des mesures phare de ce projet de loi est l’allongement du délai de prescription dans les affaires de viols, une mesure qui est demandée depuis bien longtemps par les victimes ainsi que les associations et qui a d’ailleurs été un engagement de campagne d’Emmanuel Macron. Le délai de prescription dans les affaires de viols est actuellement de 20 ans après la majorité de la victime, si le projet de loi est adopté, celui-ci pourrait être allongé à 30 ans.

 

4. L’égalité au travail

En France, nous sommes actuellement très loin d’un niveau d’égalité entre les sexes dans le monde du travail. En effet, l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes pour un même travail est actuellement supérieur à 15%. De plus, il y a une très grande inégalité de représentations entre les hommes et les femmes pour les postes à hautes responsabilités.

L’année dernière, la secrétaire d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes a mis en place un plan d’action qu’elle avait nommé « name and shame », que l’on pourrait traduire par « nommer et faire honte ». Le but est de mettre en lumière les entreprises qui ne respectent pas l’égalité hommes-femmes.




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    1 Commentaire sur "Age minimum du consentement sexuel, allongement du délai de prescription… Ce qui attend Marlène Schiappa pour 2018"

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    Catoune
    Invité
    Catoune

    Pas de prescription pour les viols et les abus sexuels avérés !
    J’ai les aveux écrits du pédophile et ma sœur a même un enregistrement où il avoue et nous demande pardon et il y a prescription ! Une véritable honte oui !
    Une absolution, une impunité, pour une famille brisée et des vies détruites !
    Quelle injustice ! Alors que la loi change, maintenant, car il y a urgence !